Eurockéennes 2007

par Fred, , , Kyra, , |
19ème édition de l'un des plus grands festivals français. Pas de grosses têtes d'affiches renversantes ou d'effets d'annonce mirobolants, un peu comme si les organisateurs avaient voulu reprendre leur souffle avant l'orgie tant espérée des 20 ans.

N’empêche qu’à y regarder de plus près cette programmation 2007 recèle de vrais petits trésors et ne se laisse pas enfermer dans le carcan figé des festivals d’été à l’affiche quasi identique. Une identité qui lui est propre et une ambiance incomparable, les Eurockéennes de Belfort sont devenus LE rendez-vous incontournable du début de l’été.

Trois jours de fête dans le cadre bucolique de la presqu’île du Malsaucy. Trois jours de concerts, bien sûr, mais surtout trois jours de folie, de découvertes et de rencontres. Un van devenu culte, une caravane pliante, un joli drapeau, de la bière chaude et sans bulles, un barbecue, Djembé Man passant en boucle, des centaines de stickers et par dessus tout une team Discordance plus nombreuse et plus motivée d’années en années.

Mesdames et Messieurs, installez-vous confortablement dans votre fauteuil, préparez-vous pour un décollage imminent : c’est parti pour une rétrospective de quelques morceaux choisis de cette excellente cuvée 2007 à travers les yeux de plusieurs de nos chroniqueurs.

1. ANNE-LAURE

vanDès l’arrivée au camping, me voilà projetée dans cette ambiance si propre aux festivals : tous les âges et tous les horizons réunis pour partager un moment hors du temps. Venus en simples voisins ou ayant préparé leur week end depuis des semaines, certains sont là uniquement pour un artiste précis, d’autres ne connaissent même pas la programmation. Les plus extrêmes auront d’ailleurs réservé la date depuis près d’un an, telle une fête religieuse qu’ils ne rateraient pour rien au monde.

Chacun a ses propres raisons de se retrouver ici. Mais la finalité reste la même pour tous : passer un moment inoubliable en se nourrissant de musique et de bonnes vibrations. Mettre entre parenthèse, le temps de quelques heures, le quotidien semé d’embûches, d’épreuves et de coups de gueules.

Trois jours de confort très basique : pas de douche, pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de toilettes confortables où il fait bon lire son journal, pas de net, pas de télé et pas de maquillage. Mais une organisation au top, une ambiance géniale et un lecteur MP3 qui aura eu raison de la batterie du van. Le soleil était quasi au rendez-vous (si si, je vous assure !) et la pluie aura eu a politesse d’attendre la nuit de dimanche pour pointer le bout de son nez.

Wu Tang Clan le vendredi et Joey Starr le samedi, deux poids lourds de la scène rap/hip-hop. Combats de flow derrière leurs micros pour les membres du célèbre groupe US contre le style ragga de l’inimitable chanteur de feu NTM, là pour défendre son premier album solo: Gare au Jaguar . Très belle prestation pour ces 2 artistes, qui auront mis le feu à un public composé de fins connaisseurs, mais également de novices tels que moi. Un style musical qui mérite de faire l’effort d’aller au delà de l’image restrictive et violente qui lui est si souvent attachée.

Quelque peu critiquée en raison de son style emprunté à des grands noms de la chanson française, Olivia Ruiz demeure pour moi une artiste à part entière. Fière, elle affiche ouvertement ses origines espagnoles, et sait s’adapter à son public. Pas de chichis pour ce petit bout de femme terriblement sexy en robe et bottes vinyle. Très attendue par le public, d’autant plus qu’elle était accompagnée de quelques-uns de ses amis. Il y avait Christian Olivier des Têtes Raides pour un duo sur Non-dit ainsi que Mathias Malzieu pour une version débordante d’énergie de I need a child devant une fosse déchaînée. Egalement présent Philippe Prohom, qui avait participé à l’élaboration du premier album de la belle, ainsi que Catherine Ringer pour une reprise de Marcia Baïla qui avait cruellement manquée au concert des Rita Mitsouko de la veille. Effet garanti…

poehlChangement radicale d’ambiance avec Peter Van Poehl, artiste aux origines suédoise et allemande, qui nous projette dans une atmosphère très feutrée avec son premier album Going to where the tea trees are composé de balades mélancoliques et mélodieuses qui aura fait palpiter mon coeur d’artichaut nostalgique. Bon moment procuré par Story of the Impossible très médiatisée en ce moment. Concert toutefois très calme, trop calme peut-être pour un début de soirée…Mais c’est aussi ça les Eurocks .

Originaire de Strasbourg, le rappeur/slameur Abd Al Malik joue quasiment à domicile. Homme au grand coeur, il alterne avec habilité chansons extraites de son album Gibraltar et échanges avec le public. Défenseur d’une France arc-en-ciel, il prône l’ouverture d’esprit, le respect de l’autre, le dialogue et la liberté. Des valeurs qui se retrouvent aussi dans sa musique avec une inspiration puisée dans la chanson française de Brel, mais également dans les tendances jazzy d’un Miles Davis . Gros coup de chapeau à ses excellents musiciens qui auront eu l’occasion de s’exprimer très librement lors de nombreux solos.

