Corson – We’ll come again

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Corson nous vient un peu d'une autre planète : à écouter son tout premier titre We'll come again, on pense à Coldplay ou Radiohead, du pop-rock tout en douceur, le tout dans une ambiance symphonique puisque l'artiste enchaîne deux voix, tantôt posée, tantôt lyrique. Si son clip est visionné chaque jours par des internautes, We'll come again est récemment disponible en digital sur toutes les plateformes habituelles tel qu'iTunes, Fnac, ou encore Virgin. Un artiste à suivre...

Alain de son prénom, se livre pour Discordance en nous faisant part de son parcours artistique jusqu’à ce projet qui lui tient tant à cœur. En prenant Corson comme nom de scène – en hommage à sa mère – l’aventure peut commencer. Puisse qu’une belle étoile lui insuffle la force d’effectuer un sacré bout de chemin à fouler les scènes… Nous, on y croit.

Plus récemment encore, vous pouvez écouter un deuxième titre qui paraîtra sur l’EP (5 titres), Lost in the air.

Parles-moi un peu de ton parcours artistique…

J’ai commencé à 8 ans quand ma mère m’a inscrit au solfège où j’ai choisi le piano. J’en ai fais pendant 5 ans et je me suis mis à chanter en jouant du répertoire classique jusqu’à l’âge de 13-14 ans. À 17 ans, je suis entré au Conservatoire Régional de Thionville où j’ai été attiré par le chant lyrique et la musique classique. Et en parallèle je me produisais avec un groupe de rock-funk ‘Samsara’ en tournant un peu partout en Lorraine.

À 22 ans, je suis parti à Paris pour vivre de ma passion. J’ai multiplié des expériences professionnelles en participant sur des B.O de films et téléfilms comme L’Hôpital pour TF1 avec le compositeur Renaud Barbier, sur des publicités pour Orange, des spectacles musicaux comme WAR de Christophe Borie – Stéphane Metro et Franck Varnava, j’ai aussi fais des tournées en Asie, des opérettes… Je me suis également produit dans des bars avec ma guitare, à la Scène Bastille et j’ai même accompagné Josh Groban au Casino de Paris en 2004. J’ai eu l’occasion de faire différentes choses qui m’ont enrichi professionnellement. Aujourd’hui, je défends mon projet qui me tenait à cœur depuis des années sous le nom de Corson.

Pourquoi Corson ?

C’est un hommage à ma mère, Sonia. Ce sont les premières syllabes de son prénom et nom. -Son pour son prénom et -Cor pour son nom. Tout le projet lui est dédié. J’ai perdu ma mère à l’âge de 19 ans, c’est elle qui m’a amené à la musique. Je voulais donner une profondeur au projet. J’avais envie de lui rendre hommage quand je monterais sur scène.

Sur We’ll come again on retrouve pas mal de références variées comme Coldplay ou Radiohead, est-ce que tu peux m’en dire un peu plus… Pourquoi ce choix pop-rock alors que tu as fais du Conservatoire auparavant ?

J’ai toujours fais les deux en parallèle du Conservatoire avec mon groupe ‘Samsara’. À 12 ans, j’ai découvert U2 et ça a été une révélation pour moi. Mon premier CD que j’ai acheté, c’était Queen – Greastest Hits : je l’ai choisi pour sa pochette. Je pense que j’étais prédestiné à écouter de la musique anglo-saxonne. Je suis davantage porté par la mélodie que par le texte. Par exemple j’écoute plus facilement U2, Sting, Stereophonics que la variété française même si j’adore Alain Souchon. L’anglais est une langue qui m’a toujours plu, j’ai eu de la chance de voyager en Angleterre, en Écosse et en Irlande. J’ai aussi effectué des stages aux États-Unis lors de mes études de commerce.

L’idée de mêler voix posée et lyrique tout en gardant une patte pop-rock est astucieux…

À 16 ans, j’ai découvert le duo Bono/Pavarotti sur Miss Sarajavo, une chanson que j’adore. Je me suis amusé à m’enregistrer sur radio cassette dans ma chambre, en faisant les deux voix. Personne dans mon entourage me croyait. Quand j’ai commencé à composer We’ll come again, j’ai longtemps hésité à la garder.

Tu as notamment participé à la comédie musicale Roméo et Juliette (Gérard Presgurvic) lors de la tournée en Asie 2009, est-ce à cette période que tu as composé pour différents artistes comme Damien Sargue ou bien avant ?

Mes premières chansons viennent de mon adolescence. C’est venu en même temps que le piano, en m’enregistrant sur ma petite radio cassette. J’empilais les voix, je faisais les chœurs… Composer pour les autres, c’est quelque chose qui m’a toujours attiré : on entre dans l’univers de l’interprète, on prend du temps à comprendre la personne. Je compose souvent pour d’autres artistes.

