Girls in Hawaii

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Une nouvelle date dans la capitale pour les belges de Girls In Hawaii n’a nullement de quoi les impressionner. Ils ont déjà fait résonner leurs mélodies rêveuses ou carrément rock à la Cigale, à l’Olympia, au Nouveau Casino… et pourtant chaque date apporte son lot de surprises.

Avant leur concert du Bataclan en ce jeudi 20 novembre, Lionel et Denis nous font partager leurs histoires de maisons à l’abandon, d’instruments bizarres, de frères wallons et flamands qui ne se parlent pas. « from here to there ».

En guise d’introduction, qu’aimeriez vous que l’on dise sur vous ?

hawai1 Lionel : Du bien !

Denis : Ce que j’aimerais qu’on dise, parce que c’est quelque chose que j’apprécie dans les autres groupes, c’est qu’on a une vraie histoire sur plusieurs disques, une vraie longue carrière. Également le fait d’avoir tout le temps l’envie de remettre en question son propos, de réfléchir, de rester intègre dans l’intention. Faire un disque qui te surprend en premier lieu avant même que les gens l’entendent. C’est la qualité qui me fascine le plus chez les groupes, quand tu as un noyau dur de cinq ou six personnes qui n’a jamais changé, qui traverse les années les époques, les styles. Être pertinents est une qualité super importante, je crois.

Vous avez sorti From Here To There en 2003 en Belgique, Plan Your Escape cette année, la crise du disque entre temps. Est ce que ça a changé vos rapports à votre label et à la scène ?

Lionel : On vit ça d’assez loin, on a un peu notre bulle. Ça bouge et beaucoup de discussions tournent autour de ça mais nous on est dans un label en Belgique encore très artisanal. On n’est pas trop ébranlés. Comme c’est un petit label, on est un gros groupe dedans et on est toujours assez privilégié à ce niveau là. Peut être que si on était chez Sony ce serait plus compliqué pour nous. Le fait qu’on tourne beaucoup, plus que sur le premier album, est peut être une conséquence de la crise du disque.

On se pose beaucoup de questions sur comment on va sortir nos disques. Si ça se trouve, le quatrième disque ne sera plus un objet physique. Ce qui nous fait bizarre, car on a vraiment la culture du CD. Mais personne ne sait vraiment comment ça va se développer.
Ça va être riche de pouvoir proposer quelque chose de différent, sur un nouveau format. Je pense qu’il y a vraiment de belles choses à faire mais on n’y a pas encore vraiment réfléchi.

Denis : Ça peut inquiéter les gens qui ont un rapport plus industriel à la musique, les entreprises qui ont besoin de vendre beaucoup de disques pour faire tourner leur structure et gagner leur vie. Ils ont un rapport très fonctionnel au fait que les ventes baissent.
D’un point de vue plus créatif ou artistique, des choses très riches peuvent naître. Commencer à diffuser de la musique sur le net, faire des albums plus courts, sortir régulièrement des paquets de 3-4 morceaux. A mon avis, il va y avoir plein de formules, on va ensuite sûrement passer à autre chose comme il y a eu plein de fois ce genre de cycles. C’est assez excitant.

Il y a-t-il un thème principal sur Plan Your Escape ?

Lionel : C’est toujours plein d’idées rassemblées.on essaie de faire un journal intime sur deux ou trois ans. C’est clair qu’il y a une teinte un peu désillusionnée, c’est comme ça qu’on a vécu ces trois années. C’était plus complexe dans la manière de réfléchir. On a trouvé moins de fraîcheur donc on a compensé avec quelque chose de plus intellectualisé. J’ai l’impression que les morceaux sont plus denses, des morceaux à tiroirs.
Il a un côté plus triste aussi, comme un adieu à l’enfance. Ça correspondait bien à ce que l’on a vécu en fait.

Quand j’écoute les deux albums, je me représente From Here To There comme le printemps/été et Plan Your Escape comme l’automne/hiver.

hawai4 Lionel : Exactement, c’est sans doute pour ça que tout l’artwork est dirigé vers des tons plus sombres.