Abd Al Malik semble plutôt surpris par cet échange très fort avec le public. Il paraît que l’énergie donnée aux autres nous est renvoyée avec la même intensité, telle la lumière au contact d’un miroir. Et c’est très exactement ce qui s’est passé sous le chapiteau ce soir là. Un grand merci à lui pour ce moment chargé d’humanité et d’émotion.

Si I’m From Barcelona impressionne par le nombre de musiciens sur scène (ils sont 29 !), ce groupe suédois sera pour moi LA révélation de ce festival. Leur album Let me introduce my friends est d’ailleurs une véritable source de bonne humeur. Le public se prend au jeu et reprend systématiquement en coeur les refrains pop du combo en tapant des mains et en se dandinant jusqu’à en perdre le souffle. Certains festivaliers auront même eu la chance de gagner la scène pour, le temps d’un morceau, chanter à tue-tête les refrains aux côtés de cette joyeuse bande de copains

2. EMMA

Vendredi

Arrivée en fanfare le vendredi. C’est accompagnée d’une dizaine de personnes que j’assiste à mon premier concert: Gogol Bordello, sur la Grande Scène. Trois jours de fête qui commencent par un concert festif. Quoi de plus normal. Bien que je manquasse (on n’utilise jamais assez le subjonctif imparfait) d’éléments de comparaison, il paraît que l’affluence de cette édition est décevante.

gogolAvec Juliette & The Licks on restera dans l’énergie pure. La rage même. Un très bon show et on ne pourra que déplorer que le chapiteau, en raison de sa configuration (ouvert à tous les vents sur trois côtés) soit finalement très mal sonorisé. Le son a ainsi souvent été poussé trop fort et était relativement mal réglé.

Direction la loggia pour Converge . Le hardcore screamé ce n’est pas tout à fait mon truc, mais en revanche j’ai adoré l’énergie qui s’en dégageait.

Changement radical d’atmosphère et direction la plage pour Peter Van Poehl . Pas la même ambiance qu’à Converge . Forcément… Mais il a donné un concert bien apprécié si l’on en croit les avis unanimes autour de nous. Il faut dire que la plage se prêtait idéalement à ce genre de concert folk, avec les reflets du soleil couchant sur les portiques des boules à facettes… Disco-feu de camp, quoi.

Marylin Manson : là également je manque d’éléments de comparaison, et ma plongée dans la fosse pour prendre quelques photos ne m’aura pas vraiment permis de me faire une idée très objective. Pour faire court: les gens de devant ont eu l’air vraiment enthousiastes et ravis, les gens de derrière, moins.

Assez fan de leur univers BD/films d’horreur Z des année 60, j’étais très impatiente de découvrir Punish Yourself . Et cela aura sans aucun doute été pour moi le meilleur concert de tout le week-end.

Petit détour aux urgences de Belfort avant de rentrer, parce que c’est bien plus fun comme ça (une simple hypoglycémie… ou l’émotion, c’est selon) et retour sur le site le lendemain et en pleine forme s’il vous plaît !

Samedi

barcelona-2Une journée sur le site qui débutera justement par une interview de Vincent, le chanteur de Punish Yourself, beaucoup moins peinturluré que la veille et beaucoup plus habillé aussi. Puis arrêt au passage pour entendre la toute fin des Cold War Kids sous le chapiteau, et direction la Grande Scène pour The Editors . Un chanteur/pianiste fou, qui n’a rien à envier à Chris Martin, et des chansons par lesquelles on se laisse facilement porter, mais rien de bouleversant non plus.

Petit crochet par les stands de pizza et retour sur la Grande Scène pour Phoenix . Si de loin le groupe avait l’air de bien envoyer, en se rapprochant de la scène l’effet acoustique s’est amoindri (bizarre), pour finalement se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’un copier/coller de l’album sur un gros mur d’enceinte. Genre si tu mets un mur d’enceinte dans ton salon, tu peux faire pareil.

Décevant, donc, et des musiciens visiblement pas frais. D’ailleurs la conférence de presse qu’ils avaient donnée un peu avant était assez folklorique. Du coup ce sera direction Maxïmo Park à la plage. Un petit lutin qui sautait sur tous les retours avec son chapeau melon et un set à fond. Une bonne claque et de nombreux regrets d’avoir perdu autant de temps avec Phoenix !

Les Queens of the Stone Age auront été tout à fait à la hauteur de leur réputation. Mention spéciale pour leurs décors. Il est d’ailleurs assez rare que les groupes présents sur le festival fassent l’effort d’amener un peu d’éléments scéniques.

Pendant ce temps là c’était I’m From Barcelona qui enflammait la plage. Beaucoup de curieux et de fans ainsi qu’une scène couverte de ballons, de confettis et de Suédois (!), le tout remuant en rythme et chantant (les Suédois, pas les ballons). Il se dégageait de la scène une ambiance festive de carnaval, tous les gens autour de moi avaient le sourire, et j’en ai même vu quelques-uns danser.

