Festival des Artefacts 2011

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De l’impérissable, de l’imbuvable, de la variété, de la qualité : c’est un peu tout ça le festival des Artefacts qui pour clore cette édition 2011 a pris ses quartiers pendant 3 jours au Zénith de Strasbourg

Vendredi – Le punk dans tous ses états

25 ans pour Sick of it all, 28 ans pour NOFX et 15 ans pour Dropkick Murphys : les vieux keupons ont toujours la patate. Et le punk allemand des Beatsteaks présage d’un bel avenir.

Sick of it all galvanise toujours son public avec une énergie débridée : « Je sais qu’il est tôt, mais faites un putain de cercle dans la fosse ! ». Fuck everything, le discours est simple, mais efficace. La baston dans le public et le Step down fonctionnent toujours, et musicalement c’est jamais décevant selon les fans.
« C’est même de mieux en mieux à chaque fois. Ça ne me dérange pas de payer le billet d’entrée juste pour eux. En 25 ans, ils ont toujours fait l’effort d’évoluer, sont très actifs, et sortent régulièrement de super nouveaux morceaux. C’est un groupe que je conseillerais à tout fan de hardcore » témoigne Eddy, affublé d’un débardeur et d’un bandana à l’effigie du groupe. Il est venu de Meurthe-et-Moselle avec ses copains Jérémy et Richard, du groupe de métal Hotblood, qui tiennent à saluer la mentalité du groupe new-yorkais : « Ils n’hésitent pas à jouer dans de petites salles, en province. Nous par exemple on les a vu gratuitement à la fête de la musique de Thionville ! ». Et ça c’est plutôt la classe.

« Aux Champs-Élysées, palapalapa ! » NOFX annonce la couleur en début de show, sous l’œil bienveillant de Joe Dassin. C’est l’éclate, les joyeux lurons passent la moitié du concert à se chambrer et à vanner le public sur ses origines douteuses — « Vous allez tous rentrez en Allemagne après, c’est ça ? » Bon résumé de la sociologie festivalière en ce premier jour d’Artefacts – et sur la notoriété des Beatsteaks, minime en France, immense en Allemagne… Il entonne alors un « nouvel hymne national » qui met tout le monde d’accord. Une vingtaine de morceaux s’enchaînent, Murder the governement, Franco Un-american, Stickin’ in my eyes, Radio, Herojuana. Bassiste à dreadlocks et soutien-gorge zébré, chanteur aux cheveux bleus et T-shirt Guisness, guitariste applaudissant comme un phoque et chantant comme un lutin, les vieux punks ne se prennent toujours pas au sérieux : en témoigne la bannière de leur groupe, minuscule, ce qui les fait beaucoup rire.
À la fin, Éric Melvin, le bassiste « Punk princess » armé de son accordéon ne veut pas quitter la scène, hilare, et tente d’échapper au roadie qui veut le ramener en coulisse.
Une tournée NOFX, ça doit être comme un genre de colonie de vacances sous gaz hilarant.

En contraste, le concert des Dropkick Murphys paraissait plus classique, l’impression qu’ils ont fait le job, sans plus. Y avait certes tout ce qu’il faut : des fans nombreux, les tubes, le folklore celtique, mais il manquait ce soupçon de fun et de n’importe quoi d’un concert punk. Très carré, trop peut-être. Quelques mots auraient été intéressants sur une de leurs dernières actualités, à savoir leur participation musicale au film Fighter, retraçant la vie d’un ami à eux, le boxeur bostonien Micky Ward. Néanmoins la sauce punk celtique a largement fonctionné, avec une grande partie du public qui leur était acquise. D’autres les ont découverts pour la première fois, rapport à la BO des Inflitrés par exemple.

