Diving with Andy. On n’en avait pas entendu parler depuis 2006, lors de la sortie de leur premier album, qui nous avait charmés d’emblée, et s’était installé dans nos platines aussi sûrement qu’un chat sur vos genoux. C’est donc avec un grand plaisir que l’on découvre
Pendant quelques minutes, pourtant, passé l’effet de surprise, on se retrouve avec entre les mains cette deuxième galette de qualité, mais dans l’exacte lignée de leur son de 2006. On pourrait presque être déçus, si une deuxième, puis une troisième écoute ne venaient pas affiner notre perception de la chose.
À ces côtés anglo-classe, franco-élitiste et américano-folk qu’on avait discerné dans leur album éponyme, s’ajoute une pointe de ton chaud latino (serait-ce un petit fond de tango ?). Et, toujours, on retrouve ce pendant jazzy qui brille, clinquant, comme une trompette fraîchement briquée.
Sugar Sugar flirte, se frotte, aguiche. Mais alors avec une classe folle, gants en satin et porte-cigarette compris. On se croirait parfois dans un James Bond. Et paradoxalement, la seconde d’après, sans transition et pourtant sans heurts, nous voilà propulsés en enfance ( comme grâce à cette ballade à la limite de la berceuse, Nether Town, ses cordes délicates et ses petits sons gazouillants).
Les cordes. On les aime. On aime aussi les cuivres. Un cadre idéal pour le timbre de voix chaud et poudré de Juliette, qui parfois est à la limite du susurré ( The greatest Stories ).
L’ensemble est très cinématographique. Sugar Sugar pourrait être la B.O. d’un film, que ça nous choquerait pas. De grands cinéastes se bousculeraient pour réaliser leurs clips, que ça ne nous étonnerait pas. Des images se posent naturellement sur leur musique, et quand on voit le mignon clip de la chanson éponyme, on veut immédiatement avoir à regarder une vidéo par chanson de l’album.
Caprice enfantin qui colle une fois de plus au ton qui nous est offert dans une jolie boîte à souvenirs.
On l’ouvre et bam ! On en prend plein les yeux, les oreilles et même les sinus : ça sent bon les pommes d’amour, la barbe à papa, le vernis à ongles de petite fille.
Mais la petite fille a grandi, et ce que nous chante Juliette, ce sont plutôt des histoires de grands.
Aux multiples personnages : Anna May (allusion à l’actrice Anna May Wong ?), et puis Kate Weal, Johnny Call & Mr Rose, tous trois héros de la piste 6 de l’album et qui évoquent un film noir des années 40-50. Dans cette chanson, la voix de Juliette devient un véritable instrument, ondulant au gré des notes jouées par les vrais instruments.
Sugar Sugar est comme une recette magique, ou une fête d’anniversaire, une de celles que l’on fait lorsqu’on est enfant, dans une belle orgie de bonbons. Le résultat ? 10 petites perles pop, plaisantes et apaisantes.
En savoir +
Sugar Sugar, 10 titres ©2009 SummerTime
Sortie digitale le 6 avril – Sortie physique le 8 juin
Tracklist : 01. Sugar Sugar / 02. You don’t have to cry / 03. Merry Dance / 04. Nether Town / 06. Kate Weal, Johnny Call & Mr Rose / 07. The greatest Stories / 08. Anna May / 09. 4 O’Clock / 10. Farewell
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1 commentaire
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benoit a écrit :
album très sympa, avec quelques petites perles pop pas négligeables !