Everybody loves Elvis

par Marie Lorraine|
Organisée par Matt Firehair, le chanteur des Washington Dead Cats, cette soirée à la Maroquinerie reposait sur un concept plutôt d'actualité en cet anniversaire des 30 ans de la mort d'Elvis. Dix groupes et quelques chansons chacun, pour un tribute de circonstance.

20070909-garage-lopez Dimanche 9 septembre – La Maroquinerie (Paris)

Ambiance et public atypiques, tous les styles sont présents. Des jeunes, des moins jeunes, des fans déjantés, d’autres endimanchés, un peu comme si tout le monde s’était donné rendez-vous pour rendre hommage au King en compagnie des Washington Dead Cats, No One is Innocent, Jesus Volt, Turtle Ramblers, Garage Lopez et des autres…

La fête commence mal à première vue, l’installation et les réglages de chaque groupe prennent un temps fou. Mais l’assistance, habituée des lieux, s’installe et prend son mal en patience. Une atmosphère intimiste règne sur cette petite salle d’environ 500 places. Tout le monde se connaît et l’ambiance est sympathique.

Petite déception, le Maximum Kouette ne sera pas au rendez-vous. Les autres en profiteront donc pour rester sur scène plus longtemps et feront au passage, la promo de leur nouvel album – en vente à la sortie bien sûr – mais c’est le but du jeu Mesdames et Messieurs !

Et c’est au milieu de tout ce beau monde aussi rock que masculin, qu’apparaît comme par enchantement la chanteuse anglaise Angie Palmer ( voir photo ). Sa guitare acoustique en bandoulière, elle adapte ses quelques reprises dans un registre très rythm and blues. Sa voix et sa prestance sur scène impressionnent et tranchent avec les registres précédents. Le public est conquis.

Elvis est mort, vive Elvis ! Sa musique, même revisitée par des groupes de musique actuelle reste reconnaissable entre toutes. Personne ne cherche à aucun moment à lui ressembler, bien au contraire ! Chacun l’interprète à sa sauce, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les décibels seront véritablement au rendez-vous. On constate un net changement entre le rock n’roll des années 60 et le rock actuel, dont la sonorité est nettement plus électrique, guitares obligent !

angie-palmer-2Le résultat final est vraiment intéressant. Les répertoires et caractéristiques des différents groupes modernisent des chansons que l’on adore. Un concert qui ne nous laisse à aucun moment sur un sentiment de déjà-vu et à des années lumières d’un spectacle de sosies. Les fans apprécieront. Par peur des clichés et des pâles copies, l’évènement était attendu au tournant, mais la Maroquinerie a une fois de plus su convaincre !

Grand regret de la soirée : la déco trop simpliste était pour ainsi dire aux abonnés absents. La seule icône du King était posée derrière la scène dans un cadre de couleur. Choix délibéré ou omission ? Trop tard pour le savoir. Mais malgré la musique, les décibels et le souvenir, ce détail là faisait tout même cruellement défaut.

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Washington Dead Cats: http://www.washingtondeadcats.com/

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