Mais la relève du punk vient peut-être de nos voisins germains : Beatsteaks, des punk-rockeurs berlinois (Epitaph records) qui bastonnent. Un concert super-efficace, avec plein de sonorités différentes : une louche de ska, une pointe de rock, un soupçon de hardcore. Quelques notes des Pixies (Where is my mind), une reprise de The Undertones (Teenage kicks) et un hommage à Jimi Hendrix, les jeunes Berlinois ne sont pas avares d’honneurs aux anciens, mais n’ont pas de souci à se faire pour leurs propres compositions : c’est simple, ça déchaîne le public et tient vraiment la route. Mais c’est du punk allemand, donc plus propre ; le seul moment sale viendra du final, un gros pogo et une salle en furie.

Samedi – Bal populaire

La journée « grand public » commence avec Puggy. Kesako ? Groupe de pop-rock formé en Belgique, à la fan-base aussi insoupçonnée que nombreuse. Après le concert, une queue de 50 mètres pour se faire dédicacer un poster, des cris de Barbie entre chaque morceau, la surprise fut grande. D’autant qu’on reste assez circonspect sur le pourquoi de la chose : pop classique, avec une dose de rock pour émoustiller un peu la fosse en mal de dévergondage, et le tube When you know matraqué sur Virgin Radio, à la fin. Bon. Mais les musiciens ont l’air passionné par leur occupation, sincères et gentils. Ça compte pour se mettre un public dans la poche. Mission réussie.

AaRON nous convainc davantage, nous sale-race-de-chroniqueurs. Le statut particulier de Simon Buret, le chanteur charmeur, également acteur (Maxx dans Tout ce qui brille) ne dérange pas. Malgré ma pathétique voisine : « Ça fait vingt minutes que ça a commencé et j’ai toujours pas pleuré… », la voix chaude et le rock lourd donnent rapidement sa vraie place à la musique, il est vrai, à tendance nostalgique. Parfois le rock se fait électrique, sourd, violent. P. tient à rappeler pour contexte que « le pianiste était gratteux chez Mass Hysteria » Le plaisir est communicatif sur le titre U-turn (Lili), BO de Je vais bien, ne t’en fais pas, qui les a propulsés dans les charts. Ainsi va la grâce.

Mortel Morcheeba.
La chanteuse magnétique de Morcheeba est de retour depuis l’an dernier et redonne toute sa valeur au groupe britannique de trip/hop. Avec sa robe à paillettes rouges, sa coupe binaire, et son penchant assumé pour le rhum, elle a été la pépite de la soirée. Phénix déployant ses ailes, la diva du trip-hop apparaît douce et humble, demandant parfois des choses incongrues comme : « J’ai bu mon propre sang. Pas vous ? » (Blood Lemonade) ou « Y’a t-il des hippies avec des pistolets dans la salle ? » (Trigger Hippie). Elle se rafraîchit avec un éventail, rouge toujours. Et chante des choses magnifiques, comme « Coming into Los Angeles », un morceau d’Arlo Guthrie, le fils de Woody, incarnant l’état d’esprit hippie ou I can see clearly now de Jimmy Cliff. Le groupe paraît en paix, chaque instrument se respectant et s’harmonisant avec l’autre, bercé par la voix puissante de Skye Edwards.

Asa/Ayo : le jeu des sept différences.
Même première lettre, même nombre de lettres (!), même style de musique, les deux chanteuses sont énergiques, à la voix puissante et leurs concerts filent la pêche.
Petit guide des fondamentaux identitaires pour enfin différencier Asa et Ayo.

Parcours : Asa a passé sa jeunesse au Nigeria, Ayo en Allemagne. Leurs deux noms de scène sont issus du même dialecte yoruba : Asa signifie faucon, Ayo joie.

Dégaine : Asa porte un bonnet/éponge jaune à lanières sur la tête, a des grosses lunettes rouges, une tunique pastel et se produit pieds nus avec un bracelet de pied à clochettes. Ayo porte un chapeau, est très élégante dans sa tenue de soirée, et joue en talons. Et même qu’elle se change entre les morceaux…

Tubes : Jailer et Fire on the mountain c’est Asa et How many people et Hope is coming c’est Ayo. Et c’est plutôt agréable. Ça va toujours ?

