Festival du Nouveau Cinéma : Eden éphémère à Montréal

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Dans le peu de salles obscures que compte la ville nord-américaine de Montréal, il est généralement vain, pendant l’année, de compter sur les distributeurs pour acheter des films autres que ceux qui rapporteront de l’argent.

C’est la loi du marché. Dès lors, ce mode de distribution galvanise la frustration des cinéphiles. Mais du 13 au 24 octobre, le Festival du Nouveau Cinéma accorde à Montréal bien plus qu’une trêve, il offre un véritable Eden éphémère aux amoureux du 7e art. Faisons le tri de quelques bobines.
FNC. 39e. Ça tourne… Moteur… Action !

Image de FNC_2010_Montreal

Au détour d’un roman japonais, un personnage proclamait ceci : « Je ne dis pas que je n’ai pas confiance dans la littérature contemporaine. Mais je ne veux pas gaspiller un temps précieux en lisant des œuvres qui n’ont pas reçu le baptême du temps. La vie est courte. » (La ballade de l’impossible, Haruki Murakami).

Il est indéniable que cela est transposable au cinéma contemporain. Mais notre tragédie est de ne pas avoir le luxe de laisser le temps éprouver les œuvres. Ainsi, jamais un festival n’aura aussi bien porté son nom. De l’actuel, du nouveau et pour tous les goûts.

Soyons lucides, la plupart des films auxquels ont assisté les festivaliers ne seront pas achetés et donc pas distribués au Canada. Parce que ça ne fera pas vendre de pop-corn. Qu’il ne faudra pas de lunettes pour voir le film, et donc pas de surplus à payer. En somme, l’argent tue le 7e art. Le vrai. Pas celui qui fait genre « on fait de l’art ! ». Alors, même si la majorité de la programmation passera difficilement l’épreuve du temps, bénis soient ces festivals qui font vivre l’art de cinéastes parfois en marge car à l’heure où le cinéma se définit davantage comme une industrie plutôt que comme un art, certains films tentent de (sur)vivre entre 3D et films de vampires pré-pubères.

Scanner cérébral avant le montage

Un festival c’est beaucoup, beaucoup de films. Ça demande une endurance et une organisation psychologique importante, sinon on finit au bout de 10 jours en se disant qu’on a vu un film avec Javier Bardem dans le rôle d’un hippopotame blanc ayant des expériences homosexuelles à Gennevilliers après avoir empoisonné des élèves japonais au VIH alors que dans des vies antérieures il a été une danseuse du New Burlesque accro aux discussions en ligne suicidaires avec des moines, une grand-mère philippine pourchassée par des monstres extraterrestres ou encore un illusionniste yakuza expérimentant la vie après la mort sous acide avant le jour de l’apocalypse, le tout en plan-séquence avec des dialogues qui ne veulent rien dire. Bref, un entraînement est donc préconisé afin de ne pas sombrer dans un maelström cinématographique. Une sorte de montage s’impose.

Jetons un coup d’œil aux rushes…

On aime un peu
Chatroom (Hideo Nakata)
On discerne sans peine les grosses ficelles de l’intrigue au milieu des stéréotypes les plus écurés. Pourtant, il ne pourrait être qualifié de mauvais film, se montrant même ingénieux dans sa manière de tourner cet univers en ligne. Un thriller de série B sans prétention, sitôt vu, sitôt oublié. On notera la confirmation du talent d’Aaron Johnson, le héros de Kick-Ass et le John Lennon de Nowhere Boy.
http://www.youtube.com/watch?v=0o2Lqylpz80

Submarino (Thomas Vinterberg)
Le destin de deux frères, pas épargnés par la vie, tentant de garder la tête hors de l’eau, en vain : le réalisateur de Festen nous fait explorer avec brutalité les abîmes d’existences brisées en divisant son film en deux parties, un frère après l’autre. Dès lors, l’œuvre en devient légèrement inégale tant on n’éprouve aucune compassion pour le second frère, veuf, père et drogué, nuisant au final à la densité dramatique du film dans son ensemble.
http://www.youtube.com/watch?v=ErZL2MhuaOk

