Cocoon – Des bretzels au sushi, et des dinosaures.

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Soirée nounours vendredi à la Laiterie : avant le couple pour de faux de Cocoon, Little investit la scène, un peu fleur bleue mais avec une belle voix profonde.

cocoon2 Strasbourg, 21 novembre 2008

Fausse naïveté, fraîcheur, Little est espiègle, c’est un peu The girl next door de la soirée, qui nous raconte les petits riens de la vie sur un air innocent. « Je veux des violons », le premier single de son album sorti en avril résume un peu tout ça : elle voudrait être amoureuse, coquine, apprendre la vie mais pas grandir trop vite. Tout ça sur une musique avec des accords de guitare simples mais efficaces. C’est pas ultra-pertinent, un peu simpliste mais le public accroche, on va dire que c’est la simplicité et la douceur qui manquent dans ce monde de brutes. Allez ce soir c’est cliché-party !

Public charmé donc, qui va bientôt gravir une montagne aux pandas, perdue dans les nuages, main dans la main avec Cocoon . Plein de peluches accrochées aux micros, des images de ciel, de mer, et campagne en fond, Morgane et Mark arrivent avec leurs deux nouveaux musiciens munis de maracasses et de ukulélé qui ne sont pas là que pour décorer et faire shrift shrift, mais aussi pour accompagner aux percussions, à la basse et à la contrebasse, tout en insufflant une dynamique bienvenue à ces petits morceaux animaliers.

Et s’ils parlent anglais sur scène, ce n’est pas « que pour se la péter, c’est parce que sinon Olivier l’Australien ne comprend rien ». C’est parti pour une petite présentation du pays – celui des kangourous qui jouent au didgeridoo – tout en dérision, et l’occasion de de dire quelques mots sur Raphaël, le batteur. Tous deux se sont rencontrés à une soirée slip, sachez-le. Et puisqu’on est dans les mises au point, avis à la populace de jeunes groupies patriotiques : pour avoir une chance de plaire à Mark, le chanteur BG, « Être une Strasbourgeoise déguisée en bretzel, parce que j’adore les bretzels », voilà la clef de la séduction.

Musicalement parlant, ça part tout de suite avec Hummingbird et Vultures morceaux phares de leur album My friends all died in a plane crash . Et puis d’autres très fantaisistes, Sushi, Baby Seal, qui suivent la thématique des animaux marins de leur prochain album. Ça a l’air de faire tellement du bien de ne pas se prendre au sérieux, et les deux anges tombés de leur ciel de coton s’amusent à coups d’auto-dérision, d’humour pince-sans-rire, et de petites blagues mignonnes. Le plaisir est communicatif, le public savoure et se marre sans retenue. Il est aussi invité à imiter le cri du dinosaure mourant, « un peu comme quand t’as des glaires vous voyez ? ». Carrément ouais ! KRHGGGGGGGGGOUIFFFFFFF !!

cocoon1En plus il y a du potentiel de foule, en effet la dernière fois que Cocoon était à Strasbourg, « y’avait quatre personnes et le rideau derrière » là y a tout plein de petits pandas motivés pour les accueillir. En plus chez Cocoon ils font dans le relationnel, actuellement le groupe cherche « des gens pour leur rouler des pelles ». Premier soir de neige à Strasbourg, mais qu’importe ils n’aiment pas Noël, « parce que tu reçois toujours des trucs nuls, par exemple la biche en porcelaine pour mettre deux bagues dedans ». Pas faux ça. Les deux acolytes complices entonnent alors Christmas Song, une anti-chanson de Noël, mais ça ne les empêche pas de nous toucher par la poésie de L’instant Chevreuil . Juste eux deux, et leurs belles voix parfaitement mêlées. De la pure émotion.

Puis c’est la session expérimentale, avec la reprise de Durch den Monsun, en anglais, sans crier, et sans les pics Dragon Ball Z. Cocoon c’est donc aussi le talent de rendre n’importe quelle bouse potable. On continue dans le second degré avec I don’t give a shit version Hélène et les Garçons (Vous voyez la José-attitude ? Et bien pareil). « A la fin on fait tous des pompes en écoutant Lorie ! ».

Plus sérieux, Mark rappelle qu’ils sont « fiers de passer à la radio avec des chansons en anglais, ce qui est encore rare pour des groupes français ». Des winners. Ils poursuivent avec leur nouveau single, Chupee, avec « de la FAUSSE fourrure », précise Morgane pour répondre aux mails d’insultes de défenseurs d’animaux. Ils finissent par Hey Ya, d’ Outkast, et par Tell Me . Du grand n’importe quoi donc, mais tout en mélancolie, légèreté, humour et servi par deux sourires désarmants.

Et puis Cocoon c’est d’abord, et bien davantage que pour la plupart des autres groupes, de la chanson-thérapie. Explications fournies dans l’interview à venir.

Crédits Photo: [Natacha W.-> http://www.myspace.com/tamarispicturesprivate]

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Myspace: http://www.myspace.com/listentococoon
A lire sur Discordance: Interview de [Little->530]

A propos de l'auteur

Image de : Journaliste free-lance presse écrite / web - Sur Discordance dans les rubriques Musique/Médias/Société - Tente de s'intégrer mais c'est pas évident. @LaureSiegel

2 commentaires

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  1. 1
    Pascal
    le Mardi 9 décembre 2008
    Pascal a écrit :

    Excellent report et superbes photos qui me donnent de sacrés regrets de n’avoir pas été là…

    Pour la reprise de Tokio Hotel, il s’agit à la base d’une cover qu’ils avaient fait pour la sortie de Guitar Hero 4 (Cf http://www.youtube.com/watch?v=sS84pVdlNtA). C’est vrai que le résultat est pas dégueux…

  2. 2
    VIOLHAINE
    le Jeudi 18 décembre 2008
    VIOLHAINE a écrit :

    C’a l’air bien marrant un concert de Cocoon en fait ! Bonne ambiance ! :)

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