Debout sur le Zinc, en avant !

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Debout sur le Zinc fait partie de ces groupes français qui font leur bonhomme de chemin en toute discrétion, ou presque. Leurs albums : de vrais petits bijoux qui s'écoutent en boucle sans réussir à s'en lasser. Leurs concerts : des moments plein d'humanité et de partage.

DSLZ rempli les salles qu’il inonde de ses notes qui font tant de bien à l’âme. Et pour le plus grand bonheur du public, cette fin d’année marque le début de leur nouvelle tournée avec l’arrivée de leur petit dernier : La fuite en avant.

12 années se sont écoulées depuis le premier album. Dans quel état se trouve aujourd’hui le groupe avec le lancement du 7ème album ?
Simon Mimoun : Comme d’habitude, à chaque sortie d’album, on recommence tout à zéro.

DSLZ n’est pas un groupe très médiatisé.
Je pense qu’il y a quand même beaucoup de médias locaux qui parlent de nous. C’est vrai qu’au niveau national c’est plus compliqué parce qu’on est nombreux, peut être aussi parce qu’on fait partie d’une mouvance un peu alternative. Nous on continue à faire de la musique et des concerts. Après, c’est vraiment les médias qui décident de parler de nous. C’est comme notre passage récent dans Taratata. Comme quoi même après toutes ces années d’existence on découvre encore de belles choses.

Le groupe est 100% masculin. Mais où sont les femmes ?
Avec leurs gestes pleins de charme ? (rires). Les femmes, elles sont partout autour de nous. Elles sont en permanence dans nos chansons. On nous pose souvent la question et on n’a pas de réponse. Ca s’est fait comme ça, on était une bande d’amis du lycée et de la fac et on a commencé à se produire entre potes.

DSLZ est-il avant tout un groupe de scène ?
La scène, c’est notre quotidien. C’est là que les gens nous voient le plus. A côté de ça, il y a aussi les disques, c’est une partie énorme aussi de notre vie. On passe un an, un an et demi à les créer, à les enrichir, à les répéter et à les enregistrer.

Un souvenir de la dernière tournée ?
Ce qui est marquant pour nous, ce sont les grandes salles à Paris où on peut inviter nos amis parce que beaucoup sont parisiens ou parce qu’on a le moyen de le faire. On a joué au Casino de Paris il n’y a pas très longtemps et puis à la Cigale juste avant. On a partagé la scène avec les Têtes Raides, on était super contents. Et puis il y a aussi les gros festivals comme Solidays ou les concerts à l’étranger. Ce sont des moments uniques.

Et justement, quel accueil pour DSLZ dans les salles non francophones ?

Les gens ne se posent pas la question de savoir si c’est important de comprendre les textes. Si on a envie de les comprendre, on va les chercher, et puis sinon, la chanson c’est aussi pour faire passer de l’émotion. Donc nous on n’a pas vraiment de soucis avec la barrière de la langue. On a fait énormément de concerts à l’étranger. Un peu moins depuis quelques années, mais on va certainement y retourner après la tournée de La fuite en avant.

Quel(s) message(s) peut-on retrouver dans votre nouvel album La fuite en avant ?
Image de DSLZ-LFEA-cover Le titre est très clair. La fuite en avant, c’est un concept un peu flou qui mérite d’être traité dans des chansons. L’idée c’est « on sait très bien ce qui nous attend, mais on y va quand même ». En même temps, c’est difficile de faire autrement.

Comment se passe la création de vos albums ? D’abord la musique ou bien les textes ?

Il n’y a pas de règle. En général on a plus de facilité pour écrire la musique d’abord mais toujours avec quelques mots ou en ayant déjà un thème en tête. La musique c’est une ambiance qui va créer un sentiment qui appelle ensuite naturellement des mots.

Pourquoi les chansons de DSLZ apaisent-elles autant le coeur de ceux qui les écoutent ?

Ce qui fait du bien, c’est d’arriver à mettre des mots ou quelques notes sur des choses compliquées à expliquer, qui sont du domaine du ressenti. Quand on entend quelque chose qui a été écrit par quelqu’un d’autre et qui résonne chez nous, on a l’impression de se sentir un peu moins seul et que d’autres ont compris ce que nous avons du mal a exprimer.

Le jeu de si.
Si DSLZ était un homme ?

Un équilibriste.

Si DSLZ était une ville ?
Sûrement pas Limoges (sourires). Si DSLZ était une ville, ce serait quelque part entre la ville et la campagne pour avoir les avantages des deux, mais pas les inconvénients.

Si DSLZ était un sentiment ?
Le doute …

Que peut-on vous souhaiter pour les prochains mois ?

Que ça continue comme ça a commencé. C’est à dire plein de concerts, plein de gens qui viennent nous voir et puis plein de bonheur partagé. Et que ça continue le plus longtemps possible.

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A propos de l'auteur

Image de : Après une courte et intense carrière dans le monde du marketing, Anne-Laure s'est lancé dans la grande aventure! En 2009, elle intègre l'Institut des Métiers de la Communication Audiovisuelle en Avignon, et sait à présent manier avec dextérité caméras, appareils photos, microphones et bancs de montage en tous genres. Elle apporte son soutien journalistique à la rédaction de radio Raje en Avignon en réalisant interviews et chroniques. Discordance, elle l'a vu naître et grandir, faire ses premiers pas sur la toile, et participe de manière épisodique à son contenu rédactionnel. Bref, vous l'aurez compris, Anne-Laure touche à tout, l'image, le son, l'écriture, mais elle aime aussi les éclairs au café, qu'on lui raconte des histoires d'amour, le Japon, l'accordéon, les abricots, les sorties en raquettes, les jeux de société, les voyages (pas organisés), les apéros entre amis, le clafoutis aux cerises et le bon vin.

1 commentaire

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  1. 1
    le Lundi 12 décembre 2011
    polde a écrit :

    DEBOUT SUR LE ZINC EN CONCERT LE 28 JANVIER 2012 AU ZENITH DE PARIS!

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