Paris

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Après Les Poupées russes et l’Auberge espagnole, Cédric Klapisch a eu envie de revenir parler de sa ville de coeur, Paris. Et comme raconter la capitale en deux heures est impossible, il en a fait un film choral.

parisVite, une aiguille! Il faut recoudre le dernier film de Cédric Klapisch . En choisissant de décrire une ville qu’il ne connaît que trop bien, le réalisateur français a dispersé son propos. Il faut dire que le principe du film choral est séduisant avec son apparente liberté de construction. Mais il a tout de même ses règles. Et Klapisch a omis la plus importante d’entre elles : les histoires, si nombreuses soit elle, doivent se recouper. Or, au lieu de les entrecroiser, il opère une mise en parallèle assez grossière en liant ses personnages avec des thèmes aussi universels que l’amour et la mort.

Cette faiblesse de scénario n’est pas sans poser de problème. Elle force le réalisateur à rester dans le vague la plupart du temps. L’introduction est assez fourre-tout, mélange de plans larges aériens de Paris et de chansons, tantôt festives, tantôt atmosphériques. On sent bien que Klapisch ne sait pas bien par quel bout commencer. Ce qui handicape le début pose également problème à la fin : la chute est sans ampleur, à la fois banale et inappropriée.

Qui dit film choral, dit également beaucoup d’acteurs. Paris regroupe une quantité industrielle de stars du cinéma hexagonal, des habitués du réalisateur, Romain Duris et Zinedine Soualem, Juliette Binoche, Albert Dupontel, Mélanie Laurent et d’autres.

Chacun d’entre eux est confronté à d’affreux problèmes. Pierre ( Romain Duris ), un ancien danseur, apprend qu’il a une grave maladie du coeur. Sa soeur ( Juliette Binoche ), célibataire et mère de trois enfants, tente de le réconforter comme elle peut. Il y a aussi, Roland Verneuil ( Fabrice Luchini ) professeur d’histoire spécialiste de Paris, qui doit affronter la mort de son père et une envie irrépressible de draguer l’une de ses élèves. Mais Paris, c’est aussi l’histoire d’une bande de copain, qui travaille sur un marché. Et notamment celle de Jean ( Albert Dupontel ), divorcé depuis un an, et qui doit subir de voir tous les jours son ex-femme draguer ses collègues.

Tout cela n’empêche pas Paris d’être sympathique. Même s’il n’y a pas grand-chose à retenir de ce film, on passe un très bon moment.

Il est flagrant que Cédric Kaplisch s’est beaucoup amusé à filmer Paris. Il ne loupe aucune occasion de la montrer, exploitant n’importe quelle transition ou moment de flottement. C’est facile à tourner, sympa à regarder, bref, tout le monde y trouve son compte.

Deux choix s’offrent à vous maintenant : si vous voulez vraiment voir un film sur la plus belle ville du monde, louez Paris, je t’aime . Si c’est simplement pour vous divertir, Paris fera très bien l’affaire

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A propos de l'auteur

Image de : Yves Tradoff s'intéresse à beaucoup de choses : http://yvestradoff.over-blog.com (work in progress)

1 commentaire

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  1. 1
    le Vendredi 29 février 2008
    kyra a écrit :

    (commentaire HORS-SUJET, désolée) : c’est chiant qu’on ne puisse pas répondre aux news directement … ou alors signaler quelque part qu’on peut le faire sur le blog myspacien de Discordance ?!

    A part ça, bonne continuation à tous et salutations aux petits nouveaux de la team.

    Tchuss.

    k.

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