De 2010 à 2011 : Rewind | Fast Forward

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Retour vers le futur du cinéma ! L'an dernier, l'an qui vient, les tops five de vos rédacteurs ciné !

Christopher

2010

1. Dog Pound, de Kim Chapiron
C’est une surprise, mais le meilleur film de l’année est issu d’un réalisateur de la nouvelle génération, jeune et fougueux, talentueux et réaliste en même temps. Kim Chapiron a proposé avec Dog Pound un film coup-de-poing sur les prisons pour mineurs aux États-Unis. Fort d’une documentation intéressante, il propose ici un long métrage qui tient en haleine son spectateur sur la longueur, entre l’émotion et la rage que procurent le film.

2. Les Petits Mouchoirs, de Guillaume Canet
La France se porte bien en remportant ici la deuxième place. Malgré quelques critiques négatives à l’encontre du film, ce dernier bijou de Guillaume Canet a une fois de plus remporté l’adhésion du public en se payant la place du meilleur film au box-office français. Entre l’émotion, l’humour et l’humanité qui ressortent de ce film, Les Petits Mouchoirs s’avéraient être un événement qu’il ne fallait pas rater.

3. Une Éducation, de Lone Scherfig
La troisième place sera pour un film britannique, marquant donc l’absence d’un film américain dans le top 3. Une Éducation sera l’occasion de livrer un film hautement social sur cette Angleterre en train de vivre le changement des années soixante, à travers l’histoire d’une jeune fille brillante de seize ans qui rencontre l’amour et va devoir choisir sa vie future dans un monde en pleine ébullition. Brillant, émouvant et intéressant de bout en bout, Une Éducation révèle aussi le talent de la belle Carey Mulligan.

4. Un homme qui crie, Mahamat Saleh Haroun
Prix du Jury à Cannes 2010, ce film africain n’a sûrement pas volé son statut. Un film en puissance et intelligent dans son propos, intime dans son histoire, général dans son contexte avec des acteurs en toute sincérité.

5. The Ghost Writer, de Roman Polanski
Non, le dernier film de Polanski ne figure pas dans ce classement en soutien au grand cinéaste, mais plutôt parce que ce film ultra personnel est un thriller parfait, machiavélique et en même temps typique de la filmographie de ce génial réalisateur.

2011

1. Super 8, de J.J Abrams (3 août)
Le nouveau projet d’un roi du buzz, J.J. Abrams et déjà une bande-annonce qui nous laisse la bave aux lèvres.

2. Black Swan, de Darren Aronofsky (9 février) Aronosfsky est toujours est un événement attendu et les critiques déjà élogieuses ne font que renforcer l’attente pour ce film.

3. The Tree of Life, de Terrence Malick (mai ?)
Une autre bande annonce qui aura fait buzzer la blogosphère, c’est celle du très attendu film de Terrence Malick qui marque son retour derrière la camera.

4. 127 Hours, de Danny Boyle (23 février) Danny Boyle revient après avoir séduit avec Slumdog Millionaire. Il est attendu au tournant.

5. La Peau que j’habite, de Pedro Almodovar Almodovar, c’est comme Allen. Un cinéma bien à part dont on attend toujours l’œuvre suivante. Encore plus pour Almodovar qui avait trouvé le succès auprès de Volver et des Étreintes brisées.

PaD

2010

1. Moon de Ducan Jones
Parce que Sam rockwell est tout simplement parfait dans ce film, que le scénario est brillant et la réalisation aussi sobre qu’efficace ! Un petit bijou de fantastique a petit budget, un huis clos stupéfiant prouvant qu’un bon scénario se passe d’un budget pharaonique. Un seul regret, le fait qu’il n’est pas été distribué en salle chez nous…

2. 8th wonderland de Nicolas Alberny, Jean Mach
Parce que le sujet est traité avec efficacité et (tout comme Moon) avec un budget minimaliste et que derrière ce film sans prétention se cache une vraie réflexion sur le concept de citoyenneté au-delà des frontières.

3. Mr Nobody de Jaco van Dormael
Parce que la réalisation est tout simplement époustouflante, que Jared Leto est irréprochable et aussi parce que l’histoire nous entraîne dans le tourbillon des possibilités multiples de nos choix de vies. Un pur chef-d’œuvre !

4. Inception de Christopher Nolan
Parce que Nolan est un vrai génie, le scénario est brillant, le film ne souffre d’aucun temps mort (alors qu’il dure 2 h 30) et malgré la complexité de son histoire le film se suit avec une limpidité déconcertante !

