Premier album du groupe Demago, Hôpital unit des mélodies soignées à des textes percutants. À coup sûr une des révélations rock de l’année.
Avant même d’ouvrir le boîtier le ton est donné par la pochette de l’album sur laquelle on peut voir un homme, que l’on imaginera aisément cadre supérieur, dont la bouche est masquée par un grand bandeau rouge sur lequel est inscrit : DEMAGO.
Comment définir au mieux un tel album ? C’est bien la question que je me suis posé à maintes reprises. Après une trentaine d’écoutes je n’ai toujours pas de réponse. Ce que l’on peut dire en revanche c’est que pour un premier album Demago a placé la barre assez haut. Les textes sont travaillés et ça se sent. Le mot juste, les rimes qui viennent s’entrechoquer à nos oreilles, rien n’est laissé au hasard.
Et le message dans tout ça ?
« Je dirai non parce qu’il est hors de question que quiconque me prive de mon droit le plus strict à dire merde ».
Demago est un groupe qui aimerait se rebeller contre la société mais qui parvient globalement à éviter la niaiserie et la naïveté accompagnant généralement ce genre de message. Plutôt que de nous inciter bêtement à « tout envoyer en l’air », Demago préfère nous renvoyer à notre propre reflet dans le miroir, à notre place dans la société. De sa voix si particulière, Maun nous raconte comment la folie a envahi le monde grâce à un amour toujours plus fort de l’argent et à l’abandon d’idéaux aujourd’hui tombés dans l’oubli. Nous nous retrouvons face à une description de notre monde que l’on ne peut nier : le besoin de médicaments pour tenir (
Cet album n’est pas qu’un album rock parmi tant d’autres, c’est avant tout une critique féroce de la société, une incompréhension exprimée face à la montée en puissance du fanatisme capitaliste. Evidemment la question qui semble inévitable pour un groupe portant un tel nom est de savoir s’il a su éviter de tomber dans la démagogie. À vrai dire pas totalement. Pas totalement mais pourtant on ne saurait le lui reprocher, tant c’est anecdotique. Et face à des perles comme
L’album finit en apothéose, en un hurlement de rage de plus de cinq minutes lancé à la face du monde. Avec
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Sortie : 13 mai 2008
Site officiel : http://demago-music.fr
Myspace: http://www.myspace.com/demago
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1 commentaire
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Dimitri a écrit :
Vrt bon ! Super interview et surtout bon son !
Grande découverte, merci