Florian Tanty – Empyrean Heaven

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Expatrié à Manchester city depuis plusieurs années, Florian Tanty partage quelques instants de sa singulière existence outre-Manche.

tanty_copieDes tranches de vie que l’on devine mélancoliques – ou bien est-ce parce qu’elles s’adaptent à l’état d’esprit dans lequel on les écoute ?

Entre 55 secondes et 6 minutes, ces 20 petits bijoux sont protégés dans des écrins séparés, mais tous reliés par un aspect figuratif, qui font de cet album un carnet de voyage ou la B.O. d’une vie. Des départs, des trajets, des lieux fétiches, des rituels.

Le seul regret est de ne trouver sur ces notes aucune voix. Certes la nature tient une place très importante dans ces recueillements. Mais à la première écoute, on se dit, quid de l’Homme ? Quid des humains ? On se croirait dans un wasteland post-apocalyptique où seul le musicien aurait survécu, en plus de quelques oiseaux maritimes.

Et puis, au fil des écoutes, on se rend compte que les titres seuls en disent ici plus long que n’importe quels lyrics trouvés sur le tard, forcés par le diktat de la pop song. Après, libre à vous d’imaginer la scène, les scènes, voire tout un scénario.

Un accompagnement à ces guitares sèches aériennes, ces accordéons, ces violons.

Là où In fine a des accents de joli glitch, nous avons droit à un Blues Duo ou une Irish Dance, tandis que les deux Docks, doucement ambients, se répondent à coup de chants d’oiseaux.

On navigue sur une mer de tons, aux ambiances si variées, que si l’on devait étiqueter la musique de Florian, au final, ça serait par « easy listening ». Pas parce qu’elle ne comprend que des ballades un peu légères, loin de là. Mais parce que chacun trouvera un moment, un jour ou l’autre, pour écouter cet album. Que ça soit dans son bain, pour s’endormir ou pour charmer sa dulcinée.

Pour accompagner des pérégrinations nocturnes, ou en plein jour aussi, peu importe. Car s’il y a bien un langage qui est universel, c’est celui de la ballade en solitaire. Alors on avance, dans ses traces de pas, qui résonnent étrangement comme les nôtres.

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A propos de l'auteur

Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

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