Fnac Live | Parvis de l’Hôtel de Ville | 20.07.2013

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Troisième jour sur le Parvis de l'Hôtel de Ville, on reconnait quelques visages déjà croisés auparavant : on ne change pas une équipe qui gagne.

Image de Colours in the Street a été choisi pour ouvrir le bal ce samedi. Un rythme de batterie ouvre le set du jeune groupe de Niort, soutenu rapidement par un gimmick à la Two Door Cinema Club. Sautant d’un titre à l’autre, on a pu entendre Paper Child. Les influences sont nombreuse et un titre nous fait même penser à Talk de Coldplay, dans quelques notes. Mais la comparaison s’arrête là.

Bravo toutefois, parce que l’ouverture d’une telle journée, n’est pas aisée. Lucien, Noé, Alex et Alexis se sont mis le public en poche, l’invitant à participer, ce qu’il fit avec plaisir.

Quand Saint Michel entre en scène, la place toujours baignée de soleil voit arriver son lot de curieux se masser devant sa scène. Sur scène à 5, le duo en studio expose en quelques titres sa particularité, la voix de son chanteur, ses tonalités douces et planantes. Katherine fait partie du spectacle, tout comme I Love Japan, ou Ceci n’est pas une chanson.

Isaac Delusion demeure une surprise, actuellement en préparation de son premier album, et dans la lignée de Saint Michel, il présente au public quelques titres et laisse découvrir une voix semblant venir d’ailleurs. De Purple Sky à Midnight Sun, le parvis s’évade.

La grande scène accueille ensuite Christine and The Queens, déjà venue l’année précédente. Accompagnée par quatre danseurs, elle arpente la scène de long en large et en explore même la profondeur. Elle s’amuse de sa chance, dénonçant le côté « Beyoncé » de sa démarche. Bien entendu, les paillettes sont de sortie, dès le premier titre. Wandering Lovers, Cripple, Narcisus is back, ou The Loving Cup invitent la foule à la suivre alors qu’elle propose un cours de géographie avec Photos souvenirs ou une simple parenthèse grâce à la divine Nuit 17 à 52.

Rokia Traoré opère un virage avec son passage enchanteur. Princesse aux pieds nus, elle occupe la scène rayonnante, à l’image de son set qu’elle mène brillamment. Beautiful Africa nous fait voyager et Tuit tuit  la fait danser, accompagnée par ses choristes. Une fabuleuse immersion en terre lointaine.

Ils étaient tant attendus et on peut l’affirmer rien qu’à entendre l’acclamation à leur entrée en scène. Les Concrete Knives ont brillé au Fnac Live. De leur répertoire on a pu entendre Brand New StartHappy Mondays, Roller Boogie, Africanize, ou encore Greyhound Racing.  Ils ont su se réapproprier Here Comes The Hotstepper, d’Ini Kamoze, ils ont fait vibrer le parvis, s’amusant à se titiller, les uns les autres, le guitariste allant même jusqu’à déposer un baiser sur le crâne du batteur. Morgane s’est même offert un voyage dans le crash avant de plonger dans la foule.

Grâce au Fnac Live on aura au moins appris qu’il ne faut pas faire attendre Paris. La foule s’impatiente, quelques uns s’empressent même de lancer des chants de stades, le fameux riff de Seven Nations Army.

Dans le genre chanteuse charismatique, Lilly Wood and The Prick n’a rien à envier à sa prédécesseure. Crinière de feu, énergie débordante, elle a pris possession de la scène, surplombée d’un rideau portant le nom du groupe, remplaçant celui du fnaclive, comme un drapeau pirate. La soirée est à son apogée, l’enchainement des titres confirme le statut en live du groupe. De Where I Want to be (California) à Into Trouble en passant par Joni Mitchell et sa fin a cappella, ce sont les deux opus du groupe qui y passent. Long Way Back, Middle of the night, Le Mas, Hey it’s ok, My Best ou This is a love song invitent le parvis à chanter. Sur Hopless Kids, on a vu des milliers de mains en l’air frapper en rythme, avant d’être tous amenés à s’asseoir à la demande de Nili sur Down The Drain. 

 Quand les lumières se rallument, indiquant que ce troisième jour de festival est terminé, on se rend enfin compte que la nuit est tombée depuis quelques heures déjà, l’esplanade se vide pour mieux se remplir, demain, pour la dernière fois.

Crédits photo : Mauro Mélis

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A propos de l'auteur

Image de : Live Music & Social Photographer. http://www.mauromelis.fr.

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