Festival Marsatac – Jour 2 : L’explosion des sens

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Pour son deuxième soir, le Festival Marsatac passe dans sa configuration maximale : quatre scènes ouvertes au public, des pointures dans leur genre à n'en plus finir pour un site littéralement pris d'assaut. Jusqu'à 4h du matin, 9 000 personnes sont parées pour faire la fête à la Friche de la Belle de Mai. Un vendredi "sold out" qui laisse entrevoir une 13e édition de tous les records.

Marseille tient là son rendez-vous incontournable de l’année. Si ce constat était déjà une évidence depuis plusieurs éditions, le succès rencontré pour cette 13e peut donner des ailes aux organisateurs. Depuis son départ des Docks des Suds en 2010, Marsatac a pu gagner en capacité grâce au cadre idyllique de la Friche mais il peut aussi espérer voir plus loin. En tout cas, il s’en donne les moyens même si les sites adéquats à Marseille pour accueillir un tel évènement sont très difficiles à trouver. Le nombre de personnes devant les grilles à chercher des places à vendre ne font que confirmer l’ampleur que Marsatac est en train de prendre.

Stupeflip : Le Crou ne mourra jamais

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Il faut dire que pour le tout premier groupe lançant ce vendredi soir, les organisateurs ont frappé fort : le Crou Stupeflip est armé pour lancer la charge dans la grande scène de La Cartonnerie. Le public a vraiment attendu le dernier moment pour arriver, mais il a, en masse, répondu à l’appel. Le décor est en place, étendards tendus et mise en scène carrée, pour être plongé intégralement dans l’univers du Stup. Les huées finissent par déferler contre un groupe qui tarde à débuter. Puis ils apparurent. Enfin. Capuches sur la tête, une ouverture sectaire à en faire pâlir plus d’un, pour finalement lancer le set en douceur avec Les Monstres. Le Crou ordonne que le Stup Luminum soit allumé puis il alterne et multiplie les costumes : un début de set à l’ancienne puisque Mon style en Crrr matraque un hip-hop saturé alterné par Cadillac et King Ju. Le premier morceau de leur nouvel opus « The Hypnoflip Invasion » (2011) joué est Hater’s Killah. Musicalement presque méconnaissable, la version 2.0 du track a de quoi raviver quelques similitudes : si les guitares sales étaient quasi-absentes du dernier album, elles sont nettement mises en avant, voire même ajoutées, à leur guise.

Si Stupeflip n’a rien perdu de sa capacité à hypnotiser les foules, le public a eu droit aux traditionnelles ritournelles de décapitation d’ours en peluche, de séquences spirituelles à vénérer la religion du Stup tout en dégageant une certaine maîtrise de changer de registres quand bon lui semble. Cette séquence passée, impossible de ne pas balancer un de leurs tout premiers brûlots : Stupeflip, à coups de buttoirs et ses fracassants « Stupeflip, Stupeflip, qu’est-ce que c’est qu’ce truc ? Ça te prend par la croupe et te retourne comme une crêpe ! [...] Stupeflip tape comme un type devenu aigri ! » a provoqué la débauche dans la fosse. L’invasion du Crou est totale : entre le très réussi Le Spleen des Petits qui calme les esprits, le fameux quart d’heure consacré à l’intru du groupe, Pop Hip (alias King Ju) ne tarde pas à embrayer le pas. La pop sucrée qui frôle les années 80 avec le fameux Gaëlle transforme la fosse en véritable dance floor. Pop Hip enchaîne avec l’inévitable Je fume pu d’shit, très roots, très jumpant en mode « digital » est, il faut bien le reconnaître, assez énorme dans cette nouvelle version.