Dimanche

sceneAprès un réveil difficile et prolongé, retour sur le site pour cette dernière journée de festival.

Arrivée sur le site pour la toute fin d’ Hatebreed . Après un petit tour sous le chapiteau pour assister au set très moyen de TV On The Radio, direction la plage pour Pelican, un groupe de Chicago totalement instrumental mais pas inintéressant. On ne pourra que regretter des compositions très similaires les unes aux autres.

Toujours sur la plage, Sick of it All donne tout ce qu’il peut. De vrais furieux sur scène comme dans le public. Vu de loin, c’est très impressionnant. Pour Tryo ce sera ambiance alternative dans la foule, séance de stickerisation intensive et la surprise de voir des gothiques chanter en choeur All You Need Is Love

Ce sera sous les premières gouttes du week-end qu’une foule incroyable se dirigera vers le chapiteau, complètement bondé pour le concert de Air . Pas totalement convaincue par leurs harmonies, je tente de voir ce que donne Goose sous la loggia. Bon ok, c’était encore pire. On a donc fini de boire nos bières en rang d’oignons abrités sous une tente en attendant l’heure du concert d’Arcade Fire. Je ne les connaissais que peu, simplement par leur album que je n’avais pas trouvé fulgurant. Sur scène, c’est une autre affaire et j’ai beaucoup plus adhéré. Vielle à roue et autres instruments exotiques auront fini par me convaincre.

Un retour sous une pluie désormais battante, une dernière nuit au camping et un départ qui arrive beaucoup trop vite.

Allez, J-363 avant les 20 ans !

3. KYRA

pyBack from Eurocks .

Des souvenirs en pagaille pleins la tête, qui s’immiscent et se partagent sous l’écorce de la raison. Après une phase de sidération psychique mêlée d’extase et d’euphorie, sans avoir eu recours à une quelconque substance pharmacologique, le retour sur le plancher des vaches fut relativement brutal, l’épuisement physique ayant réussi à vaincre toute forme de résistance. Je ferme les yeux et flash-back sur tout ce que l’on a vécu en si peu de temps. Une véritable aventure humaine, riche en émotions et en rebondissements. Du début à la fin. Let’s go.

Mes premières Eurocks . Une révélation.

Le plaisir de découvrir des artistes complètement inconnus, comme Juliette and the Licks, dont la présence scénique et le répertoire très « ACDC/Metallica » nous explosent en pleine gueule, sans ménagement, et nous offrent un show très bien huilé, rugissant et électrique. C’est brut et ça s’entend, surtout sous le chapiteau d’ailleurs.

La possibilité de choisir les artistes que l’on apprécie pour les (re)découvrir sous un angle différent, celui du live, avec son lot de surprises et de déceptions, mais qu’importe, on était là pour en prendre plein les oreilles et le temps nous le permettait, alors que demander de plus?

J’ai aimé les prestations de QOTSA, Marylin Manson, Punish Yourself, Cold War Kids, et Editors . Des univers diamétralement opposés, mais terriblement efficaces sur scène, et valant carrément le détour. A noter l’importance du visuel chez les Punish Yourself, vers luisants à l’échelle humaine, qui auront illuminé les Eurocks, et Marylin Manson dont les mises en scène théâtralo-vampiresques savent se faire désirer. Mention spéciale pour Cold War Kids et Editors qui se révèlent vraiment sur scène, et nous offrent de très belles interprétations de leurs titres phares Hang me up to dry, We used to vacation pour les premiers, Munich, Lights pour les seconds.

Agréables moments passés en la compagnie de Klaxons, Arcade Fire, Tryo, mais les performances de Phoenix, Damon Albarn ( The Good, the Bad and the Queen ), TV on the radio et Air n’ont pas été transcendantes, oscillant entre un son soporifique et/ou légèrement imbibé d’alcool.

coldwarJ’ai fui le plus loin possible la plupart des artistes français se produisant aux Eurocks, comme Olivia Ruiz (malgré les invités de prestige qui l’accompagnaient, je suis tout simplement allergique à la demoiselle en chocolat), mais aussi Kaolin, Les Rita Mitsouko, Justice, Joey Starr et le groupe américain Pelican .

D’autres flashes me reviennent en tête, comme la marée humaine dans laquelle il fallait évoluer, en regardant constamment ses pieds pour ne pas se rétamer dans une boue rougeâtre dont la consistance et l’odeur étaient vraiment douteuses .

Enfin, on a pu constater avec certains membres de la team Discordance que la prise en charge sanitaire pré-hospitalière des Eurocks (comprendre la séquence pompiers / antenne du SAMU présents sur place) mais aussi celle des urgences à Belfort, laissaient sérieusement à désirer. Il serait intéressant de faire un petit état des lieux de ce système au sein des autres festivals, mais bon. Le jour où un jeune décédera ou aura des séquelles neurologiques sévères en raison d’un délai de prise en charge beaucoup trop long d’un coma éthylique ou hypoglycémique, peut-être que les responsables en haut lieu se poseront des questions.

