Fabien Olicard

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Le stand up ça marche fort depuis une jolie décennie, le Jamel Comedy Club ayant fait de beaux héritiers qui déclinent la recette du one-man-show sous des formes et des genres plus ou moins réussi. Un peu comme ces rares magiciens qui arrivent encore à nous surprendre, malgré des tours qui se recyclent depuis des siècles...

Certains auront heureusement compris que les recettes de grand-mère avaient fait leur temps et qu’un peu d’innovation ne gâchait rien, à l’instar de notre phénomène du jour, qui rafle prix et récompenses aussi bien dans les festivals de magie que de ceux dédiés à l’humour.

Fabien Olicard a en effet cette verve, ce ton, ces mimiques typiques du comique de one man show. On est pourtant loin des sketchs et des personnages drôles parce que caricaturaux : c’est le spectacle de magie et la façon dont l’artiste nous les amène qui fait mouche. Ses tours s’enchaînent et laissent le public pantois, presque gêné de cette magie dont il n’a pas l’habitude.

Si le spectacle débute par un tour classique à la corde, il enchaîne très vite avec la spécialité qui l’a rendu célèbre : le mentalisme. La démonstration est impressionnante et est un redoutable prétexte pour développer une complicité réjouissante avec son public.

Un spectacle qui continuera à vous poursuivre longtemps après l’avoir vu, à la recherche de ce fameux truc qui permet à l’artiste de rentrer dans la tête de son public avec une rapidité et une aisance déconcertante.

À déconseiller aux cartésiens qui risqueraient de ne plus en dormir de la nuit, mais à conseiller fortement à tous les autres, au théâtre des 3 bornes tous les mardis à 20 h 15.

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A propos de l'auteur

Image de : J'ai atterri à Paris à mes 18 ans pour ma licence en art du spectacle chorégraphique. La danse, ou plutôt les danses sont en effet ma passion, aussi bien dans la pratique que sous leur aspect théorique. J'aime observer, analyser, comparer et essayer de comprendre, mais étant danseuse et comédienne avant tout, je sais aussi qu'il n'y a aucune vérité de jugement au niveau de l'art, il n'y a que des points de vue. Je reviens juste d'une année sabbatique qui m'a conduit entre San Francisco et Los Angeles et je m'apprête donc à continuer mes études avec un master en études théâtrales (le but étant d'intégrer un master pro en journalisme culturel l'année prochaine).

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