<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <rss
version="2.0"
xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
> <channel><title>Discordance &#187; Art et Scènes</title> <atom:link href="http://www.discordance.fr/category/arts-scenes/feed" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.discordance.fr</link> <description>Magazine hors-format</description> <lastBuildDate>Sat, 11 Feb 2012 16:54:24 +0000</lastBuildDate> <language>fr</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" /> <item><title>Cirque Eloize &#8211; De la suite dans les iD au Colisée</title><link>http://www.discordance.fr/cirque-eloize-de-la-suite-dans-les-id-au-colisee-42294?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=cirque-eloize-de-la-suite-dans-les-id-au-colisee</link> <comments>http://www.discordance.fr/cirque-eloize-de-la-suite-dans-les-id-au-colisee-42294#comments</comments> <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 10:02:02 +0000</pubDate> <dc:creator>Maxime</dc:creator> <category><![CDATA[Art et Scènes]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=42294</guid> <description><![CDATA[« <em>Au cœur du renouvellement des arts du cirque depuis 1993</em> » voilà comment se défini le Cirque Eloize. En toute honnêteté, on ne saurait lui donner tort. ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/cirqueeloize-id.jpg" alt="" title="Cirque Eloize" width="400" height="528" class="alignleft size-full wp-image-42310" />Depuis ses débuts, cette compagnie vit dans l’inter-médialité, c’est-à-dire qu’elle est en recherche permanente, elle dialogue perpétuellement avec l’ensemble des pratiques artistique. Empruntant à la BD, à la science-fiction, à l’esthétique des jeux vidéos sous une bande sonore aux tendances très électroniques, <em>iD</em> envisage, au travers de la collectivité, la notion de l’identité.</p><p>Aller plus loin. En rupture totale avec la poétique narrative des précédents spectacles (<em>Rain</em> et <em>Nebbia</em>), la troupe montréalaise quitte les concepts établis pour explorer le hip-hop et les cultures urbaines. <em>iD</em>, où comment s’inviter dans la rue pour définir une histoire plus West Side Storienne que nature. Des chorégraphies de strutting au breakdance, des courses-poursuites étonnantes en vélo et en roller à la grâce poétique des sangles aériennes, il n’y a qu’un saut que les artistes répètent comme un mantra à un rythme effréné.</p><p>De plus en plus proche  des performances du Cirque du Soleil, le Cirque Eloize, avec Jeannot Painchaud  à la mise en scène, abandonne ses performances oniriques pour exprimer l’extravagance de sa technique et de sa disposition scénique. <em>iD</em> est un conte moderne avec son urbanisme délabré, ses mélodies insonores, ses journées qui cèdent à la nuit, ses nuits qui deviennent poésie quand arrive l’aube et ses conflits omniprésents qui semblent se résoudre autour de l’art. Et c’est là tout l’enjeu du spectacle : la diversité culturelle. Dix disciplines de cirque, seize artistes sur scène, offrant aux spectateurs un va-et-vient incessant où les corps se repoussent, s’enlacent pour finalement s’épouser lors du numéro final.</p><p>En patois canadien, <em>Eloize</em> signifie un éclair de chaleur. Difficile pour le spectateur présent de ne pas éprouver cette sensation, tant la compagnie électrise par sa puissance et sa technique chaque séquence. Et c’est les arts de la rue (graff, battle, hip-hop, danse,…) qui s’en trouvent magnifiés. On adhère à l’iD !</p><p>Articles similaires<ol><li><a
href='http://www.discordance.fr/le-cirque-des-mirages-1379-1417' rel='bookmark' title='Le Cirque des Mirages'>Le Cirque des Mirages</a></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/cirque-eloize-de-la-suite-dans-les-id-au-colisee-42294/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Dess(E)In  &#8211; Thierry Diers</title><link>http://www.discordance.fr/dessein-thierry-diers-42032?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dessein-thierry-diers</link> <comments>http://www.discordance.fr/dessein-thierry-diers-42032#comments</comments> <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 17:15:52 +0000</pubDate> <dc:creator>Caromaligne</dc:creator> <category><![CDATA[Exposition]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=42032</guid> <description><![CDATA[Jusqu’au 25 février 2012, la Galerie Duboys prolonge une exposition exceptionnelle de Thierry Diers, et propose quatre séries de ses dessins jamais montrées jusqu'alors : <em>Hommage à Louise Bourgeois</em>, <em>Design impossible</em>, <em>Palais du Prince Sultan à Taïf</em>, <em>Œuvres sur verre</em>. Peintre avant tout, Thierry Diers est également architecte, et c’est autour de la notion de dessein qu’il décide, cette fois, de se montrer et se réfléchir.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Dessein, Dessin, dess(e)in.  Trait d’un crayon, trait d’union entre  les pratiques, trait de caractère. Il va s&#8217;agir de se repenser, se dévoiler dans un regroupement autour du trait.