Festival Aluna – Jour 2 : Manu Chao, Dionysos, Caravan Palace, Thomas Dutronc pour un samedi de feu

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Coup d’envoi du second jour du festival Aluna à Ruoms. Après avoir vibré aux rythmes de Shaka Ponk, Lou Reed, Izia (et les autres hier), ce samedi soir promet une nouvelle soirée rock… et éclectique. Mrs Good assure la première partie devant un public peu nombreux et surtout encore dans l’eau vu la chaleur étouffante, avant de laisser sa place à une sacrée brochette d’artistes : Arthur H, Thomas Dutronc, Caravan Palace, Dionysos et Manu Chao La Ventura.

Avec la soirée d’hier, le temps est venu aux festivaliers de recharger les batteries avant de se préparer à gravir les sommets. Ils ont eu toute une journée pour s’y afférer. En tous cas l’Aluna Festival, après son deuxième soir, confirme la tendance : c’est une véritable marée humaine qui investit les lieux. La jauge maximale de 22 000 atteinte, entre 4 et 5 fois la population de Ruoms, c’est à se demander si le site est configuré pour recevoir autant de personnes… En laissant ces mauvais désagréments de côté, le deuxième soir peut débuter. En cette fin d’après-midi, c’est le groupe Mrs Good qui assure la première partie devant un public peu nombreux et surtout encore en train de traîner dans l’eau vu la chaleur… Mais dès 18h, les festivaliers ont afflué au Sunelia. Une foule impressionnante.

Arthur H ou l’intimité paradoxale

Après la sœur, le frère ! La famille Higelin était presque au complet du côté de Ruoms ce week-end. Tandis qu’Izia enflammait la scène la veille, c’est à présent Arthur H qui ouvre les festivités de la soirée. Avis aux éventuels dépressifs de l’Aluna, entre Arthur H ce soir et Hubert Félix Thiéfaine demain, assaillez-vous bien confortablement dans un siège et accrochez votre ceinture… Fidèle à lui-même, entre désinvolte et diablesse, c’est un Arthur H en grande forme qui s’est présenté en Ardèche. Au diable le rock de bas étage, la réplique est ravageuse, le concert presque intime… !
Si la rage est maîtrisée, chaque mot résonne dans un silence presque effrayant. Sa voix, rocailleuse, laisse son empreinte parmi les multiples saxophones, claviers, guitare, batterie et diverses percus. Rien n’est laissé au hasard, on sent bien que chaque note est pesée, on se demande d’ailleurs si tout n’est pas que chaos mis en sourdine. La tension, toujours palpable, se retrouve suspendue comme un fil que l’on aurait trop tendu.

Un concert d’Arthur H, c’est une parenthèse d’une heure qui se referme sans crier gare : toute personne qui acceptera l’invitation au voyage sera persuadée que le concert se joue sur un bord de lame, tranchant, vif, saignant… Pourtant, vacillant entre deux récitals, Arthur H se tient droit, là, devant son public. Calme. D’un calme saisissant. Et d’ailleurs, tout s’entrechoque : rock, pop, électro-acoustique, jazz… « C’est la foire aux morts qui s’ouvre sous la lune, dans la nuit, de leurs pensées, de leur voix, et de leurs rires et de leur joie. De toutes leurs vibrantes nuits, les vivants appellent les morts ». Tel un glas, sa voix raisonne, arrache vos entrailles. « L’or Noir », paradis perdu, titre de son dernier album. Fort. Puissant. Ne pleure pas, Arthur H est passé par là. À condition d’avoir bien voulu jouer le jeu… Pas forcément simple dans un festival à 18h. Arthur est passé par là, il aurait probablement fait réfléchir. D’autres n’auront tout simplement pas compris.

Caravan Palace retourne l’Aluna

Image de Caravan Palace Rentrons dans le vif du sujet : si Arthur H n’a pas démérité, les festivaliers attendaient avec impatience la première sortie de Caravan Palace dans le Sud de la France (excepté l’Usine à Istres) depuis grand retour en fin d’année 2011. Si on peut regretter que les Caravan soient programmés si tôt (19h), la chaleur étouffante ne les a pas endormi.

