Coach en séduction : pour quoi faire ?

par |
Si les coaches en séduction, aussi appelés pickup artists, bénéficient d’une forte popularité aux États-Unis, il leur a fallu faire preuve de sérieux et de professionnalisme pour dépasser, en France, le cliché péjoratif du dragueur.

Depuis quelques années, la présence d’experts en séduction s’est toutefois développée de manière exponentielle dans le paysage cybernétique français. Une offre abondante et diversifiée, qui peut parfois laisser perplexe le néophyte. Pour quel coach en séduction opter ? Existe-t-il une méthode miracle pour apprendre à séduire ? Quelques éléments de réponse à travers les témoignages de Spike, Sébastien Night et Snipe, qui reviennent sur le phénomène pickup-artist.

Chacun d’entre nous est un séducteur qui s’ignore

Image de ll s’agit de retrouver, en situation de stress, la spontanéité qu’on a en étant normal... À en juger par les différences fondamentales dans le parcours de nos trois experts en séduction (voir encadré), les aptitudes en la matière semblent davantage provenir d’un bon sens de la psychologie et de l’introspection que d’un enseignement technique et formaté. Faut-il alors en déduire que nous serions tous capables, à notre échelle, de parvenir aux mêmes résultats ? Pour Spike, « nous nous comportons tous normalement lorsque nous sommes en face de personnes qui ne nous font ressentir aucune pression, malheureusement, nous avons tendance à nous figer dès lors qu’une personne nous intéresse. L’idée n’est donc pas de créer une méthode artificielle, mais de partir du principe que chacun est bon naturellement avec les gens vis-à-vis desquels il n’y a pas de challenge. Il s’agit de retrouver, en situation de stress, la spontanéité qu’on a en étant normal. »

Sébastien Night, qui a davantage analysé les méthodes américaines des pickup artists, le rejoint sur ce point en s’inspirant du procédé de David DeAngelo, qui préconise de développer un certain état d’esprit plutôt que s’en tenir à des règles supposées infaillibles. Pour lui : « chacun possède déjà en soi les capacités à séduire, il s’agit simplement de les débloquer. »

Prendre conscience de son potentiel

Comment est-il possible, alors, de venir à bout de ce que beaucoup considèrent comme un handicap insurmontable dans leurs relations sociales ? De l’avis de Spike, « (…) les gens qui ne savent pas séduire, qui ont du mal à interagir avec les autres, sont des personnes qui, la plupart du temps, ne se sont simplement pas suffisamment intéressées au sujet par le passé et ont trouvé le moyen d’éviter de s’en préoccuper, tout comme une personne qui ne sait pas danser déclinera une invitation ou tentera d’éviter de se retrouver dans un contexte où l’on risquerait de le lui proposer. Une personne qui ne s’intéresse pas à la mécanique ou à la natation peut très bien passer le reste de sa vie sans avoir à le faire. En revanche, les personnes pour qui le contact social est difficile vont devoir s’y confronter un jour ou l’autre, ne serait-ce que pour répondre à l’envie ou au besoin de fonder un foyer. Quand ces gens décident de se pencher sur le sujet, il leur faudra faire preuve d’empathie et de psychologie dans leur analyse des relations hommes/femmes. Les personnes qui assistent à mes séminaires choisissent les thèmes qui les intéressent et comblent leurs lacunes dans chacun de ces domaines. »

De même, la méthode de Sébastien Night est basée sur un enseignement naturel : « Il y a un certain nombre de bases à avoir pour être séducteur, et une personne timide a, tout au plus, quelques points qui lui font défaut. Il faut seulement travailler sur les points bloquants. La plupart du temps, les hommes qui ont du mal à séduire des femmes sont des personnes qui ne font simplement pas suffisamment de sorties – quelqu’un qui a un rythme de sortie correct ne devrait pas rester plus de trois, quatre mois maximum en ne faisant pas de rencontres. Il ne s’agit pas de se créer un avatar qui va aborder quelqu’un à sa place ; il ne faut pas jouer un rôle pour séduire, il faut se connaître et se rendre soi-même intéressant, savoir faire découvrir ses passions, réussir à vivre une vie passionnante à partir de ce qui nous intéresse déjà. On devient intéressant quand on se met à vivre à fond ce qui nous intéresse.

Les méthodes permettent de faire illusion pendant quelque temps, mais si on joue un rôle, la femme se rendra forcément compte au bout d’un moment que quelque chose cloche, et il est impossible d’entretenir une relation. »

Snipe, quant à lui, a une vision des choses beaucoup plus technique et méthodique : « Ma méthode a cela d’unique qu’elle est adaptée au contexte et à la cible, d’où le nom de mon site « Snipe Ground ». J’ai constaté qu’une approche pouvait très bien fonctionner dans un contexte en Street, mais pouvait être totalement inadapté au Night Pickup, ou dans son cercle social. L’idée de « Snipe Ground », c’est de dégager des comportements de séduction appropriés en fonction de quatre éléments principaux, que sont « le player », « la cible », « le contexte » (Ground), et les obstacles éventuels. Alors que la plupart des méthodes américaines sont basées uniquement sur le développement personnel, et la capacité à être plus séduisant, j’inclus dans mon modèle de séduction les éléments de contexte, qui par expérience (plus de 150 conquêtes), ont de l’influence dans le processus de séduction. Ainsi, en Street, des approches courtes peuvent se révéler efficaces, alors qu’en night pickup, ou dans un cercle social, il faudra impérativement tenir compte des interactions sociales (Leader, Cockblock, réputation, statut, preuve sociale). Je m’inspire des techniques américaines principalement pour tout ce qui concerne le Game, ce que j’appelle la « Séduction Active ». Dans le Game, on peut citer par exemple des techniques de séduction très intéressantes telle que, le coldreading, le storytelling, le DHV, l’utilisation du Bodylangage, les negs, les techniques de qualification et disqualification, les push pull, etc… ».

