Crépuscule Ville – Lolita Pille

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Ça fait quatre ans que Bubble Gum est sorti, c'était le deuxième roman de Lolita Pille, juste après Hell . Un bouquin tape-à-l'oeil, poussif qui achevait de poser le personnage de jolie tête-à-claques de la romancière, exaspérante à force de se prendre pour Frédéric Beigbeder se prenant pour Bret Easton Ellis . Nous étions nombreux à penser qu'elle ne pourrait plus sortir de ses préoccupations de pauvre petite fille riche un peu destroy.

lolita-2Et puis il y a quelques mois les premiers échos qui murmuraient que Lolita Pille sortirait bientôt un polar d’anticipation à tendance cyberpunk. Il parait même que ça emmerde bien son éditeur qui craint qu’elle n’y perde tous ses lecteurs. Moi ça a soudain eu tendance à me la rendre plutôt sympathique, au vu du peu de cas que je fais de ses livres précédents. Et donc, nous voilà face à Crépuscule Ville .

Dans un futur proche, l’hyperdémocratie de Clair-Monde est le seul pouvoir en place. Le ciel obscurci depuis plusieurs décennies par de multiples émanations polluantes ne laisse plus passer la lumière du soleil, et les citoyens désormais appelés des Abonnés vivent dans des lumières artificielles destinées à imiter les variations de la lumière du jour. La jeunesse, la beauté ne sont plus des droits, mais des devoirs, sans quoi vous êtes déportés dans les non-zones hors de la ville. Le suicide est interdit et on surveille de près toute personne un peu dépressive notamment grâce au S.P.S le Service de Protection contre Soi-même, service où travaille Syd Paradine, flic taciturne et alcoolique. Alors qu’il rumine son mal-être et son divorce avec Myra Vence, riche héritière gâtée et infantile, Syd Paradine commence une enquête pour le moins inédite dans un lieu tel que Clair-Monde : un suicide collectif d’obèses. À force de se heurter aux silences du S.P.I le Service de Protection de l’Information, Syd va mener lui-même sa barque pour comprendre cette aberration et croise notamment la route de Blue Smith, fille insaisissable qui va l’aider dans sa quête.

Impossible de ne pas s’arrêter sur les multiples références pour le moins marquées qu’utilise Lolita Pille pour construire Crépuscule Ville : le ciel noir rappelle celui de la trilogie Matrix des Frères Wachowski ou encore Dark City d’Alex Proyas (tiens d’ailleurs, ça donne quoi la traduction de Dark city en français ?), « le bonheur est obligatoire » est la loi qui régit le jeu de rôles Paranoïa, les parias exilés hors de la ville sont très proches de l’Ile de Manhattan transformée en prison dans New York 1997 de John Carpenter … L’anticipation est un genre extrêmement difficile à renouveler, surtout depuis que le cinéma, plus encore que la littérature l’essore jusqu’à la corde. Aussi on ne peut empêcher le petit air de déjà-vu.

Cependant la jeune romancière se réapproprie ces clichés avec une certaine aisance, d’ailleurs les cent premières pages de Crépuscule Ville sont particulièrement réussies dans la peinture minutieuse de ce monde où la « mort bancaire » est pire que la vraie, les drogues sont légales suite à la Guerre Narcotique et les enfants de moins de 12 ans peuvent être achetés et utilisés comme bibelots de décoration ou sex-toys humains. C’est dans ces pages que son écriture est la plus travaillée, happant le lecteur malgré l’utilisation d’un vocabulaire inutilement trash jeté ça et là et qui ne fonctionne que moyennement.

Le souci c’est qu’au-delà de ces pages, il apparaît assez vite que Lolita Pille ne sait pas où elle va. Et si elle ne le sait pas, le lecteur lui le sait encore moins. Le fameux suicide collectif d’obèses qui est le point de départ de l’enquête de Syd n’est jamais élucidé, d’ailleurs, à peine évoqué, on n’en parle plus. Les personnages sont pour la plupart désincarnés, sans consistance, a contrario, il y a une surabondance pénible et souvent gratuite de gadgets markétés anticipation qui fleurissent à tous les coins de paragraphe. Sans parler de l’écriture, qui redevient poussive par l’accumulation de métaphores grotesques, pour ne pas dire bâclée et confuse. Il faut vraiment se forcer à aller jusqu’au bout pour enfin connaître le dénouement. Un dénouement de dix pages de dialogue brillant, bien mené, une sorte de critique du néo-libéralisme et de l’individualisme sauvage à peine déguisée, certes un peu convenue, mais malgré tout convenable. Cent dix pages convenables pour un livre qui en compte près de quatre cents, vraiment quelle énorme déception que ce Crépuscule Ville .