Bourré d’énergie, Caravan Palace peut même se vanter d’avoir de l’adrénaline à revendre. Bouillant, la bande à une Zoé toujours très sexy a su prendre le jeu à son compte : dans une ambiance robotique, le virage électronique amorcé sur leur deuxième essai n’a pas assommé le set, et c’est tant mieux pour l’appréciation de la richesse musicale du groupe.

Face à un public qui s’attendait à voir une ébullition dès les premiers instants, Caravan a préféré une entrée en douceur : avec Queens et un Maniac qui finit par se saturer, l’intro à pas feutrés de Zoé n’a fait qu’exciter un public qui n’attendait qu’un déclic pour s’enflammer !

Si le doute n’a jamais été permis, le prochain track amorça déjà l’hystérie : ça swingue à tout va, Suzy et ses scats donnent la réplique à un Bambou revisité, l’étincelle a jailli.

Pourtant, Caravan Palace décide de lancer ses assauts par intermittence, le côté manouche ne voulant pas être atténué par les autres influences musicales. 12 Juin 3049 arrivé à maturité, le groupe est toutefois conscient qu’il doit tenir ses fans en haleine : Je m’amuse, boosté, relance une machine qui ne compte plus s’arrêter. Avec une mise en scène carrée, il semblerait que les imposantes machines aient pris le pas sur l’Homme pendant que Clash et Panic retentissent. Dans la cocotte de l’Aluna, c’est à coups de grosses louches jazzy que les beats du Caravan sont teintés. Caravan Palace veut propager « sa » danse dans tout le festival : le swing est obligatoire sur le très rythmé The Dirty Side of the Street, vibraphone en soutien s’il vous plait !  Zoé s’en est donnée à cœur joie pour enflammer la foule : le public fut notamment amené à montrer ses jambes en guise de soutien… et une partie s’est assise, gambettes en l’air !

Mais n’allez pas croire que Caravan Palace va s’en tirer ainsi. Hors de question de conclure le concert sur ces notes : les ondes digitales reviennent au galop sur Brotherswing, le public en redemande, et Caravan, sincère, accepte de poursuivre l’aventure : Jolie Coquine retentit. Même si Zoé s’excuse de ne pas pouvoir jouer plus, set en version festival oblige. Et même si elle a quitté la scène, elle fera une dernière apparition : lorsqu’un fauteuil roulant est porté à bout de bras par la foule, un « check » était bien sûr obligatoire…

Caravan Palace a déjà placé la barre très haut. Beaucoup diront même que c’est la plus grosse claque de la soirée.

Thomas Dutronc emballe la foule

Après l’électro/swing de Caravan Palace, le calme revient peu à peu sur l’Aluna avec la prestation de Thomas Dutronc et on va tâcher de garder ce côté manouche durant une heure supplémentaire. Il est vrai que les éloges à propos du dernier opus de Thomas Dutronc « Silence On Tourne, On Tourne en Rond » (2011) laissaient penser à de meilleurs présages que lors de son premier album, « Comme Un Manouche Sans Sa Guitare » (2007). Plus personnel, une envie certaine de se démarquer de son premier essai assez proche de son père, Thomas Dutronc a effectué une prestation plus que convaincante.
En gardant ce côté jazzy rafraichissant avec plusieurs ballades à la guitare tout à fait entraînantes (Gypsy Rainbow), les hits du premier album (J’aime plus Paris, le track éponyme, ou encore Jeune, Je Ne Savais Rien) se sont chargés de faire leurs petits effets. C’est plus soigné, l’œil avec lequel Thomas Dutronc regarde le monde est rempli de fraîcheur et d’amusement.
On swingue avec aise sur Turlututu, grisant, tout en entonnant « Partout sur la Terre, on gère la misère, la crise ou la guerre, il n’y a plus d’issue : on est foutus turlututu ! ». Si les paroles sont simplistes, on peut toujours s’échapper en se disant que « Demain, j’arrêterais, demain je m’y remettrais, je rêve à la fenêtre… ». Séquence comique : tout le groupe s’est retrouvé à jouer sans micro… sans s’en rendre compte, avant de le recommencer à la demande du public.