Dans un élan non contrôlé, la colère accumulée jusqu’à présent se répandit dans la Friche. Peut-être même au delà. Stupeflip, vite !!! provoqua une immense déflagration à coup de beats dévastateurs. Un raz de marée sonore, une intensité libérée qui marqua les esprits. Et que dire de l’enchainement opéré : A Bas La Hiérarchie et ses riffs sales ne fit que prolonger la dépense de chacun. « Allez, battez-vous ! » hurlait King Ju. Pris de court, quasiment pas le temps de se rendre compte de ce qui se passait réellement, que le Crou disparu. Il a disparu comme il était venu : sous les huées du public. Mais d’un public comblé.

Le hip-hop à l’honneur dans toutes ses déclinaisons

Après un tel assaut, il est nécessaire de reprendre un peu des forces. Afin de récupérer, la navigation entre les différentes salles est préconisée. De 22h à 1h, la programmation est essentiellement tournée vers le hip-hop et ses déclinaisons. Dans la foulée de Stupeflip, le rendez vous est pris à la Seita pour Under Kontrol. Ces quatre gus n’ont pas besoin d’un grand matériel puisqu’ils sont beatboxers. S’ils ont été couronnés champion du monde de beatbox par équipe en 2009, le quatuor français n’a cependant pas hypnotisé entièrement son public. Si le concept est aujourd’hui de plus en plus apprécié, un show de 1h parait toutefois un peu longuet.

De l’autre côté, le monstre sacré de la soirée se prépare. Xzibit, le rappeur US de la West Coast n’a pas fini de faire déjouer le public. Le flow brutal et épais de l’américain a martelé La Cartonnerie qui est pleine à craquer, il faut dire que les pointures se succèdent dans cette salle. Certes un peu dans le déclin depuis son apogée « Restless » en 2000, Xzibit fait partie des shows incontournables pour les amateurs du genre. Sa pâte a progressivement imprégné Marsatac puisqu’on peut apprécier le fait que le rappeur se joigne aux côtés des fans à la boutique du merchandising ainsi qu’avec les 4 Dj’s de la Fine Équipe sur la scène Esplanade de minuit à 3h.

Au rayon des découvertes, impossible de ne pas citer le rappeur français Psykick Lyrikah. Dès les premières notes, ce groupe rennais nous rappelle La Canaille. Arm au micro, Olivier Mellano à la guitare électrique puis Mr Robert le Magnifique aux platines et à la basse (en alternance). Un flow hip-hop pour un fond rock voire même noise ou electronica en fonction des humeurs de Robert Le Magnifique. Les textes du MC Arm sont noirs, c’est aussi de là qu’il tire sa force, et personnels. Dans la petite scène de la Seita, les riffs saturés ont sévi sur Les Grandes Mesures ou sur des morceaux plus intimistes. Dans les Temps te fait comprendre que tu ne peux compter que sur toi-même où il n’hésitera pas d’ailleurs à hausser le ton sur Quelle Langue. Une bien belle séquence en la compagnie de Psykick Lyrikah.

Histoire de repousser encore les frontières du hip-hop, Marsatac avait aussi l’occasion d’accueillir pour son deuxième soir l’apprenti sorcier Theophilus London à la Scène de la Cartonnerie. Un seul album au compteur pour le New-Yorkais « Timez Are Weird These Days » (2011) et un public déjà conquis par l’éclectisme du groupe. Un chanteur hip-hop entouré d’un groupe qui va permettre de décliner les tendances musicales autour du MC. Pop, rock, new wave, soul ou encore jazz, Theophilus London n’hésite pas à incorporer moult ingrédients à sa recette magique. Acclamé par la critique internationale, c’est un public nombreux et très réactif qui a accompagné Theophilus le long de ce voyage.