Lolita Pille a écrit ce roman d’anticipation comme on joue avec ses légos : sans aucun souci de vraisemblance ou de réalisme. Comme le dit l’adage, jamais deux sans trois, ce bouquin s’avère aussi vain que les deux précédents. Si seulement elle s’était rattrapée sur l’écriture.

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En savoir +

Crépuscule Ville, Lolita Pille, Editions Grasset & Fasquelle, 2008, 382 pages

Entretien avec Lolita Pille pour l’émission « Dans quelle étagère. » :
http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafYz4N.html

Le site officiel de Lolita Pille : http://www.lolitapille.com

A propos de l'auteur

Image de : Née en 1981, Chloé Saffy vit à Toulouse. Sur le net, elle est l'auteur du blog My Way Or The HighWay et a collaboré au e-magazine d'opinion Ring. Adore, son premier roman a été publié en 2009 aux Editions Léo Scheer. On peut également la retrouver sur son site : http://www.ohmydahlia.com [Crédit photo: Kelly B.]

25 commentaires

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  1. 1
    le Lundi 19 mai 2008
    Alexandra a écrit :

    hop, je recopie ce que je disais à Dahlia ailleurs
    Merci Dahlia de ce lien.
    Je suis admirative de ta chronique parfaitement menée et argumentée.
    Et intransigeante donc.
    Hormis les réflexions sur les premiers livres de l’auteur, j’avoue que je partage assez ton point de vue, en particulier quand tu dis :
    « Le souci c’est qu’au-delà de ces (100 premières) pages, il apparaît assez vite que Lolita Pille ne sait pas où elle va. Et si elle ne le sait pas, le lecteur lui le sait encore moins. Le fameux suicide collectif d’obèses qui est le point de départ de l’enquête de Syd n’est jamais élucidé, d’ailleurs, à peine évoqué, on n’en parle plus. (…) il y a une surabondance pénible et souvent gratuite de gadgets markétés anticipation qui fleurissent à tous les coins de paragraphe. Il faut vraiment se forcer à aller jusqu’au bout pour enfin connaître le dénouement. »

    Le jugement est dur certes, mais hélas il faut savoir accepter la critique qui ici porte vraiment sur le livre en tant que tel.

  2. 2
    le Mercredi 21 mai 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Au moins tu argumentes le néant…

    Pour moi cette pauvre fille fait juste partie de la génération des nuls, à l’instar de Beigbeder, Despente et Houellebecq. De la daube vide que l’on vend pour du « subversif » (les éditions Grasset & Fasquelle s’y connaissent bien là dessus).

    Ce qui me dérange juste dans ta chronique: les références récursives. Tout a déjà été exploré, en littérature, comme en cinéma, comme en musique, comme en tout art… il est pour moi normal de retrouver, forcément, un détail qui renvoie à une autre oeuvre.
    Dans une nullité comme dans une oeuvre d’art.

    Bref. Pour le livre: style littéraire inexistant, sujet mort, bobo bourgeoise pseudo rebelle… Insupportable. A bazarder.

  3. 3
    le Jeudi 22 mai 2008
    kyra a écrit :

    Je suis toujours effarée par l’épaisse couche de guimauve ou de morve (au choix selon l’orientation j’aime/j’aime pas – de l’auteur en question) de certaines chroniques, excellant en matière de petites phrases assassines, figures de style lumineuses, intelligence et doigté, explications de textes fumeuses, références ultra-sophistiquées etc etc etc … A force d’en faire des tonnes, on se demande si l’objet de la critique n’est pas finalement qu’un vulgaire prétexte pour vendre sa prose et montrer qu’on est aussi capable d’écrire de jolies phrases, avec des mots, des ponctuations, des putains de références, et donc faire mieux que l’auteur. Quelle leçon de « chick literature » mes amis, on pourrait aussi parler de « chick criticism » : on retrouve le même style, le même verbiage pseudo-rebelle, la même intonation dégoulinante d’hypocrisie, émétisante, le même public de nanas en admiration devant la finesse de l’argumentation et l’insoutenable envie de pisser des compliments. Cystite aiguë de la jeune femme en pleine activité génitale, ou degré zéro d’un nouveau genre littéraire qui surnage au fond des chiottes de la médiocrité, y’a pas vraiment de différences. Bref. C’est comme les chlamydiae ou les mycoses, on s’en passerait volontiers.