Définir ses objectifs

Image de À chaque objectif correspond sa méthode Travail sur soi et de développement personnel, ou apprentissage méticuleux des techniques de séduction : quel est le meilleur moyen pour parvenir à séduire la femme de ses rêves ? Pour nos apprentis séducteurs, il convient, tout d’abord, de s’interroger non pas sur ce qu’ils peuvent et/ou pourront faire, mais de recentrer sur leurs motivations personnelles. Une personne qui aura à cœur de venir à bout de sa timidité en vue de s’insérer d’abord socialement puis dans une démarche de séduction n’a pas les mêmes attentes que celui dont le but revient tout bonnement à collectionner les numéros de téléphone et/ou cumuler les conquêtes. Pour ces derniers, l’efficacité et le résultat priment tandis que les premiers cherchent généralement à poser les bases d’une relation potentiellement sérieuse dans laquelle le sexe n’est pas une fin en soi. À chaque objectif correspond sa méthode.

Peu convaincu par les techniques inspirées des auteurs US, qui proposeraient des phrases toutes faites et ne permettraient pas de développer sa personnalité, Spike se départit de l’image stéréotypée du dragueur en insistant sur l’importance d’apprendre à rencontrer la bonne personne et non pas d’enchaîner les conquêtes.

Snipe, quant à lui, se montre plus partisan du sarging, en admettant toutefois une limite émotionnelle : « Le Game n’est là que pour combler un manque dans les relations hommes/femmes. La plupart des femmes que je rencontre et que je connais « gament » sans s’en rendre compte. De plus, chaque rencontre est totalement unique. Il n’y a d’abord et avant tout pour moi, et pour la plupart des players que je connais, un amour inconditionnel des femmes. C’est bien là le problème. La problématique vient du fait que les players aiment trop les femmes pour se contenter d’une seule. C’est le goût des rencontres, le goût de la séduction, le charme des nouvelles situations, l’excitation des premières fois, des premiers rendez-vous, des premiers baisers, des premières parties de jambes en l’air, ou des premières ballades romantiques, qui créent une forme d’addiction à la séduction. Les termes techniques sont utilisés pour comparer des situations de rencontres à un certain niveau d’abstraction. C’est aussi un terme important pour moi, parce qu’il renforce l’idée que prendre en main sa vie affective. Je sors avec cette fille, parce que je l’ai choisie, parce que j’en ai envie. Il y a dans le terme cible, l’idée qu’on prend en main son destin, qu’on est acteur de sa vie sentimentale. J’aime bien ce terme qui positionne le player dans l’idée qu’il assume ses désirs et qu’il est honnête dans sa démarche. Je suis assez fier de pouvoir dire à une fille que je suis avec elle parce qu’elle me plait vraiment, et pour moi, c’est ce qu’il y a de plus respectueux envers une femme. »

Dans tous les cas de figure, il semble qu’il y ait, au cœur du Game, une dimension sociale axée sur le partage et, paradoxalement, la solidarité masculine.
Sébastien Night, qui s’inscrit dans une démarche de développement personnelle, nous dit ainsi que : « La plupart des coachs en séduction ont débuté sur des forums en essayant de s’améliorer et ont donc envie de partager, d’aider les autres à combattre leur timidité là où ils ont eux-mêmes réussi à le faire. Les gens qui veulent garder leurs méthodes secrètes sont complètement dans la technique de drague, mais ne sont pas dans une démarche de développement personnel. Il n’y a pas de concurrence à proprement parler quand on est dans une telle démarche ; ni de crainte à avoir quant au fait qu’une femme puisse se rendre compte qu’on utilise une méthode pour la séduire – du moment que ladite méthode est assimilée, appropriée et personnalisée, elle est indissociable de la personnalité de celui qui l’emploie. »

Snipe note également le développement d’interactions entre ceux qu’il appelle les players, ce qui participe, selon lui, au côté addictif de la démarche : « Le fait d’arriver à séduire une femme encouragera à en séduire d’autres, et le fait au contraire de ne pas y arriver donnera envie de recommencer pour tenter encore sa chance. Par ailleurs, on a toujours envie de tester de nouvelles techniques de séduction, des routines, voir comment les filles réagissent. Le fait d’échanger ses expériences avec d’autres players rend aussi l’activité ludique, puisqu’on se mesure aux autres. Il y a une forme de compétitions entre players qui s’instaure et qui encourage à toujours plus… Mais pour moi, chaque rencontre doit être sincère, dans le sens où mon intérêt pour la fille doit être vrai. C’est là que s’arrête le jeu, puisque, en vérité, à partir du moment où on éprouve des sentiments pour quelqu’un, il devient de plus en plus difficile, à la fois de dissimuler ses sentiments. Le contrôle des émotions est d’autant plus difficile que celles-ci sont fortes, et c’est là où notre propre nature reprend le dessus, et qu’il est difficile d’être dans ce que l’on peut appeler un jeu. L’envie alors d’être avec une seule personne prendra le dessus sur le « Game » d’une manière générale. »

Il semble qu’en définitive, ce qui importe vraiment à tout le monde, au-delà du jeu de séduction et de la satisfaction de l’orgueil quand on constate que l’on plaît, ce soit d’être suffisamment épanoui et sûr de soi pour savoir quel genre de relation nous convient vraiment. Le reste en découle plus qu’il ne s’apprend réellement. L’enseignement de Spike, qui préconise de cultiver d’abord sa personnalité pour en déterminer les forces et les faiblesses qu’il conviendra éventuellement de transformer en forces semble, à ce titre, le plus à même de faire bénéficier une personne timide, peu sûre d’elle, d’un enrichissement en profondeur, qui ne lui servira pas seulement à séduire des femmes, mais qui sera adaptable à sa vie en général.

Image de Séduire en 5 secondes - S. Night De la même manière, la méthode de Sébastien Night, sous des apparences volontairement accrocheuses suggérant l’efficacité et l’immédiateté, préconise au contraire de chercher à se connaître soi-même, condition sine qua non pour devenir séduisant : « Le titre du livre, Comment séduire en 5 secondes ?est un titre volontairement accrocheur, mais aussi un titre piège. Les gens ont besoin d’améliorer leur personnalité avant toute chose, et les cinq secondes dont parle l’ouvrage sont les cinq secondes qui suffisent à une femme pour avoir un premier aperçu de quelqu’un. Cinq secondes qui peuvent très bien précéder une conversation. Il faut, en amont, pouvoir aborder une femme qui nous plaît et engager la conversation pour que tout se passe bien ensuite. »

