Coprofago – Genesis

par baboon666|
Ami(e)s ouverts d'esprit, je vous souhaite la bienvenue dans cette chronique. Vous allez pénétrer une sphère à dimensions multiples et variables dans laquelle il vous faudra oublier toutes vos références musicales et toutes les frontières entre les styles.

copro Coprofago est une petite formation chilienne (oui, oui, du Chili !) qui opère depuis 1993. Au début, simple groupe de lycéens, Coprofago évolue et sort en 1999 un second album où son style prend réellement forme. Entre le metal et le jazz, les chiliens déversent une musique complètement désaxée mais extrêmement riche en émotions.

Pour se faire une petite idée de l’ensemble, on peut penser à un croisement entre Meshuggah, Death (le groupe), Atheist, combiné avec du Jazz. Autant vous le dire tout de suite, ce groupe est pour moi la première grande révélation musicale depuis août 1998, date à laquelle System of a down m’avait fait frissonner la colonne vertébrale avec la sortie de leur premier album.

La musique de Coprofago s’apparente au premier abord à du Death-metal très fouillé et bourré de contretemps avec une voix gutturale à souhait. Mais d’un seul coup, ce sont des vagues entières de free-Jazz qui nous arrivent, emmenées par des guitares inspirées, un batteur épileptique et un bassiste au son aquatique et envoûtant. Ces transitions s’effectuent sans soucis et les plages défilent beaucoup trop vite pour s’ennuyer un seul instant.

Au milieu du CD, une piste proposant un duo piano-basse de toute beauté nous apporte une brève accalmie avant de repartir dans des morceaux épiques et foisonnants d’idées comme jamais il ne m’avait été donné d’entendre.

Ce CD est devenu pour moi ainsi que pour quelques collègues, un grand classique déjà intemporel et si riche que l’on y redécouvre des subtilités à chaque nouvelle écoute. Alors courrez acheter Genesis de Coprofago ou volez-le si vous n’avez pas assez d’argent (bien qu’un tel groupe, chilien de surcroît, mérite bien un petit soutien financier de nous autres capitalistes européens embourgeoisés).

Enfin, mais est-il besoin de le préciser, les musiciens sont tous très forts et le batteur indéniablement le meilleur qu’il m’ait été donné d’entendre.

Ceux qui comme moi les ont vu au Fury Fest 2005 savent d’ailleurs de quoi je parle, et à ce titre sont des vrais privilégiés car leurs apparitions européennes, comme souvent pour les grands talents, sont beaucoup trop rares.

Un groupe à découvrir très vite.

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1 commentaire

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  1. 1
    le Dimanche 6 novembre 2005
    un coprophage avertis a écrit :

    OK pour la chronique et bien d’accord avec toi dans l’ensemble… mais un petit détail: y’a pas franchement de free-jazz dans COPROFAGO, mais plutot des passages aux influences très marquées Jazz/Jazz-Fusion (Holdsworth – Henderson sont assez reconnaissables pour la guitare), avis aux amateurs!…

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