</p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/serie-design-impossible-sanguine-et-fusain-sur-papier-2005-.png" alt="" title="Histoire d&#039;ondes et de formes, 150 x 230, sanguine et fusain sur papier, 2005 Série &quot;Design impossible&quot; " width="448" height="294" class="alignnone size-full wp-image-42043" /></p><h3>« Construction », « reconstruction » « face au miroir » « interrogation »</h3><p>Les titres des œuvres sont une invitation à la réflexion, à la quête d’un dessein par le dessin, le « Là où l&#8217;on veut en venir ». Le dessin est par définition un des premiers moyens d’expression de l’humanité. Le dessin est base, outil et résultat. Il est à l&#8217;œuvre, et l&#8217;œuvre elle-même. Il est donc autant le lieu de la recherche et du dévoilement que de la mise à nu elle même.</p><h3>« Interrogation »</h3><p>Les œuvres présentées dans ce cadre (Le titre de l&#8217;exposition est bien Dess(e)in) se découvrent comme l&#8217;atelier même de l&#8217;artiste…</p><h3>« En recherche »</h3><p>Les dessins de Thierry Diers fonctionnent comme des terrains de pensées et d &#8216;expériences avec les matériaux, tantôt de l&#8217;huile mêlée a des crayons de couleurs, de l&#8217;encre, du pastel, de la sanguine, des collages, &#8230;des grands formats, des petits, des supports différents – verre, carton, papier &#8230;des œuvres physiques, où l&#8217;on sent bien la force et la nécessité d&#8217;aboutir.</p><h3>« Vers la lumière »</h3><p>Architecture de la pensée, et pensée de l’architecture, d’un bâtiment, d’une peinture, d’une musique…  Le dessin contient l&#8217;idée d&#8217;inverse, l&#8217;idée qu&#8217;il est un tout.</p><h3>« Au-delà »</h3><p>Il engage donc un système de représentation et de correspondances, le choix d&#8217;un système de représentation, puisque l&#8217;artiste en réalisant un dessin interprète et synthétise trois dimensions en deux : il va donc réunir en son sein des doutes et des incompatibilités, traduits dans la matière, l&#8217;enlèvement de matière, les traces, et les absences de traces.</p><h3>« Effervescence »</h3><p>Rondeurs et verticalité se déclinent à travers chaque œuvre de Thierry Diers. Pétries, peintes, finies ou non, ces formes s&#8217;emboîtent, se rejettent, se regardent, s&#8217;ignorent…</p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/g_GD11Diers01a.jpg" alt="" title="Dialogue végétal, 150 x 230, fusain, gouache et sanguine sur papier, 2005 Série &quot;Design impossible&quot;" width="500" height="331" class="alignnone size-full wp-image-42044" /></p><h3>« Déchirures »</h3><p>Thierry Diers est un peintre de la relation. Dans ces cercles déclinés qui se déploient ou s&#8217;agglomèrent, ce jeu d&#8217;équilibre entre les masses, c&#8217;est ce qui se passe « Entre » qui est mis en avant par l&#8217;artiste, c&#8217;est ce « Entre » qui fait vibrer chaque toile. Les titres des œuvres font partie de ce lien a déterminer entre l&#8217;artiste et l&#8217;œuvre d&#8217;une part mais d&#8217;autre part entre le spectateur et l&#8217;œuvre, le spectateur et lui-même, le spectateur et l&#8217;artiste&#8230; Mouvement poétique doublé également d&#8217;un rapport au temps&#8230;</p><p>En effet, certaines œuvres de Thierry Diers – <em>Œuvres sur verre</em> &#8211; sont des œuvres « retouchées » réinterprétées par l&#8217;artiste lui-même des années plus tard. Il peint sur le verre de dessins encadré, repasse dessous… et vient ainsi réactualiser sa relation à l’œuvre, ajouter une possibilité.</p><h3>« Waiting room »</h3><p>À l&#8217;instar d’un plan d&#8217;architecte, il vient appliquer le dessin (dessein ?) de son rêve, sa vision poétique du projet. Du dessin au dessein, c’est une exposition puissante a explorer à travers le prisme de la Relation.</p><p>Aucun article similaire.</p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/dessein-thierry-diers-42032/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Batman à Bercy</title><link>http://www.discordance.fr/batman-a-bercy-41784?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=batman-a-bercy</link> <comments>http://www.discordance.fr/batman-a-bercy-41784#comments</comments> <pubDate>Wed, 18 Jan 2012 09:02:17 +0000</pubDate> <dc:creator>Myriam</dc:creator> <category><![CDATA[Art et Scènes]]></category> <category><![CDATA[batman]]></category> <category><![CDATA[Bercy]]></category> <category><![CDATA[show]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=41784</guid> <description><![CDATA[On pourrait croire que Batman  se résume à une génération de petits garçons éblouis, rêvant de faire enfermer les méchants et de faire régner la justice. Pourtant, une fois devant les portes de Bercy, à l’occasion de la présentation du super show <em>Batman Live</em>, on remarque vite que c’est bien deux générations qui trépignent d’impatience ce soir. Attention Batman, c’est une armée de papas et fistons qui t’attend de pied ferme !]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img
