Fnac Live | Parvis de l’Hôtel de Ville | 19.07.2013

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Deuxième soirée dense et riche sur le parvis transformé en site de festival le temps d'un weekend.

MÉLISSA LAVEAUX © Mauro Melis-10

Lisa LeBlanc s’avance en rouge et noir, accompagnée par ses deux musiciens. Drôle et spontanée, elle n’hésite pas à donner de la voix dès le second titre. Elle enchaîne les morceaux de son répertoire avec gouaille, lançant « un titre de circonstance » Y fait chaud. Pétillante, la crinière au vent, débordante d’énergie, elle passe des cowboys (J’pas un cowboy), à la route (Lignes d’hydro), puis sa Chanson d’une rouspéteuse introduit le quotidien pourri (Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde). Ce dernier est chanté façon « thérapie de groupe », comme cette chanteuse de « trash folk » s’amuse à le dire.

Tout droit débarqué d’Argentine, La Yegros donne de la couleur (fluo de préférence) au parvis de l’Hôtel De Ville. Entraînés par les rythmes latins et par la puissance de leur jeu en live, certains se retrouvent à danser, voire chanter sur le refrain de Viene de Mi. Solo emporte le public dans ses percussions. Trocitos de Madera met en avant l’accordéon. En quelques minutes, ils vous emmènent pour un aller-retour en Amérique du Sud sans bouger du sol.

Mélissa Laveaux prend place dans le cadre du festival pour une parenthèse à la fois soul et électrique. Sa voix chaude, soutenue par celles de sa bassiste (Elise Blanchard) et de sa batteuse (Anne Paceo)  enflamme son single Pretty Girls. Ce besoin de crier entre deux chansons, peut prêter à sourire. La scène du Fnac Live devient un exutoire, un terrain de jeu. Sweet Wood a longtemps résonné avec son leitmotiv « you don’t even know my name« . Triggers s’ouvre sur des claquements de doigts auxquels chacun est mis à contribution, quant à Generous Bones, elle donne furieusement envie de se balancer sur ses pieds, mais l’espace dans le public le permet de moins en moins. Malheureusement, Mélissa Laveaux se voit dans l’obligation d’écouter son passage, le temps dont elle disposait étant dépassé.

Raphael Gualazzi, crooneur, charmeur, tombeur de ces dames a envoûté la place sans grande difficulté. Avec un set entraînant et sensuel, il a bondi de l’italien à l’anglais avec élégance. De son passage nous retiendrons Ia sautillante Don’t Call my Name,l’envoûtante Un Mare In Luce, Seventy Days Of Love, ou Madness Of Love, et Reality and fantasy. Jouées à neuf sur scène, les chansons sont fidèles à leur version studio, les choristes accentuent le côté rétro déjà mis en avant. On ne marche pas, on court.

Keziah Jones, et ses musiciens ont su prouver qu’à trois, il était possible de maîtriser un set de trois quarts d’heure. La foule est toujours très dense face à la scène. L’interprète de Rhythm Is Love n’a pas fait exception et a clos son passage sur ce morceau pour le plus grand bonheur de tous : jolie façon de poursuivre la soirée en sa compagnie.

Breakbot démarre son set crescendo. La place est noire de monde, et s’agite sur une boucle de basse, un bon rythme, quelques guitares et un clavier. L’Hôtel de Ville accueille dès lors un dancefloor à ciel ouvert. Les lettres lumineuses au nom de l’artiste trônent dans le fond de la scène de la scène et derrière la bouche-platine, on peut voir des animations psychédéliques. Tous les yeux sont rivés sur la scène, les mains se lèvent. Il est rejoint sur scène par un bassiste, un guitariste et Irfane pour quelques titres. Pas de coupure, pas de pause entre les morceaux. Un bon point, la présence de musiciens sur scène rend le spectacle plus vivant. Bien entendu, nous n’avons pas échappé au très attendu Baby I’m Yours.

Sur ces notes, la soirée se clôt avec le passage d’Agoria, dans la continuité de l’ambiance instaurée précédemment, il sera difficile de faire quitter la place aux danseurs venus exprès.  Qu’ils soient rassurés, le festival n’est pas fini. Nous avons même déjà pris rendez-vous: demain, même lieu même heure.

C’rédits photo : Mauro Mélis

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Image de : Live Music & Social Photographer. http://www.mauromelis.fr.

1 commentaire

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  1. 1
    le Samedi 20 juillet 2013
    Julia a écrit :

    Ah, ces photos de Keziah…

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