Forget The Heroes – No pressure

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Cinq ans après un premier album très réussi et trois ans après son successeur, les Forget The Heroes sont de retour avec un tout nouvel EP. Découverte.

FTH No pressure

Nourri de doutes existentiels, No Pressure se présente tout habillé de noir dans une pochette en carton « home made ». Deux disques à l’intérieur : à droite, un CD cinq pistes accompagné d’un lien pour télécharger les morceaux (si tous pouvaient en faire autant…) ; à gauche, un dvd avec les clips des deux premiers titres.

Le premier morceau est surprenant : sur des orgues électriques et des beats électros, les Forget the Heroes investissent le dancefloor comme s’ils reniaient carrément leur premier bébé We don’t Need Guitare. On n’y retrouve pas grand chose hormis la basse et la voix, et heureusement car elle est franchement exceptionnelle. Une voix noire sous une peau blanche, chaude, enveloppante, sensuelle et groovy… inoubliable. La fille naturelle de Joe Jackson et d’ Annie Lennox est donc française. On s’en réjouit !

Cette voix qui nous avait fait frissonner en 2008 nous reprend dès les premiers instants de Down by the hill. Accompagné de son violon karkwanesque et de ses roulements de tambour parfaits, le morceau est très classe, très soul. On y retrouve leur patte et ce style dans lequel ils excellent décidément. Le clip est à l’avenant, de toute beauté, porté par un ballet moderne et des jeux de lumières en noir et blanc qui subliment les corps, lesquels se meuvent comme au ralenti, soulignant magnifiquement le rythme de la musique.

No call no rain est une respiration facétieuse, bourrée de clins d’œil en forme de bidouillages joyeux, à commencer par la voix trafiquée dont le groupe s’amuse visiblement.

My black eye qui lui succède est de la même facture que Down by the hill, très soul donc, avec sa contrebasse et son début planant quasi trip hop, mâtiné de sons plus synthétiques et surtout de cette batterie roulée qu’on ne peut que distinguer.

L’EP s’offre alors un final somptueux avec My little world, depuis son intro de piano à la Fiona Apple jusqu’à une véritable fiesta de percus, avant de laisser la place à un morceau caché, un instrumental qu’on verrait bien en illustration sonore pour le prochain Star Wars, dans un bar techno interstellaire.

Malgré un décollage déstabilisant, on dirait bien que Forget The Heroes n’a pas fini de nous envoyer dans les étoiles.


Forget The Heroes – DOWN BY THE HILL par forgettheheroes

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A propos de l'auteur

Image de : Isatagada a une fâcheuse tendance à en faire trop tout le temps : s’investir pour de nouveaux artistes, photographier, parler, filmer, s’indigner, lire, se faire de nouveaux amis et écrire, écrire, écrire... L'essentiel étant de galoper, pas de manger des fraises. Du coup, elle se couche tard et se lève tôt ; rêve de téléportation et de quelques vies supplémentaires. Et de servir à quelque chose quelque part, en fait. Blog / Flickr

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