class="alignnone size-full wp-image-41807" title="batmobile" src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/batmobile.jpg" alt="" width="598" height="341" /></p><p>Dès l’entrée du public, on sent l’ambiance monter. Il faut dire que même vide, la scène laisse déjà pressentir les machineries et autres mise en scène qui permettront à Bercy de se transformer durant ces quelques heures de spectacle. L’installation des gradins, grimpant sur tout un hémicycle autour de la scène, permet en plus à chacun d’avoir une vue parfaite sur le show, sans qu’aucun passage ne puisse nous échapper.</p><p>L’histoire suit rapidement celle que tout le monde connaît, accumulant presque tous les personnages incontournables du comic dans la courte heure de la première partie. Double face, le Pingouin, Catwoman et le Jocker mais aussi la troupe de cirque de Robin et ses parents ou celle du Jocker, menée par la pétillante Harley Quinn, tout le monde tient son rôle malgré une narration quelque peu brouillonne par moment.</p><p>Heureusement, après un entracte plein de petits garçons déguisés en Batman quémandant des cocas à 4€ la bouteille, l’histoire finit par prendre un peu plus de temps pour nous faire entrer dans le monde sombre de Gotham City.</p><p>Robin, tout d’abord, gagne peu à peu son statut de partenaire de la célèbre chauve-souris (malgré les réticences de celle-ci) grâce en particulier au soutien d’Alfred, le sage major d’homme de Bruce Wayne.<br
/> Le nouveau duo aurait donc pu nous en mettre plein la vue, les effets techniques ne manquant pas à la mise en scène (tractages aériens grâce aux câbles, disparitions soudaines via les nombreuses trappes qui parsèment le plateau, sans parler des nombreux numéros de trapèzes et de magie inhérentes au contexte même de l’histoire), pourtant nous devons avouer que certaines scènes nous ont clairement fait nous demander comment la troupe avait pu prendre possession d’un lieu aussi important que Bercy. Que le jeu des comédiens soit aussi faux que celui des vieilles sitcoms des années 80 pourquoi pas, après tout ce spectacle est essentiellement destiné aux enfants ou au fans de la vieille époque. Mais lorsque Batman et Robin ne sont même pas capables de donner un coup de poing en même temps que le bruitage vient résonner dans l’immensité de Bercy, ou lorsque les acrobates du Jocker sont obligés de ralentir le rythme de leur mouvement parce que les héros n’arrivent pas à suivre la chorégraphie prévue pour les scènes de bagarre, il faut avouer qu’il y a de quoi sourire.</p><p><img
class="alignleft size-full wp-image-41806" title="batman1" src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/batman1.jpg" alt="" width="505" height="337" />Mais n’oublions pas les points positifs non plus. Les cascadeurs-danseurs habitent le lieu comme dans les grandes comédies musicales, et l’écran géant au fond de la scène crée les différentes ambiances à merveille, nous amenant aussi bien sur les toits des immeubles de Gotham City qu’au fin fond de la Batcave.</p><p>Trois vraies surprises sont d’ailleurs à noter dans ce spectacle entre la comédie musicale et la pièce de théâtre.<br
/> Catwoman tout d’abord, maniant le lasso comme une reine dans sa combinaison de latex moulante à souhait. Plus que sexy, la femme-chat fait preuve d’une vrai présence féline, à faire ronronner n’importe quel voyou aux alentours.<br
/> Encore plus inattendu : c’est la jeune Harley Quinn, follement amoureuse du Jocker, qui surprend par sa présence et la justesse de son jeu. Ses rires, ses cabrioles et sa naïveté face à l’hypocrisie de son amant sont autant de points qui accentuent toujours plus ses moments de folie destructrice et de sadisme assumé.<br
/> Enfin, dernier point plus qu’attendu par tous : la Batmobile. Ce coup-ci on peut dire que les techniciens ne se sont pas moqués de nous. Reluisante, vrombissante, apparaissant d’une trappe souterraine dans une mise en scène digne des meilleurs Broadway, pas une seule personne n&#8217;est indifférente à l’arrivée de la voiture de héro la plus célèbre des comics.</p><p>Finalement, bien que nous arrivions l&#8217;œil à l’affut, prêts à pointer les dissonances d’un spectacle à l’américaine version française, c’est la tête remplie des cris de joie des enfants et de minis Batman hauts comme trois pommes que nous quittons Bercy ce soir-là. Batman n’est certainement pas la meilleurs performance que Bercy ait pu nous offrir, mais peut d’ores et déjà s’affirmer comme un grand spectacle pour petits et grands fans !</p><p>Articles similaires<ol><li><a
href='http://www.discordance.fr/droles-de-mecs-pas-si-droles-3-38267' rel='bookmark' title='Des drôles de Mecs, pas si drôles'>Des drôles de Mecs, pas si drôles</a></li><li><a
href='http://www.discordance.fr/traces-ou-l-art-du-detournement-1427-1465' rel='bookmark' title='TRACES ou l&#8217;Art du détournement'>TRACES ou l&#8217;Art du détournement</a></li><li><a
href='http://www.discordance.fr/political-mother-compagnie-hofesh-shechter-20185' rel='bookmark' title='Political Mother &#8211; Compagnie Hofesh Shechter'>Political Mother &#8211; Compagnie Hofesh Shechter</a></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/batman-a-bercy-41784/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Les typographies émotives de Yayoi Kusama</title><link>http://www.discordance.fr/les-typographies-emotives-de-yayoi-kusama-41413?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-typographies-emotives-de-yayoi-kusama</link> <comments>http://www.discordance.fr/les-typographies-emotives-de-yayoi-kusama-41413#comments</comments> <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 08:48:18 +0000</pubDate> <dc:creator>Melissandre L.</dc:creator> <category><![CDATA[Exposition]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=41413</guid> <description><![CDATA[2012 se posant comme l’année des conspirations galopantes en tous genres, quoi de plus ton sur ton que de commencer par une rétrospective contagieuse, colorée et déjantée ? Revue point par point d’une artiste qui semble avoir toujours le dernier mot.