Chinese Man prend les commandes

1h approche et le show particulièrement attendu des Chinese Man bonde définitivement la salle de La Cartonnerie. C’est une foule massive et compacte qui est entassée contre les barrières pour ovationner les enfants du pays. Retour à la maison pour les Chinese Man qui évoluent surtout dans son jardin. Forts de la tournée de leur dernier opus « Racing With The Sun » (2011), le groupe a pourtant pris tout le monde à contre pied. Chinese Man va faire couler beaucoup d’encre entre les déçus et les heureux. Évoluant à domicile, les marseillais ont choisi de propulser leur grand pote MC au chant, flirtant entre hip-hop et ragga. La compo passant subitement de quatre à cinq membres, cette configuration avait de quoi déstabiliser les plus sectaires. Remarque notable : la Setlist a été un peu moins longue qu’en mode concert même si la durée était similaire (1h30). Les morceaux, à l’usure, ont été inlassablement remixés et rallongés. Si les incontournables ont été joués (Washington Square, Skank in The Air, Miss Chang, Jump’in in Havana, I’ve Got That Thune, Get Up), le set n’a pas hésité à tanguer vers les sonorités indiennes développées par le groupe (One Past, If You Please) ou celle plus festive tel que Artichaut. La conséquence logique de cette orientation musicale a notamment permis d’injecter de gros beats, des séquences plus roots ou groovy avec le flow hip-hop du Mc. S’essayant même sur des scratchs ou des passages drum’n'bass, Chinese Man a surpris. Plus ou moins positivement selon les goûts des uns et des autres. Ceux qui attendaient de pied ferme les Chinese en quête de leur premier concert ont pu être déçus s’attendant alors à un show plus linéaire, ou de surcroit les habitués auront apprécié cette version plus digitale du groupe. Là-dessus, à chacun son avis.

X Makeena : la der des der

2 h 30 pointe son nez et les Rennais d’X Makeena font à Marsatac leur avant-dernière date… de leur histoire. Ayant annoncé leur fin d’aventure en début d’année, voilà que la salle du Cabaret Aléatoire est copieusement remplie pour accueillir comme il se doit les Bretons. Du gros son en ligne de mire, cette clôture de vendredi soir s’annonce des plus bouillantes. Dubstep, drum’n'bass et hip-hop vont faire frémir la Friche pendant que Brodinski de l’autre côté est tout aussi énervé.

L’homme, les machines, la soumission. L’interdépendance de l’un sur l’autre n’a jamais cessé même et X Makeena sait toujours autant la mettre en scène. Entre les spots, les cages et autres caisses roulantes, les X Makeena n’ont pas lésiné sur le décor. Costumes et masques complètent ce panel quasi complet. Si l’on pouvait craindre une qualité moindre dans la salle du Cabaret, la puissance est le maître mot de la soirée. Plus qu’un show, X Makeena a fait trembler les murs. Impossible de s’arrêter, les Bretons ont finalement usé leurs machines jusqu’à la fermeture du site, 4h. Violence, puissance, voire même démence vue l’emprise de la musique sur le public. L’alchimie de leurs trois albums réunie, cette seconde soirée ne pouvait pas mieux finir.

En savoir +

Deuxième soir du Festival Marsatac 2011, vendredi 30 septembre, Friche de la Belle de Mai, Marseille, 21h-4h.

Site Officiel : http://www.marsatac.com

Crédits photos : Olivier Audouy

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: Etre thésard et mélomane, c'est possible. Enfin du moins pour l'instant ! Véritable électron libre dans le Sud de la France navigant entre Montpellier, Nîmes, Avignon et Marseille, je conserve cette passion à partager mes coups de cœur, mes trouvailles... et aussi mes coups de gueule. Pour ceux qui auraient envie d'en savoir un peu plus, vous pouvez toujours jeter un œil à mon site perso, Le Musicodrome (www.lemusicodrome.com).

6 commentaires

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  1. 1
    Cédric
    le Dimanche 2 octobre 2011
    KristHelheim a écrit :

    Même si on n’est pas un grand fan de Hip-Hop à la base, avec une programmation aussi diversifiée que celle de ce vendredi, on finit par trouver son bonheur.

    Une réussite cette 13ème édition de Marsatac.

