Diving with Andy

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Sorti depuis février déjà, le nouvel album de Diving with Andy n'en finit pas de tourner sur ma platine, de me bercer et me cajoler. Que quiconque en mal de tendresse ne connaissant pas encore ce CD se rue dessus à la première occasion. DWA vous accueille à bras ouverts.

dwa-2 Diving With Andy, c’est tout d’abord un trio: Juliette Paquerau (chant), Julien Perraudeau (guitares, batterie, claviers) et Remy Galichet (piano, guitare). Sans être fusionnels dans la vie, ils accouchent pourtant d’une totalité musicale rare, la fille écrit les textes tandis que les garçons se partagent les arrangements.

On pense à beaucoup de choses, quand on écoute DWA

On pense à du jazz, à un orchestre symphonique, à du classic rock.

On pense à Chan Marshall ( aka Cat Power ), dont on croit entendre la voix éraillée et la guitare amère sur October in May .

On pense à Stina Nordenstam pour la pureté des lignes.

On pense aux 60s-70s, dans ce qu’ils ont eu de plus chic.

On pense à Tahiti 80, dont le chanteur, Xavier Boyer, fait une apparition sur le duo incroyablement mélancolique Wasted Time et avec qui ils auraient pu composer la BO de The Virgin Suicides – si le film n’avait eu pour principal protagoniste la chute irrémédiable.

Car avec DWA, il faut se préparer à ressentir une sensation de plénitude peu commune, due aux arrangements angéliques, aux cordes aériennes, à la voix vaporeuse de la chanteuse et aux ambiances célestes. Mais ne nous y trompons pas, c’est un ciel gris, empli de spleen, dont il est ici question. Car malgré la torpeur confortable et enveloppante, les textes sont là pour nous rappeler que leur univers est bien loin du paradis. Différents, ils ne blaguassent pas sur diverses histoires à l’eau rose bonbon mais au contraire, évoquent la monstruosité de se sentir seul, les difficultés amoureuses…

Avec la classe britannique, cette touche d’élite française plus une pointe d’esprit folk américain, DWA délivre un album impressionnant de professionnalisme et semble faire partie de ces groupes dont on se demande s’ils ont jamais été un ‘petit’ groupe. Propulsé dans la cour des ‘grands’ par quelques admirateurs bienveillants, dont Benjamin Biolay, le trio force immédiatement le respect.

Intellectuel, hype mais abordable, Diving With Andy est capable de plaire à tous, pour peu que l’on apprécie de se faire chouchouter par de la très bonne pop.

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Site officiel:[ http://www.divingwithandy.com-> http://www.divingwithandy.com]

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Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

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