  4. 4
    Pascal
    le Jeudi 22 mai 2008
    Pascal a écrit :

    Tout a déjà été exploré, les comparaisons… Vaste et intéressant sujet. Et je n’ai pas la prétention d’apporter LA réponse définitive.

    Je n’aime pas les étiquettes mais pour autant il est très dur (pour moi le premier) de s’empêcher de faire des comparaisons et des associations (conscientes ou inconscientes). C’est un peu notre façon de communiquer. Et effectivement il est normal de retrouver des détails et des points de comparaisons d’une oeuvre à une autre.

    L’occasion de recaser (pour la 2eme fois de la journée) une célèbre expression anglaise: « Good Designers Copy, Great Designers Steal »

    M’est avis qu’il est possible de remplacer designers par musiciens, auteurs, peintres et tout ce que vous voulez. Néanmoins, je comprends très bien ce que veut dire Dahlia quand elle écrit que l’anticipation est un genre très dur à renouveler. Et ce n’est pas à la portée de tout le monde.

    Ca me fait penser à une phrase de Ju de Psykup: « Du coup je pense que notre musique est pour initier également. Les gens ont envie d’être brossés dans le sens du poile et ils ont envie de savoir ce qui va se passer lorsqu’ils appuient sur Play de la première à la dernière minute. Et s’ils ont des surprises, ça va les faire chier. Je compare cela à la vague de remakes qu’il y a actuellement et où les gens n’ont plus d’idées. La période créative des années 70 où tout était permis est finie. Aujourd’hui on se tourne vers le passé, on n’invente plus rien, on essaye de rappeler aux gens de vieilles sensations pour les faire aller au cinéma et c’est pareil avec la musique. Si tu regardes dans une critique musicale ou cinématographique, les gens font toujours référence à quelque chose de passéiste pour dire que c’est bien. C’est ça qui m’emmerde. J’aime bien écouter un CD et ne pas savoir ce qui va se passer. » Cf http://www.discordance.fr/Interview-de-Psykup.html

    Faut également faire gaffe à ne pas tomber dans l’excès inverse: l’originalité à tout prix. Au risque de devenir vite pénible…

  5. 5
    le Jeudi 22 mai 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Pascal je te rejoins sur le fait qu’il est (en tout cas pour moi) souvent impossible d’éviter les comparaisons. Mais une comparaison doit être modeste (et bonne, on ne peut pas se référer à de la resucée), sinon elle n’a pas d’intérêt.

    Personne n’a de réponse définitive, effectivement… tout à fait d’accord.

    « Cystite aiguë de la jeune femme en pleine activité génitale, ou degré zéro d’un nouveau genre littéraire qui surnage au fond des chiottes de la médiocrité, y’a pas vraiment de différences. Bref. C’est comme les chlamydiae ou les mycoses, on s’en passerait volontiers. »

    C’est toujours un plaisir que de te lire… :) )

  6. 6
    Pascal
    le Jeudi 22 mai 2008
    Pascal a écrit :

    Arno, je ne suis juste pas certain de savoir ce que tu veux dire par « resucée ».

  7. 7
    le Jeudi 22 mai 2008
    Polly a écrit :

    J’ai lu les deux précedents et franchement ça ne me donne pas envie de lire le nouveau… A en lire le résumé que tu nous en fait, je ne suis pas vraiment sur que Lolita Pille s’éloigne de ses sujets fétiches… A part employé le point de vu d’un homme, le bouquin traitetoujours un peu de gens paumés, de notre société qui la débecte et des gamins riches non ?
    A part ça, j’ai souvent trouvé sa prose bien trop vulgaire pour faire realiste…

  8. 8
    le Mardi 27 mai 2008
    l'ami qui vous veut du bien. a écrit :

    ça fait longtemps que je lis ici et là les lignes de Dahlia qui semble être une frustrée un peu vulgaire et qui tape aveuglément sur tous les livres qu’elle n’arrive pas à écrire. Il est triste d’être dans un pays qui encourage si peu ses contemporains et pense gagner en valeur en se distinguant une méchanceté vide.