Évidemment, quand il est 4 heures du matin, on se planque derrière les protocoles. En attendant, je vous conseille ardemment de rester vigilant, que ce soit pour votre propre sécurité, ou celle des autres. Une ivresse aiguë ou un simple malaise hypoglycémique peuvent très vite se compliquer, et la non-assistance à personne en danger est punie par la loi.

No comment.

4. PASCAL

00113_thumbOnzième édition en ce qui me concerne et un peu l’impression d’être le vétéran de l’étape. La presqu’île du Malsaucy c’est un peu comme à la maison. Ambiance quasi familiale qui tranche agréablement avec les grosses machineries impersonnelles du type Rock am Ring…

Plus de 70 groupes en 3 jours. Impossible de tout faire et de tout voire. Évitons donc les inventaires à la Prévert indigestes que personne ne lit et qui n’ont pour seul objectif que de flatter l’ego du chroniqueur et de lui permettre d’étaler sa science du recopiage de programme.

Arrivée sur le camping le vendredi sur les coups de midi. Atelier montage de tentes, de caravanes et d’auvents. Un drapeau Discordance qui flotte fièrement au vent, un barbecue qui se prépare doucement et un apéro qui se prolonge de façon insistante. Les Eurocks 2007 commencent sur les chapeaux de roues.

Le vendredi aura sans doute été la journée la plus rock’n roll. Du punk tsigane avec le joyeux bordel de Gogol Bordello et leurs costumes loufoques qui ne sont pas sans rappeler le style des Marcel . Festif et déjanté, la fanfare débridée aura la lourde tâche d’être les premiers à enflammer la grande scène. Mission remplie avec succès, cette nouvelle sensation rock arrive à mixer les genres et propose un cocktail assez surprenant..

Du bon rock qui sent la bière et le cuir. Des riffs tirés tout droit de la guitare d’ Angus Young, la belle Juliette aura donné une véritable leçon de rock’n roll. Une bombe sonore et sensuelle…

On monte encore de trois crans avec Converge les maîtres du hardcore screamé. Des albums majeurs ( John Doe, No Heroes ) quasi parfaits et une prestation que j’attendais de pieds ferme. Bilan: une déflagration musicale reçue en pleine face par un groupe impressionnant au sommet de son art. Un batteur bûcheron qui martèle ses fûts comme si sa vie en dépendait et un chanteur qui enchaîne les moments de bravoure avec des missiles principalement tirés des deux galettes citées plus haut.

manson-3La scène n’a jamais été le point de fort de Marilyn Manson . Cela fait des années que ses shows, en plus d’être expéditifs, sont de plus en plus codifiés avec une mise en scène sans grande originalité. L’ayant vu pas loin d’une dizaine de fois et étant malgré tout un adepte très fervent de ce cher révérend, j’étais curieux de voir ce qu’il nous avait réservé pour ce nouveau show. Un décor très dark-romance avec chandeliers et draperies, un micro-couteau qui n’est pas sans rappeler celui du chanteur de Rammstein et les premières notes d’ If I was your vampire . Les premiers frissons commencent à remonter le long de la colonne vertébrale….

Un petit Disposable Teens pour tenter de mettre l’ambiance et premier choc: un public quasi amorphe. Et ce ne seront pas les nouveaux morceaux qui réveilleront l’assemblée. Rajoutez à cela un Tim Skold assez pénible, se sentant obligé de changer constamment les parties de guitares des anciens titres et par la même occasion de leur enlever une bonne partie de leur force et de leur hargne… Bref c’était pas gagné. Pourtant Manson y mettra du sien et ne ménagera pas ses efforts.

En vain. Aucune réaction. Sur l’intro d’ Irresponsable Hate Anthem, on devait être vingt à reprendre la fameuse antienne mansonnienne We love hate, we hate love . Ça hochait vaguement de la tête sur les deux covers ( Sweet Dreams et Tainted Love ) et on aurait presque pu croire à un léger soubresaut sur Fight Song et Beautiful People . Bref une assez bonne (mais courte) prestation de Manson gâchée par un public de curieux.

Au final c’est peut être pas plus mal qu’il n’ait pas joué des titres tels que Reflecting God ou the Nobodies, cela aurait été un peu comme donner de la confiture aux cochons…

Entre l’électro très hype de Justice et le show rock’n gore des Punish Yourself le choix aura été vite fait. Lumières noires, peintures fluo sur tous le corps, pom-pom girls de série Z et concerto de scie circulaire, cela aura été LA claque de ces 3 jours. La quintessence des 3 célèbres composantes du rock réunies dans le même groupe. Jouissif.