]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/Sans-titre-e1325580065965.png" alt="" title="(The moment of regeneration)" width="630" height="477" class="alignnone size-full wp-image-41423" /><br
/> (The moment of regeneration)</p><h3>Suspension</H3></p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/Sans-titre1-e1325580087198.png" alt="" title="(I’m here but nothing)" width="630" height="1119" class="alignnone size-full wp-image-41422" /><br
/> (I’m here but nothing)</p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/Sans-titre3.png" alt="" title="(Eyes of Mine)" width="353" height="349" class="alignleft size-full wp-image-41421" />Ce devrait être le genre d’exposition qui buzz, qui fait bouger les blogs culturels et les masses de hipster en manque d’exotisme graphique. Et pourtant, l’expo de Yayoi Kusama se fait discrète, comme seules savent l’être les femmes japonaises, dans toute leur grâce et toute leur étrangeté. Le chemin commence dans l’intimité d’une salle à manger recouverte de pois fluorescents. Varicelle joyeuse  qui compose des sourires et décompose les visages au moment où le spectateur s’aperçoit que la lumière noire révèle à l’autre tous ses secrets, de la poussière aux pellicules.</p><p>On n’imagine aisément le regard façon scanner de l’artiste qui dévoile, lors des repas de famille ce que chacun préfèrerait à sa place. Le lieu déteint sur ses habitants, le soi s’éteint et devient encombrant.</p><h3>Exclamation</h3><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/Sans-titre4.png" alt="" title="Exclamation" width="537" height="674" class="alignnone size-full wp-image-41420" /></p><p>La fièvre augmente de salle en salle, à mesure que les motifs hypnotiques de cette grammaire maladive se font plus chatoyants, psychédéliques et épidémiques. Rien n’aura plus ressemblé à un cri visuel que les tentatives d’appel à l’autre de ses œuvres plastiques, de ses performances urbaines et de ses happenings hippies. Une artiste que Baubourg range sur l’étagère des  inclassables et qui pourtant apparait dans la digne  lignée des femmes artistes d’une fin de siècle clé. Sa quête de l’indépendance féminine dans le New York des années 60 n’est pas sans rappeler  directement celle de certaines de ses collègues. Kusama construit son œuvre comme une Louise Bourgeois libérée et peint l’amour comme une Yoko Ono qui n’aurait appartenu à aucun homme.</p><h3>Interrogation</h3><p>Si le corps peut se détacher de ses tabous, c’est qui qu’il est à bout de cet individualisme dont on vante les mérites. Au fond, ce que Yayoi semble se demander, c’est ce qu’il reste encore à dire, maladie du vingtième siècle par excellence. Force est de constater que la femme ou l’homme, l’humain, reste un grain de sable, un petit point dans la grande machine du cosmos. On en revient aux installations en salles, et la visite prend des airs de voyages interstellaires.</p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/Sans-titre5-e1325580133569.png" alt="" title="Infinity Mirror Room" width="630" height="450" class="alignnone size-full wp-image-41419" /></p><p>Il n’y a plus de sol, plus de plafond, plus de repaire. La ligne se fait pointillée comme des tentacules, tout ce qui ne doit être dit peut être lu en diagonale, on se retrouve toujours piégé dans les mêmes limites. Petit pois coloré dans le noir de l’infini, mais petit pois tout de même.</p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2012/01/Sans-titre6-e1325580353407.png" alt="" title="Infinity Mirror Room" width="630" height="419" class="alignnone size-full wp-image-41418" /></p><p>Reste à tisser autour de soi un cocon de réconfort pour pallier à ces révélations. « Je suis arrivée à un moment de mon parcours artistique où il faut que je crée un art pour le repos de mon âme, un art qui tiendra compte de ce que signifie la mort, de la beauté de ses couleurs et de ses espaces, de la tranquillité de ses pas, du « Néant » qui vient après elle. »</p><p>Aucun article similaire.</p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/les-typographies-emotives-de-yayoi-kusama-41413/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Le « Lac des Cygnes » du Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre</title><link>http://www.discordance.fr/le-lac-des-cygnes-du-saint-petersbourg-ballet-theatre-41351?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-lac-des-cygnes-du-saint-petersbourg-ballet-theatre</link> <comments>http://www.discordance.fr/le-lac-des-cygnes-du-saint-petersbourg-ballet-theatre-41351#comments</comments> <pubDate>Mon, 02 Jan 2012 08:56:21 +0000</pubDate> <dc:creator>Martin Jeanjean</dc:creator> <category><![CDATA[Art et Scènes]]></category> <category><![CDATA[ballet]]></category> <category><![CDATA[Irina Koleshnikova]]></category> <category><![CDATA[Lac des Cygnes]]></category> <category><![CDATA[Saint-Pétersbourg Théâtre]]></category> <category><![CDATA[Tchaïkovski]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=41351</guid> <description><![CDATA[Le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre est en tournée à travers toute la France pour une interprétation magistrale du Lac des Cygnes.