FUMUJ – The robot and the chinese schrimp

par Arno Mothra|
En 2005 sortait Monstrueuse normalité, un très bon premier album, plutôt calme, aux accents dub. Fumuj continue aujourd'hui sur sa lancée sans se soucier des étiquettes qu'on a pu lui coller dessus.

fumujEn effet, The robot and the chinese schrimp, le deuxième album du groupe, ne souffrira d’aucune comparaison d’avec son prédécesseur (sauf peut-être au niveau du titre, qui s’y marrie bien). Entre rythmiques hip-hop, trip-hop, métal californien, mix entre rap de l’époque Beasty Boys et Eminem, ce nouveau disque s’agite sans aucun temps mort, et bénéficie même de ce privilège d’être un véritable pot-pourri musical sans pour autant lasser l’auditeur de cette incroyable diversité de styles.

Alors que Monstrueuse normalité brillait dans le dub-électro, The robot and the chinese schrimp marque l’arrivée dans le trio du MC Miscellaneous en apportant à celui-ci un virage hip-hop à 180 degrés. Fini donc les plages instrumentales et les flux mélancoliques. Place au flow imparable et au groove dancefloor, expérimental et radicalement rafraîchissant. Tous les titres attirent l’attention et invitent à la fête, hormis un « Tic. Toc. Tic. Toc » un peu lourd au milieu du reste, mais qu’importe. On remarquera aussi l’énorme travail opéré sur la qualité du son, qui nous ferait rapidement oublier que Fumuj est un groupe indé, et surtout un groupe français.

Ne vous fiez pas aux apparences, ce nouvel effort de Fumuj n’a rien de comparable avec le rap-métal ricain avec lequel les médias nous ont gavés jusqu’à l’indigestion. Non. Déjà parce que le groupe n’opère ni dans le rap, ni dans le métal. Disons qu’il pioche dans un bon nombre de paniers, mais qu’il le fait bien, ce qui est assez rare pour être suffisamment souligné.

Énormes coups de coeur pour We live in, décharge électrique et mélodieuse qu’on se passerait en boucle jusqu’à rayer totalement le CD, Killers, le morceau d’introduction, Cell et Gimme a cigaret, l’interlude à qui il succède, l’irrésistible Play my fucking shit aux tatouages funky, Full of entertainment, drôle de pâtisserie mélangeant autant du reggae que du trip-hop et du rock, ainsi que le titre fantôme, s’allongeant sans peine sur 6 minutes.

The robot and the chinese schrimp s’avère donc une bien belle découverte pour les novices, et une énorme claque dans la gueule pour les autres.

À conseiller autant aux amateurs de hip-hop bien produit qu’à ceux de rock alternatif. Qui a dit que cette mouvance de fusions diverses était morte en France ?

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En savoir +

FUMUJ, The robot and the chinese schrimp, chez Jarring Effect, Discograph . Sorti le 25 mars 2008

Site officiel: http://fumuj.free.fr/
Myspace: http://www.myspace.com/fumuj

4 commentaires

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  1. 1
    Stedim
    le Samedi 7 juin 2008
    Stedim a écrit :

    Banco ! J’achète. Cette fusion est bonne à mes oreilles. Gracias !

  2. 2
    le Dimanche 8 juin 2008
    Juliette a écrit :

    Et il faut dire qu’en concert, ils gèrent plutôt pas mal!

  3. 3
    le Lundi 9 juin 2008
    porcherie a écrit :

    excellentissime alboume, acheté dès sa sortie… il me tarde de voir ça sur scène

  4. 4
    le Jeudi 3 septembre 2009
    Dimitri a écrit :

    Tu as entièrement raison… J’ai enfin chopé ce cd depuis le temps, et honnêtement je suis resté scotché ! Très bonne fusion, c’est travaillé, les morceaux ne sont pas « passe partout »…

    Je sais pas si ça t’as fait pareil mais le 4e track 17 or 18 I Guess a d’énormes ressemblances avec des passsages d’Ez3kiel…

    Enfin bon peu importe. En un mot : excellent !

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