Et même s’il donne l’impression de ne pas être très à l’aise sur cette grande scène, Thomas Dutronc enchaine les morceaux avec une facilité déconcertante : des souvenirs de sa jeunesse (Sac Ado) à des envolées plus romantiques (Sésame), l’artiste touche-à-tout. C’est d’autant plus appréciable qu’il nous amadoue avec un panel de morceaux à l’humour potache qui dépotent (Les Frites Bordel). Avec une certaine critique de la société moderne (On ne sait plus s’ennuyer), Thomas Dutronc démontre qu’avec des mélodies abouties, où cuivres et violons enrichissent le tableau, c’est tout le show qui est transformé. Un appel du pied à Django Reinhardt avec Les Yeux Noirs et ce sont toutes les tranches d’âges, certaines sceptiques au départ, qui ont succombé à la perf’ du trentenaire. Une chose est sûre, il semble y avoir un fossé entre le Thomas Dutronc de 2007 et celui de 2012. Une bien belle surprise.

Dionysos presque chez lui

Ce soir sur les planches de l’Aluna, on pourrait s’amuser à désigner qui recevra la palme du plus agitateur sur scène. Entre Manu Chao, Dionysos et Caravan Palace nous avons droit à trois experts en la matière… Bien malin est celui qui osera se prononcer sur la question. En tous cas, 2012 marque au fer rouge le retour d’un des groupes les plus atypiques du rock français actuel. Histoire d’être doublement comblé, Dionysos revient avec un nouvel album, « Bird’n’Roll », lui aussi assez penché vers des sonorités plus rétro…

Mise en scène carrée, show toujours aussi déjanté, mais ô combien maîtrisé, Dionysos a toutefois ses bonnes habitudes : une intro tonitruante sur la Marche Impériale et le terrain est miné. Première bombe, Mc Enro’s Poetry, de l’album « Western Sous La Neige » (2002). Sous une cascade de lumières et de faisceaux, Mathias Melzieu saute (déjà) au rythme des soubresauts de ses musiciens. C’est électrique, Babet alterne les phases saturées au violon avant de démontrer, une nouvelle fois, toute sa justesse au chant.

Petit à petit, l’univers du groupe se dévoile… Allez-y, n’ayez pas peur, entrez dans le monde merveilleux de Dionysos !
Et pour faciliter cette intrusion, seule une petite heure est accordée aux festivaliers et il s’agit de se mettre à l’heure du jour : apprendre le Bird’n’roll et savoir l’appliquer sur Cloudman.

En choisissant de mettre en avant ce nouveau côté crooner, Dionysos a donc choisi de proposer un set en alternant compos fraîches et hits.

Cependant, Dionysos n’a pas oublié ses fondamentaux : en améliorant ses recettes magiques, petit flash back avec les percutants Coccinelle (rappé !) ou l’incontournable Song For A Jedi, tandis que les barrières musicales tombent sur Tais-Toi Mon Cœur, en version country pour l’occasion ! Amorçant La Métamorphose de Mister Chat, le public put scander à l’unisson un immense « Ta gueule le chat ! Ta gueule »… Avec un petit Wet électronique et complètement saturé, Mathias Melzieu s’offre un dernier grain de folie : entre une basse déjantée jouée à la perceuse ( !), Mathias s’est donné à son meilleur jeu. Partir à l’assaut de la foule, se laisser porter sur une distance colossale entre la scène et la régie, pour hurler la reprise en repartant en sens inverse. Infatigable, incorrigible, et toujours aussi généreux, Dionysos était quasiment dans son jardin… Et le public a su répondre à son appel !

De près ou de loin, il n’y a pas grand-chose à redire sur le show de Dionysos. Incisif et toujours aussi percutant au niveau de l’immersion, encore une performance aboutie pour les valentinois.

