Empyr – Interview Skin

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Après avoir créé l'événement et par la même occasion, la polémique autour d'eux : Empyr revient. En effet, les survivants de Kyo, Vegastar, Pleymo et Watcha sont de retour avec un nouvel E.P. : Skin afin de nous faire patienter jusqu'à la sortie de leur prochain album prévu pour la fin de l'année.

empyrphotoN’existant qu’au format digital et vinyle pour les collectionneurs (euses ?), cet opus pour le moins singulier fera naître la curiosité aux plus réticents. La voix de Ben est nettement plus en place et surtout son accent n’est plus à couper au couteau : nous sommes à des années lumières du «  faissefoule starse » extrait de Peaceful Riot .

Le groupe nous offre donc deux chansons inédites «  à vous foutre sur le cul », deux titres live à la sonorité exceptionnelle pour ce genre de captation et se clôt sur une session acoustique de Birth, titre déjà présent sur leur premier album.

Et pour marquer le coup, après un clip composé exclusivement d’extraits backstage de leur tournée, le single, Your Skin My Skin, est illustré par les soins de François Berthier, célèbre photographe, qui s’essaie pour l’occasion à la réalisation. Un pari donc plus que réussi !

Et c’est donc au sein de cette actualité que j’ai eu la chance d’interviewer le groupe (amputé de leur batteur, Jocelyn, qui s’est malheureusement cassé le poignet la veille) à la terrasse ensoleillée d’un café de Montmartre.

Avec Discordance, nous vous avions laissé fin 2008. Que s’est-il passé entre cette date et la sortie de votre nouvel E.P. Skin ?

Benoît : On a fait quelques dates. On a tourné en France pendant un mois, on a fait une petite tournée dans les pays de l’Est et on a été également invités sur quelques festivals de l’autre côté de l’Atlantique notamment Austin, Texas. Et puis on a commencé à enregistrer sur le nouvel album et cet E.P. pour lequel on a composé un nouveau morceau.

D’ailleurs, pourquoi avoir choisi de sortir un E.P. plutôt que l’album tout de suite ?

Flo : C’était surtout pour les fans, rester proches de notre public.

Benoît : Ça évite aussi de suivre le schéma classique d’attendre deux ans entre chaque album et tournée parce qu’on sait que le processus d’écriture et d’enregistrement peut être assez long et même pour nous c’est un petit plaisir de sortir quelque chose entre deux albums. Et puis on a avait enregistré  Say It et To The Blood en live et on voulait que les gens aient une trace physique. Idem pour Birth qu’on avait un peu retravaillé et qui donne pas mal en acoustique.

Et le fait qu’il soit uniquement disponible en digitale c’est un choix personnel ?

Flo : C’est aussi la maison disque qui a privilégié ça.

Benoît : Je crois que c’est surtout une question de coût : c’est une autre organisation que de mettre des CDs en magasins.

Flo : Après forcément on a sorti un vinyle, mais plus dans une optique collector. Je crois qu’on en a édité que 500.

Fred : Mais il n’y a pas de réelle tactique parce que même si on ressort un E.P. à l’avenir, pour le coup, je pense qu’il ne sortira qu’en cristal, CD normal quoi.

Benoît : De toute façon, on est dans une tendance où plus on avance, moins il y aura de supports physiques.

Fred : Ça dépend pour qui tu le fais. Si tu le fais pour les fans, ils kiffent l’objet, donc il faut se forcer à continuer à sortir du CD physique et palpable.

Benoît : Oui c’est clair que le vinyle est fait pour ça mais après il se ne trouve pas en magasin parce qu’il est ciblé pour être collector, mais si tu veux que les gens le trouve il faut en presser 10 000 et si après il t’en reste 9 000 sur les bras.

Flo : En tout cas pour ceux qui ont du mal à le trouver il est toujours commandable sur internet.

Il est donc sorti lundi dernier (25 mai 2009). Vous avez eu des retours ?

20090521empyr_copie Ben : Je crois que ça s’est bien passé. Le jour de sa sortie, on était douzième sur ITunes et troisième sur Virginméga.