  2. 2
    le Lundi 3 octobre 2011
    Xavier a écrit :

    Dimitri, visiblement nous n’étions pas au même festival :

    Le son franchement pourri (unanimité !), des salles tellement petites qu’elles étaient impénétrables, entrées et consos hors de prix, absence totale de décoration, pas de nourriture diététique (bio j’en parle même pas), des gobelets jetables (en 2011, quelle honte !), de la poussière partout et des marques commerciales mondiales omniprésentes.

    Ami journaliste :
    ——————-
    1 – sort de l’espace VIP la prochaine fois !

    2 – fait les files d’attente, paye ta place à 32 euros et tes boissons à 4 euros (X 4 ou X 5 ou plus car pas de robinets d’eau pour le public…)

    3 – marche dans la poussière cimentée par les restes de bière des centaines de gobelets au sol.

    500 000 euros de subventions bien mal utilisées, 25 euros par personne (base réelle de 20 000 personnes sur 3 soirées)…

    + 500 000 euros de chiffre d’affaires…

    Et une armée de bénévoles/esclaves (au black donc !).

    Par contre les Aires Libres tout le contraire, du pur bonheur enfin (!) le dimanche …

    C’est la différence entre des acteurs de terrain expérimentés depuis plus de 20 ans (free, rave) et un trio de bureaucrates, anciens fonctionnaires territoriaux qui ont gardé les branchement vers les subventions.
    Et qui squattent les musiques actuelles après s’être fait jeté du milieu RAP et HIP HOP, en 2001 après leurs 3 premières éditions…

  3. 3
    Dimitri L
    le Lundi 3 octobre 2011
    Dimitri a écrit :

    Xavier, tu me déçois.

    On est là pour parler déco ou musique ?

    Sinon, quelques points essentiels :

    1 – J’ai fait l’intégralité du festival de l’ouverture à la fermeture en FOSSE, et c’est l’endroit qui, pour moi, un concert se vit. Alors garde tes réflexions sans savoir.

    2 – Tu te fais une drôle image du journaliste. Tu crois qu’être accrédité te donne des coupes des champagnes ? Vis un peu dans ton temps mon ami, on paye nos consommations et nos repas comme tout le monde et dans les même stands que les festivaliers (ce qui est tout à fait normal d’ailleurs).

    3 – Penses-tu que l’on m’a déplié un tapis rouge pour traverser la Friche et accéder aux scènes ? Pour avoir fait beaucoup de festivals je ne l’ai pas trouvé si sale que ça. Bien sûr, et j’ai été choqué par ça en arrivant, de ne pas voir de verres consignés est d’une incohérence totale vu l’ampleur du festival. Par contre tu as oublié le nombre de poubelle sur le site (tout déchet ET tri sélectif) ainsi que les bénévoles avec leurs pinces à déchets.

    Le chiffre d’affaire ? Tu rigoles ? Renseigne toi avant de dire n’importe quoi !

    Armée d’esclaves ? Mais comment tu crois que les festivals existent encore aujourd’hui ? Heureusement qu’il y a encore des gens qui s’investissent dans ce type d’évènement et de manière bénévole en 2011 ! Heureusement que des gens arrivent à sauver la culture aujourd’hui.

    Salles trop petites ? Tu connais Marseille, tu sais la complexité de trouver un lieu adéquate pour organiser un tel évènement. Les organisateurs sont conscients que pour viser plus haut, ils ne peuvent pas, à terme, rester à la Friche. De là à « cracher » sur le site, il y a toutefois un pas. Les anciennes friches collent à merveille avec ce type de festival urbain, le cadre est parfait.

    La salle du Cabaret Aléatoire a une acoustique qui laisse à désirer, ça a déjà été mentionné sur le concert de The Do. Tu as la chance de pouvoir avoir 3 scènes couvertes (s’il pleut par exemple). S’il avait plu, tu aurais dis quoi hein ? La Cartonnerie a une capacité de 4 000 places, pour l’instant ça suffit.

