Génération_Kleenex.

par Kyra|
Aujourd’hui, tout le monde veut devenir une star. "Et partout dans la rue, J'veux qu'on parle de moi, Que les filles soient nues, Qu'elles se jettent sur moi, Qu'elles m'admirent, qu'elles me tuent, Qu'elles s'arrachent ma vertu" Oh yeah …

baby-rock-2 Balavoine n’avait pas tort. Le principe du Fuck me, I’m famous à la sauce sex, drug & zic2merde ça marche toujours autant. Pourvu qu’il y ait des paillettes, et des formes pour érotiser la relation. L’artiste de demain est un produit périssable, de la viande que l’on jette en pâture pour capitaliser un max de tunes sur son image, qu’importe ce qu’il a à dire, tout ce qui compte c’est l’emballage et le rêve qu’il suscite chez un public spongieux et malléable à souhait.

Bref.

C’est quoi tous ces concours, ces classements à-la-con qui incitent les gens à voter pour soi-disant promouvoir l’émergence de nouveaux talents ? C’est quoi cette génération d’artistesassistés d’la life qu’on est en train de sélectionner à outrance par le biais de tous ces votes plus ou moins pipés, plus ou moins manipulés par un matraquage médiatique en bonne et due forme utilisant tous les canaux nécessaires (web, radio, TV, TNT), sponsorisés comme par hasard par de grands groupes_usines à fric et orchestrés de façon à rentrer dans leurs frais ? C’est quoi ces émissions de télé-réalité qui misent sur la crédulité des gens pour leur vendre de la soupe pré-digérée servie par des artistes_kleenex retombant aussi sec dans la poussière de l’oubli ? Je ne parlerai même pas de la récupération dont font preuve certaines émissions pour alimenter le buzz (le cas Lemarchal ).

C’est tout le système qu’il faut changer. La mutation a déjà commencé, certaines majors se sont rendus compte qu’ils ne pouvaient plus fonctionner sur les mêmes schémas sclérosés et ancestraux, et que s’ils voulaient rester les « maîtres à bord » il fallait qu’ils réajustent le tir, notamment en matière de diffusion de contenus pour faire face à l’essor des plates-formes de téléchargement de musique libre et autres alternatives.

La chaîne de co-création musicale est une réalité. Mais encore faut-il que tous les maillons jouent le jeu et intéragissent entre eux. Le public, les fans ont leur mot à dire, et s’il existe autant d’associations, de webzines, de forums ce n’est pas un hasard.

Le ressenti spontané et dénué de toute pression commerciale d’un fan lambda sachant s’exprimer de façon correcte et sans langue de bois est à prendre en compte. A quoi bon s’entourer d’un attaché de presse, censé défendre les couleurs d’un artiste (parce que payé pour le faire), devant travailler au corps les directeurs de programmation pour que leur artiste puisse espérer entrer en playlist d’une radio x ou y ? Tout n’est qu’hypocrisie, léchage de bottes, inondation cyber_marketée, relations de copinage, piston. N’importe qui peut s’improviser manager d’un groupe, il suffit d’avoir la fibre commerciale et surtout un carnet d’adresses bien rempli. Les parasites sont partout, et les squales ne sont jamais bien loin, prêts à tirer leur épingle du jeu. Un jeu qui devient complexe, malsain, et l’émotion se perd, inéluctablement.

Tout le monde se sert de tout le monde pour construire un empire relationnel, sonore, visuel, calligraphique dont la turgescence réflexe au moindre frottement flatte systématiquement les dilatations géométriques et narcissiques des ego. Chacun espère sa petite minute de gloire, à son niveau. Son petit ¼ d’heure de reconnaissance. La mécanique tentaculaire qui se met en place pour accompagner un artiste se déshumanise pour devenir une basse entreprise mercantile. Même du côté des groupes et labels indépendants . La concurrence fait rage. Les groupes se comptent par milliers et ils sont relativement peu nombreux à s’extraire de la masse, et encore moins à durer. Le passage par la case télé-réalité n’est que de la poudre aux yeux, et n’est certainement pas obligatoire pour témoigner d’un talent quelconque. Si ce n’est la possibilité peut-être de se reconvertir dans le milieu, à condition d’avoir une belle gueule et de l’ambition. C’est par le travail, la pugnacité, la volonté, la passion et la scène que les artistes se construisent. Et ça prend du temps.