Toujours en 2009, tu t’es produis à la Scène Bastille, c’est à ce moment-là que ton producteur te remarque ?

Intervention de Selim Mouhoubi, son producteur actuel : Exactement. On se connaissait déjà pour avoir travailler ensemble sur une précédente production. Quand il m’a invité à le voir sur la première partie du concert d’Ivan Pavlak à la Scène Bastille, j’ai été sous le charme de son univers. J’ai beaucoup apprécié ses chansons en anglais dont We’ll come again dans une version acoustique.

Nous sommes maintenant en 2011 : il a fallu du temps pour enregistrer tout cela.

Image de Il a fallu du temps, c’est vrai… Ça fait un an que nous avons enregistré l’EP et le clip. On a hésité à le sortir tout de suite ; on a voulu préparer le terrain, partir sur de bonnes bases avec les bonnes personnes. Et aujourd’hui, on a décidé de se lancer, c’était plus propice en cette période.

L’équipe des musiciens est notamment composée de Brice Davoli aux cordes, Jan Pham Huu Tri (Brigitte), Bastien Burger (The Do) et Cédric Desmazière (Aldebert). On constate qu’il y a une belle équipe derrière!

Très belle équipe, même! J’ai eu de la chance de choisir mes musiciens avec le réalisateur de l’album (EP), François Maxime Boutault. Je suis très heureux d’avoir eu l’occasion de travailler avec eux. C’est motivant quand on est entouré et épaulé par des musiciens comme eux, ils ont cru en ce projet et aujourd’hui, on le porte tous ensemble. Ça c’est fait tout naturellement, notamment avec Brice Davoli : un ami de longue date avec qui je voulais, depuis longtemps, qu’on travaille ensemble.

We’ll come again est un titre chanté en anglais, l’EP comportera lui aussi des chansons exclusivement dans cette langue ?

Il le sera. Il y aura même une chanson en italien…

De Pavarotti ?

Pas loin! Mais pour l’instant, c’est en anglais. C’est la direction que je veux prendre et c’est cohérent avec la couleur musicale que ce projet porte. Après l’EP qui sort ce 15 décembre, il y aura par la suite d’autres chansons qui arriveront en 2012, cette fois-ci sur un album beaucoup plus complet.

On sera sur scène en 2012, ça se passera certainement entre la Belgique, la Suisse et la France. Nos amis belges aiment Corson : ils diffusent We’ll come again sur les radios depuis le 2 novembre. J’ai très envie de monter sur scène.

Parlons un peu du clip, on a une approche esthétique très forte… Qui a eu l’idée du scénario ?

L’idée directrice, je l’ai eu lorsqu’on a enregistré l’EP en studio à Orléans. Je me suis posé, après une séance d’enregistrement, sur une terrasse de café et j’ai commencé à réfléchir sur le concept. Je me suis souvenu du film Rencontre avec Joe Black avec Brad Bitt et j’avais envie de présenter un ange qui accompagnerait une fille jusqu’à la mort avec beaucoup de poésie. J’ai souhaité avoir ce léger décalage entre l’image qui est très forte visuellement parlant et la mélodie douce de We’ll come again. J’aimais bien ce contraste. La réalisation a été confiée à Corentin Quiniou et Andrew Desmond. Pendant 6 mois, on a travaillés ensemble, préparer des réunions de travail pour dessiner le script, l’ambiance, les décors… Au final, chacun d’entre nous, a apporté sa pierre à l’édifice dans le scénario, y compris les comédiens.

Une dernière question : on a parlé tout à l’heure du duo Bono/Pavarotti sur Miss Sarajevo. Si j’avais une baguette magique, avec qui aimerais-tu écrire ou enregistrer un duo ?

Un artiste anglais que j’adore, Tom McRae. Il fait de la pop assez sombre quoique sur ses nouveaux albums, ça l’est de moins en moins… On se rend compte qu’il interprète de belles chansons, notamment You cut her hair que tu devrais écouter.

Crédits photo : Léna T.

Corson © Léna T.Corson © Léna T.Corson © Léna T.Corson

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We’ll come again est disponible en digital depuis ce 15 novembre via iTunes.
Site officiel : http://corson.eu
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A propos de l'auteur

Image de : Issue des industries graphiques, je collabore occasionnellement pour Discordance, l'œil au viseur avec carnet & stylo dans ma poche.

1 commentaire

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  1. 1
    le Mercredi 26 décembre 2012
    Boudot frederic a écrit :

    Bonjour, je cherche le titre de la musique du générique de fin du clip we’ll come again.
    pouvez vous m’aider?

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