Crack ov dawn – White line

par Arno Mothra|
« Dawn addict », leur premier album sorti en 2004 et défendu par des tubes en puissance comme « Gothic party » ou « Rise’n fall », avait propulsé Crack ov dawn sur un énorme succès d’estime tant cet opus venait tacher le paysage d’un métal-indus khôlé et orgasmique…

crack-2 White line, son successeur lâché dans la nature en 2006, a bizarrement beaucoup déçu les attentes de certains (« trop pop, pas assez indus, pas assez métal, trop fuck pipi-caca »). Bizarrement, car ce deuxième album s’avère bien plus abouti et jouissif en diable que le premier. Peut-être que le rang des criards n’aura pas compris que Crack ov dawn est un groupe délibérément cliché et second degré (une fuck attitude ridicule qui les fait rire eux-mêmes) ? Avec White line, les cinq lurons s’en sont pris plein le bec, sous prétexte de ne pas suivre une ligne à succès toute tracée par les médias spécialisés. Une aberrante connerie tant cet album vaut Dawn addict, et que Dawn addict avait justement été présenté comme un album de shock-pop et non de quelque dérivé de métal. Conseillons de suite à ces critiques de cesser de plébisciter les albums de Revolting Cocks, pas plus fins dans les textes, ou de Turbo Negro .

Exit les envolées indus et le son lourd. Avec White line, Crack ov dawn assume pleinement son étiquette, assez coconne mais crédible, ainsi que ses influences heavy tel Guns N Roses . Là où Dawn addict accouchait d’une multitude de hits (en restant dans les mêmes rythmiques), ce dernier disque bénéficie d’une liste impressionnante de bons morceaux, éclectiques et sans réel rapport entre eux. Les ballades sont même permises, et quelles ballades ! D’entrée de jeu, From my shades nous étale dans un bain d’eau blanche, suivi par le titre éponyme, sublime, par The sun is dead à la guitare très 80′s, et surtout par le chef d’oeuvre (progressif) qui clôt l’ensemble, New dead world, au solo de Sexy Sadie tout simplement brillant.

Pour les titres plus costauds, une flopée de tueries : un NightStar bien vulgaire et tranchant, un Bastard City, bon gros hit qui tache la salopette dans la même lignée que Red right clubber du premier album, l’incisif Take the pain se rapprochant également de Dawn addict, l’enragé In my veins, les excellents Don’t die again et Love injection . A retrouver surtout, au milieu de l’album, l’inclassable Not 4 fun, époustouflant, aussi bon que The quiet place d’ In Flames . Sans compter de la voix de Britney Beach, reconnaissable d’emblée (un des atouts des Crack ).

White line est le meilleur disque d’un groupe à part, le genre de disque dont il est difficile de se lasser. Le genre de disque qui mérite d’être écouté plus d’une malheureuse fois avant de se faire cracher dessus.

Les membres de Crack ov dawn se sont séparés en 2007. Putain, NON ! Boostez-vous le cul les gars, et pondez-nous un aussi bon troisième album ! En 2009, en 2010, on vous attend !

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Crack ov dawn, White line, 11 titres, chez Equilibre music .
Myspace: http://www.myspace.com/crackovdawn

1 commentaire

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  1. 1
    le Lundi 9 mai 2011
    Anysound a écrit :

    On sent une grande intolérance dans la critique, qui préfère régler des comptes durant plus d’un paragraphe, désinitéressant le curieux et ne laissant la critique de l’album qu’au fan déja acquis à la cause du groupe.

    Bref, le papier est écrit pour rien.

    Pour finir sur de la gentille mauvaise foi, Turbonegro au moins, a un humour tacheron, mais qui ne vient pas taper dans la fausse « fuck provoc » digne d’un retardé qui tourne une vidéo youtube pour exciter les rageux. On peut aimer Crack ov Dawn pour ses inspis prog et goth, mais le comparer à un groupe comme Turbonegro, qui fait du rock’n'roll hardos à l’ancienne, c’est un peu comme comparer un groupe d’emocore moderne maquillé à la musique indus de NIN sous prétexte que Reznor a le teint blafard…

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