Colorful (Keiichi Hara)
Loin des sommets de Miyazaki ou du regretté Satoshi Kon, Colorful est un film d’animation japonais passant à côté de son propos, mais pas à côté de la facilité. Malgré une ouverture entre poésie et philosophie pas loin des Thanatonautes de Werber, le film sombre très vite dans le simplisme le plus total. Les bonnes intentions se perdent dans les clichés empreints de mièvrerie pour illustrer le mal-être de la jeunesse nippone. Bancal.

Tamara Drewe (Stephen Frears)
Inutile d’affirmer que le charme du film émane de son interprète principale Gemma Aterton. Cette adaptation d’un graphic novel par Stephen Frears se révèle une romance aux allures de comédie shakespearienne. On rit. On est agacé. Des rôles clichés, des interprétations sur pilote automatique. Sympathique, mais dispensable.
http://www.youtube.com/watch?v=H0_p4cwPUyY

Moomins and the Comet Chase 3D (Maria Lindberg)
On apprécie beaucoup la chanson de Björk. Le reste est un film pour enfant à la 3D médiocre et à la naïveté exaspérante. Il faudrait être très très petit pour apprécier l’ensemble, car même l’âme d’enfant la plus endurcie ressentirait quelques difficultés. Reste la nostalgie de notre enfance.
http://www.youtube.com/watch?v=uBSq15VC5nc

Enter the Void (Gaspar Noé)
Le générique, incroyable, est une promesse au spectateur, une promesse que le film ne tient pas. Les longueurs et les répétitions tuent tout ce qui peut faire la force du film. Techniquement impeccable, Enter the Void est une expérience de haut vol. Gaspar Noé sait utiliser sa caméra, mais à vouloir trop en faire, le cinéaste gâche tout. Il aurait pourtant pu signer un des meilleurs films de l’année. Mais on se rend vite compte qu’il n’a rien à dire ou qu’il le dit mal. On regarde notre montre. Quoi ??? Sérieusement encore 50 minutes de film ???!!! Pitié ! (La chronique complète sur Discordance)
http://www.youtube.com/watch?v=lI89ovR36r0

L’Illusionniste (Sylvain Chomet)
Loin d’avoir l’aura des Triplettes de Belleville, L’Illusionniste est un humble hommage à Tati, à cette période désenchantée de la fin des années 50 et au music-hall, indirectement assassinée par la montée du rock. De nos jours, ce n’est pas le rock, mais la 3D qui pousse vers la sortie un monde de l’animation qu’on sent condamné à disparaître. Cette œuvre, sans dialogue, adapté d’un scénario inédit de Jacques Tati, respire la mélancolie et la poésie, mais manque incroyablement de rythme et d’originalité, et donc des forces du précédent film de Chomet.
http://www.youtube.com/watch?v=h7JDbe8DmoY

La Belle endormie (Catherine Breillat)
Il est si aisé de détester cette nouvelle adaptation d’un conte de Perrault par Catherine Breillat. Ce film ne manque pourtant ni de poésie, ni de cette féerie digne héritière de Méliès. La réalisatrice trouve prétexte à explorer le passage de l’innocence et de l’enfance à l’adolescence en s’appuyant sur les songes de cette femme en devenir. La Belle endormie est loin de toute dimension sulfureuse qui a fait la réputation de Breillat mais hélas aucunement habité par ses interprètes, volontairement théâtraux. La naissance de cette femme ne vaut finalement que pour son esthétisme onirique.