Si les deux jours suivants seront moins débridés au niveau de la programmation musicale, l’ambiance au sein de l’équipe ira quant à elle crescendo. Collage de stickers sur toutes les personnes croisant notre chemin, investigation pointue du stand franc-comtois et allez retours incessants entre les différents stands de bière.

p1020023-2-2Pour le côté backstage, un agréable moment passé en interview avec VX 69, le chanteur de Punish Yourself visiblement assez marqué par l’after de la veille. Un Josh Homme très ouvert et accessible pendant la conférence de presse des Queens of the stone age et un lapin posé par Pelican .

Au niveau des concerts, il y avait bien sûr l’énorme show de QOTSA . Une set list courageuse oscillant entre tubes ( No One Knows, Sick, sick, sick, Go with the flow ), morceaux plus complexes ( Monsters In The Parasol, Mexicola ) et un final apocalyptique sur Song for the Dead . Mention spéciale également à Sick of it all qui aura retourné la plage. Circle Pits et Wall of Death de rigueur. Les hardcoreux présents s’en sont donnés à coeur joie sous le regard amusé et intrigué des curieux… Les Tryo auront remporté quant à eux la palme de l’ambiance avec un public conquis dès les premières notes et un concert souriant et bon esprit.

Pas mal de déceptions néanmoins avec les sets très moyens de The Editors (reverb poussée à fond), Phoenix, The Good, the bad, the queen (avec un Damon Albarn plus intéressé par le contenu de sa bouteille de whisky que par le concert) ainsi que celui de l’inénarrable Joey Starr qui est quand même l’un des seuls artistes que je connaisse à porter un T-shirt avec sa propre tête imprimée dessus.

Un départ un peu nostalgique bercé par Arcade Fire et une nuit quasi blanche histoire de profiter des derniers instants de ces Eurocks 07. Pas facile d’ailleurs de se quitter au petit matin. L’alchimie qui s’était créée au fil de ces quelques jours passés ensemble avait ce petit goût unique qui vous fait vous rendre compte à quel point certains moments peuvent être plus intenses que d’autres.

5. VIOLHAINE: Fiche d’appréciation

Ca y est, c’était la deuxième fois. Comment quelque chose qu’on a attendu pendant tant de mois (j’irai ? j’irai pas ?) peut passer aussi vite, et surtout se passer aussi bien ?

Mais puisque c’est ce qui nous a réuni une fois de plus qui prévaut, voici une fiche d’appréciation rapide des groupes qui ont croisé ma route eurockéenne.

Jour 1 : Menu 6 pièces

Coups de foudre: 4

00055 Juliette & the Licks : Sexy, sublime, entraînante, encore plus rock’n'roll que la plupart des chanteurs de métal. 20/20

Converge : Impressionnants de bourrin-attitude, un leader albinos qui n’a jamais appris le chant clair à l’école, un batteur MONSTRUEUX. 17/20

Marilyn Manson : L’émotion de la première fois aidant, un set fort savoureux, mixant vieux standards et nouveaux morceaux. Un public mollasson mais une mise en scène sublime et un Mr. Manson forçant le respect. Tout de même. 19/20

Punish Yourself : Pas de mots. Sex & violence? Hail fluorescent zombies? Précédés par leur réputation, qui est bien loin d’être à leur hauteur. La très bonne surprise de Candice en guest et du fluo dans les yeux pour longtemps. 21/20

Bon moment : 1

Les Rita Mitsouko : A voir au moins une fois dans sa vie, et mieux vaut tard que jamais, surtout que Catherine Ringer a de beaux restes d’allure et de prestance. Quelques titres manquants, toutefois. 15/20

Déception: 1

The Young Gods : Curiosité qui m’attirait, mais une simple écoute à l’écart du chapiteau a suffit pour détruire tout espoir : le son-saturé-et-larsené-mais-c’est-fait-exprès, très peu pour moi. 06/20

Jour 2 : Menu 5 pièces

Coups de foudre : 2

qotsa-2 Cold War Kids : Même sentiment que pour Arctic Monkeys l’an dernier. Un concert très propre, carré, mais pas dénué d’âme pour autant. Le délicieusement interprété Hang me up to dry résonne encore à mes oreilles. 18/20

QOTSA : LE moment attendu de ce samedi. Se sont pas moqués de nous, on a eu notre lot de passages hypertechniques. Grande classe, rien à ajouter. 19/20

Surprise: 1

Phoenix : De loin : « Tiens, c’est quoi sur la grande scène ? Phoenix ??? Mais non ça ne peut pas être PHOENIX !?? ». Un son assez brut et de vrais rythmes rock, loin de la pop gnan gnan que je m’étais imaginée. 13/20

Bon moment: 1

Maximö Park : Sur une Plage bondée, un chanteur qui se démène pas mal, jolie voix et set agréable. 14/20

Indifférent: 1

The Editors : Pas mal, sûrement. Mais je ne connaissais pas trop, et j’ai déjà oublié. 12/20

