Festival This Is Not A Love Song – Jour 2 | Paloma | Nîmes (23.05.2013)

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Hier, nous annonçions des surprises pour ce deuxième soir à This Is Not A Love Song, et c'est avec une grande satisfaction que nous pouvons dès à présent affirmer que c'était exactement le cas. Mais ne perdons pas de temps, commençons immédiatement le retour sur cette soirée.

A notre arrivée, Merchandise venait d’ouvrir la soirée dans le club. On se retrouve devant un groupe musicalement proche de New Order et The Cure avec un chanteur qui fait penser à Morrissey au début des Smiths. Sur le papier, ça avait l’air intéressant, mais nous n’avons pas été emballés, la surprise était ailleurs.

Et la première fut The Intelligence où c’était tout autre chose que le groupe précédent. Enchainant les morceaux tubesques et chaloupés à un rythme effréné, on réactive nos muscles, ligaments et articulations et on danse gentiment sur leur garage rock roboratif.
Un vrai plaisir!

Melody's Echo Chamber

Vient le tour de notre plus grosse attente de la soirée avec Melody’s Echo Chamber dont nous avions dévoré l’album l’année dernière. Et d’entrée, c’est la formidable I Follow You qui nous invite dans son petit monde psychédélique beau et fragile. On y entend du Broadcast, du Stereolab et bien entendu musicalement du Tame Impala en bien plus onirique. Rien n’y fait, on se laisse totalement emporter pendant 45 minutes. Sous le charme, mais bien trop court, Melody s’en va, on est déjà en manque, on veux un Bisou Magique pour nous aider à revenir à la réalité…

C’est décidé, mardi on retourne la voir à Marseille!

Un fois redescendu, un peu étourdi, on se déplace doucement pour aller voir Valencia Motel, un groupe pop nîmois que nous avions déjà croisé furtivement lors de l’inauguration de la Paloma en septembre dernier. Malheureusement pour eux, le groupe ne nous a fait ressentir aucune étincelle.

JC Satan

JC Satan par contre, ce n’était pas des étincelles mais tout le feu des enfers qu’ils nous ont envoyé pour prendre possession de nos corps. On s’attendait à un groupe garage fort sympatique après avoir entendu leur album. Et bien, autant dire que l’on a été servi bien grassement. Noisy, bluesy, punk, intense et fou, on admire ce déluge sonore diablement efficace et on ne peut que cautionner les quelques spectateurs ayant fait le déplacement exprès pour eux tellement ça en valait le coup.

Après ça, voir Nick Waterhouse c’est un peu le risque de faire une hydrocution et pourtant son Rhythm n’ Blues vintage teinté de soul et de jazz a su nous captiver immédiatement. On a pas pu s’empêcher de swinguer au plus vite et le public aussi.

Guards

Retour une nouvelle fois dans le club, décidément bien rock ce soir, où les new yorkais de Guards sont prêts à nous faire écouter leur premier album fraichement sorti. D’ailleurs, ce qui est plutôt marrant c’est de se rendre compte devant le stand de marchandising que l’on a déjà écouté récemment cet album et qu’ils ne sont finalement pas de parfait inconnu. Du coup, vous imaginez bien que nous en avions pas un grand souvenir mais heureusement le live bien plus rock (et encore c’est un euphémisme) nous a lavé de cet affront.

Guards en live, c’est déflagration sur déflagration, on embarque directement dans un vaisseau spatial sous forme de guitare parti en hyperespace propulsé par les riffs et les quelques nappes synthétiques. Quand on les quitte sur une reprise de Neil Young, c’est presque un sacrilège tellement c’était bon mais BRNS va commencer d’une minute à l’autre.

BRNS

Ne les ayant pas vu à Marsatac l’année dernière, nous sommes allés voir BRNS d’une oreille attentive … jusqu’au moment où l’appel du bar fut trop forte. L’énergie n’y était pas, leur musique est trop contemplative, on ne voit pas trop où ils veulent aller. Bref, ils nous ont perdu.

Dernier tour au club de la soirée avec King Tuff qui a su nous régaler avec son rock garage pur et rétro que l’on aurait dit sorti du fin fond des Etats-Unis. Niveau look, ça ne paye pas de mine, cheveux filasses recouverts d’une casquette, veste de jean recouverte de patchworks, badges en tout genre et le bassiste … presque sorti d’un porno gay des années 80′s avec une moustache de rigueur (bonus). Blague à part, King Tuff c’était propre et il taquinait bien la guitare pour notre plus grand plaisir.

King Tuff

Et pour finir, le brésilien Amon Tobin prend possession de la grande salle pour cloturer cette 2ème soirée de TINALS. Exit les albums comme « Supermodified », « Foley Room » et consorts au style assez ambiant, ce soir c’est un DJ Set façon Two Fingers, c’est à dire gros son avec du dubstep, Drum&bass, Trap et même quelques réminiscences de trance/psy pour aggrémenter le tout. Autant dire que l’on n’était pas dans la finesse et l’incroyable son de la salle était là pour nous le rapeller. A tel point qu’avec la fatigue, on s’est presque senti obligé de reculer sous les décharges de beats de très bon goût. Pour couronner le tout, le light show était parfait pour finir comme il faut jusqu’à 3h du mat.

On aurait apprécié l’avoir le même soir que TNGHT qui justement passe ce soir et assurerons notre dose de beat quotidienne. Dans tous les cas, ce vendredi soir, avec Dinosaur Jr. et les testotéroinés Black Strobe, on ne devrait pas s’endormir de sitôtOn place aussi beaucoup d’espoir en VETO pour nourrir notre curiosité, parce qu’après tout, un festival ça sert à ça!

Crédits photos : Cédric Oberlin

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: Passionné de musiques électroniques et synthétiques, il est toujours en quête perpétuelle de sons et de vagues de boucles synthétiques qui l'accompagnera de longues heures. Grand rêveur originaire des Bouches du Rhône (13) voguant à présent dans les îles de France, il cherche à partager ses coups de coeur par tous les moyens possibles.

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