Manu Chao, bête de scène incontestée

Depuis la fin de la Mano Negra, les mauvaises langues autour de la carrière solo de Manu Chao ont trouvé beaucoup à redire… Messieurs, parlons-ici de musique, car finalement, c’est bien ça qui importe.

On peut critiquer, ne pas adhérer, mais s’il y a quelque chose que l’on ne peut renier, ce sont ses immenses prestations live. Avec La Ventura, Manu Chao voit sa configuration scène modifiée puisqu’il n’a désormais qu’un trio en soutien : il est toujours accompagné de Madjid (son fidèle guitariste), du batteur David Bourguignon, et du bassiste issu de Radio Bemba, Gambeat. Grossièrement, Manu Chao La Ventura est une version « allégée » de ses précédentes tournées en compagnie de Radio Bemba. Mais n’allez pas croire que le cinquantenaire s’est calmé…

Son concert est à la limite du descriptible, impossible de coller les mots justes pour décrire une telle effervescence. Le public connait tous les hits, que l’on soit un fervent amateur de Manu Chao ou de la Mano Negra, les refrains sont chantés à tue-tête. Ici, pas question de rester statique, le rythme est effroyable, chaque course complètement folle. Des incontournables The Monkey, Machine Gun  ou encore de Bongo Bong, la puissance des mélodies fait mouche à chaque fois : des embardées incontrôlables de Que Paso Que Paso à la chaleur latine de la Rumbia de Barcelona, c’est au public à tenir la cadence. Surtout lorsque un Bienvenida a Tijuana déboule, nouvelle séquence d’hystérie, ou que La Primavera sonne la charge…

D’ailleurs, la générosité du public est tout aussi louable : l’identification totale, festivaliers et artistes sont sous le même étendard ! En tribute à Bob Marley (Mr Bobby) ou avec ses nouveaux morceaux issus de « La Radiolina », l’annexion est soudaine ! De la fosse en tribune, des bars aux villages, il n’y a pas un seul endroit où la foule ne danse pas. Et ce ne sont pas les quatre rappels de Manu Chao qui démotiveront qui que ce soit.
Il faut dire qu’un Rainin in Paradize ou un El Hoyo (« yo yo yo ! ») rappellent des périodes de la Mano… Même les séquences plus calmes comme sur Clandestino, La Vida Tombola, Me Gustas Tu ont eu le don de secouer l’auditoire, la rage peut très bien aussi se transmettre par la douceur. En martelant le public à coups de « radio bemba ! radio bemba ! », rien de mieux que de deux nouveaux brûlots pour soulever l’Aluna : avec Pinocchio, la foule se met à hurler « lolo ! lolo ! lolololololo ! », et malgré les chaussures qui volent, la furia reprend sur le très attendu L’hiver est là : « t’as beau t’appeler Oscar Tramor te v’la tout seul comme un rat mort ! (…) Lai lai lai lai ! ».

Dans le cercle des grands artistes, Manu Chao a laissé sa marque. De sa capacité à transformer ses concerts en moments uniques, il sait transmettre au public ce qu’il a appris au fil des années : un grand voyage aux quatre coins du monde rempli de sonorités, de récits, de rencontres… Si l’on retient l’énergie sur scène, c’est sans omettre l’homme. Et l’homme avec un grand h. Sincère, franc, Manu Chao a conservé cette incroyable faculté à rassembler les foules. Le seul regret que l’on pourrait avoir (par rapport à la tournée avec Radio Bemba) serait la disparition des cuivres. Mais ne faisons pas la fine bouche…

Crédits photos : Olivier Audouy

Ardèche Aluna Festival, samedi 23 juin 2012, Ruoms.

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A propos de l'auteur

Image de : Etre thésard et mélomane, c'est possible. Enfin du moins pour l'instant ! Véritable électron libre dans le Sud de la France navigant entre Montpellier, Nîmes, Avignon et Marseille, je conserve cette passion à partager mes coups de cœur, mes trouvailles... et aussi mes coups de gueule. Pour ceux qui auraient envie d'en savoir un peu plus, vous pouvez toujours jeter un œil à mon site perso, Le Musicodrome (www.lemusicodrome.com).