Snipe affirme, quant à lui, vouloir équilibrer le rapport hommes/femmes, faussé, d’après lui, par la montée du féminisme : « Pour moi, l’objectif est de viser l’égalité du rapport. Les méthodes de pickup préconisent le plus souvent de ne pas mettre les filles sur un piédestal, parce que le plus souvent, les hommes ont tendance à se sentir inférieurs par rapport aux belles femmes. Hors, un homme qui se sent inférieur manquera d’assurance, et sera incapable de séduire une femme s’il ne montre pas dans son attitude la confiance, démontrant qu’il est non pas supérieur, mais pas inférieur à elle. Pour feinter ce rapport d’égalité, certaines techniques d’apprentissage visent à simuler un rapport de supériorité pour rétablir l’égalité des valeurs. Malheureusement, ces techniques de séduction, inspirées de Swinggcat ont été, à mon sens surinterprétées, et de ce fait, on voit, notamment sur un site concurrent « que la charité n’empêche de citer » (pour ne faire que citer le ton et l’arrogance de l’auteur, mais tout le monde reconnaîtra), des comportements invraisemblables et totalement ridicules. (…) Les techniques de Pickup visent aussi dans une certaine mesure à réinstaurer un vrai rapport homme femme, que la féminisation de la société a pu atteindre. Les femmes plus dominantes, plus sûres d’elles, plus indépendantes financièrement ont pour certaines castré certains hommes dans le rôle d’homme, ce qui pose un problème dans les rapports de séduction, car, si la majorité des femmes revendiquent l’égalité sociale avec les hommes, elles s’attendent aussi en même temps à avoir un homme qui les protège et qu’elles puissent admirer. Encore une fois, on ne peut pas donner de conseils généraux aux femmes d’une manière générale, mais on peut observer qu’une femme trop dominatrice, trop « virile » ne sera pas séduisante instinctivement pour un homme, qui recherche chez une femme, aussi, une forme de reconnaissance de sa force et de son utilité. »

Trois visions des choses parfois diamétralement opposées, parfois seulement éloignées de quelques nuances, mais dans lesquelles des séducteurs qui s’ignorent encore ne manqueront pas de se reconnaître, en fonction de leurs attentes et, c’est là l’élément clef, de leur personnalité.

Le rôle du coach.

Image de The Pick Up Artist - Le show TV de Mystery Concrètement, comment peut bien se présenter une formation en séduction ? Spike, par exemple, s’impose d’emblée comme étant réfractaire à toutes formes de méthodes et d’apprentissage trop rigide. Comment s’y prend-il, alors, pour pallier les lacunes sociales de ses élèves ? « Les méthodes de coaching américaines proposent des phrases toutes faites et ne permettent pas aux gens de développer leur personnalité. Le phénomène pickup artist a pris de l’importance avec la publication du livre The Game, de Neil Strauss, dont beaucoup de coaches ont simplement traduit les principaux préceptes et dupliqué les newsletters en s’inscrivant dans une démarche marketing visant essentiellement à vendre des produits dérivés, comme des DVD, des e-books, des méthodes de coaching online, etc. (…) Je propose un séminaire par mois, sur différents thèmes qui n’ont pas forcément de rapport direct avec la séduction – les derniers traitaient par exemple du respect, ou de l’intelligence sociale. Il existe également un atelier par mois et quelques relookings. Les ateliers visent à apprendre aux gens à interagir avec des inconnus. Là encore, il ne s’agit pas systématiquement de séduction, mais on entre dans une logique de développement personnel. Il existe tout de même quelques ateliers pratiques pour les personnes les plus timides, qui souhaitent appliquer, dans leurs sorties, ce qu’ils auront appris, mais qui préfèrent ne pas y aller seules dans un premier temps. »

Sébastien Night, quant à lui, met gratuitement à disposition sur son site bon nombre de vidéos dans lesquels il explique les tenants et les aboutissants du jeu de séduction. « Lorsqu’on me demande quel est mon métier, j’explique que j’aide les hommes un peu timides à aborder la femme qui leur plaît. Je ne me définis donc pas comme un coach en séduction. C’est d’une part plus intrigant pour la personne qui me posera alors davantage de questions pour savoir un peu plus ce dont il est question et plus valorisant dans le sens où les dragueurs sont très mal vus. C’est une des raisons pour lesquelles il est important d’être, avant tout, très professionnel et de structurer son activité. Il est également important de s’inscrire dans une démarche sincère, avec une véritable éthique du travail. Le fait de mettre les gens en relation les uns avec les autres, afin qu’ils puissent expliquer quel a été leur apprentissage, comment cela s’est passé pour eux et comment leur vie s’est améliorée participe, par exemple, à tout cela. Je conseillerais à toute personne voulant des conseils pour séduire ou s’améliorer socialement de passer du temps sur les forums qui y sont dédiés, de regarder des vidéos, d’aller sur le net – chacun peut déjà y trouver bon nombre de pistes intéressantes et n’aura pas forcément besoin, par la suite, de faire appel à un coach. Ces cours disponibles gratuitement et ces vidéos fonctionnent très bien parce qu’il n’y a pas réellement besoin d’un coach pour apprendre à faire des rencontres, j’en suis d’ailleurs la preuve. Ma popularité en France doit d’ailleurs venir en grande partie du fait de cette honnêteté ; je donne énormément de cours et de conseils gratuitement dans ma newsletter et il n’est pas nécessaire d’acheter mes livres ou mes DVD pour trouver des réponses à ses questions. » Cette explication semble répondre également à la question du mimétisme que l’on pourrait se poser dans la relation entre le coach et ses élèves. Et comme il se plait à le rajouter « le principe de base est de créer l’autonomie chez le client. Il ne doit se sentir dépendant ni d’un cadre, ni d’un décor, ni d’un professeur. La personne qui a assimilé les étapes de développement de sa personnalité, ne doit plus, à terme, avoir besoin des livres ni des DVD. »