Le problème réside bien souvent dans l’articulation de tous les maillons de la chaine de co-création entre eux, avec un incroyable déséquilibre entre l’idée de départ et l’arrivée, tant les moyens consacrés à l’image d’un groupe pour séduire et pénétrer de nouvelles parts de marché sont faramineux, alors que les artistes veulent juste jouer, se faire plaisir et rencontrer leur public.

La donne a changé. Et certains non-professionnels peuvent s’avérer beaucoup plus efficaces en termes de promotion artistique que certains professionnels, baignant dans le milieu depuis plusieurs années. Parce que la parole est à la fraîcheur, la spontanéité, l’audace, l’émotion, l’authenticité, la passion.

Le public devrait être éduqué au lieu de se gaver de paillettes et d’illusions made in real-tv. Les artistes devraient pouvoir s’exprimer sans avoir à vendre leur âme et céder aux pressions commerciales en tout genre. Et entre les deux : les gratte-papier de l’ombre et les e-chroniqueurs représentent une partie de la population en plein développement dont certains directeurs artistiques devraient s’inspirer parfois, si la sensibilité a encore du sens dans leur démarche.

A bon entendeur .

Partager !

21 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    Stedim
    le Samedi 28 juillet 2007
    Stedim a écrit :

    De la poudre aux yeux pour la majorité et de la coke à l’oeil pour une minorité (et pas du tout une élite).

    Bravo ! Bel édito ! Fond et forme. J’adhère en tous points.

    clap clap clap ;)

    ps : conseil pour un bon défoulement, choisir un bon disque [de Rock], mettre le volume sur 13 et lire cet édito à voix [très] haute !!

  2. 2
    le Dimanche 29 juillet 2007
    Pascal a écrit :

    Attends j’essaye…

    God money Ill do anything for you.
    God money just tell me what you want me to.
    God money nail me up against the wall.
    God money dont want everything he wants it all.

    C’est tout le système qu’il faut changer. La mutation a déjà commencé,

    No you can’t take it
    No you can’t take it
    No you can’t take that away from me

    La mécanique tentaculaire qui se met en place pour accompagner un artiste se déshumanise pour devenir une basse entreprise mercantile.

    Head like a hole.
    Black as your soul.
    Id rather die than give you control.

    Les parasites sont partout, et les squales ne sont jamais bien loin

    Bow down before the one you serve.
    Youre going to get what you deserve.
    Bow down before the one you serve.
    Youre going to get what you deserve.

    Le public devrait être éduqué au lieu de se gaver de paillettes et d’illusions made in real-tv.

    Head like a hole…

    Ah ouais ça marche.

  3. 3
    le Lundi 30 juillet 2007
    kyra a écrit :

    Je sais plus quel titre j’écoutais en écrivant ce papier, mais c’est vrai que le volume était très fort …

     » teach me, teach me how to shoot  » – Gun/Punish Yourself … ça le fait aussi :)

  4. 4
    le Mercredi 8 août 2007
    magicmoojik a écrit :

    Parce que toi tu fais autre chose ?

  5. 5
    Alban Martin
    le Mercredi 8 août 2007
    alban a écrit :

    Hello Kyra !

    En voilà une opinion bien tranchée dit moi ! j’avoue que cette fois là, je ne partage pas ton point de vue, pour les raisons suivantes (mes commentaires sont directement distillés au fil de l’eau) :

    « L’artiste de demain est un produit périssable, de la viande que l’on jette en pâture pour capitaliser un max de tunes sur son image, qu’importe ce qu’il a à dire, tout ce qui compte c’est l’emballage et le rêve qu’il suscite chez un public spongieux et malléable à souhait. »

    ==> bon, je peux te présenter pas mal de potes artistes « en-devenir » (Sam, Lonah Anabase*), qui se bougent pour s’accomplir, seul, sur une plateforme de musique en ligne ou en maison de disque (indé ou major d’ailleurs, et qui sont bien souvent content de l’accompagnement): leur avis « interne » serait intéressant à prendre en compte quand on assaine une grande « vérité » comme tu viens de le faire (à leur place et de l’extérieur), non?

