Dionysos | Olympia | 10.10.2012

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Bientôt 20 ans que le groupe Dyonisos existe et déjà le 7e album studio au compteur. Bird’n Roll, sorti le 26 mars dernier, nous plonge une fois de plus dans ce drôle d’univers tout droit sorti de l’imagination débridée de l’auteur et chanteur du groupe : Mathias Malzieu. Réputé pour leur performance scénique les 5 garçons et leur Babette n’auront pas dérogé à la règle pour un Olympia synonyme de bonheur réel.

Dès l’entrée du groupe sur scène, le public comprend qu’il n’aura pas affaire à un banal concert. Au centre Mathias arrive coiffé de la tête d’oiseau présente sur la pochette du disque, tandis qu’à droite l’une des 3 charmantes choristes n’est autre que Birdy Johana et sa robe à plume. Une intro où la guitare saturée croise les sifflotements de chacun des musiciens et la voix veloutée de Babette. Le ton est donné, nous sommes bien au cœur de la tournée Bird’n Roll. Nous aurons donc droit à certains morceaux du dernier album comme le mystérieux Dark Side, l’épique le Grand cheval aux yeux gris et évidemment le titre éponyme de l’album. L’occasion donc pour notre sexy birdy Johana de venir nous exécuter cette fameuse danse aux côtés de Mathias, qui en profite pour héler les demoiselles du public : « Y’a-t-il des filles prêtes à concurrencer Johana ? » Ni une ni deux, en 10 secondes une vingtaine de filles grimpent sur la scène et se retrouvent à suivre comme elles peuvent Mathias et Babette pour une birdy danse des plus comiques, sorte de mélange de macarena et tectonique ralentie.

Bien sûr nos vieux morceaux préférés ne seront pas oubliés, provoquant même un semblant de pogo dans la foule sage de l’Olympia pour la mythique chanson du Jedi. Mathias enfilera aussi son cœur-horloge pour la douce Mademoiselle Clé, savamment soulignée par les choristes et leur gestuelle de poupée mécanique. L’électrique Tais-toi mon cœur nous offrira une Babette déchaînée, sautant sur scène en même temps qu’elle fait hurler les cordes de son violon.

Car si la magie de Dyonisos tient en partie à la poésie surréaliste de son chanteur, l’éclectisme des instruments utilisés y tien un rôle central. Ainsi Babette manie le tambourin à merveille, le clavier et bien sûr le violon. Mike troque sa guitare pour le violoncelle pendant que Guillaume délaisse les quatre cordes de sa régulière pour une version contrebasse, tandis que Stéphan jongle entre guitare et clavier en passant par la scie musicale et l’instrument révolutionnaire de la tournée : la boite à orgasme. Il faut bien être un habitué de la scène comme Mathias pour réussir à faire simuler toutes (ou presque) la population féminine de l’Olympia sous le prétexte du « Stéphan a enregistré tous les orgasmes de filles du monde entier, à vous maintenant de nous montrer à quoi ressemble l’orgasme des Parisiennes. »

Est-il besoin de préciser que notre pile électrique de chanteur n’a pas pu se contenter de l’espace scénique, slamant à plusieurs reprise sur un public qui n’attendait que ça, allant jusqu’à grimper sur les balcons lors du deuxième rappel, emporté par un final encore plus saturé que l’intro, où batterie, guitare, violon, basse et hurlements des choristes nous laisseront pantelant.

Du très haut level, comme d’habitude, et une tournée lancée sur des chapeaux de roue (dates disponibles sur le site du groupe http://www.dionyweb.com/)

Crédits photo : Philippe Barbosa

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A propos de l'auteur

Image de : J'ai atterri à Paris à mes 18 ans pour ma licence en art du spectacle chorégraphique. La danse, ou plutôt les danses sont en effet ma passion, aussi bien dans la pratique que sous leur aspect théorique. J'aime observer, analyser, comparer et essayer de comprendre, mais étant danseuse et comédienne avant tout, je sais aussi qu'il n'y a aucune vérité de jugement au niveau de l'art, il n'y a que des points de vue. Je reviens juste d'une année sabbatique qui m'a conduit entre San Francisco et Los Angeles et je m'apprête donc à continuer mes études avec un master en études théâtrales (le but étant d'intégrer un master pro en journalisme culturel l'année prochaine).

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