Festival d’Avignon, la 64ème !

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Souvent associée au plus grand théâtre du Monde, la ville d'Avignon devient durant le mois de juillet la capitale des spectacles vivants. Avignon, c'est surtout deux Mondes qui se côtoient. Le Festival In et le Festival Off. L'officiel et le non officiel.

Le premier comprend une quarantaine de spectacles et 300 représentations. Le Off quant à lui a été créé il y a 44 ans par André Benedetto qui voulait présenter Statues en parallèle du Festival. Il a ainsi permis à des artistes confirmés ou non d’exprimer leur art. Le Off a vite permis la libération de tous les diktats de la Culture officielle et bien pensante de l’époque. Aujourd’hui, le Off permet à plus de 850 compagnies, soit plus de 6000 artistes, de présenter quelque 1100 spectacles durant les 3 semaines de festival.

Autant dire que le festivalier se retrouve très vite noyé au milieu d’une offre massive. Il s’agit de faire des choix. Quelle pièce aller voir ? Véritable casse-tête. Quelques minutes dans la rue, et déjà les mains se retrouvent débordantes de flyers vantant les mérites des spectacles. Claustrophobes, s’abstenir. Les trottoirs sont envahis de festivaliers des quatre coins du monde, les affiches fleurissent sur chaque cm2 d’espace vierge (façades, vitrines, arbres), les troupes bruyantes défilent sous le soleil de plomb tout au long de la journée et les prix s’envolent (les loyers sont multipliés par quatre durant le festival et si vous souhaitez vous payer une glace, comptez 2,20 € la boule !).

Mais c’est ça aussi, le Festival d’Avignon. Le meilleur côtoie le pire, l’objectif étant pour chacun d’y trouver son bonheur. Le pire, car certains noms prouvent que la médiocrité et l’humour en dessous de la ceinture sont également de la partie. Faites l’amour avec un Belge, Vol au dessus d’un nid de cocus, Un gars, deux garces, Le sexe pour les nuls ou encore Un peu de sexe, un peu d’amour ? en sont quelques exemples. Si vous souhaitez réviser vos classiques, c’est également possible avec des pièces de Molière, Beckett, Maupassant, ou Shakespeare pour ne citer qu’eux.

Autre attraction, le come back d’Eve Angeli au cœur d’un one woman show Drôle malgré moi. D’autres pièces parisiennes vont à coup sûr séduire les Festivaliers, comme Monologues du vagin ou Arrête de pleurer Pénélope. Malgré toutes ces attractions, et avec deux jours de recul depuis le démarrage de cette 64e édition, il semble que le Festival a commencé tout en douceur. Du monde, oui, mais pas autant que les années précédentes. Effet de la crise ? Ou est-ce que les salles et les terrasses ne vont se remplir qu’avec l’arrivée de vacanciers du 14 juillet ?

Le Festival In quant à lui accueille le metteur en scène suisse Christoph Marthaler pour Papperlapapp (blablabla en allemand), l’un des évènements majeurs du In, ou du moins le plus fortement médiatisé. Entre énergie burlesque et moments d’ennui assumés, certains spectateurs ont illustré leur mécontentement en quittant tout simplement la Cour. Une Cour d’honneur qui verra également Rodolphe Burger et son insatiable appétit musical pour Concert dessiné et Bal du 14 juillet. Et s’il fallait en citer un troisième, ce serait Un nid pour quoi faire de Olivier Cadiot, réputé pour son théâtre de contrastes où le rire côtoie la violence.

Au fil des années, le In et le Off se sont apprivoisés et, grande première cette année, la Ville a mis à disposition une école en plein centre-ville pour la création d’un village du Off destiné à faciliter les échanges et les débats entre professionnels du spectacle et des médias. Une cohabitation cordiale dans la cité des Papes où règne une ambiance hors du temps jusqu’à la fin du mois, avec comme défi pour nous de vous faire part des quelques pépites dénichées au sein de cette large palette de concerts, de lectures, de pièces de théâtre, de danse, d’expositions et de films. À vos planches, prêt, partez !

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Le Festival d’Avignon – Du 8 au 30 juillet 2010

Site officiel : http://www.festival-avignon.com
Office de Tourisme : http://www.ot-avignon.fr

A propos de l'auteur

Image de : Après une courte et intense carrière dans le monde du marketing, Anne-Laure s'est lancé dans la grande aventure! En 2009, elle intègre l'Institut des Métiers de la Communication Audiovisuelle en Avignon, et sait à présent manier avec dextérité caméras, appareils photos, microphones et bancs de montage en tous genres. Elle apporte son soutien journalistique à la rédaction de radio Raje en Avignon en réalisant interviews et chroniques. Discordance, elle l'a vu naître et grandir, faire ses premiers pas sur la toile, et participe de manière épisodique à son contenu rédactionnel. Bref, vous l'aurez compris, Anne-Laure touche à tout, l'image, le son, l'écriture, mais elle aime aussi les éclairs au café, qu'on lui raconte des histoires d'amour, le Japon, l'accordéon, les abricots, les sorties en raquettes, les jeux de société, les voyages (pas organisés), les apéros entre amis, le clafoutis aux cerises et le bon vin.

2 commentaires

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  1. 1
    le Vendredi 23 juillet 2010
    mirella a écrit :

    Un peu de sexe ? Un peu d’amour ? est le titre raccourci de  » Un puo di sesso ? Si grazie tanto per gradire !  » de Franca Rame et Dario Fo !!! Anne-Laure pourquoi ne pas vérifier avant de critiquer. Je vous sens un peu frustrée … en manque d’amour peut-être ?

  2. 2
    Anne-Laure
    le Samedi 24 juillet 2010
    Anne-Laure a écrit :

    Bonjour Mirella, vérifier ses propos avant diffusion … mon analyse n’est pas tout à fait exacte, je vous l’accorde. Je vais rattraper cela en allant voir la pièce cette semaine.

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