Dess(E)In – Thierry Diers

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Jusqu’au 25 février 2012, la Galerie Duboys prolonge une exposition exceptionnelle de Thierry Diers, et propose quatre séries de ses dessins jamais montrées jusqu'alors : Hommage à Louise Bourgeois, Design impossible, Palais du Prince Sultan à Taïf, Œuvres sur verre. Peintre avant tout, Thierry Diers est également architecte, et c’est autour de la notion de dessein qu’il décide, cette fois, de se montrer et se réfléchir.

Dessein, Dessin, dess(e)in. Trait d’un crayon, trait d’union entre les pratiques, trait de caractère. Il va s’agir de se repenser, se dévoiler dans un regroupement autour du trait.

« Construction », « reconstruction » « face au miroir » « interrogation »

Les titres des œuvres sont une invitation à la réflexion, à la quête d’un dessein par le dessin, le « Là où l’on veut en venir ». Le dessin est par définition un des premiers moyens d’expression de l’humanité. Le dessin est base, outil et résultat. Il est à l’œuvre, et l’œuvre elle-même. Il est donc autant le lieu de la recherche et du dévoilement que de la mise à nu elle même.

« Interrogation »

Les œuvres présentées dans ce cadre (Le titre de l’exposition est bien Dess(e)in) se découvrent comme l’atelier même de l’artiste…

« En recherche »

Les dessins de Thierry Diers fonctionnent comme des terrains de pensées et d ‘expériences avec les matériaux, tantôt de l’huile mêlée a des crayons de couleurs, de l’encre, du pastel, de la sanguine, des collages, …des grands formats, des petits, des supports différents – verre, carton, papier …des œuvres physiques, où l’on sent bien la force et la nécessité d’aboutir.

« Vers la lumière »

Architecture de la pensée, et pensée de l’architecture, d’un bâtiment, d’une peinture, d’une musique… Le dessin contient l’idée d’inverse, l’idée qu’il est un tout.

« Au-delà »

Il engage donc un système de représentation et de correspondances, le choix d’un système de représentation, puisque l’artiste en réalisant un dessin interprète et synthétise trois dimensions en deux : il va donc réunir en son sein des doutes et des incompatibilités, traduits dans la matière, l’enlèvement de matière, les traces, et les absences de traces.

« Effervescence »

Rondeurs et verticalité se déclinent à travers chaque œuvre de Thierry Diers. Pétries, peintes, finies ou non, ces formes s’emboîtent, se rejettent, se regardent, s’ignorent…

« Déchirures »

Thierry Diers est un peintre de la relation. Dans ces cercles déclinés qui se déploient ou s’agglomèrent, ce jeu d’équilibre entre les masses, c’est ce qui se passe « Entre » qui est mis en avant par l’artiste, c’est ce « Entre » qui fait vibrer chaque toile. Les titres des œuvres font partie de ce lien a déterminer entre l’artiste et l’œuvre d’une part mais d’autre part entre le spectateur et l’œuvre, le spectateur et lui-même, le spectateur et l’artiste… Mouvement poétique doublé également d’un rapport au temps…

En effet, certaines œuvres de Thierry Diers – Œuvres sur verre – sont des œuvres « retouchées » réinterprétées par l’artiste lui-même des années plus tard. Il peint sur le verre de dessins encadré, repasse dessous… et vient ainsi réactualiser sa relation à l’œuvre, ajouter une possibilité.

« Waiting room »

À l’instar d’un plan d’architecte, il vient appliquer le dessin (dessein ?) de son rêve, sa vision poétique du projet. Du dessin au dessein, c’est une exposition puissante a explorer à travers le prisme de la Relation.

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Du 9 décembre 2011 au 25 février 2012 (6 rue des Coutures Saint-Gervais – 75003)

A propos de l'auteur

Image de : Jeune professionnelle de l’art contemporain, Caroline Boudehen (aka Caromaligne) travaille depuis quelques années pour des structures culturelles et artistiques, tant dans la médiation culturelle que la diffusion et la promotion d'évènements artistiques. Après un an passé à Berlin, elle se spécialise dans le milieu des galeries d’art parisiennes (Fat Galerie, Galerie Nicolas Silin, Galerie Anton Weller – Isabelle Suret) puis dans la communication culturelle (En charge des relations presse à l’agence Communic’Art). Passionnée depuis toujours par la création contemporaine et sa critique, elle rédige également des articles pour différents webzines et tient le blog Caromaligne

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