    « C’est quoi tous ces concours, ces classements à-la-con qui incitent les gens à voter pour soi-disant promouvoir l’émergence de nouveaux talents ? »

    ==> il s’agit d’un renversement du processus qui faisait qu’avant, une poignée avait le pouvoir de décider de la vie ou de la mort d’un artiste et de son oeuvre (concrètement, un artiste qui se voyait offrir un contrat par un DA indé ou en majors, signifiait la fin de la galère et de l’intermittence, un salaire régulier, et se consacrer à son oeuvre pleinement au lieu de la sacrifier à d’autres activités)

    « C’est quoi cette génération d’artistes_assistés d’la life »

    ==> Euh, Kyra, les artistes, de notre génération ou avant (même à la renaissance tu sais.il y a bien longtemps), ont toujours eu besoin de « mécènes », prêt à les soutenir pour qu’ils puissent se passer de la contrainte d’avoir à travailler pour se consacrer à leurs arts ! A la renaissance, une commande d’un riche particulier, permettait à un artiste de s’équiper par exemple (achat de toile, peinture, local), matériel réutilisé pour ses oeuvres « personnelles » également. Pour la musique, un mécène pouvait offrir un piano pour une composition particulière, et après, ben l’artiste gardait le piano pour ses oeuvres personnelles ! sans parler des commandes publiques (monument, musique nationale etc) qui faisait connaître l’artiste etc.

     » qu’on est en train de sélectionner à outrance par le biais de tous ces votes plus ou moins pipés, plus ou moins manipulés par un matraquage médiatique en bonne et due forme utilisant tous les canaux nécessaires (web, radio, TV, TNT), sponsorisés comme par hasard par de grands groupes_usines à fric et orchestrés de façon à rentrer dans leurs frais ? »

    ==> encore une grande « vérité » ou une « sainte parole »:) tu généralises, met tout dans un meme panier, ce qui annule tes propos en les discréditant. Tu connais le TNT par exemple ? le Top de Nouveaux Talents de l’autoproduction, organisé chaque année par la grosse radio et ZIk2zik? http://www.lagrosseradio.com/letnt/news/

     » Le ressenti spontané et dénué de toute pression commerciale d’un fan lambda sachant s’exprimer de façon correcte et sans langue de bois est à prendre en compte.

    ==> N’est ce pas contradictoire avec ce que tu évoques plus haut sur les classements/rankings/notation/avis des fans?

    « Tout n’est qu’hypocrisie, léchage de bottes, inondation cyber_marketée, relations de copinage, piston. N’importe qui peut s’improviser manager d’un groupe (.)Les parasites sont partout, et les squales ne sont jamais bien loin, prêts à tirer leur épingle du jeu »

    ==> là encore, un beau procès d’intention si tu restes aussi générique: des preuves, des noms en particulier, des exemples, des illustrations? Tout n’est pas rose, loin de là, je trouve ça dommage de discréditer certains de mes amis manager (en les mettant tous dans le même panier), qui ont la fibre, je pourrais t’en présenter si tu veux, parfois l’échange permet d’ouvrir les horizons

    « Tout le monde se sert de tout le monde »

    ==> Et souvent on rajoute après ça l’expression « faut arrêter, parce qu’après, c’est chiant » :)

    « Chacun espère sa petite minute de gloire, à son niveau. Son petit ¼ d’heure de reconnaissance.  »

    ==> oui, effectivement, sur ce point là, il est probable que certaines personnes ne cherchent que leur « Fifteen minutes of Fame » comme on dit. Maintenant, de mon côté, je ne me sens pas particulièrement à même de juger si c’est bien ou si c’est mal, mais toi tu as ton opinion sur le sujet.

    « Le passage par la case télé-réalité (.) n’est certainement pas obligatoire pour témoigner d’un talent quelconque. (.) C’est par le travail, la pugnacité, la volonté, la passion et la scène que les artistes se construisent. Et ça prend du temps.

    ==> Là, je suis d’accord avec toi. Distingons bien dans ton propos « talent » et « notoriété ».

    « Le problème réside bien souvent dans l’articulation de tous les maillons de la chaine de co-création entre eux, avec un incroyable déséquilibre entre l’idée de départ et l’arrivée, tant les moyens consacrés à l’image d’un groupe pour séduire et pénétrer de nouvelles parts de marché sont faramineux, alors que les artistes veulent juste jouer, se faire plaisir et rencontrer leur public. »

    ==> Là j’avoue ne pas avoir compris ce passage.

    « Le public devrait être éduqué au lieu de se gaver de paillettes et d’illusions made in real-tv.  »

    ==> c’est marrant, c’est exactement le discours tenu par les directeurs artistiques de maison de disque (ceux que justement contre qui tu as l’air de t’opposer), face à la « médiocrité des gouts musicaux du grand public »: c’est vrai, la musique, ils en sont les experts, c’est même leur métier ! alors, c’est normal qu’ils éduquent le grand public en matière de gouts musicaux, qui n’est pas expert ! Tu te rends compte que tu cautionnes par ces propos « une élite qui aurait le monopole du bon gout et de la reconnaissance du talent », ce genre de fonctionnement ?