5. Toy story 3 de Lee Unkrich
Parce que si on a toujours un enfant de 8 ans au fond de nous on ne peut qu’être conquis par ses retrouvailles avec ses personnages hauts en couleur. Les studios Pixar savent toujours nous entrainer du rire aux larmes avec légèreté et fraicheur ! Et puis pour Buzz en espagnol… Vers l’infini et au-delà !!

2011

1. Sucker Punch de Zack Snyder
Parce que la bande-annonce nous décolle la rétine, parce que Snyder est irréprochable pour l’instant, parce qu’il va peut-être réussir à montrer aux studios Marvel comment on fait un film de super héros !

2. Black Swan de Darren Aronofsky
Tout simplement parce c’est Aronofsky !

3. Captain America (The first Avenger) de Joe Johnston
Parce que le projet est plus que casse-gueule, mais j’ai envie d’y croire parce que Johnston est capable de nous surprendre !

4. The Ward de John Carpenter
Parce que c’est le retour du Big John après 10 ans d’absence !!

5. Rango de Gore Verbinski
Parce que la bande-annonce est hilarante, et que le duo Verbinski/Depp a (jusqu’ici) toujours été efficace !

Rock Brenner

2010

1. Enter the Void (Gaspar Noé)
Une claque visuelle unique. L’espoir d’une expérience comme celle-ci de la part d’un cinéaste français s’était presque éteint…

2. Mammuth (Gustave de Kervern & Benoît Delépine)
Une poésie mélancolique et parfois cruelle qui brille grâce à la liberté des deux réalisateurs et de la prestation de Gérard Depardieu.

3. Four Lions (Chris Morris)
Sûrement la comédie la plus courageuse de l’année. Le cinéma britannique a trouvé son nouveau film culte.

4. White Lightnin’ (Dominic Murphy)
Un cauchemar christique subversif qui aurait pu être écrit avec l’aide des boyaux de Kanye West et retrouvé dans la gerbe d’un redneck à côté de la tombe d’Hasil Adkins. Quelques partis pris esthétiques très discutables, mais ça reste un vrai coup de fouet.

5. Fatal (Michael Youn)
Souvent victime du snobisme de quelques fervents défendeurs de la « culture noble », Fatal est pourtant la comédie française la plus drôle de l’année. Elle remet en question notre réflexion concernant la musique et critique la superficialité de notre regard (trop basé sur le paraitre que sur le travail) vis-à-vis des artistes ; et ça, ce n’est pas rien.

2011

1. Red State (Kevin Smith)
C’est Kevin Smith, donc c’est forcément intéressant. Et en plus, c’est son premier film d’horreur.

2. Animal Kingdom (David Michôd)
Membre de la clique australienne Blue-Tongue Films, Michôd propose un premier long-métrage qui fait pas mal de bruit dans son pays natal, ainsi qu’aux USA… La sortie du film est repoussée au 27 avril en France, mais votre cher rédacteur peut déjà assurer une chose : Animal Kingdom EST une putain de surprise.

3. Hesher (Spencer Susser) Autre membre de Blue-Tongue Films qui nous avait offert le court-métrage plutôt marrant I Love Sarah Jane, Spencer Susser réalise son premier long… aux USA. Avec Joseph Gordon-Levitt et Natalie Portman au casting de ce qui s’annonce comme un drame autour d’un jeune adolescent qui tombe sous la mauvaise influence d’un type de 30 ans, Hesher ; curiosité, curiosité…

4. Hugo Cabret (Martin Scorsese) Scorsese forever.

5. Paul (Greg Mottola)
Après le très bon Superbad et le sympatoche Adventureland, Mottola dirige le duo de Shaun of the Dead en train de balader un E.T. qui a la voix de Seth Rogen. Argument largement suffisant pour taper le poing sur la table et balancer : je suis prêt !

Samuel

2010


1. Confessions [Tetsuya Nakashima]
En lice pour les nominations du meilleur film étranger aux prochains Oscars, cette œuvre virtuose nous plonge dans une ambiance aussi glaciale que sublime pour mieux raconter l’insoutenable. Soutenues par une bande-son impeccable (Boris, Radiohead, The xx, Bach, etc.) et par un esthétisme extrêmement léché, Confessions développe chez nous une fascination morbide pour l’horreur et la souffrance se déroulant sous nos yeux. Magistral.