Les instruments sont plus variés sur ce second album, on perçoit de l’accordéon, de la cornemuse.quels autres instruments avez-vous introduits ?

Lionel : On est un peu des gamins pour ça, on aime bien aller choper des instruments et les tester, s’amuser. Il y a eu de la flute, du doudouk (flûte traditionnelle arménienne, ndlr). Il y aussi le marxophone, un vieil instrument du début du siècle passé. C’est une espèce de harpe à vingt cordes et on joue dessus avec des petits marteaux.

Denis : Ça donne des sons très métalliques, un peu comme un vieux piano désaccordé. On a aussi beaucoup joué avec un vieux piano qu’on a racheté dans une sorte de brocante. Il est dans notre local de répétition et sonne de plus en plus faux mais on n’a jamais osé faire changer toutes les cordes parce qu’il a un côté vieux piano bar.
Sinon il y a de l’accordéon, de la mandoline. Beaucoup de morceaux sont nés d’un instrument sur lequel on tombe et c’est un coup de coeur. Tu tombes amoureux d’un objet et tu as envie de sublimer le son dans une chanson à toi pour l’acquérir. Comme si tu devais mériter de jouer dessus. Le marxophone c’était vraiment comme ça. On l’a entendu une fois à un concert, on a trouvé ça hyper classe et bizarre en même temps, ce côté électrique alors que c’est un instrument acoustique, un son métallique et violent. C’est parti d’un délire et on a trouvé ça sur le net, au fin fond des États-Unis. Il a mis six mois à arriver par bateau. Quand il arrive tu as tellement attendu et tu rêve de faire un morceau avec ça, donc t’en mets sur toutes tes maquettes. C’est assez rigolo.

Votre univers est plutôt associé à la campagne, les saisons, qu’à la ville au travers de vos pochettes, de vos vidéos. vous avez d’ailleurs enregistré dans de vieilles maisons délabrées des Ardennes. Ressentez vous le besoin de vous isoler ?

Lionel : C’est un truc vraiment typique au groupe, on cherche à chaque fois des endroits cosy, vraiment isolés, hors de la ville. Ça ne nous réussit pas trop d’être distraits par la télé, internet, le GSM, tout ça. Quand on se retrouve là bas il n’y a plus rien de tout ça, on est juste entre nous avec le silence qui nous force à réfléchir et à nous mettre en danger. Ça fait un peu peur. C’est une manière de susciter des émotions pour pouvoir les travailler et leur donner vie.

Denis : On a toujours eu le défaut, ou la qualité, de prendre beaucoup de temps pour obtenir ce qu’on veut et de ne pas être avares de temps. Parfois on se permet de trainer des jours et des jours autour d’un truc qu’on cherche et tout notre fonctionnement a été petit à petit dévié autour de ça. Autant pour répéter en tournée qu’enregistrer, on ne sait pas le faire simplement deux ou trois heures le mardi et deux heures le jeudi, ça n’a jamais marché.

Au tout début quand on répétait avec le groupe, on est partis deux-trois jours dans une maison qu’un mec nous prêtait pour un weekend, une maison de vacances ou une petite grange dans les Ardennes et on dormait sur place. Notre fonctionnement a toujours été lié à ça. C’est aussi une manière de se poser, d’attendre que s’installent des conditions pour être détendu et pas pressé par le temps. On essai de créer une petite bulle où on ne pense plus qu’à notre musique.

Lionel, tu parlais d’un aspect plus critique et distancié du second album. Le clip de This Farm Will End Up In Fire illustre cet aspect, comment avez vous collaboré avec Le Groupuscule qui a réalisé le clip en animation ?

hawai3 Lionel : C’est la première fois qu’on travaille avec des gens extérieurs au groupe, d’habitude on se débrouille pour faire nos clips. Ce ne sont pas vraiment des clips finalement, ce sont des images qu’on tourne un peu comme ça. On leur a vraiment donné carte blanche, on leur a donné des choses qu’on aimait bien, des BD. On voulait travailler en animation depuis longtemps. C’est aussi par rapport au clip de Moriarty ( Jimmy, ndlr) qu’on avait trouvé vraiment joli. Ils ont eu deux mois ce qui était vraiment court pour eux. Nous, on était en plein mixage, ou c’était la promo du disque, donc on a suivi de très loin. Pour ce disque, on a vraiment essayé de travailler avec des gens extérieurs au groupe pour ne pas s’enfermer.