Cocorico ! : Asa ne connaît du français que quelques mots comme « boulangerie » et « maman », mais reprend avec un accent so cute Ces petits riens de Gainsbourg, tandis qu’Ayo parle plutôt correctement la langue de Didier Super, ayant vécu à Paris, mais ne chante qu’anglais.

Curiosités : Asa joue de la trompette alors qu’Ayo se prend pour la reine du hip-hop sur un morceau et intègre des percussions sur un autre titre.

Paroles : Asa a beaucoup parlé des femmes, mères, sœurs du monde alors qu’Ayo était plus en mode love : « J’espère que vous êtes en amoureux avec quelqu’un parce que c’est le printemps ! Sur cette chanson, prenez votre amoureux proche et vivez le moment maintenant ! » Plus généralement, Asa pose pas mal de questions sur la société, tout en rendant largement hommage à ses racines africaines, quand Ayo se concentre plus sur les sentiments.

Scène : Asa c’est la bonne humeur, meur-meur, Ayo c’est le don de soi. La chouette copine et la diva. Le show visuel est aussi un poil différent : sur Maybe, Asa balance doucement une petite lampe devant elle, tandis que sur des morceaux rock d’Ayo, on se croirait dans une boîte de nuit électro.

Ben l’Oncle soul, révélation Scène et Stromae, meilleur album Electro : sur scène, ça vaut quoi les Victoires de la Musique cette année ?

Ben l’Oncle soul commence avec Soulman, écoute ça baby , forcément pour que le public le remette d’emblée. Et pourtant, il en tartine de l’univers soul : moustache et lunettes faussement vintage, marcel sous la chemise, trompettistes blacks, danseurs-choristes-chauffeurs de salle qui font des vagues soul avec leurs bras. Il estime toutefois nécessaire de rajouter : « Je me présente : Ben l’Oncle soul ».
C’est vrai, il donne de sa personne, court, saute, se marre, et reprend ses refrains entêtants, voire excédants, en français, en anglais, en un peu soul, en beaucoup soul. Il fait aussi répéter chaque syllabe de son morceau par le public, ça dure dix minutes la chanson et c’est plutôt pénible. « Salut, c’est quand tu joues ? »
Mais le public adore ça, qu’on lui demande son nom, qu’on lui dise de lever haut les mains, et lui fait un véritable triomphe. Il travaille certes le relationnel avec les gens sur le mode questions/réponses, mais c’est parfois un peu trop comme sur le morceau Music, où comme toujours les filles ont le rôle d’hirondelles et les garçons de gros bœufs et braillent à tour de rôle. En tout cas, il assure le show, allant jusqu’à monter dans les gradins en escaladant la régie pour toper des mains. Il sort alors sa reprise phare, Seven nation army — en passant, merci de respecter notre deuil des White Stripes – qu’il juge utile de jouer deux fois de suite. Son solo clavier-chant Back for you est par exemple beaucoup plus agréable.
Ben l’oncle soul n’a pas volé sa révélation scène c’est sûr. Concert participatif et sympa qui met une grosse ambiance dans une salle oui, mais faut supporter le personnage. Il quitte la scène, ses mains formant un gros cœur, en répétant « Peace, love and soul » : attendrissant ou crispant, selon votre degré de tolérance à la chose.

Le travail de Stromae porte un peu le même paradoxe : un univers certes, mais avec quelques inégalités. L’électro-rappeur commence avec Bienvenue chez moi pour annoncer bien lourdement : « Coucou, c’est le début de mon concert » puis dévoile un univers très complet : des décors mimant un intérieur de maison, deux majordomes derrière leur ordinateur, et le nœud papillon de rigueur pour le jeune Belge lancé par le tube Alors on danse. Titre galvaudé, matraqué, dont on a tendance à oublier le contenu pourtant assez réfléchi, comme le reste de l’album Cheese : religion, drogue, violence, Stromae n’hésite pas à aborder ce genre de questions.
Le show est très travaillé, en dépit de la spontanéité, comme sur le moment final de Te quiero, avec un larmoyant Je vous aime à mort. Il joue clairement un rôle, se prenant très –trop- au sérieux en maître de cérémonie de son show. Le travail visuel est plus impressionnant : les effets qui créent des villes et des poussières d’étoiles instantanément, l’ombre d’un couple se disputant sur « Dodo » sont bien pensés. Musicalement, son concept d’histoires chantées sur un son électro qui tabasse est parfois incohérent sur certaines chansons et on a tendance à vouloir soit l’un soit l’autre.
Par contre, la décomposition en direct de sa leçon n°8 alias Alors on danse est intéressante et chauffe efficacement l’ambiance avec cette chanson déprimante. Autre bon point : la reprise plutôt réussie de Putain putain d’Arno.
Comme Ben l’oncle soul, l’ambiance dans ces concerts est assurément explosive, mais avec force recours au public et mise en scène ultra-étudiée. Et parfois, on aimerait que le talent suffise.