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2011/12/lac-des-cygnes-e1325494470753.jpg" alt="" title="lac des cygnes" width="630" height="413" class="alignnone size-full wp-image-41352" /></p><p>On ne présente plus le Lac des Cygnes, roi des ballets, composé par le grand <strong>Tchaïkovski</strong> en 1875. Si tout le monde en connaît la musique, il peut-être judicieux d’en rappeler brièvement l’histoire :<br
/> Le jeune prince Siegfried vient d’atteindre la majorité et doit choisir une épouse parmi les prétendantes au bal donné en son honneur. Désireux de se marier par amour, et non par mariage arrangé, il s’éclipse pour se rendre, de nuit, dans la forêt. Arrivé près d’un lac, il voit passer une nuée de cygnes, qui se transformeront en magnifiques jeunes filles. Parmi elle se trouve Odette, dont Siegfried tombe immédiatement amoureux. Elle lui apprend qu’elle est, comme toutes les autres jeunes femmes, victime d’un sort lancé par le terrible sorcier Von Rothbart, qui la transforme en cygne le jour…et seul un mariage avec le prince pourra briser la malédiction.</p><p>Le lendemain, Von Rothbart se rend au bal avec sa fille, Odile, cygne noir et sosie d’Odette. Abusé par la ressemblance, Siegfried lui déclare son amour et annonce à la cour qu’il compte l’épouser. Au moment où les noces vont avoir lieu, la véritable Odette apparaît, Siegfried, horrifié, réalise alors sa méprise. Les fins diffèrent selon les versions du ballet, tant il y a d’adaptations et retouches.</p><p>Le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre, fondé en 1994, est une des meilleures troupes de Russie que le succès a conduit sur tous les continents. Ils ne sont pas moins de 60 danseurs et danseuses pour livrer leur représentation du ballet, avec, en haut de l’affiche, la sublime étoile <strong>Irina Koleshnikova</strong>, une des meilleurs danseuses au monde de par sa grâce, son élégance et son sens artistique (prix de la meilleure danseuse 2005 par l’Association des critiques anglaises).</p><p>La direction artistique est assurée par <strong>Konstantin Tachkin</strong>, qui, avec la discipline des alignements, l’harmonie d’ensemble et l’organisation de l’espace, créé une atmosphère énigmatique et envoutante. La musique est interprétée en live par 40 musiciens dirigés par le chef d’orchestre <strong>Alexander Kotorov</strong>. Ils délivrent une partition impeccable des chefs d’œuvre de Tchaïkovski, y faisant rejaillir toute l’émotion et la sensibilité. Ajoutons à cela des costumes et décors signés par les peintres <strong>Galina Solovieva</strong>, <strong>Semyen Pastukh</strong> et <strong>Viatcheslav Okunev</strong>, et nous sommes en totale immersion dans la pièce.</p><p>Certes, on peut regretter que cette interprétation du ballet soit un peu légère, sur la fin notamment, estompant en partie le côté dramatique et romanesque de l’histoire, mais la remarquable performance de la troupe fait bien vite oublier cette fausse note. En somme, il n’y a donc que la durée (quasiment trois heures) qui pourrait décourager les plus frileux d’assister à la tournée du Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre. Tournée qui sera, sans aucun doute, triomphale.</p><p>Aucun article similaire.</p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/le-lac-des-cygnes-du-saint-petersbourg-ballet-theatre-41351/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>Robert Mapplethorpe par Sofia Coppola</title><link>http://www.discordance.fr/robert-mapplethorpe-par-sofia-coppola-41244?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=robert-mapplethorpe-par-sofia-coppola</link> <comments>http://www.discordance.fr/robert-mapplethorpe-par-sofia-coppola-41244#comments</comments> <pubDate>Thu, 29 Dec 2011 09:31:14 +0000</pubDate> <dc:creator>Maxime</dc:creator> <category><![CDATA[Art et Scènes]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=41244</guid> <description><![CDATA[Choisies par Sofia Coppola, une quarantaine de photographies retracent un pan méconnu de l’œuvre de Robert Mapplethorpe à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2011/12/1589_Marissa_Berenson_1983w0.jpg" alt="" title="Marissa Berenson, 1983" width="478" height="480" class="alignleft size-full wp-image-41314" />Célèbre pour ses photographies qui transforment la nudité, les fleurs et le noir et blanc en art poétique et stylisé, Robert Mapplethorpe est honoré, pour une fois, et ce jusqu’au 7 janvier, pour son innocence et sa contemplation. On savait les penchants esthétiques de Sofia Coppola très prononcés, ici, ils s’affirment clairement dans l’œil attentif du photographe. Ce n’est plus le choix de Sophie, mais le choix de Sofia !