Denis : L’idée est de favoriser les accidents d’une rencontre avec quelqu’un qui n’a pas le même univers. Par exemple pour produire notre disque, on a volontairement été chercher quelqu’un qui a plutôt l’habitude d’enregistrer de la chanson française ou de la musique africaine parce que ça ne nous intéressait pas de prendre « le » producteur étiqueté pop qui va te faire le son le plus proche de ce que tu devrais « vraiment » atteindre.

Pour ce clip c’est la même chose. On vient d’un univers très vidéo en 8mm, filmé dans la nature, et là c’est un truc beaucoup plus coloré et en animation.

Lionel : On voulait quelque chose de plus sombre aussi.

L’album a connu un bon succès en France, qu’en a t-il été en Belgique ?

Lionel : Ça a vraiment pris de l’ampleur. Pour un groupe wallon c’est compliqué de jouer en Flandre et sur ce disque on a été acceptés là bas, c’est vraiment une chouette victoire pour nous. C’est un pays qu’on aime et c’est un problème d’avoir cette barrière. De la passer, c’est vraiment gratifiant.

Denis : Au départ, il y a une belle barrière culturelle puisque ce sont deux langues différentes, il n’y a pas les mêmes médias, radios, journaux. Ce ne sont pas des vases communiquant. Il faut vraiment qu’il y ait quelque chose qui explose magistralement d’un côté ou de l’autre. Il y a plein de projets très connus en Wallonie qui ne passent pas le cran médiatique pour que les gens au nord entendent leur nom. C’est plus compliqué qu’une histoire de non intérêt, c’est que ça ne circule pas. Mais c’est en train de changer. C’est symbolique pour nous, ça ouvre plein de perspectives de pouvoir aller jouer dans les salles là bas, d’être programmé par des gens qui nous proposent de venir jouer dans des centres culturels etc. C’est une vraie victoire à ce niveau là.

Vous avez présenté une version acoustique de vos morceaux au Nouveau Casino le mois dernier, vous aviez déjà fait une tournée acoustique aux États-Unis. Comment avez-vous travaillé ces sets, allez vous les rejouer ?

Lionel : On va peu le faire à l’avenir, on ne le fera plus en France a priori. Aux États-Unis c’était fait à la va-vite parce que ça coûtait trop cher d’aller là bas à 6, ça ne rendait pas super bien. Ici, c’est notre tourneuse Anne-Sophie qui nous a proposé de le faire et on a relevé le défi. On a pris une ou deux semaines pour le préparer.
Personnellement, c’est la plus chouette expérience avec le groupe que j’ai eue, quant au plaisir qu’on retire d’un live. C’est vraiment magique et je pense qu’on a bizarrement plus notre place là dedans, qu’on y reconnait plus le disque. C’est cool parce que dans le futur on pourrait imaginer deux sortes de tournées.

Le public a-t-il été enthousiaste ?

hawai2 Denis : C’est vraiment ce qui nous a ébahi, au delà du plaisir qu’on a eu en revisitant les morceaux. On était dans un petit chapiteau d’une compagnie de cirque à Bruxelles, un cadre intime avec 200-300 personnes. Il s’est vraiment passé un truc magique, je crois que je n’avais pas eu un si beau concert depuis qu’on en fait. Tu sens que les gens sont bouleversés alors que finalement tu viens avec des choses très simples, tu reviens à l’essentiel et c’est une expérience géniale. On l’a joué encore une fois à Bruxelles et je crois qu’on va encore le jouer une fois.