Jour 3 : Menu 5 pièces

Coups de foudre: 3

GTB&TQ : Comment oser LOUPER Damon Albarn, son beau chapeau, ses joues écarlates, sa bouteille de whisky posée sur le piano ??? Un très plaisant moment passé sous les fanions colorés qui décoraient leur scène. 17/20

sick2 Sick of it all : Le genre de concert qui s’observe de loin, hors de la faune hardcore amatrice de ‘ walls of death ‘. Mais le genre légendaire, aussi. 16/20

Air : Seule, sous la pluie. Ça donnait presque un côté romantique à la chose. Tous mes morceaux préférés vu et entendus en vrai… Aucun regret, c’était parfait. 19/20

Surprise: 1

Klaxons : Promo autour du groupe super travaillée, on dirait que ça marche. Pas vu autant d’engouement pour aucun des autres concerts du festival. 14/20

Indifférent: 1

Tryo : Passé la classe de première (c’est- à-dire il y a bientôt 7 ans), je suis vraiment passée à autre chose. Pas eux. End of story. ??/20

Bilan :

3 jours,  » 5  » scènes, 70 artistes présents et une bonne vingtaine d’absorbés ou survolés, 13 personnes porte-bonheur au QG Discordance, 5 rencontres, 6 retrouvailles, 0 douche, quelques bières, 1000 battements de coeur à la minute, bref : environ 1122 bonnes raisons de revenir l’an prochain !

6. FRED

Premier week-end de Juillet. Premier week-end de décompression depuis plus d’un mois. Trois jours tant attendus, et déjà si loin derrière…

Les Eurocks c’est bien sûr des concerts. D’autres en parlerons bien mieux que moi, je ne vais donc pas m’attarder et me limiter à évoquer quelques bons moments. D’abord Juliette & The Licks découvert sur CD quelques jours auparavant. Le concert a été tout simplement excellent. Une pêche incroyable, un bon son, un public déchaîné dans les premiers rangs et juste ce qu’il faut d’ébriété pour effacer les inhibitions superflues. Sans aucun doute l’un des meilleurs moments du festival. À noter le courage de Juliette Lewis qui, portée par l’ambiance, s’est lancée dans un très joli slam à la fin du set !

Dans un style très différent et beaucoup moins remarqué, il y avait également l’électro-disco euphorisante de Junior-Senior ainsi que The Editors et son chanteur très maniéré.

Mais trêve de commentaires concertistiques, parce que les Eurocks, c’est bien plus que juste de la musique.

Cette année, c’était un peu comme une étape gastronomique dans un relais château. L’âge et les moyens aidant, chaque festival s’aborde avec plus d’équipements et de confort. Une première, nous élisons notre campement au camping caravane: moins fréquenté et donc plus calme que le camping traditionnel. Même faire caca n’était plus une corvée. D’ailleurs certaines, qui se reconnaîtront, s’en donnaient à coeur joie. Rajoutez y de succulentes grillades tous les jours, un abris qui ne prend pas l’eau, un temps ni trop chaud ni trop froid et vous pourrez légitimement vous poser la question suivante:

MAIS OÙ EST DONC PASSÉ LE ROCK’N'ROLL ?

Il n’a pas disparu rassurez vous. C’est juste qu’il est allé faire un détour du côté du stand franc-comtois. Qui oserait affirmer que manger des escargots et de la cancoillotte sur un site de festival n’est pas rock’n'roll ? On pouvait même y goûter de l’absinthe et trouver des bières de qualité (certes un peu plus chères que la moyenne).

Mais les Eurocks c’est aussi bien plus que juste de la nourriture et de l’alcool.

toutlemondeC’était surtout des gens, des potes, des anciens et des nouveaux. C’était déjà ce que je préférais lors des éditions précédentes. Un G/R@R au taquet, des amis présents pour faire la fête et vidanger tout ce qu’il reste de pensées rattachées au train-train quotidien. Et là sans vouloir faire du léchage de culs trop fort, grâce à Discordance et donc à Pascal tout cela a pris une dimension supplémentaire. Chaque année apporte ainsi son lot de nouvelles têtes que l’on espère revoir le plus vite possible.

Des conversations inédites deviennent ainsi possibles. Qui par exemple aurait pu nous expliquer les années passées comment un chirurgien répare un prolapsus ? Bon d’accord, ce n’était pas la discussion la plus constructive qu’il puisse y avoir, et c’est peut-être là mon seul regret. En ce qui me concerne les Eurocks sont tellement prétexte à la décompression et à la fête, qu’avoir un échange intelligent est une véritable gageure. Loin de moi l’idée de renier cet état d’esprit, mais il faut avouer que pour apprendre à mieux se connaître ça ralentit le processus…

Un texte qui se termine sur une note un peu nostalgique qui n’était pas prévue au départ. Enfin, bon maintenant vous le savez. J’ai hâte de tous vous retrouver très prochainement pour RESSUSCITER LE ROCK’N'ROLL !

7. Cancoillotte Mon amour….

Petite séance de micro-trottoir entre deux concerts, parce que les Eurocks c’est aussi une region: la Franche Comté, et quelques spécialités (très) locales dont la fameuse Cancoillotte .