14 commentaires

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  1. 1
    le Lundi 25 juin 2012
    Nemausus a écrit :

    Bonjour,
    2 choses :
    1. Ce n’était pas Axel mais Mrs Good en 1ère partie (Axel a démarré la journée de dimanche), et ce fut une excellente surprise !
    2. Sauf erreur de ma part, il ne me semble pas avoir entendu « Mala Vida »…
    Sinon, article très complet, je m’y connais beaucoup moins mais je partage ton avis sur pas mal de points.
    A+

  2. 2
    le Lundi 25 juin 2012
    Céleste a écrit :

    Chouette article sauf que Dreamoscope, Sex with a bird & Dark side n’ont pas été jouées par Dionysos ! Puis Mathias Malzieu et non Melzieu ;-)
    Et effectivement c’était King Kong Five et non Mala Vida en clin d’oeil à la Mano Negra.

  3. 3
    le Lundi 25 juin 2012
    betiurdin a écrit :

    Merci pour l’article, on revit bien ce samedi musical un peu fou !
    Par contre Manu Chao n’a pas joué Minha Galera (dommage d’ailleurs) ni Welcome to Tijuana, mais Bienvenida a Tijuana.

  4. 4
    le Lundi 25 juin 2012
    gvh57 a écrit :

    Le batteur de La Ventura n’est autre que David Bourguignon, qui fut lui aussi musicien de Radio Bemba. Pas de Mala Vida c’est sur et certain, pas de Casa Babylon aussi il me semble, à confirmer. Pas de Mihna Galera non plus. Welcome to Tijuana? pareil, non plus!!! (« juste » sa version espagnole: Bienvenida a Tijuana) Un trou pour El Hoyo, il me semblait qu’il ne l’avait pas joué, mais celui là je prend pour moi.

    2-3 autres choses étonamment oubliés sur Manu Chao ou les autres…
    Bref….vous y étiez? ;-)

  5. 5
    Dimitri L
    le Lundi 25 juin 2012
    Dimitri a écrit :

    Pardonnez mes erreurs… Ces 3 jours ont été épuisant, beaucoup de fatigue, et c’est assez dur de vouloir parler de tout le monde (c’est a dire pas 4 ou 5 lignes comme beaucoup font !) quant on a que quelques heures pour ecrire un report avant que les concerts reprennent. Et surtout, pas de possibilités de prendre des notes vu le monde fou sur le site samedi.
    Merci pour les retours, concernant les erreurs, je rectifie ça dans la soirée.

  6. 6
    Dimitri L
    le Lundi 25 juin 2012
    Dimitri L a écrit :

    D’ailleurs, si je peux me permettre : être accrédité consiste à pouvoir naviguer dans le site, assister au concert, rencontrer les artistes, et, par conséquent, ne pas être partout à la fois…

    Cependant deux choses :
    1) Pour le morceau « El Hoyo », je suis sûr à 3 000% qu’il a été joué, le public a bien répondu au « yo yo yo » de Manu.
    2) Je confirme qu’il n’y a pas eu de « Casa Babylon » (pas de cuivre sur scène). Ce qui explique pourquoi il n’y a eu ni « Mala Vida » également !

  7. 7
    le Mardi 26 juin 2012
    gvh57 a écrit :

    Mala vida se fait régulièrement sans cuivre, pas de soucis pour ça (exemple: creil en juin 2011). The Monkey se faisait avec un cuivre en tournée esperanza 2000-2002, par la suite ça s’est fait sans cuivre….mais elle ne s’est pas faite samedi!

    Le groupe s’appelant « La ventura », il n’y a pas eu de « radio bemba radio bemba ». Séquence d’hystéries sur « Bienvenida Tijuana » alors que c’est une ballade les plus douces (et non une chanson bien speed comme sur la tournée immortalisée par le dvd « babylonia en guagua »)du set… Les yo yo yo entendus ne sont pas ceux d’el hoyo, ressemblant plus à des oï oï oï.

