Disorder Tour

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Plateau prestigieux pour une tournée à travers toute la France. Le "Disorder Tour" c'est 3 des meilleurs groupes de la scène metal/hardcore hexagonale, réunis pour une soirée de bruit et de fureur. Le point commun de ces 3 formations ? Enragé Production, label incontournable de la scène alternative.

disorder2Réunir pour un même concert Black Bomb A, Tagada Jones et l’Esprit du Clan, voilà de quoi faire saliver n’importe quel amateur de guitares saturées, même le plus blasé. Nous voici donc à Selestat (67), l’une des dernières étapes du Tour, pour assister à ce qui s’annonce comme l’évènement hardcore de la rentrée. Organisée par l’excellente et dynamique association Zone 51, cette soirée a fait salle comble et visiblement les gens sont venus de loin pour y assister. Les petits plats étaient d’ailleurs mis dans les grands, avec la présence de stands de bouffe, de merchandising, de fanzines et même un écran géant. Voilà de quoi renforcer le côté convivial de l’ensemble et malgré quelques boulets ayant un peu trop abusé sur les substances éthyliques, l’atmosphère dans la salle était des plus chaleureuses.

Pour ouvrir les hostilités, c’est l’Esprit du Clan et son hardcore mêlé de Hip Hop, qui prend d’assaut la scène des Tanzmatten. Visiblement les titres de Révérence, leur deuxième album, sont déjà sur toutes les lèvres et le public leur réserve un excellent accueil. Du côté des musiciens, ça envoie méchant et le nouveau batteur fait forte impression par son jeu ultra précis et très en place. Dommage malgré tout que les nouvelles compos délaissent cet aspect hip hop qui faisait le charme de Chapitre 1, pour donner dans un registre metal beaucoup plus classique. Un set un peu trop uniforme à mon goût, mais rien de dramatique, cela reste très efficace en concert.

Assez rares, dans l’Est, la venue des bretons de Tagada Jones justifierait presque à elle seule le déplacement. Leur DVD live, sorti au printemps dernier, nous avait déjà sacrément mis l’eau à la bouche, il était donc grand temps de les découvrir enfin en chair et en os.

À peine les lumières ont t-elles le temps de s’éteindre que l’intro de Dblju se fait entendre. Les 5 musiciens prennent place et ne tardent pas à lâcher les chevaux. D’entrée on sent que le groupe a de la bouteille et qu’il sait parfaitement comment ficeler un concert pour que la pression ne retombe jamais. Ecowar, Star System, SOS, Cobayes, Contre Courant, Plus de bruit, les bombes s’enchaîneront pendant près d’1h00. Leur cocktail de punk et de métal, parsemé de petites touches électro, est irrésistible et même si l’intérêt d’avoir un deuxième chanteur ne saute pas directement aux yeux, il est très dur de ne pas se le laisser séduire. Carré, engagé, au taquet, Tagada Jones est un pur régal en live.

disorder1Place pour terminer aux furieux de Black Bomb A, incontestablement mes chouchous de la soirée. Bien que les ayant déjà vu près d’une dizaine de fois, BBA sur scène c’est quelque chose dont on ne se lasse pas. Emmené par Poun et Arnaud au micro, c’est un véritable rouleau compresseur sonore qui emporte tout sur son passage. Performances vocales, puissance scénique d’une intensité rare et débauche d’énergie réjouissante, leur set passera à la vitesse de la lumière. Mary, Police Stop Da Way, Burn, No One Knows, les grands classiques étaient au rendez vous, avec pas mal de morceaux issus de Speech Of Freedom, et cerise sur le gâteau, une reprise ravageuse de Midnight Oil particulièrement jouissive.

Bien qu’au départ j’avais été plutôt sceptique lorsqu’Arnaud était arrivé dans le groupe pour remplacer Jag à la voix grave, force est de constater qu’il a fait d’énormes progrès au chant et que désormais son duo avec Poun fonctionne à merveille. Un Black Bomb A au meilleur de sa forme donc, et la meilleure façon de clôturer en beauté cette soirée mémorable.

Des dates presque toutes sold-out, des groupes remontés à bloc, une ambiance festive dans le public comme sur scène, ce Disorder Tour si séduisant sur le papier, a bel et bien tenu toutes ses promesses, voire même plus. Du grand art…

En espérant que du coup, Enragé Production pense à nous organiser une édition 2006…..

Un grand merci à Séverine d’Enragé Production

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Image de : Fondateur de Discordance.

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