2. Scott Pilgrim vs. The World [Edgar Wright]
Maltraité en France, boudé aux États-Unis, ce troisième film d’Edgar Wright est pourtant une incroyable réussite, ne serait-ce que pour son respect de l’esprit du comic-book original de Bryan Lee O’Malley, mais surtout pour sa façon de dynamiter les formes conventionnelles du film classique. Mais personne n’explique mieux la chose que Guillermo Del Toro : « Anybody that didn’t see this is a motherfucker ». So, are you ?

3. Kaboom [Gregg Araki] Araki en totale possession de ses moyens nous offre un OVNI complètement déjanté et orgasmique. Alors que Mysterious Skin, sa magnifique digression filmographique, nous hante encore, le cinéaste indé nous revient avec un teen-Twin Peaks sous acide à tendance apocalyptique. Cohérent dans son incohérence. Kaboom est une farce absurde, soufflant un vent d’une incroyable fraicheur sur le paysage cinématographique actuel.

4. Exit Through the Gift Shop [Banksy] Faites le Mur en VF est une critique sans concessions du milieu de l’art. Mais surtout, surtout, un élan de liberté : Karate Kid donnait envie de se mettre aux arts martiaux. Top Gun donnait envie de devenir pilote de chasse. Le film de Banksy donne envie de prendre une bombe ou tout autre ustensile de peinture et de devenir street artist ! Tout est dit.

5. Tournée [Mathieu Amalric]
Le prix à Cannes était amplement mérité. Tournée s’impose comme une lutte en mouvement constant contre les écueils de la vie artistique, et de la vie tout court. À la fois excentrique et simple, Amalric signe un des grands films de 2010 où la féminité la plus voluptueuse et la moins conventionnelle y est magnifiée. Merveilleux.

Mentions plus qu’honorables au ballet aussi angoissant que viscéral de Black Swan et à la merveilleuse ode à l’enfance de Toy Story 3.

2011


Les valeurs sûres à sortir en France en 2011 : Black Swan (Darren Aronosky), 127 Hours (Danny Boyle) et The Fighter (David O.Russell). Et on attend avec une immense impatience :

1. Tree of Life [Terrence Malick]
Le trailer a fait l’effet d’une bombe, au point qu’il aurait presque mérité sa place dans un top de fin d’année ! S’il n’y avait qu’un film à attendre, ça serait celui-ci : la nouvelle œuvre de Terrence Malick probablement un des plus grands cinéastes actuels.

2. The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn [Steven Spielberg]
Malgré les réactions sceptiques face aux premières photos, l’enfant qui est en nous jubile à l’idée de s’émerveiller face aux aventures du fameux reporter. Et en plus il se peut que ça soit révolutionnaire !

3. Norwegian Wood [Trần Anh Hùng]
L’adaptation d’un merveilleux roman d’Haruki Murakami (La Ballade de l’impossible) avec une bande-son signée Jonny Greenwood, ça force l’impatience. On espère que le cinéaste y mettra plus de cœur que dans son précédent film I Come with the Rain.

4. Sucker Punch [Zack Snyder]
On a tous notre guilty pleasure ! Mais là, ça s’annonce tout simplement jouissif ! Je ne vois pas d’autres mots si ce n’est mangakesque, heroic-fantasmagorique à la sauce Steampunk !

5. Paul [Greg Mottola] Simon Pegg et Nick Frost are back !!! Même si Edgar Wright n’est pas derrière la caméra et qu’on est bien loin de Spaced, le plaisir de les retrouver ensemble n’a pas de prix.

La question 2011 : L’adaptation de Sur La Route de Jack Kerouac avec Sam Riley dans le rôle principal et également Viggo Mortensen, Kirsten Dunst et Amy Adams rendra-t-il justice au roman phare de la Beat Generation ?

VIOLHAINE

2010

1. Kaboom
Un bijou jouissif et absurde, qui débute comme un teen-movie coloré et finit… plus proche de l’esprit punk que son esthétique sitcom/seventies pourrait le laisser penser. Un casting brillant de perfection où chaque personnage brille par sa personnalité exacerbée. Araki nous emmène exactement là où il veut, nous perd, pour mieux nous achever. Les mots manquent, il faut le voir, et le revoir, voilà tout.

2. Kick-Ass
Deux mots : Hit. Girl.

3. Machete
Annoncé comme une blague dans les célèbres bandes-annonces du Grindhouse de Tarantino et Rodriguez, Machete a fini par prendre vie. Pour le meilleur et le pire. La classe ultime, des répliques à tomber et surtout aucun scrupule dans la qualité. Du bon Rodriguez comme on l’aime.