Et en tant que journalistes d’investigation nous nous devions d’approfondir le sujet auprès de quelques uns des nombreux stands présents.

OFFICE DU TOURISME

tourisme La Franche Comté c’est quoi ?

Et bien c’est une magnifique région.

Pourquoi ?

Parce qu’elle est très variée. C’est les lacs, la montagne, la neige, le soleil.

Quels sont les départements de Franche Comté ?

Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire de Belfort. Voilà je crois que c’est tout…

La plus belle ville de Franche Comté ?

Je dirai la mienne: Besançon. Mais elles sont toutes très jolies et très différentes. Il faut sillonner..

Vous avez du succès à ce stand ?

Énormément. Les gens sont très très intéressés. On fait de la dégustation, on ne vend rien, donc c’est encore plus intéressant.

Et donc ça là on peut tout goûter ?

Oui, Oui.

Ah ! Malheureusement je ne mange pas de fromage… Vous avez que du fromage en Franche Comté ?

Noooon. On a aussi de la charcuterie, de la saucisse, du jambon. Dans le cochon tout est bon ( Rires )

Et ça c’est quoi ? De l’absinthe ? Ce n’était pas interdit à un moment?

Ce n’est plus interdit depuis au moins 5 ans… C’est la recette originale un peu améliorée et remise au goût du jour par rapport à ce que l’on peut proposer aujourd’hui au niveau de l’alcool. Vous voulez goûter ?

Bien sûr ! Un dernier mot avant pour conclure ?

Le dernier mot ce sera:  » Venez en Franche Comté « . Voilà.

STAND CANCOILLOTTE

Pourquoi faut t-il venir manger chez vous ?

cancoilotteParce que c’est bon. Parce que c’est consistant. Les gens ont envie de manger quelque chose de bon aux Eurockéennes . Et quand on est debout depuis le début de la matinée, c’est vraiment l’idéal. Les gens quand ils font des festivals pendant 3 jours, et qu’ils mangent des trucs qui ne tiennent pas au ventre c’est chiant quoi !

On peut y manger 3 jours de suite, où il y a une limite à ne pas dépasser ?

Et bien sans problème. On a plusieurs versions. On a de la pomme de terre avec des saucisses, on a du sauté de volaille, on a de la saucisse avec de la cancoillotte, on a du sauté de porc avec du riz ou des pommes de terre, On peut vous faire des escargots . On peut vous faire ce que vous voulez, vous voyez ce que je veux dire..

C’est la première fois que vous êtes ici ?

Oui c’est la première. Par contre je pense qu’on y sera de nouveau l’année prochaine.

Vous faites d’autres festivals ?

Pour l’instant c’est un début. Mais je crois que d’après mes sources ça devrait continuer…

Vous pensez quoi du stand de merde d’en face ?

Je ne dirais pas que c’est un stand de merde, parce que je pense que les mecs ils bossent quand même. Chacun son truc. Nous on est peut être un petit peu plus dans le culinaire. On essaye de confectionner des plats qui soient un petit peu plus recherchés. Maintenant voilà quoi. Chacun son créneau. Il en faut pour tous les goûts ( éclats de rires ).

8. STAND RIVELLA

rivella Vous ne vendez que de la Rivella ici ?

Oui. De la Rivella. Rien que de la Rivella.

Mais vous savez comment c’est fabriqué ?

Ouais.

Et vous en vendez quand même ?

Tu sais comment c’est produit ? C’est du lactosérum. C’est produit à base de lait de vache.

Des vaches suisses ?

C’est une production secrète, qu’on ne peut pas dévoiler aujourd’hui….

C’est du lait caillé en fait ?

Ouais exactement ! ( Rires )

Et vous en vendez beaucoup ?

Énormément. C’est très populaire en Suisse.

Vous êtes suisses ?

Oui. Ça s’entend ? ( Rires )

Non pas tant que ça. On peut mélanger du Rivella avec de l’alcool ?

Alors je n’ai jamais essayé. Mais il paraît qu’on peut mélanger avec de la bière ou de la vodka. C’est assez proche d’une vodka pomme en fait…

Vous avez prévus de sortir de nouveaux goûts ?

On a le Rivella bleu pour les filles. Pour ne pas grossir. C’est beaucoup moins calorique qu’une boisson de table normale ou qu’un coca. On a le Rivella vert qui est plutôt à la menthe et au thé vert.

Vous avez prévu de faire des festivals plus éloignés ou vous préférez rester dans la francophonie ?

On reste dans la francophonie mais il y a aussi toute la partie suisse allemande. Là on va faire le Paléo festival de Nyon et le Montreux Jazz festival….

On peut vous prendre en photo avec un sticker Discordance ?

Avec plaisir mais alors on vous prend en photo pour www.rivella.fr

9. Discordance t’a sauvé

Merci à tous pour avoir joué le jeu lorsque toute l’équipe  » Discordance  » a tenté de vous sauver! Grâce aux nombreux stickers collés sur vos sacs à dos, torses, bras, poignets, jupes, casquettes, fesses, pantalons et décolletés, nous avons pu faire parler de nous de façon assez drôle et provoquer quelques très bonnes rencontres.