Biutiful (Alejandro González Iñárritu)
La déception du festival. Le film repose essentiellement sur la performance de Javier Bardem, impeccable. Pour le reste, Iñárritu a voulu sortir de son cycle multi-destins pour se concentrer sur une seule âme perdue et condamnée. Mais voilà, on a le sentiment d’assister à un de ses segments étiré sur 140 minutes. Par conséquent, cette exploration du niveau inférieur de la misère se révèle extrêmement pauvre et ressassée : juste une nouvelle brique à la filmographie du cinéaste sur la condition humaine au fond de l’abîme. Mention particulière à la magnifique ouverture du film, entre onirisme et poésie.
http://www.youtube.com/watch?v=46j7e4Xvcr8


On aime beaucoup

Monsters (Gareth Edwards)
Monsters n’est pas ce qu’on attend de lui et c’est ce qui fait sa force. Cet anti-District 9 se concentre intelligemment sur la relation entre deux individus, tissant leurs liens au milieu d’un monde hostile. Edwards munit son film d’une certaine poésie tout en restant en phase avec son sujet et son cadre SF. La séquence finale vaut quant à elle le détour. On a du mal à se dire que l’équipe technique n’était composée uniquement de trois personnes et que le budget avoisinait seulement les 15 000 $. Respect.
http://www.youtube.com/watch?v=BUFle4PJ6sE

Petit Tailleur (Louis Garrel)
Le seul court-métrage que nous nous serons permis. La Nouvelle Vague vit encore. Louis Garrel le montre parfois très bien, parfois maladroitement, dans sa romance en noir et blanc, pleine d’une belle sincérité. Tout est dit ici .
http://www.youtube.com/watch?v=jbd1k2lTiIM

Des Hommes et des Dieux (Xavier Beauvois)
Une des grandes attentes du festival. Loin d’être le chef-d’œuvre promis par certains médias, le film n’en dégage pas moins une humanité rare. Des scènes fortes entre quelques scènes vides. Loin des œuvres de Dreyer ou de Bergman, le tourment d’une foi vacillante ne décolle jamais dans nos cœurs, mais Beauvois parvient brillamment à nous montrer les hommes derrière les moines, et c’est bien là la force et l’intérêt de ce film. Et alors que la réplique « Je suis un homme libre, je n’ai pas peur de la mort » résonne encore dans notre esprit, nous réalisons que face à la mort, nous ne sommes que des hommes, dévoués à Dieu ou non. Et que la liberté n’est pas si aisée à atteindre.
http://www.youtube.com/watch?v=B8WBJ3X4dhE

Lola (Brillante Mendoza)
Une des perles du FNC nous est venue des Philippines. Avec une scène d’ouverture qui n’est pas sans rappeler la célèbre séquence finale du Nostalghia de Tarkovski, Lola nous offre un portrait à la fois lumineux et sombre sur la vieillesse où il  devient davantage question de survivre que de vivre. Ce drame contant la lutte en parallèle de deux grands-mères liées par un meurtre, celui du petit-fils de l’une par le petit-fils de l’autre, aurait gagné à miser sur une narration plus rigoureuse afin de gagner en intensité.
http://www.youtube.com/watch?v=Z2ccnPulb1M

On aime passionnément
Uncle Boonmee who can recall his past lives (Apichatpong Weerasethakul)
Le lauréat de la Palme d’Or intriguait plus d’un cinéphile. Offrant une incroyable liberté au spectateur, l’œuvre d’Apichatpong Weerasethakul mise sur un ressenti viscéral renforcé par une photographie tout simplement sublime. Au public de se laisser voguer au fil de cette odyssée spirituelle déroutante, d’une vie antérieure à une autre, jusqu’à la fin de l’actuelle, celle de l’Oncle Boonmee. Et peut-être à sa suivante. Il est vain d’essayer de comprendre, de chercher des réponses qui ne viendront jamais. Il est d’ailleurs même vain d’en parler tant le film se vit. Au spectateur donc de décider comment recevoir cette expérience émotionnelle aux élans poétiques et aux artifices parfois kitsch.
http://www.youtube.com/watch?v=iHeD7mA8CO0