  9. 9
    le Mercredi 28 mai 2008
    Thom a écrit :

    C’est étonnant de lire certains commentaires si agressifs à propos d’un article si nuancé. Si Dahlia déféquait avec virulence sur le bouquin de Pille, encore, on comprendrait (à défaut d’excuser) ces quelques réactions épidermiques… mais là, face à un papier relativement argumenté et assez modéré dans l’expression du jugement… on ne peut voir que ce qu’il y a à voir, à savoir quelques basses attaques personnelles n’ayant que peu de rapport avec le livre de Pille (et sans doute même pas avec la littérature en général). C’est tellement bon, pourtant, la vraie belle contradiction, où chacun développe un point de vue esthétique et essaie d’apporter sa pierre… plutôt que de cracher un venin stérile que le web aura englouti sous trois jours.

    En tout cas moi, cet article me donne envie de lire le livre. Un comble…

  10. 10
    VIOLHAINE
    le Mercredi 28 mai 2008
    VIOLHAINE a écrit :

    Entièrement d’accord avec Thom, je trouvais pas les mots pour dire à quel point cette agressivité me dépasse.
    Déplorer l’attaque envers ce bouquin sur un ton encore plus empli de « méchanceté vide », je ne vois pas, mais alors pas DU TOUT l’intérêt.

  11. 11
    le Jeudi 5 juin 2008
    Simon#13 a écrit :

    je viens de lire le Pille, je n’attendais pas à ce que le livre soit aussi putain de bien foutu, fouillé, bien mené. Pas d’accord avec Dahlia, pour moi ça décolle à la deuxième partie du livre, là où les personnages plongent vraiment dans leurs connexions personnelles, les ruptures, le destin, le remord et la culpabilité. J’ai bien accroché aux cent premières pages, brillantes, mais c’est sur la deuxième partie que j’ai été vraiment catapulté par le roman.

  12. 12
    le Jeudi 5 juin 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Moi je trouve ça assez hors-sujet de parler d’agressivité.

    Une chronique n’est rien de plus qu’une autre pierre à l’édifice d’un égotisme incommensurable: on parle de notre bon goût. Sans rien d’autre. L’argumentation ne sert d’ailleurs à rien, puisqu’un chroniqueur n’a pas de réponse sur la question du bon goût. On parle de soi, de ce qu’on aime ou non.

    Si l’on se permet de donner son avis sur une oeuvre, on doit accepter d’en recevoir en retour sur notre petit travail de passionné. Pour moi le raisonnement est très con: car tout le monde a développé ce qui ne lui plaisait pas. En cela, le niveau est de même que pour une chronique et je ne vois pas où il y a plus d’agressivité à dire d’un(e) chroniqueur(se) qu’il est à côté de la plaque plus que pour un artiste. Arrêtez le snobisme ! Dans ce cas-là, vive l’immunité pour les gens qui passent leur vie à donner leur avis.

    Si être agressif signifie ne pas encenser, alors gloire à l’agressivité !

  13. 13
    le Jeudi 5 juin 2008
    Dahlia a écrit :

    @Polly: non, elle ne s’éloigne pas de ce qui la préoccupe à a voir « je suis désespérée et le monde qui m’entoure est vain et court à sa perte ». Après, chaque artiste a ses névroses et ses psychoses et ça revient toujours dans son oeuvre… Du peu que j’ai suivi de ces interviews, après avoir été dingue de Beigbeder, elle s’est prise de passion pour Dantec et d’ailleurs, ça déteint pas mal dans son atttitude:
    http://www.dailymotion.com/video/x5j7ck_lolita-pille-ecrivain_creation