    L’accessibilité est aussi un problème relatif aux endroits fermés et non en plein air, surtout lorsque ce n’est pas sa vocation première (excepté le Cabaret Aléatoire). En festival ou en concert, tu as du monde, des salles pleines, etc. J’ai l’impression que même lorsqu’un festival est victime de son succès il y a toujours des mécontents.

    Tant pis.

  4. 4
    le Mardi 4 octobre 2011
    Xavier a écrit :

    Merci pour tes réponses, je comprends mieux comment tu as pu être partout à la fois.

    Quand je parle déco cela inclus le confort du festivalier et le cadre était globalement très triste, limite salubre, en noir & blanc…

    Quant au chiffre d’affaires : 24 000 personnes qui laisse 30 euros (pas de robinets, obligé de consommer pour s’hydrater) cela fait 720 000 euros (sans les goodies, les grasses subventions et les partenariats privés avec des trusts internationaux (Intel, Kro, Coca, Alfa Romeo !!!).
    Et encore 30 euros par personne en moyenne je suis au strict minimum.

    C’est en ce sens que je dis que les bénévoles devraient être rémunérés ou au moins défrayés pour leurs frais déplacements, nettoyage, téléphone…
    Il faut partager cette immense recette de plus d’un MILLION d’euros !

    Sinon nous sommes tous d’accord (organisateurs compris) qu’il faut à Marseille, un véritable espace de festival pour accueillir CORRECTEMENT 20 ou 40 milles festivaliers…

    Ce qui a sauvé les 3 soirées c’est l’énergie des artistes !

  5. 5
    Dimitri L
    le Mercredi 5 octobre 2011
    Dimitri a écrit :

    « être partout à la fois » dans un tel festival, c’est impossible, il faudrait pouvoir se dédoubler. Cependant n’ayant pas ces pouvoirs, il ne faut pas oublier qu’un papier est un travail d’équipe où mon photographe et moi, nous nous partageons les concerts.

    Par contre, plusieurs remarques par rapport à l’eau. L’eau était effectivement payante, mais il est utile de noter que dans de nombreux festivals c’est le cas ! Je dis bien en « festival », car en concert elle est majoritairement gratuite. Par exemple à Rock en Seine, la quantité de robinets dans le Parc était très appréciable alors qu’au petit Festival des Agglos de Port de Bouc (pour prendre un exemple proche de Marseille) l’eau était payante. Par contre, ayant fait le tour des stands, la Croix Rouge (située aux entrées de La Cartonnerie) avait mis à disposition du public des citernes d’eau où les festivaliers pouvaient se servir…gratuitement.

    Ola ! Ne mélange pas tout… Fais gaffe, chiffre d’affaire et recette ne veulent pas dire la même chose ! Je me répète, Marsatac n’a pas fait 1 million d’euros de recette !
    Grossièrement, le chiffre d’affaire concerne l’ensemble des ventes réalisées (entrées, goodies, pub, consos, ect) alors que la recette est la somme d’argent perçue (donc seulement une partie du CA, l’argent ne fait pas que rentrer dans les caisses, il en sort). Comment tu crois que les artistes sont rémunérés ? Une grosse partie du CA part dans le cachet des artistes. A titre d’exemple, il faut X entrées pour rentrer dans ses frais ! Idem pour la location de matériel, des lieux, assurance, etc !

    Concernant le lieu, cela fait des années que cette problématique est travaillée par les organisateurs et la mairie, les organisateurs lors de leur conférence de presse ont promis une grosse 15e édition qui se déroulerait…ailleurs.

  6. 6
    le Lundi 9 janvier 2012
    elody a écrit :

    Bonjour. Sur le lien vous pouvez trouver une nouvelle interview de Tabas, l’illustrateur de l’événement Marsatac http://a-graphic-life.blogspot.com/2011/12/tabas-cedric-malo-alias-tabas.html

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