Eiffel au Zénith

par |
On a beaucoup parlé d’Eiffel ces derniers jours, grâce ou à cause, au choix, du retour de Bertrand Cantat sur scène avec eux au Festival des Terres Neuves. Deux semaines plus tard, ils étaient au zénith, apogée de leur tournée d’« À Tout Moment ». Et ce soir, pas de doute, c’est bien Eiffel qu’on est allé voir.

Début de soirée à 19h, où l’on retrouve un Julien Pras seul sur scène avec pour seule arme sa guitare, parfait pour commencer la soirée. Le Zénith se remplit petit à petit, puis, en « deuxième première partie », des Stuck in the Sound bien énervés, qui remercient le groupe pour son invitation, et en profitent pour présenter deux titres extraits de leur 3e album…

Puis la tension devient palpable, les fans sont tous là, et c’est dans un zénith quasi complet que déboulent les Eiffel.

Après une intro aux sonorités orientales avec Jo Doherty au saxo (qui jouera d’ailleurs divers instruments sur un grand nombre de morceaux), le set s’ouvre sur un Minouche un peu poussif. Romain lâche un peu plus sa voix sur Le Cœur Australie, mais c’est avec le bon vieux Il Pleut Des Cordes que le groupe se libèrera vraiment.

Dès lors, le groupe restera sur ce rythme survolté (Nous Sommes du Hasard, Bigger Than The Biggest), relâchant la pression uniquement pour mieux faire rejaillir l’émotion et la poésie (Dispersés, Tu Vois Loin).

Côté setlist, c’est à peu près la même que l’an dernier. Neuf titres du dernier album, mais aussi et toujours les classiques diablement efficaces, tels Sombre et Hype, réjouissant les Ahuris (fans d’Eiffel) de la première heure. Une petite surprise aussi, Where Is My Mind car « On était bien obligé de leur rendre hommage, c’est d’eux que vient notre nom… ».

Mais la vraie cerise sur le gâteau, c’est lorsque le groupe s’installe avec le public, dans la fosse, pour interpréter en acoustique un merveilleux titre inédit, Chamade, qui devrait être présent sur le prochain album. Ainsi que Les Yeux Fermés, avec un Romain toujours autant amateur de contrepèterie ( « Où va-t-on quand on a les œufs fermiers ? »)… Et tant pis s’il s’est coupé le doigt avec sa guitare, il continuera à jouer jusqu’au bout.

Retour sur scène pour les remerciements aux roadies, organisateurs… et de conclure par « J’voudrais pas crever » de Boris Vian en guise d’au revoir. Difficile, car Eiffel a du mal à quitter la scène, même après 2 h 30 de concert…

Ce soir, le public s’est fait plaisir, et le groupe aussi… en témoigne le mot de Romain sur leur site officiel. Un souvenir très fort pour eux, et pour nous.

Crédits photo : Benjamin Cappelletti

Partager !

En savoir +

Eiffel, À Tout Moment
http://www.eiffelnews.com/

À lire également sur Discordance : Interview du Groupe
À lire également sur le blog d’Isa Tagada : http://isatagada.blog.com/2010/10/19/eiffel-stuck-in-the-sound-le-zenith-paris-15-octobre-2010/

A propos de l'auteur

Image de : Martin Jeanjean est né en 1988 à Fontainebleau. Après être passé par le piano et la clarinette, il tombe amoureux de sa guitare, qu'il ne lâchera plus jamais, même après la Fin des Temps. Passionné d'art et de scène, il devient chroniqueur de théâtre pour Discordance, parce-que c'est franchement super cool. Egalement poète, il publie dans les revues "Borborygmes" et "Verso", et compte gratifier cette époque des poèmes qu'elle mérite; ce qui, croyez-le, n'est pas une mince affaire!

1 commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Lundi 25 octobre 2010
    isatagada a écrit :

    « ce soir, pas de doute, c’est bien Eiffel qu’on est allé voir »
    Je plussoie, absolument !
    Merci :-)

Réagissez à cet article