Sur cette tournée, on a récupéré des versions du set acoustique. Pas toutes, parce que c’est lourd en infrastructure de faire de l’acoustique et de l’électrique dans le même set, on se retrouve avec beaucoup trop d’instruments dans tous les coins. On en a gardé deux ou trois qui nous semblaient pertinentes et c’est super gai d’amener ça dans le set électrique. Surtout que c’est quelque chose qu’on a toujours eu du mal à faire. On allait dans le plus électrique et plus rock pour pouvoir facilement jouer les morceaux dans toutes les conditions sur scène et on a rarement fait l’étape inverse. Là, on arrive à jouer les morceaux qui sont à la note près ceux du disque.

C’est aussi parce qu’on joue dans des salles qui nous permettent d’apporter une contrebasse, un vibraphone, de les déplacer au milieu du concert. Ça demande un certain temps de réflexion.

Sur scène, vous avez créé un cadre intimiste en recréant un intérieur avec des lampes, des fauteuils. Est-ce pour rompre avec le côté cérémoniel et sacré de la salle de concert ?

Lionel : Ce n’était pas l’idée, mais ça aurait pu partir de là, venant de nous. Ce sont de vieilles habitudes en fait.

Denis : C’est vrai que maintenant on le fait machinalement, sans même réfléchir à pourquoi on va dérouler un tapis et mettre deux lampes. Au départ j’ai l’impression que ce n’était pas par rapport au public, mais par rapport à l’espace de la scène, tout noir, très grand et très vide. Quand tu vas voir un groupe de punk rock avec une batterie, une basse, une guitare et que tu as juste ça, ça marche complètement avec l’énergie brute et tu n’as besoin de rien d’autre. Il pourrait ne pas y avoir de lumière, tu te prends juste de l’énergie brute dans la gueule.

Lionel : Denis, quand même…

Denis : On a machinalement copié le décorum des greniers ou des maisons qu’on loue dans les Ardennes. Souvent ce sont de vieilles maisons de vacances à la déco désuètes, de vieux bibelots et de vieux tapis partout. Nous on amène tout notre matos dedans et ça devient le chaos avec des câbles et des amplis partout au milieu de meubles. Petit à petit, c’est devenu un petit décor qu’on constitue et quand on rentre dedans on est à notre place.

Lionel : Je pense aussi qu’on n’est pas un groupe qui va spécialement chercher le public, on fait profil bas. C’est peut être aussi une manière de dire qu’on invite les gens chez nous. Ça nous met dans une position plus confortable.

Avez-vous un morceau de prédilection sur scène ?

hawai11 Lionel : Moi c’est Road To Luna, que mon frère a écrit.

Denis : Pour moi ça a aussi longtemps été celui là. Un morceau sans voix, instrumental et très électrique. On le place souvent en fin de première moitié de set. On a alors passé le cap du début de concert où on est attentif à rentrer dedans . C’est un peu le lâcher prise, tu te fais plaisir plutôt que d’avoir ce côté scolaire pour ne pas planter ton morceau. Plus récemment, j’adore jouer Shades Of Time qu’on n’a jamais joué parce qu’il est hyper compliqué à rendre dans les ambiances.

Depuis le set acoustique, on a vraiment trouvé la formule pour le jouer. C’est un morceau hyper doux et simple, deux notes de basse et la batterie qui fait grosse caisse/caisse claire pendant quatre minutes. T’as un petit train qui se met en marche et une fois que ça démarre, tu profites de ton morceau quasiment comme si tu étais spectateur. Ça m’arrive rarement d’arriver à faire abstraction du fait que je suis en train de jouer, et d’écouter comme si c’était le disque à la maison. Lio il adorerait avoir ça, mais comme il doit chanter tout le morceau super haut.

Montgomery a fait votre première partie sur plusieurs de vos dates en France, avez-vous eu l’occasion d’écouter leur musique ?

Lionel : Toujours pas, mais on s’entend vraiment bien avec eux.