4. Buried
Un huis plus que clos avec un Ryan Reynolds dont on se demande comment on lui a vendu le projet pour qu’il accepte. Un film avec comme trame de fond le terrorisme, mais où on évite les écueils qu’aurait pu présenter un film américano-américain. Reste donc la terreur claustrophobe, qui maintient les yeux écarquillés pendant cette 1 h 35 passée sous terre.

5. Les Chèvres du Pentagone
Un grand n’importe quoi où l’on mélange services secrets, gourous, drogues et pouvoirs surnaturels. Hilarant. Nerveusement hilarant.

2011

1. Sucker Punch
La revanche des filles, bien après 300 ! Ici tout n’est que girl power, monde imaginaire, katanas et steampunk à volonté ! Merci, Zack, merci d’avance.

2. Black Swan
Le nouveau film d’Aronofsky en intrigue plus d’un, sauf bien sûr ce qui l’ont déjà vu en avant-première ou à l’étranger. Pour les autres, il faudra attendre le 9 février pour voir les parfaites Natalie Portman et Mila Kunis se crêper le chignon de danseuses…

3. The Ward
Le retour (en force, on l’espère) de Monsieur Carpenter. On sait qu’il s’agit d’une jeune fille. Internée dans un asile. Et d’un fantôme. On sait qu’il a été bien accueilli en avant-première au dernier Festival de Toronto. On garde le radar branché…

4. 127h Boyle raconte une nouvelle histoire en enrichissant une nouvelle fois sa palette filmographique — junkies, zombies, astronautes, Indiens amoureux, et maintenant, la véritable aventure d’Aron Ralston, randonneur en difficulté… Intéressant, comme toujours.

5. Somewhere
Après sa trilogie sur l’ennui aux héroïnes rose bonbon, on se demande bien quel tournant va prendre le style de Coppola fille. On salue d’ores et déjà le retour de Stephen Dorff, qui se faisait trop discret ces dernières années…

Et aussi : Harry Potter et les Reliques de la Mort — 2nde partie
Les Potterfans se réjouissent, les autres aussi : c’est (enfin !) fini ! Après une première partie très réussie (le meilleur H.P; depuis La Coupe de Feu, et de loin), on espère que la saga saura se clore par ce qu’elle mérite : une vraie grande bataille épique !

Virgile

2010

1. Enter the Void, de Gaspard Noé
Sans hésitation, le film le plus incroyable et le plus mémorable de l’année reste Enter the Void, du géant Gaspard Noé. Le parti-pris du narrateur, le trip mystique expérimenté par le spectateur et la profondeur de la confession du réalisateur font de ce film un pur chef-d’œuvre. Difficile d’accès, bien sûr. Mais il en vaut absolument le coup. Car avec Enter the Void, Gaspard Noé révolutionne le cinéma, bien plus qu’avec toute autre technologie jamais utilisée. Plus que spectateur, on devient acteur à part entière, dans les yeux d’Oscar, au gré de son voyage dans la nuit tokyoïte et dans son échappée bouddhiste entre la vie et la mort.

2. The Killer inside me, de Michael Winterbottom
Le film de Winterbottom est d’abord la confirmation d’une révélation, celle d’un acteur : Casey Affleck. À mille lieux de son frère fadasse, Casey apporte au personnage de Lou, shérif texan qui a sa propre idée du bien et du mal, un regard incroyablement juste. Les propos de ce psychopathe en voix off, alors que l’étau se resserre sur lui, parviennent presque à nous rallier à sa cause, terrifiant le spectateur de ses propres pensées presque plus que les actions intolérables de cruauté de Lou lui-même.

3. The Social Network, de David Fincher
Et ce pour plusieurs raisons. Déjà, car il n’est pas évident de faire un film palpitant sur des querelles de l’Ivy League américaine et les procès qui s’ensuivent. D’autre part, car on attendait ce film au tournant, on a imaginé qu’il pouvait être tout sauf ça, qu’il allait consacrer Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, ou encore perdre le spectateur dans des détails techniques de l’élaboration du fameux réseau social. Non seulement David Fincher réussit à éviter ces écueils, mais il en fait un film extrêmement intéressant, bien rythmé, plus que bien joué, avec des dialogues incroyables. On ne doutait pas du talent de David Fincher, l’excellent réalisateur et scénariste de Zodiac et bien sûr Fight Club, mais ici, il consacre un vrai chef d’œuvre d’inventivité, sur un sujet casse-gueule… chapeau bas.