Another Year (Mike Leigh)
Les quatre saisons de Mike Leigh nous emmènent dans la vie d’un couple heureux autour duquel gravitent des âmes perdues en mal de bonheur : famille, amis, collègues, etc. Porté par une distribution impeccable, le film est un portrait incroyablement juste et affuté du mal-être et d’une existence où le besoin d’amour est aussi palpable que le désespoir de ne jamais le connaître. Un des films les plus marquants de ce festival.
http://www.youtube.com/watch?v=yypx-Tz8NzU

Kaboom (Gregg Araki)
Araki en totale possession de ses moyens et hors des sentiers conventionnels nous offre un OVNI complètement déjanté et orgasmique. Alors que Mysterious Skin, sa magnifique digression filmographique, nous hante encore, le cinéaste indé nous revient avec un teen-Twin Peaks sous acide à tendance apocalyptique. Cohérent dans son incohérence, Araki s’amuse avec une folie douce à utiliser les artifices les plus médiocres et ringards pour transfigurer les codes du film d’ado. Kaboom est une farce absurde, soufflant un vent d’une incroyable fraicheur sur le paysage cinématographique actuel. Sexy et divertissant, il est incontestablement un des bijoux de l’année.
http://www.youtube.com/watch?v=qYCAh9AmODg

Tournée (Mathieu Amalric)
Amalric nous montre que son prix à Cannes était amplement mérité. La rencontre entre la sensualité délirante de ces icônes du New Brulesque et de ce mec gastbyien à la dérive est une confrontation d’art et d’amour, une collision aussi légère que mélancolique. Tournée s’impose comme une lutte en mouvement constant contre les écueils de la vie artistique, et de la vie tout court. À la fois excentrique et simple, Amalric signe un des grands films de 2010 où la féminité la plus voluptueuse et la moins conventionnelle y est magnifiée. Merveilleux.
http://www.youtube.com/watch?v=NvoE-R8u3Dk


On aime à la folie

Confessions (Tetsuya Nakashima)
Très dur à cerner au premier abord, mais obtenant malgré tout le Prix du Public du festival, ce film de la section Temps ∅ a su conquérir comme repousser le spectateur. Une enseignante évoque le meurtre de sa petite fille avant d’annoncer à sa classe qu’ils boivent du lait infecté au VIH. Tel est le point de départ d’une vengeance montée en crescendo et éclatée en mille morceaux. Frôlant l’exercice de style, Tetsuya Nakashima s’impose comme un virtuose pour ce qui est d’établir une ambiance aussi froide que sublime afin de raconter l’insoutenable. Soutenues par une bande-son irréprochable (Boris, Radiohead, The xx, Bach, etc.) et un esthétisme extrêmement léché, Confessions nous fait développer une fascination morbide pour l’horreur et la souffrance se déroulant sous nos yeux. Tandis que la musique éveille une émotion palpable, l’hyper-esthétisme, aussi implacable que la vengeance du film, anesthésie toute empathie à l’égard des personnages pour mieux symboliser l’absence de compassion chez ces derniers. Glacial et cynique, Confessions marche sur un fil avec une maestria déconcertante au sein d’un univers où la violence occulte la violence.
http://www.youtube.com/watch?v=F73eXXiMwB4


On n’aime pas du tout

La Casa Muda (Gustavo Hernandez)
Cousin éloigné des Blair Witch Project, [Rec] et autres Paranormal Activity, ce film d’horreur offrait de belles promesses sur l’emménagement perturbant d’un père et de sa fille dans une maison abandonnée. Filmé en plan-séquence avec un Canon 5D, misant sur la peur primale, il ne vaut pourtant que pour sa performance technique (même si l’on devine aisément les coupes « invisible »). Quant au reste, l’ennui est aussi intense que la volonté du réalisateur de créer une atmosphère angoissante. 79 minutes, c’est long, en fait.
http://www.youtube.com/watch?v=VM2uf2AF_6Y

