Eiffel | La Laiterie de Strasbourg | 10.11.2012

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Voir un concert d'Eiffel est définitivement l'assurance d'assister à un moment intense et intime à la fois, d'un des plus captivants représentants de la scène rock française.

Trois ans après la sortie de A tout moment, qui a connu un succès critique et commercial, Eiffel est revenu en septembre de cette année avec leur 5e opus intitulé Foule Monstre. Les voici à nouveau sur la route pour une nouvelle tournée.

Le groupe formé en 1998, possède un public de fans de la première heure, les Ahuris référence à leur 2 album le quart d’heure des ahuris et jouit d’une très bonne réputation scénique.

La soirée commence tout d’abord par le passage de Dam Barnum et ses musiciens. Damien, qui en est fait le premier bassiste d’Eiffel, a quitté le groupe en 2005. Après avoir tourné avec le groupe Luke, il vient de sortir un album solo. La salle est relativement bien remplie pour une première partie, le groupe nous distille une pop acoustique aux mélodies légères et fleuries. Une excellente entrée en matière qui se finit sur des remerciements remplis d’émotions à destination d’Eiffel.

Arrive enfin le moment de Romain Humeau et sa bande. Le concert débute de suite par Place de mon coeur single du dernier album très applaudi par le public. Après quelques problèmes de batterie sur Libre, vient le tour de Il pleut des cordes et sa désormais classique intro un brin psyché. Le public explose au premier riff, Romain débite un phrasé rapide, alors qu’Estelle et les deux Nicos (Nicolas Bonnier à la guitare et Nicolas Courret à la batterie) délivrent des refrains puissants et massifs. Ce concert sera rock ou ne sera pas!

Cela jusqu’à Milliardaire, petit bijou dans la composition. Romain pose sa guitare, Estelle passe à la flûte puis au mélodica alors que Nico sort une guitare classique. Le tout donne un morceau intime aux accents orientaux, petit moment onirique du set. Oui Eiffel aime varier les styles et les arrangements, les morceaux ne se cantonnent pas uniquement à un rock français alternatif, mais explore aussi des sonorités différentes.

Viennent ensuite Chamade, Frères ennemis et Bigger than the biggest, qui accélèrent le rythme et permettent au public de se défouler. C’est alors que le groupe, une fois de plus, calme le set avec Dispersés, morceau issu de Tandoori. La chanson commence avec Romain seul à la guitare, puis tous les musiciens se regroupent autour de lui, ce qui permet de découvrir Fred, multi-instrumentiste participant à la tournée.

Le 1er set finit avec A tout moment la rue, tube radio du groupe, où Romain descendra dans le public et fera s’asseoir la foule et Chanson trouée avec une lampe descendant au-dessus du groupe (rappelant curieusement Ginette des Têtes Raides).

En guise de rappel, le groupe entonne quelques-uns de ses classiques mélangés à deux morceaux du dernier album avec Foule Monstre, Je m’obstine, Chaos of Myself, le cultissime Hype et la magnifique version de Je voudrais pas crever empruntée à Boris Vian.

Crédits photo : Yann Schaub

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A propos de l'auteur

Image de : Bercé au son de Pink Floyd, Led Zep, je ne pouvais faire autrement que d'aimer le rock dans tous ses états. Fan de rock indé ou de folk-rock, j'arpente la scène strasbourgeoise et les différents festivals en quête de nouvelles sensations...

2 commentaires

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  1. 1
    le Lundi 19 novembre 2012
    Absolument! a écrit :

    Ils n’ont pas joué Sombre ???

  2. 2
    le Lundi 19 novembre 2012
    Ludo a écrit :

    Malheureusement celle-ci n’était pas dans la set list, comme quelques autres d’ailleurs…

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