Mais il y avait également une autre association présente sur les lieux qui distribuait de très jolis autocollants et qui mérite largement d’être citée ici.  » Pas de quartier pour les inégalités  » aura tenu pendant tout le week-end un espace d’information à destination de tous les festivaliers pour les sensibiliser contre les problèmes de discrimination à l’embauche que rencontrent les jeunes de certains quartiers.

N’hésitez pas à aller faire un long détour par leur site web: www.pasdequartier.org

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10. Remerciements et galerie photo

Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidés, qui ont participé et que ne nous avons croisés au cours de ces 3 jours.

La liste est longue comme le bras et au risque d’en oublier, nos remerciement les plus sincères à l’ensemble du staff de la communication des Eurocks pour leur accueil exemplaire, à Marina d’Active, à VX pour le temps qu’il nous a consacré, à Wolle et son père pour la caravane pliante, à la maman de Pascal pour le drapeau, à Anne Laure, Cédric, Emma, Fred, Gilles et son merveilleux van, G-r@rd, Joaquim, Kyra, Natacha, Nicolas, Séverine, VIOLHAINE, aux absents qui nous ont manqués, à la pluie d’avoir attendue, à la batterie du van d’avoir ressuscité et à tous ceux qui nous lisent régulièrement !

Pour finir une galerie de quelques images prises sur le site. Pour de magnifiques photos des groupes présents, rendez vous sur l’espace Flickr des Eurocks : http://www.flickr.com/groups/eurockeennes2007/

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9 commentaires

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  1. 1
    le Mercredi 25 juillet 2007
    kyra a écrit :

    … c’est MAGISTRAL ! J’adore la mise en page :) Ca valait le coup d’attendre …

    Et tous ces moments qui défilent sous les yeux … la fierté de dire « putain, j’y étais » … et pas avec n’importe qui.

    La team Discordance c’est un groupe de potes passionnés avant tout, et certainement pas des frustrés de la plume et/ou tendus du string. Et ça transperce l’écran.

    Je vous dis à l’année prochaine les amis ;-) mais pour les escargots et la cancoillotte Jo, c’est toujours NON :p

    Bye !

  2. 2
    VIOLHAINE
    le Mercredi 25 juillet 2007
    VIOLHAINE a écrit :

    Haaa putain j’en aurais pleuré !! ;)
    Emotion, émotion(s)…
    Je reviens mieux lire vos articles aprés le boulot, chers collègues !!
    Mais franchement bravo Pascal (et tout le monde) ça déchire tout comme dossier !!!

  3. 3
    Stephane
    le Mercredi 25 juillet 2007
    emma a écrit :

    Merci collègue :o ) Tout pareil pour moi, de merveilleux souvenirs plein les yeux, plein les oreilles, plein le coeur, plein les pieds, partout partout. Juste un moment magique en dehors de la réalité. Vivement l’année prochaine qu’on remette ça !

    Je confirme, on est vraiment une « team » de potes, et pas n’importe lesquels, je vous dis pas à quel point je suis fière d’en être !

    Merci à ceux qui n’écrivent pas souvent de s’être fendus d’un article, même s’ils avouent écrire dans la douleur. J’aime beaucoup vous lire, j’aimerais pouvoir le faire plus souvent (suivez mon regard)…

  4. 4
    le Jeudi 26 juillet 2007
    Julia a écrit :

    Je suis toujours aussi fan du jeu de toutes les déclinaisons possibles autour d’un seul évènement, quelle créativité =)

    Ravie de voir que vous vous êtes éclatés, j’espère en être la prochaine fois !

  5. 5
    le Samedi 28 juillet 2007
    Anonyme a écrit :

    Tu ne sais pas ce que tu rates Kyra.
    La cancoillotte et les escargot c’est comme la bière chaude ébullée, l’essayer c’est l’adopter :-)

    ça y est, j’ai faim, c’est malin…

  6. 6
    le Samedi 28 juillet 2007
    Joaquim a écrit :

    Et merde, j’ai zappé le pseudo. Bon, pour ceux (et celles) qu’avaient pas capté, c’est moi le post du dessus.

  7. 7
    Stephane
    le Samedi 28 juillet 2007
    emma a écrit :

    Ca, Jo, on risquait pas de se tromper ! :D

    @Julia : c’était une super bonne idée à la base de concentrer nos avis sur un seul et même sujet (et je précise, pour ceux qui ne le savent pas, que c’est une idée de Julia). L’année prochaine, de gré ou de force, on t’y emmène !

  8. 8
    le Dimanche 29 juillet 2007
    Julia a écrit :

    Pas besoin d’user de la force ;)

  9. 9
    le Lundi 30 juillet 2007
    kyra a écrit :

    Jo, les gastéropodes peut-être un jour … la cancoillotte, non définitivement non :)

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