</p><p>L’intérêt de la réalisatrice n’est pas d’offrir une énième lecture sexuelle et provocantes des œuvres érotiques du New-Yorkais, mais bien d’apposer un regard féminin sur celles-ci. Inutile donc d&#8217;hurler au coup médiatique, ce face-à-face dévoile avant tout une sensibilité naïve sur un monde pré-sida.</p><p>Peuplée de femmes (Lisa Lyon, Patti Smith, Marisa Berenson,…), d’enfants, de chevaux et de fleurs, l’exposition établit un lien indiscutable, pourtant peu évident au départ, entre les travaux de Coppola et ceux de Mapplethorpe. D’ailleurs, les photographies sont alignées comme une suite de séquences suggérant les prémices d’un film rétrospectif et troublant. Connaissant les deux artistes, le récit ne pouvait être que délicat et glamour.</p><p>Bien entendu, l’obsession personnelle du photographe pour la nudité n’est pas totalement écartée. On la retrouve  dans l’imagerie gay de <em>Cock And Jeans</em>, où le toucher engendre l’érection, et dans les célèbres portraits de fleurs symbolisant le sexe féminin. Certes, les puritains auront de quoi jacter, mais ce qui restera de l’exposition, c’est principalement la capacité de Robert Mapplethorpe à saisir l’instant, comme s’il gelait une époque pour pouvoir s’en souvenir lorsqu’elle ne sera plus.</p><p>Ce charme troublant de natures mortes peut-il servir de story-board à un prochain de film de Sofia Coppola ? Dans une exposition qui dépasse le cadre de la photographie, l’Américaine dispose, toutefois, de l’œuvre d’un des plus grands photographes de son époque.</p><p>Aucun article similaire.</p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/robert-mapplethorpe-par-sofia-coppola-41244/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Carte blanche à Fifi Chachnil &#124; Érotico mix &#124; Festival Pigalle</title><link>http://www.discordance.fr/carte-blanche-a-fifi-chachnil-erotico-mix-festival-pigalle-40661?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=carte-blanche-a-fifi-chachnil-erotico-mix-festival-pigalle</link> <comments>http://www.discordance.fr/carte-blanche-a-fifi-chachnil-erotico-mix-festival-pigalle-40661#comments</comments> <pubDate>Tue, 06 Dec 2011 08:53:25 +0000</pubDate> <dc:creator>Myriam</dc:creator> <category><![CDATA[Art et Scènes]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=40661</guid> <description><![CDATA[Les 24, 25, et 26 novembre 2011 : première édition du Festival Pigalle. Pendant trois nuits, des parcours nocturnes, des rendez-vous secrets, des concerts, du clubbing, des expositions photos, des projections érotico-vintage et des performances dans le quartier chaud de Paris.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h3>Fifi Chachnil</h3><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2011/12/Image.png" alt="" title="Fifi Chachnil" width="293" height="412" class="alignleft size-full wp-image-40732" />La salle des Trois Baudets est remplie et les jolis fauteuils rouges de la salle rechignent à offrir les quelques places aux retardataires qui n&#8217;auront pourtant pas grand-chose à se reprocher puisque c&#8217;est avec presque une heure de retard que le spectacle commencera.</p><p>Ce sont les musiciens qui ouvrent le bal avec les danseuses. Un pianiste, un violoniste et un guitariste dessinent un arc de musique douce au centre duquel trois muses s’animent. Vêtue de tutus cours au corset de danseuse de cabaret, les belles évoluent en un adage sur pointe, plongeant le public énervé dans une contemplation respectueuse. Les ports de bars sont légers, les piquets sûrs et précis, et pourtant les regards et les sourires aussi enjoliveurs que ceux des danseuses de burlesque les plus désirées.</p><p>L’ouverture est réussie, le public y trouve ce mélange d’esthétisme et d’érotisme pour lequel il est là et c’est une ovation qui s’élève lorsque Fifi Chachnil pose sa première chaussure à plateau sur scène. Petite fille dans sa robe de dentelle blanche, la créatrice nous illumine de son sourire, de ses mimiques et même de ses erreurs. Car si chacun joue son rôle à merveille, si les musiciens, les invités, les danseuses et bien sûr Fifi ne manquent pas de talent, c’est la préparation qui fait clairement défaut à la prestation proposée. Commençons avec Fifi qui oublie régulièrement ses paroles, l’obligeant à recommencer certaines chansons du début, à jeter des regards appuyés et désespérés en coulisse et même à se faire souffler les paroles par son violoniste. Puis on se rend vite compte que le niveau n’est pas plus élevé pour ce qui est des enchaînements entre les différents artistes. Entre Fifi qui vient meubler sur scène pendant dix minutes, nous expliquant gênée qu’ils sont à la recherche du guitariste de la prochaine invitée ; les musiciens qui remontent sur scène une chanson trop tôt et qui se retrouvent à attendre assis sur les marches de l’escalier en fond de scène, ou alors l’arrivée des danseuses sur scène, renvoyées en coulisse par une Fifi sous pression nous expliquant essoufflée qu’ils vont devoir abréger, il flotte comme un parfum de foutage de gueule dans le petit théâtre des Trois Baudets.