    C’est sur qu’avec une accréditation tu ne peux pas être partout à la fois, mais ça ne veut pas dire que tu peux citer 6-7 chansons qui n’ont pas été jouées ce soir là… ;-)

  8. 8
    Dimitri L
    le Mardi 26 juin 2012
    Dimitri L a écrit :

    @ Gvh57

    1) Il y a eu pas mal de flash back grâce notamment à Madjid qui balançait régulièrement des sons… Et je peux te garantir que des Radio Bemba sont sorties, les groupes sont toujours intimement liés.

    2) Il y a eu du bordel sur toutes les chansons de Manu samedi… J’étais en fosse la première heure (1 mètre des crash barrières), et quelque soit le morceau, le public était réactif à tout. Là dessus, personne ne pourra le renier, regarde ce que c’était sur Clandestino !

    3) Et il y a eu les « yo yo yo » de Bob, mais aussi une variante pour El Hoyo !

  9. 9
    le Mardi 26 juin 2012
    gvh57 a écrit :

    Ce n’est pas Madjid qui balance les sons de manu chopés à la radio ou dans le métro, mais Gambeat. Les groupes comme tu dis sont + que liés puisque tout les musiciens sur scène sont issus de Radio Bemba (voir de la Mano!). Que dans un des Jingles il y ai eu un Radio Bemba qui soit sorti pourquoi pas, mais un martelage de radio bemba, c’est clair que non, désolé.

    Du bordel oui, mais de l’hystérie non, ou alors on a pas la même définition des mots. Que tu parles d’hystérie sur « Tadibobeira », sur Pinocchio, Que paso, ok, mais sur la ballade Bienvenida Tijuana pas sur que ce soit le terme approprié (j’étais en fosse tout le concert, mains sur les barrières.

    El Hoyo le groupe avec qui j’étais on s’est fait la remarque qu’il ne l’a pas joué,

  10. 10
    Dimitri L
    le Mardi 26 juin 2012
    Dimitri L a écrit :

    @ gvh57

    Je sais bien que les musicos sont de Radio Bemba… C’est pour cela que je précise en début de papier que cette nouvelle tournée est une « version allégée » de ses précédentes tournées.

    Concernant « El Hoyo », je ne veux pas faire le rabat-joie vu la paire de morceaux que j’ai zappé, mais on m’a dit l’inverse. Bref, peu importe.

    D’ailleurs, à titre de comparaison, je préférais nettement la tournée avec Radio Bemba au complet qu’avec La Ventura… Je ne sais pas si je suis le seul à penser ça…

  11. 11
    le Mardi 26 juin 2012
    gvh57 a écrit :

    ben ça fait déjà plus d’un an et demi que Manu tourne avec la Ventura.

    Quand à RBSS, il y a eu 2 version très différentes, donc je ne sait pas à laquelle tu compares. Il y a la version qui a tourné en 2000-2001-2002 et celle qui a tourné 2008-2009-2010, la première avait une vrai section cuivre et un accordéon, contrairement à la seconde qui n’avait qu’une trompette.

    Perso je préfère la ventura à la version 2008, mais je préfère la version 2000 à la ventura

  12. 12
    Dimitri L
    le Mardi 26 juin 2012
    Dimitri L a écrit :

    La première… La richesse des instruments avaient le don de diversifier les morceaux alors qu’avec la Ventura c’est un poil redondant.

  13. 13
    Dimitri L
    le Mardi 26 juin 2012
    Dimitri L a écrit :

    La richesse des instruments AVAIT pardon.

  14. 14
    le Lundi 2 juillet 2012
    cybernyber a écrit :

    Salut Dimitri

    Mrs Good n’est pas un groupe local de la région mais un groupe de la région parisienne que vous aviez déjà couvert avec discordance a Boulogne notamment (Mauro Melis) pour le festival BBMIX :) )

    Si des personnes veulent nous rejoindre n’hésitez pas à le faire sur http://www.facebook.com/bigpopbymrsgood.

    Merci à toutes les personnes qui sont venus pour ce concert , nous avons passé un super moment.

    A bientôt

    Tout l’équipe Mrs Good

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