Image de Ross Jeffries Snipe, quant à lui, mise davantage sur l’application des méthodes américaines en tenant compte de la dimension du contexte, élément essentiel lorsqu’il s’agit de faire des rencontres : « Ma méthode est basée sur mon expérience de l’application de ces méthodes. J’ai testé ces méthodes pour en tirer le meilleur, relatif aux résultats que j’ai obtenus sur le terrain. Par exemple, la mystery method préconise d’utiliser des phrases d’approches indirectes à base de negs et de demandes d’avis féminin. En pratique, ces phrases d’approches sont le plus souvent peu commodes et pas les plus efficaces en termes de résultats. Ross Jeffries a une approche de la séduction basée sur la PNL, et sur l’utilisation de patterns. En pratique, ce type d’influence est peu utilisable dans les contextes usuels d’approche, tel que le Street, ou le Night pickup, ou l’environnement n’est pas suffisamment calme pour pratiquer ce type d’approche. (…) Il n’y a pas à proprement dit de secret de la séduction dans le sens où les méthodes ne sont pas des baguettes magiques qui permettent de séduire n’importe quelle fille à coup sûr. C’est d’ailleurs cela qui en fait leur richesse et leur intérêt. Les techniques de séduction permettent d’être plus séduisant, et d’interagir de manière plus intelligente avec les membres du sexe opposé. Elles sont principalement basées sur le fait d’accentuer les traits physiques et de personnalité qui vont plaire aux femmes. Il est basé sur un changement de croyances, de comportements et d’attitudes qui seront plus favorables à séduire les femmes. Mais la séduction est toujours une interaction entre deux personnes, c’est quelque chose de dynamique, et de presque toujours totalement unique. C’est la raison pour laquelle, le discernement, l’interprétation des signes d’intérêts, l’interprétation du bodylangage, la lucidité, et une part de chance sera toujours de la partie. C’est pour cela qu’on appelle ça « le game ». Le jeu est basé sur le fait qu’on a des cartes en main, mais qu’il n’y a pas de recette… C’est ce qui rend le pickup très addictif. Un player qui va réussir aura envie de séduire une autre fille, alors qu’un autre qui n’a pas réussi va vouloir retenter sa chance pour comprendre ce qu’il n’a pas bien géré et s’améliorer à la fois dans sa manière de séduire, mais aussi dans sa manière d’interpréter les situations, qui sont chaque fois très différentes.(…) Ce qui est donné dans les médias où sur la plupart des sites internet n’est souvent pas suffisant pour devenir vraiment bon. La plupart des apprentis players se limitent à la lecture de routines, au verbal, mais manquent de travail sur soi, et de lucidité quant aux interactions. Les informations sur internet contiennent la plupart du temps, soit trop peu d’informations, soit trop d’informations, ce qui fait que la plupart des apprentis players sont noyés dans un flux de détails dont ils n’ont pas forcément besoin. C’est justement là l’intérêt du coaching, fournir un retour à la personne sur ce dont elle a besoin pour progresser, et lui expliquer l’intérêt des différentes techniques au vu de son niveau et de ses objectifs. »

Attention également à ne pas confondre coach en séduction et thérapeute.

Aux yeux de Sébastien Night, « 99,9% des gens n’ont pas de souci psychologique. Il y a seulement un défaut d’apprentissage qui fait que les gens ne savent pas comment démarrer une relation. » Il lui est toutefois arrivé, à lui comme à Spike, de réorienter un ou plusieurs clients qui se sont révélés avoir besoin d’un thérapeute davantage que d’un coach en séduction.

Et les femmes, dans tout ça ?

Doivent-elles être cantonnées au rôle de cibles, ou peuvent-elles, elles aussi, bénéficier des conseils de coaches en séduction ? Spike se montre de loin le plus favorable à une diversification de sa clientèle en faveur des femmes, partant du principe que le développement personnel est, par nature, ouvert à tous. Il compte d’ailleurs quelques femmes parmi ses clients, mais trop rares à son goût.

Sébastien Night se montre moins nuancé dans le sens où il estime avoir encore beaucoup de choses à apprendre et à faire comprendre aux hommes, sur lesquels il préfère concentrer sa méthode.

Et quant à Snipe, il ne considère tout simplement pas que ses techniques seraient applicables à une femme désirant séduire un homme : « De la même manière qu’une femme me plaira pour certaines qualités, et une autre pour d’autre, les hommes ont chacun leurs armes de séduction, qui ne sont pas les mêmes, et sur lesquelles ils devront jouer pour être plus séduisant. C’est cette diversité qui fait le charme des rencontres, le fait que chaque fille soit séduisante d’une manière différente, et c’est aussi ce qui fera le charme des futurs maîtres de la séduction, la capacité à se connaître, et à savoir ce qui plaira le plus aux femmes, tout en faisant preuve d’une personnalité unique, intéressante, et attirante. Par ailleurs, les routines et techniques de séduction sont comme des cartes qu’il conviendra d’utiliser, au bon moment, avec la bonne cible, et dans le bon contexte. Par conséquent, à chaque rencontre, un bon player doit faire preuve de pertinence dans ses choix. Les techniques ne sont que des outils. Le PUA est l’artisan de la séduction qu’il opère sur sa cible. »

En conclusion, il semble qu’il convienne, avant de considérer son manque de potentiel en séduction comme une fatalité, de s’interroger sur ce qui pose problème, chez chacun d’entre nous. Ceux qui auront simplement besoin d’un coup de pouce trouveront, sur internet, suffisamment de ressources disponibles gratuitement pour trouver des réponses à leurs questions, via un coach ou en misant simplement sur l’entraide et la solidarité masculine. Ceux pour qui l’intégration sociale en générale se révèle problématique feront appel à un coach pour suivre des séminaires qui leur permettront de venir à bout de leurs lacunes principales et les aideront à se sentir plus sûrs d’eux et plus confiants. Enfin, ceux qui privilégient une certaine forme d’efficacité en termes de conquêtes se sentiront sans doute plus rassurés en appliquant des méthodes qui leur permettront, à court terme, d’avoir des résultats concrets.

Spike

Image de Spike A l’écoute des observations de ses amies, tantôt découragées par des hommes impassibles et inactifs, tantôt oppressées par des dragueurs trop véhéments, Spike s’est mis à réfléchir à sa manière de séduire, si naturelle qu’elle lui semblait tomber sous le sens, puis, au-delà, à sa manière d’interagir en général avec des personnes extérieures dans sa vie de tous les jours. Sa retranscription d’anecdotes et autres histoires de rencontre connaissant un succès croissant sur le net, il a décidé de répondre à l’engouement de ses lecteurs en créant notamment un site :

Site officiel : http://www.spikeseduction.com/

Sébastien Night

Image de Sébastien Night Sébastien Night ne se présente pas comme un séducteur naturel, mais comme un ancien timide qui a décidé, à force de volonté, de venir à bout de ce léger handicap social l’empêchant de développer les interactions qu’il aurait souhaitées avec les personnes qui lui plaisaient vraiment.