    « Les artistes devraient pouvoir s’exprimer sans avoir à vendre leur âme et céder aux pressions commerciales en tout genre. »

    ==> je te confirme que c’est le cas :) après, tout est question de finalité: si tu es artiste pour toi-même, tu t’exprimes librement sans rien avoir à vendre. Si tu es artiste « pour les autres  » (reconnaissance, notoriété, star etc), alors oui, à mon avis, ce que tu décris risque d’arriver. Mais n’est ce pas leur choix initial?

     » Et entre les deux : les gratte-papier de l’ombre et les e-chroniqueurs représentent une partie de la population en plein développement dont certains directeurs artistiques devraient s’inspirer parfois, si la sensibilité a encore du sens dans leur démarche. »

    ==> c’est marrant qu’on pense encore aux directeurs artistiques (si tu conclues ton article comme ça, j’imagine que c’est la finalité de ton argumentation), comme point d’orgue: il existe d’ors et déjà d’autres modes alternatifs pour écouter de la bonne musique et en vivre, pourquoi opposer les deux systèmes qui peuvent co-exister complètement ? En outre, ce qui me gêne ici, c’est que tu cautionnes le fait (et le renforce) qu’une toute petite d’une filière a l’ambition de décider pour les autres ce qu’il est bien ou pas bien qu’ils écoutent.

    Voilà, tu as également mon opinion sur le sujet Kyra, légèrement différente héhé ! au plaisir de te lire à nouveau ou de prolonger l’échange de point de vue miss!

  6. 6
    le Mercredi 8 août 2007
    kyra a écrit :

    Je n’assène aucune vérité, Alban.

    Cet article n’est qu’un éjaculat de pensées crachées sur le papier à l’instant X, profondément provocateur, contradictoire, subjectif, foireux et assumé. Je suis qui d’ailleurs pour asséner des « vérités » ? Mes écrits sont de vulgaires etrons qui finiront au panthéon des bouses calligraphiques, de toute façon, alors bon.

    Pas le courage de te répondre plus en détails, aujourd’hui. Mais merci d’avoir pris le temps de donner ton opinion.

    Salut.

  7. 7
    Stedim
    le Mercredi 8 août 2007
    Stedim a écrit :

    Hep Alban !

    Il conviendra de ne pas confondre « coup de gueule bien léché » et « étude socio-culturo-commerciale de l’industrie musicale française » (voire francophone ?), hum ?

    Ici, Kyra nous a bien servi un coup de gueule et ce dernier était « jouissif » dans ce format !!

    Du coup, conséquence directe de ton bug espace-temps, j’ai lu attentivement ton commentaire dans l’espoir de trouver un rebond intéressant dans le contexte et rien, nada, nothing, walou, tipota : je n’ai fait que perdre mon temps.

  8. 8
    le Mercredi 8 août 2007
    Pascal a écrit :

    Je ne suis pas vraiment d’accord sur ce coup là. L’argumentation d’Alban est tout sauf une perte de temps. On peut ne pas être d’accord sur son point de vue, mais il y a une bonne base de discussion. Rien que sur le seul point de l’intérêt ou non des concours et des classements il y aurait moyen de beaucoup développer.

    Que l’article de Kyra n’ait jamais eu l’ambition d’être une analyse poussée du fonctionnement de l’industrie musicale, je te l’accorde, mais AMHA la réponse d’Alban n’en reste pas moins extrêmement intéressante.

    Je ne vois pas où est l’obligation de répondre à un coup de gueule par un autre coup de gueule.

    Mes deux cents…

  9. 9
    le Jeudi 9 août 2007
    kyra a écrit :

    Du calme les gars :o )

    Il est vrai que j’ai eu un début de semaine plutôt rock’n'roll au taf, et que l’analyse de texte d’Alban m’a carrément assommée sur le coup.

    Mais je le rejoins sur pas mal de points, et fais confiance à la pertinence de son argumentation. Mon article est à chier, je sais, c’est juste un coup de gueule, pétri de subjectivité. Je n’ai jamais prétendu le contraire.

    Bon à part ça, j’ai diagnostiqué une légionellose cette nuit … ça calme, hein ?

    :p

  10. 10
    Stedim
    le Jeudi 9 août 2007
    Stedim a écrit :

    Pas besoin de se calmer : on n’est pas énervé. Enfin, moi, non. Vous, si ?

