Domb – Pamalalarrache

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Domb, c’est 7 ans d’existence, plus de 350 concerts, et pourtant un seul album à leur discographie… Un groupe qui écume les salles de concerts, les festivals, les tournées incessantes pour se forger une réputation et percer la scène française.

dombcover_170 Domb, c’est 7 ans d’existence, plus de 350 concerts, et pourtant un seul album à leur discographie. Un groupe qui écume les salles de concerts, les festivals, des tournées incessantes pour se forger une réputation et percer la scène française.

Un mot sur le groupe d’abord. Domb voit le jour en 2001 à Fontainebleau, et attendra septembre 2007 pour que sorte leur tout premier album Pamalalarache, soit 6 ans après leur formation ! Domb c’est une ethno transe, avec de multiples influences : musiques africaine, indienne, brésilienne. caractérisée par l’utilisation de batterie, bidons, djembé, dunumba, fût brésilien, darbouka, didgeridoo, sitar, bérimbao, guitares à 4 et 6 cordes, avec une grosse basse percutante en fond. Du gros drum’n bass tribal acoustique à tendance déjantée, comme ils aiment se qualifier. Ce quatuor est un grand melting pot entre des groupes comme Kaophonic Tribu, Les Tambours du Bronx, Lab°, JMPZ .

J’ai découvert ce groupe à la dernière édition du Festival de la Meuh Folle d’Alès (30) en mars dernier. Considéré comme la tête d’affiche du dernier soir, je vous avoue que j’étais inquiet, ne connaissant pas du tout ce groupe. Et pourtant Domb est à écouter et à voir d’urgence. Leur album laisse d’ailleurs présager de grosses performances scéniques. Dès la première écoute, il vous transmet une énergie qui se diffuse sans prévenir dans les membres et qui vous amène sur une autre planète.

« Bienvenue dans la planète Domb ! »

Le premier morceau, Tohubohu, nous retourne le cerveau, Batukada est un mélange de samba-hardcore, Malassa est plutôt transe. Les interprétations de Wouala Tek, Domb’a, Tribal Brazil se montrent violentes, effrénées, à grands coups de buttoirs

« J’appelle à la transe ! »

Un grand bordel instrumental où un nombre impressionnant d’instruments des quatre coins de la planète sont utilisés. Mais attention, dire que Domb est un groupe qui cherche à faire un maximum de bruit sans réelle créativité musicale serait se mettre le doigt dans l’oreille. En effet, le brumeux Ahimsa ou encore le planant Geng Gong viennent à point nommé rompre l’équilibre de l’album. C’est ce côté world-music qui vient diversifier le côté violent présent sur plusieurs morceaux. Et heureusement qu’ils sont là pour nous faire souffler…

La fin de l’album approche, et le secouant Namaste vient nous donner un coup fatal. À grands coups sur les bidons « ça va faire boum », le rythme monte en puissance, marqué par la cadence infernale du didgeridoo omniprésent tout le long.

Enfin pour terminer Moins de baratin et son pulse vient faire jumper en misant sur un petit côté hardcore.

« Attention, ceci n’est pas un exercice ! »

Domb, c’est un véritable tohu-bohu ethnique, et qui réussit à faire ressortir en studio toute la puissance dégagée sur scène, chose qui n’est pas souvent le cas. Pour résumer ce groupe en trois mots: féerique, ludique … et explosif .

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A propos de l'auteur

Image de : Etre thésard et mélomane, c'est possible. Enfin du moins pour l'instant ! Véritable électron libre dans le Sud de la France navigant entre Montpellier, Nîmes, Avignon et Marseille, je conserve cette passion à partager mes coups de cœur, mes trouvailles... et aussi mes coups de gueule. Pour ceux qui auraient envie d'en savoir un peu plus, vous pouvez toujours jeter un œil à mon site perso, Le Musicodrome (www.lemusicodrome.com).

3 commentaires

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  1. 1
    Stedim
    le Lundi 23 juin 2008
    Stedim a écrit :

    Ah DOMB, je cautionne à 300% ! Sur scène comme sur ce premier album, ils dégagent une énergie dingue ! Que tu aimes ou non cette large fusion réussie des styles, tu ne peux pas ne pas bouger sur ces flots de percussions.

    A noter, aussi, cette basse assez énorme : ronde ou slapante, elle est vraiment à la hauteur parmi toutes ces percus et c’est, en soi, une prouesse.

    Enfin, ce qui caractérise aussi cet album, à mes yeux, c’est qu’il renvoit très bien l’énergie du live ! C’est assez rare et c’est donc jouissif.

  2. 2
    le Lundi 23 juin 2008
    Dimitri a écrit :

    Bien d’accord avec toi Stedim ;)
    Un groupe qui commence à se forger une réputation, il faut le faire tourner !
    A voir s’ils passent du côté de chez vous…

  3. 3
    le Dimanche 23 novembre 2008
    andy a écrit :

    naze et franchement bruyant

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