Cette expérience fut pour lui l’occasion de raconter, via son blog, les quelques 1000 rencontres qu’il fit en une année et qui changèrent radicalement son rapport aux autres et qui l’amenèrent à considérer de nouvelles orientations professionnelles, en développant la méthode PRINCE et en écrivant notamment l’ouvrage Séduire en cinq secondes

Site officiel : http://www.sebastiennight.com/
Voir les vidéos : http://www.drague.tv/

Snipe

La méthode de Snipe est basée sur l’application de ses prédécesseurs américains, Mystery et Ross Jeffries en tête, testées sur le terrain et affinées en fonction des résultats concrets. La méthode Snipe Ground, qui tire son nom de sa cohérence en fonction du contexte et de la cible, se présente comme une formation complète de pickup artist.

Site officiel : http://www.snipeground.com/
Snipe en action : http://www.youtube.com/watch?v=wOMuQaORmno&feature=player_embedded#%21

Partager !

En savoir +

Dossier Séduction :
Volet numéro 1 :
The Game
Volet numéro 2 :
Séduire des portes closes (Journal de Frank)
Volet numéro 3 :
Coach en séduction : pour quoi faire ?
Volet numéro 4 : Let the Game begin
Volet numéro 5:
La séduction : piège ou jeu ?
Volet numéro 6:
Le coaching en séduction et les femmes

A propos de l'auteur

Image de : Enfermée à l’extérieur sur le balcon de la Tour Sombre, Alex trouve parfois le courage de s’arracher à l’emprise du Crimson King. Elle ajuste alors sa longue vue et observe d’un air narquois le spectacle du rock, du cinéma et de la littérature qui déclinent. Il lui arrive quelquefois d’être agréablement surprise, mais c’est rare tant elle est consubstantiellement cynique. Son premier roman, Unplugged, est paru en 2009, puis un second en 2010, intitulé Omega et les animaux mécaniques, inspiré par l'album Mechanical Animals de Marilyn Manson.

39 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Lundi 15 novembre 2010
    nicod a écrit :

    Vous avez oublié les N1. Un comble. Enquête approximative.
    http://www.becomeinseduction.com
    http://www.becomeinseduction.com/forum/viewforum.php?id=27

  2. 2
    le Lundi 15 novembre 2010
    Daniel a écrit :

    Ah, tu veux dire la boîte mensongère d’un ancien vendeur de pin’s?

  3. 3
    le Mardi 16 novembre 2010
    Christian a écrit :

    Les numéros un auto-proclamés… oui ! LOL

    Quand on sait que par exemple pour Neil Strauss ils l’ont suivi à son hôtel et lui ont payé un repas simplement pour prendre une photo avec lui et ensuite la mettre sur leur site en disant « élu par les stars » c’est petit. Très petit…

  4. 4
    le Mardi 16 novembre 2010
    Alex a écrit :

    @ Nicod : Cet article ne visait pas à lister tous les coachs de séduction français, et certainement pas non plus à établir un classement entre eux. Il a été pensé, avant tout, pour les néophytes qui s’intéressent éventuellement au sujet et qui seront probablement contents de découvrir quelques informations qui les aideront, le cas échéant, à s’approcher du type de coaching qui leur convient le mieux.
    Les trois points de vue des personnes interviewées correspondant chacun à un créneau bien précis, la mission semble accomplie dans ce sens là.
    Pour ce qui est de Becomeinseduction, je dois dire qu’en découvrant le site lors de mes recherches pour l’article, la mention « élu par les personnalités » en haut à gauche de l’écran, avec la photo de Neil Strauss, notamment, m’avait laissée perplexe.
    L’élève le plus célèbre de Mystery et auteur de l’ouvrage le plus connu en la matière qui vote pour un site français, ça m’a semblé plutôt douteux. J’aurais certes pu creuser davantage, mais encore une fois, le but n’était pas d’avoir le point de vue de tous les coaches en séduction français, seulement de quelques uns, et trois me semblait le nombre idéal.
    Si d’autres personnes ont des éclaircissement à nous apporter, en parlant notamment de thèmes qui m’auraient échappé lors de la rédaction de l’article, qu’elles n’hésitent pas à nous en faire part dans les commentaires, du moment qu’il s’agit de quelque chose de constructif et grâce auquel nous pourrions nous instruire davantage.

    @Daniel : Euh. Non, rien.

  5. 5
    le Mardi 16 novembre 2010
    Alex a écrit :

    @ Christian : Ah voilà, maintenant je comprends mieux ;-)

  6. 6
    Loïc
    le Mardi 16 novembre 2010
    Loïc a écrit :

    Rappelons que les N1 en question sont largement considérés comme une bande de mythomanes. A titre personnel j’estime que BecomeInSeduction n’est rien d’autre qu’une blague. Mais puisqu’il faut « creuser », prenons le cas Remy Pautrat, aka « Papachar ».

    Certains décrivent ce « number one » de la manière suivante : « Papachar, mythomane, échappé de Saint-Anne (incarcéré 3 mois à l’hopitâl), 10 ans de thérapie » (http://sithseduction.blogspot.com/2009/02/interview-de-arise-le-gourou-qui-du-mal.html ). Ca commence bien. Continuons. Ferait-il des photomontages pour faire croire à ses discip… euh, élèves, qu’il est invité à l’Élysée (http://sithseduction.blogspot.com/2009/03/papachar-remy-pautrat-rencontre-sarkozy.html ) ? Non, pas son genre. Après tout, Remy Pautrat n’est pas n’importe qui. Bien plus qu’un simple coach en séduction, c’est avant tout un « profil pluridisciplinaire », une « personnalité hybride ». A tel point qu’il est bien difficile à cerner… Que fait-il au juste dans la vie ? C’est très simple à vrai dire : il est « consultant journaliste animateur coach ». Il aurait bien mis pilote automobile mais ça faisait trop.