    Ok pour la non-obligation de répondre à un coup de gueule par un autre coup de gueule mais je ne suis vraiment pas convaincu de la pertinence de poser une telle analyse en commentaire : il n’y a ici aucun lapin de 3 semaines et enfoncer des portes ouvertes, ça ne fait que causer des courants d’air.

    Mais voilà que vous allez peut-être avoir l’idée d’identifier dans cet édito différents sujets à débat et pondre des articles de fond sur chacun d’eux ? Là, je dirais : oui, quelle bonne idée vous venez d’avoir là ! J’irais même jusqu’à voter pour qu’Alban couvre les premiers articles. Posséder une vision complète lui permettra de ne pas trop se faire flinguer (et oui, tirer le premier, c’est bien se surexposer – demandez à Kyra !). :-)

    D’ici là, j’espère que vous n’allez pas me dire que mon propre « commentaire gueulé » n’a pas sa place ici, hum ?

    ps : mon frigo et mon bar sont vides – ça, c’est un vrai drame dans mon immédiat (ah la nature humaine)…

  11. 11
    Alban Martin
    le Samedi 11 août 2007
    alban a écrit :

    Kikou !

    C’est marrant Kyra, là, je suis plus d’accord avec ta seconde analyse, sur le role de la scène, et d’ailleurs, j’ai eu une longue conversation avec Pascal sur le sujet, pour une action au S2 ensemble !

    Ca tombe super bien que tu évoques ça ! je laisse Pascal tirer ce qu’il souhaite des idées d’action qu’on a échangé sur le sujet, pour les partager avec l’équipe, mais en tout cas, je suis plus d’accord avec le fond de ce second article !

    Voilà, c’était mon petit retour d’opinion :)

    A bientôt !

  12. 12
    le Samedi 11 août 2007
    kyra a écrit :

    Cool :)

    Vivement qu’on en rediscute tous ensemble alors … et que ça fasse des étincelles !

  13. 13
    le Lundi 13 août 2007
    marine a écrit :

    Kyra,
    Puisque tes écrits ne sont que de vulgaires étrons qui finiront au panthéon des bouses calligraphiques, pourquoi t’acharner ? tu pourrais tout aussi bien t’acheter un lasso et aller surveiller des cows dans le far west non ?
    marine

  14. 14
    le Lundi 13 août 2007
    kyra a écrit :

    Pourquoi pas, pourquoi pas marine … les possibilités de reconversion sont infinies, mais le lasso c’est pas mon truc. Pas vraiment adepte du far-west, ni du bdsm, d’ailleurs.

    Là où tu vois de l’acharnement, je vois une volonté farouche de préserver une certaine forme de réflexion sur ce que devient l’Art en général. Je ne suis pas du genre à m’acharner sur un sujet stérile ou en train de nécroser. Au contraire. C’est mal me connaître …

  15. 15
    le Mardi 14 août 2007
    Kingrichard a écrit :

    cékoi le bdsm siouplé ?

  16. 16
    le Mardi 14 août 2007
    kyra a écrit :

    bdsm … c’est en fait un acronyme désignant l’ensemble des pratiques sexuelles relatives au bondage, à la soumission et au sado-masochisme …

    c’est la question [cul]turelle du jour.

    :)

  17. 17
    le Jeudi 16 août 2007
    marine a écrit :

    ahhhh
    je reste sans voix.

    Je ne vois cependant pas ce qui a pu t’orienter vers ce thème ! rien dans mon message, en tout cas, ne sous entendait que tu t’adonnais à ce genre d’activités.

    Mais maintenant que tu le dis, oui, le ton rugueux et délibérément provocateur que tu utilises aurait du me mettre la puce à l’oreille (ou le morpion à la moustache d’ailleurs)

  18. 18
    le Jeudi 16 août 2007
    kyra a écrit :

    « délibérément provocateur », exactement marine, jusqu’au choix des mots/thèmes/registres employés. Et encore, parfois ça glisse tout seul, même sans vaseline … oups !

    Je recommande l’usage de gants en latex pour celles/ceux qui aiment disséquer la matière qu’on leur offre en pâture. On ne sait jamais, le 2d degré déclenche parfois des réactions urticariennes géantes difficiles à endiguer. (mais, attention l’allergie au latex existe aussi …)

    ;)

  19. 19
    le Mardi 21 août 2007
    marine a écrit :

    et donc ton prochain article c’est quoi ?

