Deerhunter à la Maroquinerie

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Ce soir, la Maroquinerie affiche complet. Et pour cause ! Deerhunter a choisi la salle parisienne pour la dernière date de sa tournée. Autant dire que tous les fans étaient au rendez-vous pour applaudir Bradford Cox et ses acolytes d'Atlanta le temps d'un concert placé sous le signe de la générosité !

Auteurs de deux albums prodigieux, Cryptograms et Microcastle à la frontière entre le rock expérimental et la pop vaporeuse, les cinq de Deerhunter ont su imposer leur nom dans le petit monde du rock indé. Leur EP Rainwater Cassette Exchange sorti l’année dernière n’a fait que confirmer l’ampleur de leur talent. Et si sur disque, les compositions ont parfois des airs de douces ballades, sur scène elles prennent une tout autre dimension. Preuve en a été faite ce soir.

Le concert commence en douceur, sur les notes d’Helicopter, le temps pour les garçons de trouver leurs marques. Déjà on remarque la moue boudeuse du guitariste Lockett Pundt, qu’il ne quittera de la soirée, un détail au vue de l’enthousiasme que dégagent Bradford Cox et Josh Fauver, le bassiste de la formation. Le groupe enchaîne avec Never Stops et Rainwater Cassette Exchange qui bénéficiera de nouveaux arrangements pour l’occasion. Le concert se passe dans une ambiance sage et chaleureuse. Le public admire la prestation avec attention, comme en signe de respect pour les artistes. Le magnifique Agoraphobia, mais aussi Vox Celeste font partie de la setlist, tout comme Nothing Ever Happened que les musiciens prennent plaisir à faire durer encore et encore pour le plus grand bonheur de nos petites oreilles ! C’est Circulation qui clôt la soirée.

Mais pas question pour le public de laisser filer le groupe aussi vite. Généreux, Deerhunter ne se fait pas prier pour revenir sur scène, même si la fatigue commence à se faire sentir. Et c’est un rappel mémorable que le groupe nous a offert au son de Strange Lights. Car les garçons ne se sont pas contentés de chanter gentiment. Non! Les guitares sont désaccordées, la basse aussi et la batterie perd des pièces de-ci de-là. Deux personnes du public ont le privilège de monter sur scène pour jouer les apprentis guitariste et bassiste. Quant à Bradford Cox , il s’offre deux bains de foule et immortalise cette soirée en prenant des photos du public, dont une avec un bras d’honneur collectif de la part du public.

Émouvant, fragile, touchant, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier Bradfod Cox, qui a prouvé ce soir qu’il est un artiste unique.

Setlist : Helicopter / Fountain / Never Stops / Revival / Rainwater Cassette Exchange / Little Kids / Disappearing Ink / Agoraphobia / Spring Hall Convert / Vox Celeste / Hazel St / Nothing Ever Happened / Circulation

Rappel : Strange Lights

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A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

1 commentaire

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  1. 1
    le Samedi 29 mai 2010
    isatagada a écrit :

    J’ai découvert ça en aveugle, trainée par un copain. J’ai plutôt bien aimé !
    Article (bien moins documenté, forcément !) sur http://isatagada.blog.com/2010/05/16/deerhunter-la-maroquinerie-13-mai-2010/ avec photos et vidéo.
    Cheers :-)

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