Fnac Live | Parvis de l’Hôtel de Ville | 21.07.2013

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En cette dernière soirée de festival caniculaire, les premiers arrivés ont le privilège de se faire "brumiser" par les vigiles.

Sous une chaleur écrasante, Superpoze offre un set court, mais franc. Il attaque d’emblée par des sonorités et des rythmes synthétiques, seul aux consoles. À fond dans sa musique, il lève quelques fois la tête et adresse des sourires sincères à la foule.

Winston McAnuff & Fixi offrent des sonorités idéales avec ce temps. À trois, ils explorent à travers six titres dont Let Him Go, Garden Of Love, ou Wha Dem Say les possibles de la voix de son chanteur, des claviers, de l’accordéon ou du beatbox. On ne peut qu’adhérer.

BABX © Mauro Melis-5

Quand Féfé fend la foule, c’est pour faire bouger le parvis. Il monte sur scène avec Lalala Song, il appelle le public à le soutenir pour les choeurs. De Nous à Cause Toujours, il déploie une sélection des titres de son album Le Charme des Premiers Jours, notamment le titre éponyme. Sur ce titre-ci, il  demande à ce que l’esplanade brandisse un objet quelconque « parce qu’un briquet en plein jour ça le fait pas ». C’est ainsi qu’on verra des tongs, des éventails, des verres, des bouteilles, des tee-shirts… Et mieux qu’un cours de fitness, il aura aussi fait bouger les centaines de personnes massées en plein soleil. Un set participatif, de la bonne humeur et des consignes sympa, et s’il fait chaud ce n’est pas seulement du a la météo.

Arrive Babx, hirsute, qui se met en place une ambiance théâtrale sur Despote paranoïa. Dans la continuité, il enchaine avec Tchador Woman (Manal’s song). On reconnaitra aussi J’attends les E.T. ou l’exquis duo avec Camélia Jordana, montée spécialement sur scène pour l’accompagner sur Je ne t’ai jamais aimé. Une parenthèse fantastique, au moins aussi belle que le public « si beaux qu’on se croirait au Brésil ».

Pendant le changement de plateau, un bourdonnement survient et les plus rapides ont pu voir dans le ciel passer la Patrouille de France, venue saluer le Tour de France non loin de là.

Cali était attendu sur la scène, et le son de son harmonica a résonné bien avant que l’on ait pu le voir. Lente entrée en scène, il l’enflamme, fait monter les photographes à le rejoindre, avant de se jeter dans la foule, avancer en rampant et se redresser jusqu’à être debout, porté par de nombreux fans. Du côté de sa tracklist, nous avons pu redécouvrir en live Elle m’a dit, L’Amour est éternel, Cantona, L’Amour fou, Je m’en vais, C’est quand le bonheur ? … Une énergie débordante, un showman incontestable qui disparaît trop tôt, dont le nom est scandé par le parvis. Bien que le soleil commence à disparaître, la soirée ne semble pas se rafraîchir.

La Suissesse Sophie Hunger s’installe derrière son piano pour ouvrir son concert, elle choisira ensuite d’alterner avec quelques autres à la guitare. The Fallen, LikeLikeLike, My Oh My, Citylights forever ont pris une nouvelle ampleur. Mais le plus émouvant a sûrement été son introduction à la reprise de Noir Désir, Le Vent nous portera (que les cinéphiles ont pu entendre récemment dans Les Beaux Jours). Elle a ainsi souligné « l’honneur de jouer pour vous ce soir, cette chanson ». Humble et aussi pétillante que les petits rideaux de lumières derrière elle. Elle quitte la scène après un dernier morceau en acoustique, seule, et sur ces mots, « Paris est belle ».

HIGELIN © Mauro Melis-12

Jacques Higelin, qu’on ne présente plus, monte sur scène, dans une acclamation. Dernier artiste, dernier concert pour ce dernier jour de concert. Très attendu, il attaque avec Délire d’alarme, qu’il enchaîne avec Seul, puis Paris-New York,New York-Paris, la foule finit les phrases et soutient le rythme. Rendez-vous en gare d’Angoulême s’étend majestueusement, La Joie de vivre intervient évidemment, Champagne s’invite, et s’étend, sans fin, pour le plus grand plaisir. Et, pour couronner le tout, Izia gagne la scène pour un magnifique dernier duo, sur Irradie. Dans ce tourbillon, c’est bien la place qui irradiée se vide ivre de bonheur.

Quatre jours c’est court et ces vingt-huit concerts sur le parvis ont filé à la vitesse de l’éclair. Aujourd’hui chacun a repris ses habitudes, et le parvis, lui aussi, déplore la fin du festival.

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A propos de l'auteur

Image de : Live Music & Social Photographer. http://www.mauromelis.fr.

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