Diary of the Dead

par c4n4r|
40 ans après la « Nuit des morts vivants » le grand maitre des Zombies Monsieur George A Romero nous revient avec « The Diary of the dead », excellente production qui vient redorer le blason du cinéaste après un « Land of dead » (sorti en 2005) en demi-teinte.

diary Diary of the dead met en scène une bande d’étudiants en cinéma qui durant leur projet de fin d’année (un film d’horreur petit budget) découvrent par le biais de la radio que les morts reviennent à la vie, et que ces derniers n’ont absolument rien d’empathique. Le film propose donc de suivre ces jeunes gens et leur professeur dans leur périple. Scénario on ne peut plus classique en somme.

Mais l’originalité de ce film vient de la manière dont il est filmé, à travers la caméra d’un des étudiants, à la manière d’un vrai faux reportage. Cette façon de filmer caméra au poing étant plutôt à la mode ces derniers temps avec des films comme Cloverfield ou l’excellent [REC] on serait en droit de se demander si Romero n’a pas simplement voulu surfer sur la vague afin de doper le nombre d’entrés.

La réponse est NON, en effet même si la manière de filmer est similaire l’objectif lui est différent. La où [REC] cherchait à imposer une ambiance oppressante liée au confinement et à une action frénétique, Diary of the dead prend lui le parti de proposer une action plus lente se déroulant sur plusieurs jours et dans des lieux plus diversifiés. Cette manière de filmer est parfaitement légitimée par le scénario et s’avère parfaitement cohérente avec le message que le cinéaste à voulu faire passer à travers son film.

Le film s’éloigne également beaucoup du coté « gore pour le gore » propre au genre. Exit les démembrements folkloriques à la Braindead et les effusions de sang en forme de geyser. Le film reste bien sure violent mais de manière beaucoup plus plausible, encore une fois dans un souci de cohérence avec le concept du film. Malgré une volonté de produire quelque chose de plus sérieux et de plus sombre, Diary of the dead ne dénature absolument pas le genre (dont Romero est considéré comme le plus grand Maitre).

Le jeu des acteurs est lui aussi excellent, beaucoup plus réaliste que dans les précédents opus du réalisateur et on se prend très rapidement d’affection pour les personnages. Mention spéciale pour le professeur alcoolique torturé, tout simplement génial.

Romero réussit là à signer un film réellement poignant, ouvrant le genre à un public un peu plus large tout en respectant les fans de la première heure. Un film intelligent à la réalisation parfaitement maitrisée.

Du TRES TRES grand Roméro !

Partager !

9 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    VIOLHAINE
    le Lundi 23 juin 2008
    VIOLHAINE a écrit :

    Arrgh… Désolée pour la remarque débile, mais…
    Par pitié, pas d’accent sur le « e » de Romero…
    Oui pardon. Je fais effectivement partie d’une tribu de fans psychorigides.

    La thérapie ?
    Oh, ça se passe bien…
    *rolleyes*

  2. 2
    le Lundi 23 juin 2008
    c4n4r a écrit :

    hé bien je viens d’apprendre quelque chose^^

    toutes mes excuses pour cette erreur… surtout que je suis également un grand fan de ce réalisateur.

  3. 3
    Stedim
    le Mardi 24 juin 2008
    Stedim a écrit :

    Ce sera bien la première fois que je suis tenté d’aller voir un film de morts-vivants ! Merci, Monsieur c4n4r ! ;)

    C’est peut-être aussi parce que je viens de lire « The dead walking »…

  4. 4
    VIOLHAINE
    le Mardi 24 juin 2008
    VIOLHAINE a écrit :

    C’est pas grave cher c4n4r !! =)
    A très vite, je commenterai ta chronique dès que j’aurai vu le film.

  5. 5
    le Mercredi 25 juin 2008
    PaD a écrit :

    Très bonne chronique, j suis d’accord avec l’ensemble mais(et oui il en faut bien un) juste une petite parenthèse sur l’aspect social propre aux films de ce cher George. Car après le racisme, la société de consommation, etc… il s’attaque avec subtilité à l’hypermédiatisation et au voyeurisme du monde qui nous entoure par le biais d’internet et des nouveaux moyen de diffusion ainsi qu’à la sensation de puissance qu’ils peuvent procurer. Aspect que des films comme Cloverfield ou [REC.]ont vite laissé de coté. Car Mister Romero a toujours voulu utiliser les zombies comme pretexte à des sujets de fonds. En espérant donc le revoir aussi indépendant et en forme prochainement (23 jours de tournages, ca dépote !)
    Bon j’arrete là ! Et je vais rejoindre VIOLHAINE en thérapie…

  6. 6
    le Mercredi 25 juin 2008
    Anonyme a écrit :

    Pour répondre a PAD

    J’avais également compris ce message de Romero (sans accent donc^^) mais j’ai préféré le taire afin de laisser les gens réfléchir sur le sujet plutôt que de prémacher le truc et que les gens en voyant le film se dise juste « ah oui c’est ce qu’avait dit c4n4r sur discordance ».
    mais j’ai tout de même stipulé l’existence d’un sujet fort dans ce film attention.

    Voila ne pas mettre cette info n’est pas un oubli mais une volonté de laisser les autres réfléchir un peu.

  7. 7
    le Mercredi 25 juin 2008
    c4n4r a écrit :

    le courageux anonyme c’est moi c4n4r

    j’ai oublié de taper le nom…

  8. 8
    Yves Tradoff
    le Mercredi 25 juin 2008
    Yves a écrit :

    Au delà de l’impact de l’hypermédiatisation due à la démocratisation des moyens de communication (blog, site « participatif », appareil photo et caméra à tarif abordable etc.), ce film pose surtout la question suivante : les journalistes – et plus généralement les témoins – doivent-ils rester des observateurs en toutes circonstances? Vaut-il mieux rester en retrait pour prendre connaissance d’un phénomène et ainsi prévenir le reste du monde ou agir tout de suite pour essayer de réparer le mal qu’il produit? Le problème, c’est que Romero n’y répond pas vraiment comme les milliers de personnes qui y ont réfléchit avant lui. On est d’accord, cette question n’amène pas de réponse définitive mais je ne suis pas sur que le maître des zombies -malgré tout le bien que j’en pense – ait apporté de la matière au débat.

  9. 9
    le Jeudi 26 juin 2008
    PaD a écrit :

    OK ! mea culpa c4n4r ;-)

Réagissez à cet article