Dimanche

Grands Lyre le temps

Lyre le temps, groupe strasbourgeois d’électro-jazz, décolle en ce moment : après les Artefacts, il est programmé un peu partout en France dans les mois à venir. Reconnaissables à leurs chemises blanches, cravates noires et Stan smith aux pieds, les trois artistes du groove travaillent à leur notoriété : pendant le concert, ils ont balancé tee-shirts et CD dans la fosse. Mais ils n’auraient pas besoin de forcer le destin : certains morceaux de leur album Lady Swing, comme About the trauma drum, sont devenus des tubes. Un chanteur à pile aux gestes de robot, des scratchs implacables et des airs empruntant à la fois à Caravan Palace et à Chinese Man, la recette est imparable. On leur souhaite de tout cœur un parcours à la hauteur de leur talent.

Reggae français : stop aux clichés

Avec Danakil, Raggasonic, et Dub Incorporation s’est alors posé le problème du reggae français actuel : le style assure toujours une ambiance de feu, mais Bon Dieu que c’est niais.

Danakil est considéré comme une des principales relèves du reggae : les rythmes et les thèmes sont classiques, mais l’alchimie fonctionne bien. Mais forcément, on a eu droit à l’intolérance, la faillite de l’État, l’inégalité, un fonds de commerce intarissable en somme qui te fait croire qu’avec des dreadlocks et un briquet allumé tu vas déloger le gouvernement. On aimerait tellement qu’ils se cantonnent à leur hommage à la roots music, à des morceaux comme « La route des songes » dédicacés aux grands voyageurs parce que les grandes paroles populistes commencent réellement à perdre de leur impact.

Avec Raggasonic, se pose en sus la question de leur retour tardif : revenus l’an dernier, douze ans après n’avoir plus joué ensemble, ils paraissent un peu trop sûrs d’eux, persuadés que tout le monde connaissait encore leurs paroles. Représentant un peu les « papas de Dub Inc », ils ont asséné comme il se doit leurs messages anti-facho, anti-keuf et pro-joint avec un message principal « Légalisons la ganja ! ». Malgré ces poncifs, leur concert a tout de même eu un succès indéniable, applaudi par tous les « supporters ».

Leurs successeurs de Dub Inc les ont donc suivis. Bouchkour, un des chanteurs s’est coupé son auréole crépue, mais sinon la soupe est la même : les martyrs de l’Afrique, la jeunesse de France en lutte, droite-gauche-tous-pourris, l’immigration. La logorrhée pseudo-militante, ça devient fatigant : oui on veut Murderer, L’envers du Décor, My Freestyle, Rude Boy et Jump up pour sauter comme des gosses, mais sans toutes ces transitions foireuses et démagos. Et puis faire danser le public en rythme c’est marrant, mais par contre va aussi falloir se calmer sur le délire qui-a-la-plus-grosse : « Quel est le meilleur public de France ? », « Quel côté de la salle braille le plus fort ? », « Qui lève les bras le plus hauts ? ». Si leur message politique était à la hauteur, on l’écouterait avec intérêt, mais ce n’est pas le cas : chez Dub Inc, très bon groupe live, on aime la voix de Komlan, les vocalises de Bouchkour, qui ont largement contribué à l’identité du crew, l’harmonie entre les deux chanteurs, leur flow impressionnant, leurs tubes plutôt bien foutus.

