Envy + Mutiny On The Bounty au Glaz’Art

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Ce soir, à Glaz'Art, c'est Envy, légende du screamo, qui investit la salle fraîchement rénovée. Ils seront accompagnés, en première partie, des luxembourgeois de Mutiny on the Bounty.

envyArrivé en plein milieu du set de Mutiny On The Bounty, malheureusement un peu trop tard, ce ne seront que trois courts morceaux du quatuor luxembourgeois qui atteindront mes oreilles. Math-rock chanté de bonne facture, ça groove sec, même si déjà entendu un bon paquet de fois, mais manquant de rentre-dedans. Des parties qui poutrent et te mettent à terre, le tout reste tout de même fort appréciable.

 » Ce soir ça va être rock’n'roll  » dixit un voisin visiblement éméché et cherchant à qui parler. Changement de plateau, les cinq japonais s’installent doucement. La masse de personnes présentes devant la scène s’accumule, de plus en plus compacte, compressée. On se marche sur les pieds. Deux groupies se mettent en transe, un des guitaristes venant d’enfiler son instrument. L’atmosphère est tendue, le public s’impatiente, comme s’il s’attendait à un concert en tout point exceptionnel.

Ça commence, quelques notes lancées en l’air, lancinantes, crescendo puis explosion. Les cinq premiers rangs se mettent peu à peu à bouger, de plus en plus fort, comme un seul homme. En ballotage incessant, étouffant, impossible de se concentrer sur la musique du groupe. Un vigile s’interpose pour éviter au premier rang, composé de photographes, de se faire décapiter. Chaque phase mélodique plus intimiste amène cris et hurlements du public (surtout le mec bien alcoolisé sus-cité, qui s’en donne à coeur joie niveau sonore), avide de bruit, de fureur et d’intensité électrique. Et pourtant, on ne peut nier que le quintette nippon donne tout ce qu’il a sur cette scène.

De tout son coeur, sur la brèche, à fleur de peau, Envy embrase l’atmosphère, intensément, avec une puissance de feu, même si le tout pêche par une alternance un peu trop systématique entre moments planants et rudes. Mais non, impossible de rentrer dans le set des japonais, celui-ci passe à une vitesse impressionnante. Un rappel,  » Go Mad and Mark « , une autre inconnue au bataillon, et c’est fini. Trop vite, beaucoup trop vite.

Crédits photo : Melchior Ferradou (http://www.flickr.com/photos/melchiorferradou/)

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Envy : http://www.myspace.com/officialenvy

Mutiny on the Bounty : http://www.myspace.com/mutinyonthebountytheband

A lire sur Discordance : [Envy - MP3 de la semaine->1022]

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