Eiffel en Concert Privé – Le Mouv’

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Pour la sortie de son dernier album, Eiffel est venu interpréter anciens et nouveaux titres à l’occasion d’un concert privé, retransmis en direct sur le Mouv’. Et qu’on se le dise, les rockers de Bordeaux envoient toujours autant.

eiffel_bandeau_4 Maison de la radio, 21h. Les ouvreurs vérifient à l’entrée sur la liste les noms des heureux gagnants qui ont pu décrocher une place pour assister au concert privé de ce soir (et les invités, encore plus chanceux). Après une petite demi-heure d’attente, direction le studio Charles Trénet ; où on s’assoit en attendant plus ou moins sagement 22 heures, début du show.
Le chauffeur de salle a à peine le temps de se demander s’il est en direct, que Romain et sa bande déboulent pour attraper leurs guitares et se mettre en place. On sent un peu de nervosité dans l’air, et on espère que tout va bien se passer.

Ni une, ni deux, le concert commence par Minouche, qui est aussi le titre d’ouverture du dernier album ( A Tout Moment ). La balance est super bien rodée, le son nickel (heureusement, pour un concert à la radio), ça rassure. Après un petit « bonsoir », le groupe se chauffe encore un peu sur Le Coeur Australie, efficace. Mais on va prendre la grosse claque sur un Saoul ravageur, suivi directement par Ma Part d’Ombre . Romain libère vraiment sa voix, tandis que Nicolas ( Courret, batteur des débuts d’ Eiffel revenu à l’occasion de ce nouvel album) se lâche à la batterie, et que Nicolas ( Bonnière, ex- Dolly ) envoie des solos de guitare à couper le souffle ; Estelle orchestrant le tout de main de maître derrière basse et claviers.

On enchaîne par la classique Tu vois loin, tube de leur second album, Le Quart d’Heure des Ahuris, toujours efficace. Et puis, Mort J’Appelle vient un peu calmer les esprits qui s’étaient échauffés. L’occasion pour Romain de rendre hommage à Jacques Baud (je n’ai pas bien saisi son nom), probablement une connaissance, décédée la semaine passée.
Arrive ensuite le single actuel, A Tout Moment, diablement bien interprété. Romain, avec son look de pirate chante, crie, susurre ; pour les sifflements, c’est en fait Estelle et Nico Courret qui s’en chargent. Le morceau marche, on en frissonne.

eiffel_bandeau_5Après une telle chanson, dur de tenir le rythme. Légère baisse de régime donc, avec Sous ton Aile . Peu importe, car à ce moment-là, on est complètement baigné dans l’atmosphère d’ Eiffel, au point d’en oublier (presque) que c’est un concert retransmis à la radio. Je m’obstine est interprété avec le coeur (impossible d’éviter le parallèle entre ce titre et les galères que le groupe a traversé pour sortir leur album). Et lance parfaitement Dispersés, véritable montée en puissance, commençant par Romain juste à la guitare/chant pour arriver à une apothéose musicale.
Et ça nous mène déjà au dernier titre, Sombre, LA déflagration musicale en pleine tête ! Eiffel a envoyé du très très lourd . Alors évidemment, on en redemande ! Le public est debout, et ; après un bref retour en coulisse (il ne faut pas trop faire patienter l’auditeur) ; le groupe reviendra pour le rappel.

Et quel rappel ! Search’n'Destroy des Stooges ! C’est le Rock, les têtes qui se balancent et le public resté debout. Puis comme il faut bien finir le concert (le groupe ayant déjà un peu débordé sur le temps que leur avait accordé le Mouv’), on terminera en beauté par J’voudrais pas crever de Boris Vian . On découvre un nouvel aspect du groupe, tout en subtilité, avec Estelle derrière les claviers, les deux Nico avec un beat sautillant, et Romain en quasi « conteur d’histoire », à la gestuelle et aux mimiques burlesques, allant même jusqu’à interpréter un solo avec un jouet pour enfant des animaux de la ferme.

On a donc eu droit à un très bon concert. Sauf qu’un set de ce niveau, mais aussi court (une heure et quart), ça laisse sur sa faim ! Le public insiste, ne veut pas partir. On s’interroge, dans les tribunes comme en coulisse. Vont-ils revenir ? Hé bien oui ! Et Romain, avec un sourire en coin, lançant «  C’est bon, on n’est plus à la radio ; maintenant on peut vraiment faire les cons ! ». On aura alors droit à un Inverse-Moi, extrait d’  Abricotine (premier album), pour conclure en beauté la soirée.

Entre les solos géniaux de Nico, nouveau venu (et bonne pioche !), la batterie lourde de Nico (l’autre), Estelle qui tient la basse et la baraque, et un Romain toujours aussi charismatique, Eiffel est prêt pour sa tournée. Vivement la Cigale et le Bataclan !

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Eiffel, À Tout Moment sorti le 5 Octobre
En concert à la Cigale le 17 Novembre 2009, au Bataclan le 18 novembre 2009, et dans toute la France.
http://www.myspace.com/eiffeltandoori » href= »http://www.myspace.com/eiffeltandoori »>Site web du groupe->http://www.eiffelnews.com/] / [Myspace

A lire sur Discordance : [Interview d'Eiffel->1319] (octobre 2009)

A propos de l'auteur

Image de : Martin Jeanjean est né en 1988 à Fontainebleau. Après être passé par le piano et la clarinette, il tombe amoureux de sa guitare, qu'il ne lâchera plus jamais, même après la Fin des Temps. Passionné d'art et de scène, il devient chroniqueur de théâtre pour Discordance, parce-que c'est franchement super cool. Egalement poète, il publie dans les revues "Borborygmes" et "Verso", et compte gratifier cette époque des poèmes qu'elle mérite; ce qui, croyez-le, n'est pas une mince affaire!

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