Benoît : Après c’est difficile de connaître les scores, car les gens peuvent télécharger qu’une seule chanson donc c’est difficile de compter, mais en tout cas ça c’est vu dans les tops que l’E.P. est sorti et ça c’est déjà pas mal ( rire ).

J’ai entendu dire que Skin serait peut-être également exploité en Allemagne, aux États-Unis, Suisse, Belgique et Japon. C’est déjà le cas ? Quel est l’accueil à l’étranger pour Empyr ?

Benoît : Pour l’instant il est question seulement des États-Unis pour l’E.P et peut-être l’Allemagne.

Fred : En fait ce qui est paradoxal avec Internet, qui parait très simple à mettre en place, c’est que les maisons de disques n’ont pas encore l’habitude d’être réactifs avec. Pour eux c’est plus simple de mettre ton CD dans les bacs des disquaires que mettre tes chansons en ligne : mettre tes titres sur ITunes ça leur prend trois semaines, dans les bacs c’est une semaine. Ça m’énerve moi ! ( rire )

Benoît : En tout cas, le nouvel album est sensé sortir aux États-Unis ce qui n’était pas cas du premier pour lequel on avait privilégié le Japon et où il y a eu de bonnes ventes. Je n’ai pas trop le chiffre en tête, mais on a été contents.

Ben : Si tu dis que tu ne connais pas trop le chiffre, ça fait un peu «  pas grand monde ».

Benoît : Oui, mais toujours plus qu’en Allemagne ( rire )

Ben : Mais les Japonais sont très à fond dans Empyr : ils font pas mal de choses comme des vidéos, tout ça. Et quand tu regardes sur Myspace, il y a toujours un add de Japonais. Au moins un par jour.

Flo : Un Japonais par jour c’est le régime. On est bien. ( rire )

Benoît : Et puis à côté de ça même les Américains sont bien motivés. Lorsqu’on a eu l’occasion de faire nos concerts à Austin, ils ont voulu tout de suite nous signer sur un label de chez eux. Du coup, on va voir tout ça puisqu’ils mettent en place une stratégie cool. On a été contactés également par des tourneurs donc tout se met tranquillement en marche.

Fred : C’est une bonne suite qu’on ne veut pas louper, un bon moyen de rebondir surtout que finalement c’est un pays plus adapté à ce qu’on fait et puis c’est quelque chose dont on rêve depuis tout gamin. On a fait l’expérience de donner cette musique là-bas et ça leur parlent peut-être même plus qu’ici. Après si eux ils faisaient du bal musette ça marcherait plus à Paris ou du moins plus qu’à Austin !

Ben : Oh oui c’est du concept ça : un petit groupe de bal musette californien bien looké. Exotique.

Flo : Voilà on l’a le son de notre prochain album !

Venons-en au clip du single. Pourquoi en avoir fait un «  officiel » et un «  underground » ?

clip Ben : Le premier était pour donner des images de la tournée, pour montrer un peu aux gens qui nous ont vus sur scène comment on vivait ça. Le deuxième du clip, qui est un peu plus intéressant et en accord avec les paroles de la chanson c’était plus de la matière pour alimenter le site, le Myspace pour donner de la nouveauté.

Benoît : En fait, comme tu as pu le voir ( ndlr : j’ai eu la chance de participer au clip en question ), tout s’est passé très vite pour la version dite underground. On connaît François Berthier depuis pas mal de temps, mais c’est notre manager qui l’a contacté. Au départ il devait faire uniquement des photos et puis de fil en aiguille on a décidé de faire un clip avec un petit budget et une bonne idée, style un peu débrouille, qui n’a pas vocation à être diffusé à la télé, mais à donner de la matière.

Mais j’ai entendu dire que vous aviez eu des propositions de diffusion non ?

Flo : Oui, mais il y a un problème de téton.

Benoît : Ah bon y’a un téton ? J’ai pas vu.

Freddy : Tiens bah en rentrant je vais vérifier moi !

Flo : Y’a la Patrouille du Téton qui va s’occuper de ça.

