Future Islands | La Maroquinerie | 13.02.2014

par |
Dans un peu plus d'un mois, Future Islands sortira Singles, leur quatrième album. Les américains comptaient bien le défendre sur scène, jeudi dernier, pour leur passage à Paris dans une Maroquinerie au complet.

140108-future-islands-new-album-singles

Future Islands démarre son set de manière parfaitement disco, et cela ne s’arrêtera nullement tout au long du concert des Américains. C’est tout à fait dansant, on se prend à sourire de façon fort coupable, à taper du pied et, pour certains, à relativement partir en couilles et balancer son corps par moult circonvolutions ratant avec précision le coche de l’élégance. Ce qui ne manque pas de créer une certaine atmosphère propice à la plus innocente déconnade et, surtout, à s’engager dans d’enfantines bousculades transpirant la joie et la satisfaction d’être là. Un fait plutôt rare dans les concerts parisiens, surtout pour de la pop menée par des synthés. Gageons que cela soit reliée à la performance magnétique de Sam Herring, l’espèce de lion au regard perçant portant le micro.

Le garçon se révèle fort décomplexé sur scène et se tord dans tout les sens, chacun de ses mouvements est empli d’une tension certaine, ses membres dansent, chaque impulsion révèle une émotion, une posture, une inflexion différente, et il rugit, hurle à la Lune, ouvre grands les yeux et s’enfonce dans la foule, renaît, s’anime et devient vivant, mais, fort heureusement, garde toujours par-devers lui l’esprit du disco. Ses compagnons, derrière lui, en souffrent d’ailleurs quelque peu, on pourrait aisément les remplacer par des plots, la différence ne serait pas énorme, mais ceux-ci assurent le boulot comme il le faut. Un concert d’une qualité certaine, où les morceaux des Américains prennent ici toute leur ampleur boule à facettes et, principalement, où la performance de Herring resplendit et hypnotise la foule.

Il y avait Jessica 93 en première partie, choix un brin étrange pour ouvrir mais définitivement recommandable : ce pseudo MSN a sorti l’un des albums les plus chaudement sévères de l’année dernière, Who Cares, et le rendu sur scène pue avec délice le nihilisme et la destruction de barres d’immeubles, le regard froid et les dernières illusions envolées, même si l’esprit du disco, malheureusement, ne se trouve pas exactement en lui. Cet homme parcourt Paris depuis quelques années maintenant, si il joue près de chez vous, n’hésitez pas une seconde.

Crédit photo: Tim Saccenti

Partager !

En savoir +

A propos de l'auteur

Image de : (a + b)² = a² + 2ab + b²

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article