Gaspard Proust tapine Salle Gaveau

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C'est le nom qui monte en ce moment. Après s'être attaqué au théâtre du Rond-Point, Gaspard Proust fusille tout ce qui bouge dans la prestigieuse Salle Gaveau.

Image de On le dit méchant, cynique, cruel. On le compare souvent à Guillon, à Desproges. Mais Gaspard Proust, avec sa plume incisive, assassine, est bien plus qu’une pâle copie de ces humoristes et se taille petit à petit un nom parmi les grands.

Son spectacle s’attaque aux religions, à la province, à la bourgeoisie, aux femmes ou encore à l’actualité… Des sujets somme toute classiques et récurrents dans l’univers du one-man-show. L’originalité de Proust vient de son humour bien sûr, noir, sombre et mordant, ainsi que de son texte. En effet, le jeune homme a le sens de la formule: « Les socialistes veulent donner le travail aux plus pauvres. OK, d’accord. Mais vous les avez déjà vus applaudir une délocalisation ? ».

Tout le monde en prend pour son grade durant une heure et demie, surtout le public, « des bourgeois dans leurs loges » aux « pauvres du deuxième étage, là où l’on ne voit rien, forcé de faire face à sa propre misère… ». Gaspard Proust met chacun face à sa condition, ses convictions, et se donne un malin plaisir à tailler et balancer.

Alors oui, on peut le trouver méchant, cynique et cruel, bien sûr, mais le plus important, c’est qu’il soit drôle. Et qu’importe si le spectacle s’essouffle un peu vers la fin et finit sur une touche plutôt grasse et facile, car dans l’ensemble, Gaspard Proust propose un humour satyrique, intellectuel et mordant qu’on appréciera à condition d’avoir un minimum d’auto-dérision.
Du tapin de qualité, en somme.

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Gaspard Proust tapine, du 13 au 17 décembre, 20h30

Salle Gaveau
45-47, rue de La Boétie
75008 Paris
Tel : 01 49 53 05 07
Métro : Miromesnil

A propos de l'auteur

Image de : Martin Jeanjean est né en 1988 à Fontainebleau. Après être passé par le piano et la clarinette, il tombe amoureux de sa guitare, qu'il ne lâchera plus jamais, même après la Fin des Temps. Passionné d'art et de scène, il devient chroniqueur de théâtre pour Discordance, parce-que c'est franchement super cool. Egalement poète, il publie dans les revues "Borborygmes" et "Verso", et compte gratifier cette époque des poèmes qu'elle mérite; ce qui, croyez-le, n'est pas une mince affaire!

2 commentaires

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  1. 1
    le Vendredi 18 novembre 2011
    laruda a écrit :

    Une vraie friandise ce one man show (n’en déplaise à Guy Bedos). A déguster sans complexe avec un bon sens de l’autodérision !

  2. 2
    le Jeudi 24 novembre 2011
    Mélissandre L. a écrit :

    Je n’en ai entendu que du bien, je vais essayer d’aller le voir, et puis Salle Gaveau sublime à peu près tout!

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