Benoît : Ou on fait la parodie de notre propre clip avec que des filles à poil et nous aussi !

Flo : Oui, mais ça va pas être pratique pour écrire les paroles.

Ben : Tiens, t’as déjà essayé toi ?

Flo : Une autre question peut-être ? (rire)

Et où en est la préparation du nouvel album ?

l_1388dba2714f4aebb55e47f_copie Ben : On ne connaît pas encore vraiment la couleur du nouvel album : on part dans tous les sens ! Il y a des morceaux qui ne se ressemblent pas forcément donc on ne sait pas si on utiliserait les deux inédits de l’E.P. mais c’est clair que si on peut faire douze nouveaux morceaux, c’est mieux ! On est en train d’écrire et on travaille dur, tous les jours. On est enfermés dans un sous-sol et on essaie de composer des putains de chansons. Des jours on y arrive et des jours on n’y arrive pas du tout ! C’est ça que j’aime : changer un refrain, bouger un accord. Donc je suis heureux ! On est peut-être à la moitié du disque là : on a cinq, six chansons dont on est sûrs qu’elles feront parties de l’album final.

Fred : Et puis la sortie est indéterminée parce qu’on a un petit problème de batteur.

Benoît : Oui notre batteur s’est cassé le poignet hier et ça va clairement reporter l’enregistrement.

Boite à rythmes ?

Flo : Au pire il pourra toujours mimer.

Benoît : Oui on sinon on le fait taper sur chaque tom et on sample !

Et s’il y avait un featuring improbable à faire, vous aimeriez faire cela avec qui ?

Fred : Moi j’aimerais bien. les Coeurs de l’Armée Russe. Je trouve ça très empirique.

Ben ( moqueur ) : Et moi une chorale d’enfants.

Benoît : Moi je trouverais ça assez cool une chorale d’enfants avec des cris d’enfants tout ça !

Flo : Comme si tu n’en avais pas assez des cris de bébés !

Ben : Ou avec Tori Amos.

Fred : Ou les mecs avec les santiags longues là !

Benoît : Les ZZ tops ?

Fred : Mais non c’était des Russes !

Ben : Tu ne veux pas un featuring avec Borat non plus ?

Fred : Mais si avec une énorme banane, non ?

Flo : J’aimerais bien un mec du hip-hop çà pourrait être marrant.

Ben : Ou un feat . avec Confetti’s .

Fred : Avec Sidney tant qu’à faire !

Benoît : Et la nana de la sifflette de l’Enfer c’était qui déjà ? Pas Line Renault . Micheline Dax !

En attendant votre prochaine tournée personnelle, quels sont les derniers concerts que vous avez vus en tant que public chacun ?

Flo : Moi surtout des groupes de copains. dans des bars.

Benoît : C’est le moment de les citer !

Flo : On va citer Eva Spector, Shall I ? et tellement d’autres !

Benoît : Et toi ?

Le dernier en date : Hewitt

Benoît : C’était ce week-end ça non ? Merde je les ai loupés !

Flo : Une semaine qu’il nous dit qu’il a oublié un truc, mais qu’il ne sait plus quoi, le mystère est résolu !

Je vous laisse le mot de la fin.

Fred : Nous, on n’est pas straight edge .

Ben : Et comment on appelle l’inverse ? Alcoolo c’est ça ?

Flo : Plaisir.

Benoît : Pouet pouet !

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Site officiel: http://www.empyrmusic.com/
Myspace: http://www.myspace.com/empyrmusic

A lire sur Discordance : [Interview->783] (2008), [Live report->750] (2008) et [chronique de Peaceful Riot->600]

A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

2 commentaires

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  1. 1
    le Jeudi 11 juin 2009
    julien vachon a écrit :

    c’est vrai que c’est pas mal ce qu’ils font depuis leur tournée… BEN a fait des progrès.

  2. 2
    le Jeudi 11 juin 2009
    Domino a écrit :

    On parle de Empyr mais… Avez vous entendu parler de Crew Z, le nouveau projet de Fabien, le batteur de Kyo? Ecoutez ca, c’est du « lourd »… Dans tout les sens du termes… lol

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