    Papachar aka Number One a donc créé :
    - le street debat, un concept de débat de rue participatif
    - la wavedance, « danse expérimentale » inventée lors de ses 10 ans de hip-hop (participation à plusieurs clips et à de nombreuses compétitions mondiales) : http://www.dailymotion.com/video/xang2r_m6-pick-up-artist-coach-remy-pautra_shortfilms#from=embed&start=127
    - le concept de théâtre en vidéo sur le Net : http://www.visutheatre.com

    Au passage il précise qu’il fut « révélé et accompli » par une psychanalyse sur divan de 6 ans. Révélé et accompli, mais pas forcément guéri. Papachar apprend aux éventuels recruteurs passant par hasard sur son profil qu’il exerce les fonctions de « coach, sorte de « pyschiatre de la rue » ou j’apporte mes conseils à des hommes timides à prendre confiance en eux et s’affirmer dans une société de peur, de solitude et d’isolement. Bref à développer leur identité, leur densité et leur charisme (halo effect).  »

    Bref. Quand on est vraiment un des meilleurs on n’a pas que 27 contacts sur son profil Viadeo (allez, c’était petit comme argument, je retire), on ne balance pas dès la première ligne que son papa est un ancien patron de la DST et on évite les fautes d’orthographe et sur son site et sur ses profils pro.

    Ceci dit voici quelques personnalités rencontrées par Papachar. Personnalités qui ne regardent même pas l’objectif (sauf les pris en otage genre Neil Strauss ou les Soral) : http://www.becomeinseduction.com/forum/viewtopic.php?id=1710.

    Je pense que cette interview est faite avec ceux qui ont vraiment de l’intérêt, pas ceux qui causent manipulation de corps astral etc.

    (en vérité j’avoue : je suis jaloux)

  7. 7
    le Mardi 16 novembre 2010
    Alex a écrit :

    :-) )

    Merci Loïc pour ce commentaire qui, au-delà de la forme, nous éclaire effectivement quant aux procédés de Rémy Pautrat – je reconnais qu’il était dommage de faire l’impasse sur un tel personnage, notre erreur est maintenant réparée.

  8. 8
    le Mardi 16 novembre 2010
    Allan Kikker a écrit :

    Merci pour cet article Alex.

    Une seule et unique remarque. Dans le titre tu dis :
    « Si les coaches en séduction, aussi appelés pickup artists [...] »

    Je souhaite apporter plusieurs précisions pour éviter toute confusion.

    1) Tous les pickup artists ne sont pas coach en séduction. Certains pratiquent pour eux-mêmes. Pickup artists n’implique pas de partager ses connaissances.

    2) Peu de personnes sont d’accord sur la définition exacte du terme. Quel « niveau de drague » faut-il avoir pour être un pickup artist ?

    Sur http://en.wikipedia.org/wiki/Pickup_artists, il est dit :
    « Pickup artist describes a man who is skilled, or who tries to be skilled at meeting, attracting, and seducing women. »

    Bref, l’étiquette PUA (contraction de pickup artist) n’est pas claire. On ne sait jamais vraiment si on s’adresse à un débutant ou à un séducteur confirmé ou à un coach … :)

  9. 10
    Loïc
    le Mercredi 17 novembre 2010
    Loïc a écrit :

    Le premier « article » est écrit par un membre de la Team Becomeinseduction et le second par un membre du forum du site. Autant d’objectivité est effectivement impressionnante, c’est le mot.

  10. 11
    le Mercredi 17 novembre 2010
    Alex a écrit :

    Et donc à part faire une apologie forcément objective et désintéressée de la personne en question, y a-t-il quelque chose de plus con/in-structif à en dire, ou bien se heurte-t-on à l’écueil habituel des échanges cybernétiques, à savoir le sens unique où l’auto-étalage de soi mène tout droit à la mégalomanie, voire la folie furieuse ?

    En d’autres termes et plus concrètement ; si le but est de faire une action commerciale vantant les mérites de Rémy Pautrat, les commentaires N°1 et 8 s’y prennent très mal car le premier use exclusivement de condescendance et le second paraît d’autant plus ridicule en comparaison du commentaire N°6, qui ne se contente pas de citer, mais développe son propos avec talent.
    On espère seulement que les fiers défenseurs ne font pas partie de la Team BecomeInSeduction, auquel cas on les imagine mal coacher qui que ce soit en faisant preuve d’un si piètre sens de l’argumentation et d’un manque si flagrant de constructivité.
    S’il s’agit d’adeptes, élèves, ou simples membres du forum, nous n’en sommes pas moins déçus si c’est là toute l’application concrète qu’ils peuvent faire des enseignements dont on les aura gratifiés.

  11. 12
    le Mercredi 17 novembre 2010
    zero tv a écrit :

    beaucoup de jaloux jpense . ce mec est pas humain. il faut le rencontrer une fois pour comprendre .

  12. 13
    Loïc
    le Mercredi 17 novembre 2010
    Loïc a écrit :

    Ah, ZeroTV ! Une société (?) qui indique le site de M. Pautrat comme « site partenaire »…

    Mais soit, Papachar n’est pas humain (remarquez, en relisant cette phrase je n’ai soudainement aucun mal à le croire). Je rappelle quand même à son Fan Club, qu’il soit en mission ou non, que le sujet initial de cet article n’était absolument pas M. Pautrat. Pour ça il y a les articles commandés de lepost.fr précités.

  13. 14
    le Mercredi 17 novembre 2010
    Alex a écrit :

    @ Loïc : nous devrions peut-être effectivement le rencontrer. Pour comprendre.

  14. 15
    le Vendredi 19 novembre 2010
    camille a écrit :

    chacun doit faire son chemin dans ce labyrinthe de la séduction.
    le potentiel qui sommeille en nous ne demande qu’à être exploité.
    ne jamais cesser de croire en nous-même me semble être déjà le point de départ.

  15. 16
    le Mardi 23 novembre 2010
    Olivier a écrit :

    Tout ce que ces coachs peuvent vous apprendre est déjà sur le net.
    La seule vrai limite, c’est d’avoir l’intelligence de le comprendre.

  16. 17
    le Mardi 23 novembre 2010
    Doudou a écrit :

    Enfin un article sur le Game qui soit impartial et qui s’intéresse vraiment au(x) but(s) de la (des) communauté(s).
    J’ai beaucoup apprécié la comparaison des différentes méthodes de coaching, à savoir celles de Spike, de Sébastien Night et de Snipe. Une objectivité qui fait du bien !

    Si des apprentis PUA avaient dans l’idée, en lisant cet article, de s’intéresser un peu plus profondément au Game ou au développement personnel, je leur conseille le site Artdeséduire.com et son forum, qui se révèlent très instructifs. (un peu de pub pour sa maison ça ne fait pas de mal =p)

    Encore merci pour cet article !

