Femmes Fatales au Théâtre Thallia

par |
Le Théâtre Thallia est un lieu presque confidentiel, trop confidentiel : niché dans une ruelle de la Butte aux Cailles, il n’a pas de ces mirifiques néons rouges pour annoncer qui est à l’affiche. Cependant, on dit que sa programmation permet de découvrir de « nouveaux talents ». Ce soir, et ce jusqu’au 28 mars, quatre Femmes fatales se produisent sur scène.

femmes_fatales_logo_premiere_pageLa salle qui accueille le spectateur a une jauge de 50 places ; l’intimité y est de mise. Les premiers rangs accueillent des spectateurs clairsemés. Heureusement cependant, la qualité d’une pièce ne se mesure pas toujours au taux de fréquentation du public. Même si le bouche-à-oreille dont a besoin cette création ne semble pas encore prendre, espérons que le spectacle sera reprogrammé, ailleurs peut-être.

Quatre femmes – fatales en ce qu’elles sont apprêtées, fatales dans leur manière de poser – sont présentes sur scène. Chacune, immobile, attend son tour pour s’exprimer. Lorsqu’une douce lumière auréole l’une d’elles, la parole prend place ; les autres femmes, dignes, attentives, figées, écoutent l’élue.

Que nous content-elles, ces Femmes fatales ? Qu’ont-elles en commun ? Un destin sans doute, celle de femmes trompées, désillusionnées, pourtant vivantes. Vivantes certes, parce qu’elles rient et nous font rire, parfois. Désillusionnées, parce que leurs histoires ont tout d’une tragédie.

Elles portent de bout en bout le texte de Jennifer Moret, jeune écrivain et metteuse en scène prometteuse. De rimes en rythmes, elle a su trouver une écriture fine et sensible, enlevée et originale pour retracer l’histoire de ces quatre femmes qui n’ont, a priori, rien en commun. Une histoire à suivre.

Partager !

En savoir +

Mise en scène et écriture :
Jennifer Moret

Avec :
Béatrice Boulanger, Claire Cable, Vanessa Perea, Nina Valery ou Jennifer Moret

Du 3 février au 28 mars 2009

A propos de l'auteur

Image de : Née en 1985, Marine vit à Paris. Après avoir pensé à devenir avocate, magistrat ou danseuse étoile, elle décide in fine de rester dans l'univers suranné des livres qui ont formé son imaginaire. Elle a longtemps pratiqué la danse contemporaine, avant de trouver sa place sur les sièges élimés des théâtres. Écriture, spectacle vivant, danse : voici les mots clés qui l'ont poussée à devenir chroniqueuse pour Discordance.

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article