Elektric Geïsha en mode « Art of K. »

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Petite escapade sonore au beau milieu du printemps pour accorder quelques instants à un groupe aussi déjanté que dérangé : Elektric Geïsha. Un nom aguicheur pour un univers détonant, c'est un peu comme si Elektric Geïsha considérait que la musique moderne repose sur trois fondamentaux : le rock'n'roll, les restaurants à sushis et la pornographie. En secouant tout ça, vous obtenez leur nouvel EP, "Art of K.".

EGCertains choisissent d’écouter des skeuds en fonction de la pochette, d’autres par leur nom… Alors là, coup double : Elektric Geïsha propose un cocktail 4 titres qui ne demande qu’à être allumé dans une foule en plein délire. Une écoute suffit, une seule, comme si un raz de marée sonore venait vous happer sans crier gare.
Une explosion, une détonation, de quoi se retourner en sursaut et tenter de comprendre ce qu’il se passe : un savant mélange de guitares suintantes, là où le punk se serait brutalement marié avec un jazz-manouche qui ferait froid dans le dos (Dark Bonzaï). Arrosé de samples de films d’horreur et de répliques jap’, on leur donnerait (presque) le diable sans concession. Course poursuite sur les murailles, Les Tigres du Futur en plus asiatiques, les influences orientales se mettent à forniquer avec les oranges de Californie.

Il ne faut avoir aucun scrupule : la musique traditionnelle comme vous ne l’avez encore jamais entendue, Gang Bang Katana appelle à se dessaper, à venir se frotter dans une masse en sueur qui ne demanderait qu’à jouir au rythme des basses ravageuses, des coups de griffes non maîtrisés et d’une electro punk qui tend presque par moment vers le dubstep. Viens, viens beugler sur des riffs haletants qui n’appellent que la domination de l’homme sur la machine !

Ce n’est pas The Red Samouraï qui contredira ces pensées perverses : sur une manouche touch, rien ne sert de courir, c’est la boite à rythme qui martèle, Rodrigo y Gabriela puissance 1000 prennent des cours de japonais… Pourtant, sur fond de Radioactive Sashimi, plus le droit de penser : le monde s’écroule, ce ne sont pas les coups de sabre insolents qui laissent planer le doute, mais bien l’expression de cette dégénérescence sonore dans toute sa splendeur.

Clip « Dark bonzaï » :  

Elektric Geïsha, « Art of K. », nouvel EP, dans les bacs depuis février 2013

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A propos de l'auteur

Image de : Etre thésard et mélomane, c'est possible. Enfin du moins pour l'instant ! Véritable électron libre dans le Sud de la France navigant entre Montpellier, Nîmes, Avignon et Marseille, je conserve cette passion à partager mes coups de cœur, mes trouvailles... et aussi mes coups de gueule. Pour ceux qui auraient envie d'en savoir un peu plus, vous pouvez toujours jeter un œil à mon site perso, Le Musicodrome (www.lemusicodrome.com).

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