    Doudou<3, du site et du forum Artdeséduire

  17. 18
    le Mardi 23 novembre 2010
    Alex a écrit :

    @ Olivier : Etant donné qu’ils le comprennent eux-mêmes, je pense que la limite n’en est pas réellement une, du coup.

    @ Doudou : Contente que l’article t’ait intéressé.

  18. 19
    le Mardi 23 novembre 2010
    sara a écrit :

    trés bon article j’aime bien les comparaisons entre les techniques des coaches

  19. 20
    le Mercredi 24 novembre 2010
    tatata a écrit :

    Tout ça c’est des sornettes. J’ai été dans les communautés de séduction pendant plusieurs années et ça ne m’a rien apporté de plus à ma façon de draguer de toute la vie.

    Avec tout ce que j’ai appris et expérimenté de plus, j’ai eu le même ratio succès/approche que toujours et toujours le même type de femmes. Alors les méthodes, c’est pour croire qu’on a la formule magique et se faire confiance.

    C’est bien pour les débutants, pour qu’ils apprennent qu’on peu approcher des femmes dans la rue.

    Et surtout c’est bien de se réunir entre copains pour parler de gonzesses, même ce qui sont toujours puceaux, ça se fait depuis que le monde existe.

  20. 21
    le Mercredi 24 novembre 2010
    Alex a écrit :

    Merci Sara !

    @ tatata : vous n’avez pas tout bien lu mon article, vil coquin ! Ce qu’il en ressort, à la fois dans mes analyses et dans les dires des personnes interviewées, c’est qu’il n’existe précisément PAS de formule magique ! Mais des discussions, des conseils, des coups de pouce, tout un tas de choses qui peuvent aider les plus introvertis à dépasser leur peur du social et aller de l’avant pour ce qui est du relationnel.
    Vous parlez de « drague », de « ratio succès/approche », mais ça n’est pas seulement ce dont il s’agit ; on vise le qualitatif, pas le quantitatif, et à partir de là, le fait d’avoir confiance en soi, de cerner ses atouts, de centrer sur soi pour être ensuite disponible pour l’autre.
    Et je pense aussi qu’il ne s’agit pas seulement, sur les forums, de parler de gonzesses, mais d’échanger en apprenant sur ses échecs et en partageant ses succès.
    Cela dit, vous nous présentez un écueil qui existe probablement aussi, d’où l’article, visant à orienter les lecteurs vers les personnes les plus sérieuses en la matière.

  21. 22
    Loïc
    le Mercredi 24 novembre 2010
    Loïc a écrit :

    @ tatata : les communautés de séduction sont justement plus que des communautés de séduction. C’est là l’erreur commise par beaucoup. Je m’explique : le « débutant », comme vous l’appelez, est amené non pas à apprendre immédiatement à séduire mais avant tout à développer ce qu’on appelle son « inner game », notion avec laquelle vous êtes probablement familier.
    La première des choses est entre autres de développer de manière significative (et parfois salvatrice) sa confiance en soi. Sans ça toute tentative saine et véritable de séduction sera peine perdue.

    Si vous décidez un jour de devenir membre de ces communautés, c’est probablement que vous estimez que vous pouvez vous améliorer quelque part (sauf dans certains cas bien spécifiques de recherches, par exemple). « Avec tout ce que j’ai appris et expérimenté de plus, j’ai eu le même ratio succès/approche que toujours et toujours le même type de femmes », dites-vous. Alors il y a un problème. Je présume que vous n’avez pas passé plusieurs années de votre vie dans ces communautés par pur plaisir de lire des bouquins ou des posts interminables sur des fora.
    Il devait y avoir un objectif : augmenter le ratio succès/approche et/ou changer de type de femmes car celui-ci ne vous convenait plus. Si ni l’un ni l’autre de ces deux éléments ne s’est trouvé modifié suite à ces années « d’apprentissage », c’est peut-être que vous n’avez pas eu affaire à des gens sérieux ; ce qui m’étonne vu que vous semblez fréquenter VLJ, qui n’est pas composé exclusivement d’imbéciles.
    Une autre hypothèse serait que vous avez expérimenté mais pas assez pour maitriser. Notez que je me garde bien d’affirmer quoique ce soit en la matière, je me contente de formuler des hypothèses.

    Quel était votre objectif en intégrant ces communautés? Quels sont ce ratio et ce type de femmes dont vous parlez?

    Et nous sommes tous d’accord ici pour confirmer qu’il n’y a pas de formule magique. D’où mon conseil – et je pense pouvoir parler au nom d’Alex également sur ce point : fuyez les personnes qui vous promettent monts et merveilles en 10 jours. La formule magique c’est SOI, sa personnalité, son charisme et son bien-être. Nous sommes des équations à plusieurs inconnues. Travaillez sur vous-mêmes, découvrez ces inconnues et vous aurez fait 60% du chemin.

  22. 23
    le Lundi 29 novembre 2010
    lol a écrit :

    Pauvre Remy, il semble qu’il ait dans la séduction à peu près la même réputation que dans la danse.

  23. 24
    le Lundi 29 novembre 2010
    danseur a écrit :
  24. 25
    le Lundi 29 novembre 2010
    Alex a écrit :

    Hahahahahaha :-) )

    On dirait le clavier de Rammstein, regardez, c’est quand même flagrant : http://www.youtube.com/watch?v=_IFvCX_jNuk

    En revanche, je suis déçue parce que je trouve qu’il y a davantage de plans sur le DJ que sur Papachar, qu’on voit lui-même plus marcher dans la pénombre que bootyshaker en bonne et due forme.
    Mais merci pour le lien, c’est magique !

  25. 26
    le Mardi 30 novembre 2010
    danseur a écrit :
  26. 27
    le Mercredi 1 décembre 2010
    Alois a écrit :

    laisser becomein tranquille, on a eu 1540 clients cette année et on a du en refuser tant on fait recette.

  27. 28
    le Mercredi 1 décembre 2010
    Alex a écrit :

    Vous auriez pu en profiter pour investir dans un Bescherelle, Alois, parce que l’argument de la demande qui excède l’offre, c’est déjà limite en soi, mais couplé à la conjugaison approximative, ça fait quand même pas une vitrine terrible.
    M’enfin puisque vous avez trop de clients, vous me direz que ça n’est pas bien grave ;-)

  28. 29
    Loïc
    le Jeudi 2 décembre 2010
    Loïc a écrit :

    La moindre des choses eût été de vous présenter. Permettez-moi de le faire à votre place : Aloïs Ravier, « fondateur et PDG de la multinationale BecomeInSeduction » (ce sont vos mots, pas les miens).