4. Fantastic Mr Fox, de Wes Andersen
Un peu de joie dans ce monde de brutes. Wes Andersen est le pape de la comédie, et ses films sont tous aussi désopilants les uns que les autres, notamment La famille Tenenbaum. Fanstastic Mr Fox, une nouvelle de Roald Dahl, renoue avec un côté enfantin qui manquait au rire jaune de ses comédies précédentes. Ici, on rit de bon cœur sans pour autant que l’histoire ne soit manichéenne, les personnages sont attachants, et la musique bien rythmée. Un vrai bonheur pour petits et grands.

5. Tetro, de Francis Ford Coppola
Le retour de Coppola après l’énigmatique L’homme sans âge est une vraie réussite. Son film le plus intime, Tetro, est déjà une pure merveille cinématographique, chaque plan est une photographie en noir et blanc d’une Argentine intemporelle. Une histoire simple, mais touchante, des acteurs tellement justes que plus d’une réplique nous sort la larme à l’œil. Un casting incroyable avec pour le couronner, Vincent Gallo, sublime, et surtout celui qui lui donne la réplique, le tout jeune et pourtant si talentueux Alden Ehrenreich.

Les mentions spéciales
Deux films ne méritent pas leur place dans ce top 5, et pourtant, il est impossible de ne pas les citer. Ils n’ont beau pas être les « meilleurs » films de l’année, ils sont une très grande réussite, dans leur domaine respectif.
Le premier est Quartier lointain. L’adaptation du manga de Jirô Taniguchi par Sam Garbarski est trompeuse au début. Déjà, car la transposition de la province japonaise à la province Rhône-alpoise peut surprendre. Et d’autre part, car les dialogues semblent sonner faux. Mais dès les 10 premières minutes, une fois embarqué dans ce TER régional qui emmène le héros dans son passé réprimé, le spectateur est lui aussi embarqué sur le chemin de sa propre enfance. Le ton sonnait faux justement, car il n’est presque pas joué, il est vécu. Le récit de cet homme mûr qui tente de rassembler les pièces de son passé, alors qu’il est emprisonné dans le corps de ses 14 ans, est un délice de justesse et d’émotion.
Le second est dans un registre entièrement différent : Raiponce. Ce dernier-né des studios de Mickey est une vraie surprise, car c’est un « vrai » Disney, comme ceux de notre enfance. Très drôle, bien dosé, pas trop niais, avec des chansons qui restent dans l’oreille une fois le film terminé, de quoi réjouir les plus nostalgiques d’entre nous.

2011

1. Black Swan, de Darren Aronofsky
Après son parcours sans faute, le nouvel Aronofsky est attendu avec plus d’impatience que n’importe quel autre film cette année. Auréolé de critiques dithyrambiques, avec un casting prometteur (Natalie Portman, Vincent Cassel) et sa bande-annonce énigmatique… difficile d’attendre un mois avant sa sortie !

2. Sucker Punch, de Zack Snyder
Le gentillet conte pour enfants Le Royaume de Ga’Hoole nous aura fait moyennement patienter avant ce très attendu Sucker Punch. Une image léchée, une musique survoltée, un scénario à point… bref, le cocktail explosif d’un grand Snyder comme on les aime.

3. Maps of the sounds of Tokyo, d’Isabel Coixet
Loupé au Festival Paris Cinéma l’an dernier, ce film au titre si poétique de l’Espagnole Isabel Coixet intrigue. Entre son et mutisme, lumière et obscurité, on a hâte de voir sur grand écran la rencontre orchestrée de la Japonaise Rinko Kikuchi et du gaijin Sergi Lopez sur fond d’une sombre histoire de vengeance.

4. Arrietty le petit monde des chapardeurs, de Hiromasa Yonebayashi
Oui, on se fait toujours avoir par les dessins des Studios Ghibli, même s’ils ne sont pas de Miyazaki… Et pourtant, ce petit conte de fées aux traits si distinctifs semble déjà nous convaincre avant même qu’on lise le nom du réalisateur : Ghibli est réellement le Disney d’aujourd’hui.

5. Le Discours d’un roi, de Tom Hooper
Dans ce My Fair Lady inversé, un Duc doit apprendre l’usage de la parole grâce à l’aide d’un orthophoniste aux méthodes peu conventionnelles, alors qu’il va bientôt devoir prendre la plus publique des fonctions. Cette histoire vraie nous entraîne dans un pan méconnu de l’Angleterre pré-Elisabethenne, animée par l’interprétation très juste (comme toujours) de Colin Firth, d’Helena Bonham Carter (qu’on aime aussi voir loin des films de son mari de temps en temps) et du méconnaissable (sans sa barbe de pirate) Geoffrey Rush.

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Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

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