Outrage (Takeshi Kitano)
Extrêmement cynique, le nouveau Kitano fonctionne sur le second degré. Il ne peut être apprécié que dans un mode de double lecture, une double lecture extrêmement éprouvante pour le spectateur au point d’en saboter le film. Avec un scénario construit autour de séquences de meurtres et de tortures, ce film de Yakuza tend à utiliser tous les clichés du genre pour les tourner tout de suite en dérision. Les codes sont tous présents jusqu’aux plus exagérés afin de les éprouver dans toute leur absurdité, non sans humour. Mais après le premier tiers, ça ne nous amuse plus et nous attendons avec hâte le générique de fin parce que les blagues les plus courtes sont les meilleures.
http://www.youtube.com/watch?v=C_wFeURsB7M

Homme au bain (Christophe Honoré)
Si seulement ce film était resté au stade de projet de court-métrage. Mais qu’a tenté de faire Christophe Honoré ? Chercher à filmer cliniquement, entre documentaire et fiction, une rupture et les souffrances que cela implique ou nous faire perdre notre temps ? Sa pseudo ode au corps masculin tombe terriblement à plat. Il ne se passe rien. On ne ressent rien. On voit le dévouement et la bonne volonté de François Sagat, mais c’est tout ce que nous pouvons accorder à ce film.
http://www.youtube.com/watch?v=l22zvt2JEkM

The Trashmaster (Mathieu Weschler)
Narrant l’histoire d’un éboueur new-yorkais voulant débarrasser la ville de TOUTES les ordures, ça comprend donc les criminels, ce film éveille surtout la curiosité pour son concept d’utiliser le machinima de GTA IV. Mais voilà, le réalisateur semble avoir comme modèle Michael Bay. Ainsi, après un début d’intrigue qui se veut entre Taxi Driver et Inspecteur Harry, on vire dans le plagiat stylistique de Bad Boys 2. Consternant.

Film Socialisme (Jean-Luc Godard)
Nous avons le regret de vous annoncer la disparition officieuse d’un grand cinéaste. Jean-Luc Godard. Film Socialisme, œuvre hermétique au possible, démontre que JLG pousse un peu trop loin sa vision du cinéma. Le film en trois chapitres déroutera les non-adeptes du cinéaste suisse, Film Socialisme se veut l’ultime film d’un génie, on ressent surtout l’arrogance d’un metteur en scène prenant plaisir à déstructurer le langage cinématographique au point d’en détruire son œuvre. Agaçant.
http://www.youtube.com/watch?v=VtQ-NThaBqE

Chroniqueur’s cut & post-production festivalière
Le FNC aura su proposer une belle palette de films, offrant à ceux-ci une vie sur un grand écran canadien, même si ce fût le temps d’une unique projection. Rendez-vous du 12 au 23 octobre 2011 pour la 40e édition du Festival du Nouveau Cinéma. 40 ans, ça se fête, d’ailleurs, c’est déjà noté dans le calendrier. En attendant, il ne nous reste plus qu’à nous plonger dans l’ancien cinéma, celui qui a reçu le baptême du temps, afin de maintenir notre équilibre psycho-cinématographique. Il n’y a pas à dire : c’est beau le cinéma.

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Site officiel du festival : www.nouveaucinema.ca

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Image de : "Si un homme traversait le Paradis en songe, qu’il reçut une fleur comme preuve de son passage, et qu’à son réveil, il trouvât cette fleur dans ses mains… que dire alors?"

1 commentaire

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  1. 1
    Cindy Rocher
    le Dimanche 30 janvier 2011
    Cindy R. a écrit :

    Enfin une personne avec assez de cran pour oser faire un festival sur le cinema, sans finir par nous assomer sous un flots perpétuels de mots insensés !!
    Ton résumé de Biutiful décrit à la lettre le pressentiment que j’avais eu en regardant la bande annonce! Impressionnant.

    Pour Monsters : il sera visionné ce soir !

    Le mot de la fin pour Kaboom qui me laisse toujours perplexe. Cela finira certainement par un achat impulsif, un jour de pluie..

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