Curiosité pour Soprano : on a aimé Hiro, son dernier single, ultra-référencé et plutôt intelligent et on attendait de voir la suite. Au début du concert, un son dégueulasse et un manque d’articulation empêchaient de reconnaître un traître mot d’un quelconque morceau. Là aussi on a eu le débat sur la laïcité et l’identité nationale, en tout bon groupe estampillé « banlieue » qui se respecte, uniquement pour dire que ces sujets divisent alors que la musique, elle, réunit ! OK. Tandis qu’en même temps il monte les deux côtés de la salle, l’un contre l’autre façon stade de foot, à coups de klaxons… Après des trucs ineptes comme « Francis Cabrel moi je lui ai tout appris », « Je manie cette guitare comme une manette de Play Station » ou « Je veux voir tous les briquets allumés pour les enfants en Côte d’Ivoire », des chansons coupées toutes les trente secondes par un « Strasbourg vous êtes toujours là ? », on a quand même reconnu Jeunesse France, Tous dopés, Regarde-moi, Moi j’ai pas, etc. Sa mise en scène de ring de boxe, cape sur la tête – Adidas forcément – est plutôt marrante et il a pour lui un flow ultra-rapide à distinguer.
Faut juste pas trop bavarder sur scène les mecs… #useless

Bonus Track : Le cas Apocalyptica

- Ah c’est que de l’instru ?
- Oui, pendant une heure. Rodrigo Y Gabriela l’année dernière c’était pareil. Sauf que tu te faisais pas chier.
- Bon quand ils font des reprises ça passe.
- Ah oui c’est vrai qu’ils se sont fait connaître par des reprises de Metallica.
- C’est des mecs issus de la musique classique en fait.
- Ah ben voilà Master of Puppets de Metallica ! Tu pourras te rendre compte que les reprises c’est vachement plus écoutable que leurs compositions.
- Les Finlandais en folie quand même.
- C’est pas si mal en fait…
- Oh, y a même un chanteur !
- Oui des fois ils font venir des gens connus pour chanter sur certaines compositions
- Ah ben apparemment il a décidé de rester pour plusieurs chansons.

[chanteur] Chantez avec moi « Non je ne suis pas Jésus ! »

- OK. Ça doit être une expression norvégienne.
- Finlandaise.
- Ouais pareil.
- Comment il a dit qu’il s’appelait le chanteur ?
- Tipe Johnson
- Connait pas…
- Le chanteur des Leningrad Cow Boys apparemment
- C’est obligé les cheveux qui tournent ?
- Ah là c’est Sepultura en reprise !
- Ils sont romantiques tous ces métalleux avec leurs briquets.
- C’est Nothing else matters de Metallica.
- Le brun il ressemble trop à Rob Zombie quand même…
- Et le blond, on dirait trop qu’il a été refait. Il a les lèvres super gonflées.
- Grave ! Sponsorisé par collagène.
- Ou l’abus de sauna.
- Merci les clichés…
- Ah ben tient ! Apparemment ils ont fait une chanson avec Gojira.
- Visiblement tout le monde n’est pas Joseph Duplantier. Le chanteur n’arrive vraiment pas à hurler comme lui.
- En fait le blond on dirait trop Patrick Juvet.

[À ce moment précis, le blond en question (Eicca Toppinen) enlève sa chemise]

- Patrick Juvet qui fait du métal tout nu.

par Laure, Ludo, Pascal

Crédits photo : Ludo Pics Troy

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A propos de l'auteur

Image de : Journaliste free-lance presse écrite / web - Sur Discordance dans les rubriques Musique/Médias/Société - Tente de s'intégrer mais c'est pas évident. @LaureSiegel

1 commentaire

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  1. 1
    Pauline Croquet
    le Vendredi 29 avril 2011
    Pauline a écrit :

    Très cool ce papier gonzo discu comme si vous y étiez!

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