Denis : Ils ont une approche qui nous parle. Le disque qui va bientôt sortir, ils l’ont fait comme j’aimerais aussi enregistrer un disque. On se reconnait un peu dans leur projet, leur manière de concevoir les choses et d’avoir une vraie envie artistique et créative avant de réfléchir à quel titre écrire, quel format choisir pour que ce soit plus facile à passer à la radio.

Comment se présente 2009 ?

Lionel : On commence l’écriture d’un disque. ..

Denis : On termine la tournée en décembre. Il y a un côté neuf pour nous de tourner une année complète et de s’arrêter pour enchainer sur l’écriture d’un disque, c’est tout le contraire de ce qu’on a fait pour le premier. On est juste curieux de voir ce que ça fait de reprendre le disque quand on n’est pas encore saturés de la tournée, encore un peu frais et pas complètement dégoûtés de jouer tous les jours. Sur le premier album on a eu une petite phase où on avait besoin d’air. C’est naturel, il y a plein de groupes qui parlent souvent de ça.

C’est l’idée d’arrêter en étant un peu frustré pour avoir encore plein d’énergie à déplacer dans l’écriture d’un nouvel album. On espère s’y mettre plus vite et pas réfléchir des mois sur la direction à prendre, on va essayer d’emmagasiner les chansons sans réfléchir au disque. C’est dur à faire, mais ca te permet de retrouver la vraie manière dont tu faisais tes premières démos à la maison, à une époque ou tu ne concevais même pas qu’elles allaient finir sur un disque et que les gens allaient écouter ça dans leur salon. Tu te permets tout.

Pensez vous réinvestir les mêmes lieux pour ce prochain enregistrement ?

Lionel : On aimerait bien un contrepied, aller enregistrer dans un endroit où ce n’est pas confortable, où on serait en « guerre » avec l’ingénieur du son, qu’il y ait une barrière de langue. On cherche des contraintes pour voir ce que ça peut donner sur nous. C’est le moment où tu ne dois pas t’installer dans ton truc.

Le Bataclan, 20/11/2008

haawai10Les Girls In Hawaii ont fait des efforts ce soir : Daniel (basse) a sorti les chaussettes rouges pour faire honneur à Paris, capitale mondiale de la mode. Les lampes de chevet sont là, le tapis et les fauteuils aussi, tout semble donc en place pour que cette soirée soit des plus belles.

Dans ce décor et avec l’appui des vidéos, les morceaux prennent tout leur sens sur scène : Les nappes de guitare brumeuses de The Fog accompagnent parfaitement le roadtrip qui défile sur les écrans de télévision jonchant la scène, la richesse mélodique de Found To The Ground prend aux tripes, Time To Forgive The Winter court après l’urgence et Birthday Call installe une belle tension. La voix d’Antoine a cette dimension fragile qui flirte parfois avec la justesse mais transmet l’émotion des morceaux.

Le rock est bien sûr également à l’honneur avec Grashopper, Bored et l’imparable Flavor à l’intro redoutable. Le single This Farm Will End Up In Fire est également accueilli par le public avec enthousiasme. La fin du set prend un tour quasiment rock progressif, les boucles de guitare, de batterie et de clavier gagnant en puissance. Trop court, on en redemande. Deux rappels plus tard, on en veut encore. Mais il est temps de laisser les Girls In Hawaii reprendre la route et porter la bonne parole belge sur les terres d’un rock français en quête d’identité.

Crédits photos: Micky (http://www.flickr.com/photos/staircasewit/)

Remerciements: Lionel et Denis pour leur accueil chaleureux, Lara et Philippe pour leur aide précieuse.

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A propos de l'auteur

Image de : Depuis 2004, Julia parcourt les festivals et les salles de concerts en quête de sensations musicales fortes et affiche un net penchant pour la scène indépendante montréalaise, le folk, l'électro et le rock. Malgré une enfance biberonnée à la culture populaire des années 90, sa bibliothèque ITunes n'affiche presque rien entre 1985 et 2000. Repêchée trois fois par le vote du public, Julia anime désormais la rubrique Musique avec Pascal et Laura. "Discordance m'a sauvée". Mon blog / Twitter

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