  20. 20
    le Mardi 21 août 2007
    kyra a écrit :

    Je n’en sais rien. Je ne fonctionne pas sur commande. Simple question d’inspiration, d’expiration, et d’envie.

    Sinon, il vaut mieux se taire. Salut.

  21. 21
    le Jeudi 9 août 2007
    kyra a écrit :

    Je bois un coca light à ta santé Stedim ;-)

    … et parce que je ne me prends pas au sérieux et que je critique aussi allègrement le « monde » dans lequel je trempe quelques orteils de temps en temps, au risque de me faire flinguer en bonne et due forme (mais ça je m’en fous), j’ai pondu ça l’autre jour, en ligne sur mon blog2merde myspacien :

    ART is RESISTANCE.

    Tu sais quoi ?

    Tout ce que tu peux lire, écrire, avaler, cracher, vomir, chier sur les artistes ne représente RIEN. Nada. Que dalle. Du vent, en somme. Stérile et insipide. Et tu auras beau t’escrimer et te triturer les méninges pour trouver des formules littéraires les plus alambiquées du monde e-journalistique, ce ne seront que des excroissances scrofuleuses lambda qui ne feront bander que toi, tes appendices érectiles et ton ego hypertrophié. Tes critiques ne seront que des furoncles surnuméraires qui retomberont dans la poussière de l’oubli, une fois torchés, publiés, et archivés dans les mémoires cellulaires et numériques de la matrice_placenta qui t’aura engendré.

    Les webzines pullulent sur la toile. Mais personne ne se démarque vraiment, à part quelques uns dont je tairais les noms pour ne pas déclencher de tsunami pancréatico-biliaire dans ce bocal où nagent allègrement squales, mollards visqueux et tarentules au goût de guimauve. Une soupe primitive indigeste de toute façon. La compétition est rude, la sphère artistique représente une pièce montée des plus alléchantes, pour tout ce qu’elle génère en termes de buzz marketing et commercial, et les webzines sont devenus des articulations essentielles dans la chaine de co-création musicale, l’air de rien. Encore faut-il les lire, et mesurer leur impact sur les masses.

    Toi qui bosses dans/pour un webzine, tu veux promouvoir les artistes ?

    Alors démerde-toi pour que tes actions se concentrent sur un seul objectif : LES FAIRE MONTER SUR SCENE !!! C’est aussi simple que ça. Ne pas perdre de vue l’essentiel, sinon à quoi bon continuer ? On est en train de crouler sous un flot d’informations qui ne sont bien souvent que du resucé, du réchauffé, du copié-collé d’articles déjà pondus dans certains coins de la blogosphère journalistique, au détriment de la qualité, de l’authenticité et de la passion. Cliché, je sais. Je ne parle pas du sempiternel triptyque quasi indispensable pour grapiller quelques grammes de crédibilité auprès du lectorat de fans et des maisons de disque qui s’aventurent parfois sur la toile pour y lire les étincelles ou les étrons calligraphiques, suite aux pressions et autres scuds qu’elles ont lancés pour que leurs poulains soient chroniqués sur tel ou tel zine. De toute façon maintenant, y’a que le buzz qui compte, les statistiques, les paillettes, le culte de l’image, le potentiel érotique de la relation. Le contenu, à savoir la musique, n’est plus qu’un misérable prétexte pour faire parler d’un artiste. Combien de gens cliquent sur les profils d’artistes myspaciens sans prendre le temps d’écouter les sons qui sont sur leur page, et gonflent ainsi de façon artificielle les statistiques de fréquentation ? On mesure la popularité d’un groupe non pas à la qualité de sa musique, mais au nombre de commentaires/clics comptabilisés sur leur page. Super. Mais comme tout le monde est « ami » de tout le monde, il n’y a pas de problème. Hum. De la poudre aux yeux pour les uns, ou dans les narines pour les autres, les différences sont parfois minimes, vu la promiscuité qui s’établit le long des fibres optiques, en s’affranchissant des barrières virtuelles.

    Tu veux professionnaliser ta démarche et proposer quelque chose de concret en t’entourant de partenaires de choix, pour atteindre ton objectif principal ?

    J’ai bien quelques idées, mais je ne les livrerai pas en pâture ici. Trop facile.

    Merde !

    Allez-y sortez les kalachnikov, je suis prête. Une ampoule de sufenta dans la main gauche, une seringue de 10 ml dans la droite, ça devrait suffire … pour les curieux, sufenta = morphine puissance 1000.

    :o )

Réagissez à cet article