    @Simon#13: on se rejoint quand même sur la qualité des cent premières pages c’est pas mal ;) Pour celles qui suivent, j’ai tenté d’en relire des extraits avec le recul quand j’avais écrit la chronique, mais vraiment rien à faire, il y a des tas de métaphores et de tournures de phrases qui me faisaient grincer des dents (le « ses yeux bleus comme un fond d’écran » quand même). Ca sonnait presque comme du pastiche! C’était peut-être l’effet voulu… Mais quand je vois le sérieux de ces interviews je ne pense pas…

  14. 14
    le Jeudi 5 juin 2008
    Dahlia a écrit :

    Par contre, je vois que sur Paris Dernière ils ont été encore plus impitoyables que moi:
    http://www.dailymotion.com/video/x5mwrb_lolita-pille-ses-critiques-itv-31-0_creation

  15. 15
    Stedim
    le Jeudi 5 juin 2008
    Stedim a écrit :

    Tout comme Violhaine, j’ai ressenti de l’agressivité dans certains commentaires. Une agressivité comme un acte manqué en fait. Ca sentait l’ego non-maîtrisé. Evidemment, un ressenti, c’est très personnel. J’en suis le seul responsable (comme dirait l’autre). Mais certain(e)s devraient probablement aussi peser un peu mieux leurs mots… ou alors directement régler leurs différends en privé si différend il y a.

    Ceci étant dit, moi, je ne lirai pas ce bouquin et permettez-moi encore un commentaire stupide : j’ai vu L.Pille sur un plateau TV il y a peu et je l’ai trouvée insupportable dans les manières et le vocabulaire. On s’en fout puisqu’on se doit de débattre de l’oeuvre et non de l’auteure mais, bon, toujours est-il que ça influence.

  16. 16
    le Samedi 7 juin 2008
    Kyrieh a écrit :

    J’ai été vraiment déçu.

    L’histoire est beaucoup trop longue, ce qui fait qu’on perd le coté ecriture qui va à 100 à l’heur de Lolita Pille, de plus l’intrigue repose sur des bases completement décousues que l’on ne creuse pas plus que ça, sans compter qu’elle est issue d’une problematique qui n’existe pas mais qui n’est expliquée qu’à demi mot, ne permetttant pas une comprehension complete.

    L’analyse des personnages est superficielle, ce qui fait que l’on ne s’y attache pas et que l’on suit l’histoire de loin , sans identification possible.

    Comme d’habitude il n’y a aucune rédemption possible.On passe 300 pages à attendre un changement, quelque chose dans une intrigue ou rien ne bouge pour finalement arriver à la fin qui n’apporte rien.

  17. 17
    le Jeudi 12 juin 2008
    Eric F. a écrit :

    Je suis étonné que Lolita Pille ne soit pas encore venue vous donner un coup de boule ! La blogeuse Cogitorebello s’est faite allumée par la demoiselle en personne sur son blog pour bien moins que ça ! Heureusement que cogitorebelo a un certain talent dans l’ironie car la Pille a été plutôt violente.
    Vous êtes d’ailleurs en référence sur son premier article de Lolita Pille.

  18. 18
    le Jeudi 12 juin 2008
    Dahlia a écrit :

    Hey merci de cette info!
    Je laisse le lien de Cogito Rebello ici que l’on puisse apprécier:
    http://cogitorebello.blogspot.com/

    Quant au fait qu’elle vienne ruer dans les brancards ici… Hé bien attendons, mais je suis curieuse de voir ça, vraiment!

  19. 19
    le Jeudi 12 juin 2008
    Eric F a écrit :

    Oui moi aussi j’aimerais qu’elle pointe son nez ici ! Je crois comprendre qu’elle serait impeccablement reçue !
    Je vais donc garder un oeil ici, au cas où !

  20. 20
    le Jeudi 12 juin 2008
    kyra a écrit :

    N’importe quoi. Si c’est pour vous fighter avec les auteurs des bouquins ou des CD que vous avez la prétention de critiquer, c’est bien triste. Vous n’avez vraiment rien d’autre à foutre dans la vie que d’attendre, les babines retroussées, que Lolita Pille se pointe sur cette partie de la toile ? C’est abject. Et puéril.

