Devils – The 69 Eyes

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Retour fracassant pour un des groupes leader de la scène rock/gothique internationale. Déjà certifié disque d'or dans leur Finlande natale, et ceci pour la quatrième fois consécutive, The 69 Eyes se relance à la conquête des charts internationaux avec “Devils” leur nouvel album.

69eyesTout de noir vêtus et revendiquant haut et fort un attachement sans faille à leurs racines glam rock, les 5 finlandais de The 69 Eyes nous reviennent plus en forme que jamais avec ces 11 nouvelles chansons d’une efficacité redoutable et avec la ferme volonté, selon l’aveu même de Jyrki le chanteur, « de faire revenir la rock’n roll attitude sur le devant de la scène gothique » . Succédant à Paris Kills, sorti en 2002, cet album marque également la fin de leur contrat avec Roadrunner et leur passage chez EMI/Virgin.

Très influencé par les comics, la musique des années 80 et les films d’horreurs, The 69 Eyes multiplie les allusions et les clins d’œil tout au long de l’album. Ainsi la chanson Lost Boys est une référence directe à un vieux film de vampire du même nom sorti en 1987 et mettant en scène une bande de jeunes vampires totalement déjantés. On notera également la référence aux Sisters of Mercy sur le titre Sisters of Charity ainsi que celle à Daredevil sur Devils ( » Who told you about a man without fear « ).

Mariage réussi entre les Cramps, Paradise Lost et les Sisters of Mercy, les morceaux de Devils alternent entre énergie rock et sombre mélancolie. Malgré que les machines soient moins présentes qu’à une certaine époque, le côté sombre et mystérieux qui faisait le charme de Blessed be est toujours bel et bien présent. Les guitares quand à elles se montrent un peu plus incisives que sur Paris Kills mais sans retrouver pour autant l’agressivité des débuts. Au niveau du style on reste dans le classique: look destroy, imagerie gothique et voix d’outre tombe. Petite audace, la présence de chants vaudous accompagnés de djembe sur une des pistes (Hevioso), souvenir rapporté par Jyrki lors d’un voyage au Bénin.

Si l’imparable Lost Boys, premier single de l’album, se démarque d’emblée et risque d’en faire danser plus d’un, les autres titres ne sont pas en reste et l’ensemble se révèle très homogène. Ajoutez à cela une production impeccable signée Hiili Hiilesmaa (HIM, Monspell) et vous obtiendrez très certainement un des meilleur album du groupe.

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Image de : Fondateur de Discordance.

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