</p><p>L’explication de ce chaotique concert sautera finalement aux yeux durant le clou du spectacle lorsque Fifi et ses deux invitées montent sur scène, paroles impudiquement tenues en mains, essayant de chanter une chanson qu’elles n’avaient visiblement jamais répétée. Devant cette prestation assumée digne de trois préados en soirée pyjama, force est de constater qu&#8217;on a dû oublier de préciser à la star du soir qu’un public qui paye sa place 15 € est en droit d’attendre une performance dont l’organisation serait légèrement plus digne que celle de la fête de l’école de leurs enfants.</p><p>Alors oui elle est drôle, fraîche et attachante notre Nini, et on en a mal pour elle de voir sa soirée déraper de A à Z, mais ça ne rattrape pas tout. Surtout lorsque la charmante demoiselle de l’accueil qualifie de « petit retard normal » l&#8217;heure d&#8217;attente qui a allègrement amputé le spectacle puisque la salle devait être libre à 22h30 précise pour l’érotico mix.</p><h3>Érotico mix</h3><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2011/12/HISTORY-OF-THE-BLUE-MOVIE-1.jpeg" alt="" title="Festival Pigalle" width="349" height="448" class="alignleft size-full wp-image-40736" />Un écran blanc accroché à une fragile armature en bois se dresse maintenant sur le devant de la scène. Difficile d&#8217;imaginer qu’un medley d’images de vieux films érotiques, de scène coupées au montage de porno ou de pub puisse être aussi drôle. Tout le monde y passe : E.T se fait masturber par une bombasse blonde en même temps qu’un Alien s’occupe d’éjaculer en pleine face de celle-ci. Un documentaire nous explique les trucs et astuces pour devenir une star du porno et un mignon dessin animé nous narre la rencontre d’un français moyen des années 60 avec une libertine de l’époque qui lui explique comment utiliser le sang de ses menstruations pour se faire des dessins d’Indiens sur le corps ou refaire la déco des murs. Les images envoient du lourd, mais ce ne sera rien comparé à la performance d&#8217;air sex de notre champion national : Guillaume.</p><p>Si sur le papier il n&#8217;est pas difficile de s&#8217;imaginer à quoi pourrait ressembler une séance d&#8217;air sex, l&#8217;artiste sur scène aura pourtant bluffé tout le monde. À peine la musique a-t-elle commencé qu’un corps féminin invisible se crée sous les mains délicates (ou pas) de notre air-lover. L’artiste a travaillé son show, réussissant à se déshabiller au fure et à mesure de l’évolution de ses préliminaires avec sa femme invisible. Langue qui s’agite dans le vide, coup de rein qui s’accélère ou encore fessées données sur une paire de fesses qui en deviendrait presque visible tant on l’imagine. Impossible de ne pas suivre très précisément les actions de notre couple mi-chaire mi-air, jusqu’à la dernière note de musique, moment de l’ultime coup de rein d’un Guillaume qui s’est donné sans compter. Reste à savoir si la air-women a autant apprécié que son partenaire et que le public !</p><p>Encore en sueur, le pauvre performer n’a pas le temps de se reposer qu’un nouveau candidat entre en scène. Celui-ci, à défaut d’afficher le corps d’athlète de son prédécesseur, s’illustre dans un magnifique académique noir, surmonté d’un string rose des plus adorables. On entame la démonstration à plusieurs, et ça donnerait presque envie de participer. Un air de musique bretonne s’élève dans le théâtre et voici nos deux gays lurons en train de sauter sur place, les bras s’agitant de chaque côté de leur corps comme une farandole ou chacun masturberait le sexe de ses voisins de gauche et droite. Alternant de cette position à la traversé de la scène version « saga africa », ils avaient l’air nombreux à se air-fucker sur scène.</p><p>Les vidéos reprennent alors, toujours aussi drôles que trash. L’animateur préviendra d’ailleurs du caractère nettement plus pornographique qu’érotique des vidéos qui vont suivre (« âmes sensibles s’abstenir ») et du coup explique que des membres du personnel passeront durant la projection avec une lampe de poche pour vérifier que toutes les mains sont bien visibles et passives (Il paraît que les taches de sperme sur les fauteuils rouges ne fait pas très classe).