  21. 21
    le Jeudi 12 juin 2008
    Dahlia a écrit :

    C’est tout de même instructif de lire en détails ce post:
    http://cogitorebello.blogspot.com/2008/06/mon-droit-de-rponse-lolita-pille.html

  22. 22
    le Jeudi 12 juin 2008
    kyra a écrit :

    So what ? Tu fais partie de cette génération de langues de pute qui se la jouent critiques d’art au sens large du terme, prenant un malin plaisir à étaler la finesse de leur plume et de leur analyse sur la toile, c’est tellement facile, gratuit, gluant, anonyme – tiens, d’ailleurs, Dahlia / Lolita Pille, ce sont des pseudos qui se ressemblent, mine de rien – et lorsqu’il s’agit de descendre quelqu’un, c’est d’autant plus jouissif. Humilier pour mieux régner. Mais tu ne fais que surnager au dessus d’une couche d’ultra-merde. Tu ne vaux pas mieux que tous ces blogueurs et autres internautes qui se lancent dans le nec-plus-ultra de la critique, c’est à celui ou celle qui se distinguera des autres en crucifiant leurs semblables. C’est pathétique. Ni plus ni moins. Alors oui, affûte ta plume, ta langue, prépare tes petites phrases assassines au cas où la belle débarquerait ici. A croire que tu as pondu cet article dans cet objectif. L’ultime jouissance, la reconnaissance dans l’affront, le corps à corps virtuel. Dahlia, un ego surdimensionné à la mesure de ses délires narcissiques et histrioniques. C’est instructif, en effet.

  23. 23
    Pascal
    le Vendredi 13 juin 2008
    Pascal a écrit :

    Les amis, je me permets de reprendre intégralement l’intervention de Stedim dans le commentaire numéro 15 qui résume parfaitement mon point de vue.

    Et cela même si tout cet échange me rappelle avec une agréable nostalgie les prises de becs d’anthologie auxquelles on pouvait avoir droit sur les plateaux télé des émissions littéraires des années 80 (j’étais bcp trop jeune à l’époque pour en profiter cependant) et qui manquent cruellement aujourd’hui.

    Je ne pense cependant pas que Lolita Pille y aille de son commentaire. Dahlia ayant dans sa chronique, AMHA, fait preuve d’un certain fair play, allant jusqu’à trouver des qualités au roman et en se bornant à parler du roman sans tomber dans le règlement de compte ou l’attaque personnelle.

  24. 24
    le Vendredi 13 juin 2008
    L a écrit :

    « So what ? Tu fais partie de cette génération de langues de pute qui se la jouent critiques d’art au sens large du terme, prenant un malin plaisir à étaler la finesse de leur plume et de leur analyse sur la toile, c’est tellement facile, gratuit, gluant, anonyme – tiens, d’ailleurs, Dahlia / Lolita Pille, ce sont des pseudos qui se ressemblent, mine de rien – et lorsqu’il s’agit de descendre quelqu’un, c’est d’autant plus jouissif. Humilier pour mieux régner. Mais tu ne fais que surnager au dessus d’une couche d’ultra-merde. Tu ne vaux pas mieux que tous ces blogueurs et autres internautes qui se lancent dans le nec-plus-ultra de la critique, c’est à celui ou celle qui se distinguera des autres en crucifiant leurs semblables. C’est pathétique. Ni plus ni moins. Alors oui, affûte ta plume, ta langue, prépare tes petites phrases assassines au cas où la belle débarquerait ici. A croire que tu as pondu cet article dans cet objectif. L’ultime jouissance, la reconnaissance dans l’affront, le corps à corps virtuel. Dahlia, un ego surdimensionné à la mesure de ses délires narcissiques et histrioniques. C’est instructif, en effet. »

    Dans ce cas ma belle, tu es exactement comme Dahlia… C’est à la portée de n’importe quel blaireau d’utiliser quelques mots complexes pour se la jouer « critique d’art », tu sembles faire partie de cette fausse élite qui adore en usiter également pour faire,au fond, mieux éclater son ego. Finalement vous tomber dans un pathos extrême qui permet de se payer une bonne tranche de rigolade. Des interventions qui ne volent pas très haut comme celles-ci ne font que renforcer la tristesse et la jalousie qu’il y a, sans aucun doute, chez toi…

  25. 25
    Pascal
    le Vendredi 13 juin 2008
    Pascal a écrit :

    Bon. A partir de maintenant, le forum de cet article est modéré en amont. Je m’autorise le droit, de ne pas publier tout ce qui n’a pas un rapport direct au sujet initial.

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