Ensemble contre le sida

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Vendredi 1er avril marque le début de la campagne du Sidaction 2005, avec comme buts principaux la collecte de fonds pour la recherche, mais également la prévention, seule arme actuellement en notre possession pour combattre ce virus dévastateur.

sida » 20h10 Pétante « , l’émission quotidienne animée par Stéphane Bern sur Canal, a traité ce vendredi soir du sujet sensible qu’est le Sida, en accueillant sur le plateau Clémentine Célarié, marraine du Sidaction 2005, et Christine Aubere contaminée depuis 1990 et bénévole au Kiosque Info Sida.

Présente également, la chanteuse Princesse Erika qui a participé au clip de Clémentine Célarié mettant en scène des célébrités et des anonymes embrassant des personnes séropositives afin de montrer que l’on n’attrape pas le sida ni en touchant ni en embrassant une personne contaminée.

Ce rendez-vous annuel fortement médiatisé est indispensable pour la prévention face au Sida. Sujet tabou, ce fléau est souvent gardé secret par les personnes contaminées, à cause principalement du regard et du jugement des autres. La discrimination des personnes séropositives dans notre société est malheureusement encore et toujours une dure réalité.

Oui ! Sidaction permet de faire parler de ce virus qui ne cesse d’augmenter en France, et pas uniquement dans le milieu homosexuel, mais dans TOUS les milieux, indépendamment du sexe, de la race ou de la religion. Riche ou pauvre, homme, femme ou enfant, blanc ou noir, homo ou hétéro. Il peut toucher chacun d’entre nous.

L’arrivée de Stéphane Guillon sur le plateau a laissé place à un malaise général. Regards croisés, sourires tendus des personnes invités : comment un chroniqueur, bien que très talentueux, va-t-il pouvoir faire rire avec un tel thème ? L’ironie est sa seule arme. Il démontre qu’il serait de très mauvais goût de se moquer du Sida, car alors pourquoi ne pas parler d’autres tragédies. Canicule, Tsunami, Faim dans le Monde, Pollution, Pauvreté … autant de sujets qu’il est difficile de traiter avec humour et légèreté.

On dit souvent :  » Mieux vaut en rire qu’en pleurer « . Je ne suis pas de cet avis. Il est vrai que nous avons chacun notre propre manière de combattre et de nous prémunir de ce fléau. Mais avoir un discours trop léger sur le sujet peut contribuer à faire paraître le Sida moins dangereux qu’il ne l’est. Bon nombre de personnes ne se protègent toujours pas, pensant que le Sida peut se soigner par la tri-thérapie de la même façon qu’un simple rhume.

Le caractère paradoxal du Sida est inquiétant. Malgré de nombreuses campagnes d’information et de prévention, le Sida est resté quelque chose de profondément tabou, principalement à cause de la connotation sexuelle que peut avoir la maladie. Et c’est justement ce silence et cette honte qui continuent encore aujourd’hui à faire des ravages.

Il est donc d’intérêt public de faire parler du Sida. Et qui de plus qualifié pour cela, que les malades eux mêmes ? Ces personnes sont d’un courage exemplaire, car elles osent affronter le regard des autres, dans le seul but de faire partager ce qu’elles vivent au quotidien et la grande souffrance qu’entraîne leur combat contre la maladie.

C’est pour cette raison qu’il est important de participer, à sa manière, à cette grande manifestation qu’est le Sidaction 2005 . La solidarité rend les hommes plus forts. Si il est difficile de déplacer des montagnes tout seul, à plusieurs cela devient nettement plus facile.

Le site de Sidaction : www.sidaction.org

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A propos de l'auteur

Image de : Après une courte et intense carrière dans le monde du marketing, Anne-Laure s'est lancé dans la grande aventure! En 2009, elle intègre l'Institut des Métiers de la Communication Audiovisuelle en Avignon, et sait à présent manier avec dextérité caméras, appareils photos, microphones et bancs de montage en tous genres. Elle apporte son soutien journalistique à la rédaction de radio Raje en Avignon en réalisant interviews et chroniques. Discordance, elle l'a vu naître et grandir, faire ses premiers pas sur la toile, et participe de manière épisodique à son contenu rédactionnel. Bref, vous l'aurez compris, Anne-Laure touche à tout, l'image, le son, l'écriture, mais elle aime aussi les éclairs au café, qu'on lui raconte des histoires d'amour, le Japon, l'accordéon, les abricots, les sorties en raquettes, les jeux de société, les voyages (pas organisés), les apéros entre amis, le clafoutis aux cerises et le bon vin.

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