    Vous avez tellement de clients qu’il vous faut, M. Ravier, recruter parmi les membres de groupes Facebook bidon. Ainsi sur le groupe « les filles qui ne sont attirées que par des enfoirés » (691 membres) vous avez posté la chose suivante : « Vaste débat que celui de votre groupe… que je me fais une joie de rejoindre. La relation de séduction homme – femme est ma spécialité, et profession. Si vous avez des questions je suis disposé à vous répondre. En PV pour plus de lisibilité. Aloïs, coach en séduction pour BecomeInSeduction » (http://www.facebook.com/group.php?gid=5941002269&v=wall).

    Ceci étant vous noterez que nous n’avons rien contre Becomeinseduction. J’ai précisé il y a deux semaines déjà que « le sujet initial de cet article n’était absolument pas M. Pautrat [ni Becomeinseduction]. Pour ça il y a les articles commandés de lepost.fr ».

    Je sais bien que notre article a été cité sur votre site accompagné du commentaire suivant : « pourquoi n’es tu jamais cité ailleurs que sur ton propre site remi? » mais ce n’est pas une raison pour venir faire état de votre réussite (qui ne m’étonne même pas, notez bien). Je me permettrai néanmoins de citer la réponse faite au commentaire précité, par amour de l’humour :

    « parce que c’est lui qui cite. il a une émission sur le cable »

  29. 30
    le Jeudi 2 décembre 2010
    Alois a écrit :

    Bonsoir, venez sur notre site voir le sérieux de becomeinseduction, vous verrez nos réservations ne désemplissent pas

  30. 31
    le Vendredi 3 décembre 2010
    danseur a écrit :

    Salut alois,

    vous gagnez beaucoup d’argent avec votre agence. Trouvez vous cela normal ?

  31. 32
    le Vendredi 3 décembre 2010
    nicod a écrit :

    papachar dans un combat de danse en pleine cité..

    http://www.youtube.com/watch?v=6mWlvNR1lMs

  32. 33
    le Lundi 6 décembre 2010
    lol a écrit :

    http://www.becomeinseduction.com/forum/viewtopic.php?pid=16367#p16367

    Sur votre page, vous dîtes « N1 sur la séduction » n’est-ce pas prétentieux?

    Oui complètement vrai la première année. On l’était pas du tout. il s’agissait simplement d’une technique de programmation inspirée de mes lectures. Vous savez , à force de penser à quelque chose, vous finissez pas le croire et finalement vous le devenez pas les faits en réalité. En matière de développement personnel, à force de penser que vous êtes quelqu’un d’extraordinaire, vous allez provoquer des évènements extraordinaire et vous finirez par le devenir. C’est la même chose. Ne dites jamais que vous êtes le numéro 2 ou 3. Même si au début, c’est faux, dîtes que vous êtes le numéro 1 n’en déplaise à notre éducation judéo-chrétienne de la fausse modestie et de la culpabilité.

  33. 34
    le Mardi 7 décembre 2010
    Alex a écrit :

    @ danseur : Je ne sais pas si Aloïs a suffisamment de recul pour répondre à cette question. Etre PDG d’une multinationale à 23 ans à peine, c’est quand même une lourde responsabilité, et m’est avis qu’on a tôt fait de se laisser griser par le succès.

    @ nicod : vous êtes sûr que c’est de la pub positive que vous voulez lui faire, à Papachar ?

    @ lol : ça m’fait penser à un bouquin de Terry Pratchett dans lequel la forme des Dieux dépend du nombre de fidèles qu’ils ont sur Terre. Il y a notamment le Grand Dieu Om, qui était une sorte d’aigle au départ et qui finit sous la forme d’une vieille tortue sur sa carapace parce qu’il doit compter une poignée de croyants tout au plus. J’avais bien aimé cette image, dont s’inspire probablement Papachar (si c’est bien lui l’auteur du paragraphe en question) quand il dit que la croyance prend forme humaine, en gros. Bientôt, en exclusivité mondiale, Papachar guérira le cancer en commercialisant des placebo BecomIn !

  34. 35
    le Lundi 13 décembre 2010
    nicod a écrit :

    papachar en afrique ..putain ce mec est partout . est il humain?

    http://www.youtube.com/watch?v=VfUrbrOtbVY&feature=related

  35. 36
    le Lundi 13 décembre 2010
    nicod a écrit :

    Alex. bien vu ta référence au dieu. On sait que le charisme est lié au sacré et que la force de papa : c’est un charisme foudroyant

    « il ne nous étonne guère que la notion de charisme soit emprunte d’un caractère « extraordinaire », d’une dimension « surnaturelle » ou « sacrée ». Comme le rappelle Bernard Lhôte : « le mot charisme dégage une forte connotation sacrée».

  36. 37
    le Lundi 13 décembre 2010
    lol a écrit :

    y en a pas un peu marre de ce papachar?

  37. 38
    le Vendredi 14 janvier 2011
    Booya a écrit :

    Sympa cet article,
    Pour les amateurs de séduction j’ai lu un article tout aussi sympa et qui a le mérite d’être très terre à terre : Où trouver des nanas en France ? Pour ceux que ça intéresse :
    http://www.forme.ptiplus.com/2011/01/top-12-des-meilleurs-endroits-pour-rencontrer-des-femmes/

  38. 39
    le Samedi 3 septembre 2011
    Valmont a écrit :

    Le papachar en question je l’ai rencontre (desole si je n’utilise pas d’accent, je suis sur un clavier anglais, mes excuses).

    Je l’ai rencontre, et vos conneries du style « il est pas humain », j’ai envie de vous dire de vous les mettre bien profond la ou je pense.

    Quand on ne sait pas, on se la ferme. Je me fiche de savoir quel est son vrai nom, de savoir s’il est le fils du Prefet Pautrat, etc. Ce qui compte c’est que quand tu lui parles tu comprend qu’il est different, meme dans sa facon de marcher.

    Different de 80% des clampins qui passent leur temps a se plaindre et critiquer.

    Vous voyez un schizo/mytho ? Moi je vois un gars qui s’en sort bien dans la vie et qui ne m’a pas menti.

Réagissez à cet article