</p><p>C&#8217;est donc à regret qu&#8217;il faut quitter le petit théâtre pour rejoindre le parcours nocturne. En un petit groupe d&#8217;une vingtaine de visiteurs, accompagné d&#8217;un guide et d’un vigile, la ballade est nonchalante, pleine d’anecdotes, de petites pauses historiques et d’arrêt dans différents lieux pour des performances artistiques, musicales et théâtrales. Et on ne peut qu&#8217;applaudir la démarche et le travail aussi intéressant que surprenant de notre accompagnatrice au cours de cette déambulation au coeur des rues de Pigalle, qu&#8217;il nous faudra abandonner beaucoup trop tôt pour d&#8217;obscures raisons logistiques.</p><p>Mais en dépit de l&#8217;improvisation flagrante du spectacle de Nini, cette longue soirée au coeur de Pigalle fut des plus agréables.</p><p>Articles similaires<ol><li><a
href='http://www.discordance.fr/zoom-sur-le-festival-pigalle-39532' rel='bookmark' title='Zoom sur le Festival Pigalle'>Zoom sur le Festival Pigalle</a></li><li><a
href='http://www.discordance.fr/nuit-blanche-1295-1334' rel='bookmark' title='Nuit Blanche 2009'>Nuit Blanche 2009</a></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/carte-blanche-a-fifi-chachnil-erotico-mix-festival-pigalle-40661/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Zoom sur le Festival Pigalle</title><link>http://www.discordance.fr/zoom-sur-le-festival-pigalle-39532?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=zoom-sur-le-festival-pigalle</link> <comments>http://www.discordance.fr/zoom-sur-le-festival-pigalle-39532#comments</comments> <pubDate>Fri, 18 Nov 2011 16:29:41 +0000</pubDate> <dc:creator>Melissandre L.</dc:creator> <category><![CDATA[Art et Scènes]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=39532</guid> <description><![CDATA[Les 24, 25, et 26 novembre 2011 : première édition du Festival Pigalle. Pendant trois nuits, des parcours nocturnes, des rendez-vous secrets, des concerts, du clubbing, des expositions photos, des projections érotico-vintage et des performances dans le quartier chaud de Paris.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour mieux comprendre cette initiative de l&#8217;agence la Lune Rousse, nous avons posé quelques question à Camille Delalande, responsable du projet. </strong></p><p><strong>Pourquoi ce festival ? </strong></p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2011/11/321037_231919726860700_231919520194054_715177_785606_n.jpg" alt="" title="Festival Pigalle" width="509" height="720" class="alignleft size-full wp-image-39604" />L’idée nous est venue, à l’agence, lors de l’ouverture des trois baudets, dont nous sommes partenaires. On s’est dit qu’il se passait quelque chose de fort dans le quartier, que les jeunes noctambules réinvestissaient les lieux, qu’il fallait mettre en valeur le potentiel artistique du quartier.</p><p><strong>Pour quel public ? </strong></p><p>Un public amateur de musiques actuelles (les concerts aux trois baudets, la Gigolo Night à la Machine du Moulin Rouge), mais aussi un public de curieux, qui a envie de vivre des choses drôles et différentes, avec le principe des parcours nocturnes secrets et la soirée dans un club de strip, le LOVE.</p><p><strong>Plus filles que garçons ? Plus garçons que filles ? Espérez-vous la parité totale ? </strong></p><p>On ne s’est pas posé la question. L’affiche du festival, une photographie d’Elen Usdin, est résolument élégante et féminine. Et puis la Lune Rousse est une agence très féminine. Mais oui, la parité c’est bien. Les femmes sont des hommes comme les autres.</p><p><strong>Qu&#8217;est-ce qui, selon vous, séduit dans ce quartier ? Au sens général du terme bien sûr !</strong></p><p>C’est le dernier quartier de nuit historique de Paris (Montparnasse et les Champs ne le sont plus). Et qui dit quartier de nuit dit mixité, situations improbables, fête, musique, et surtout une énergie hors norme, dans une capitale qui parfois s’endort un peu…</p><p><strong>Pour toutes ces raisons, « Pigalle », le quartier est connu dans le monde entier. Pensez-vous que ce festival puisse avoir une portée internationale quant à l&#8217;image artistico culturelle de Paris, et donc de la France ?</strong></p><p>On a envie, oui, de toucher un public hors Paris, à terme. Là c’est la première édition, mais il y en aura d’autres.</p><p><strong>Considérez-vous que la politique culturelle française devrait faire une place plus importante à l&#8217;art érotique ? </strong></p><p>Je ne sais pas ce qu’est « l’art érotique ». Nous ne faisons pas un festival érotique, mais un festival culturel avec de nombreux clins d’œil au côté « cul » de Pigalle. Après nous accueillons la une librairie éphémère de la Musardine aux trois baudets, une maison d’édition érotique de grande qualité, qui mériterait sûrement plus de visibilité en effet. Il faut lire du porno. Lisez Esparbec, le plus grand pornographe contemporain.</p><p><strong>À l&#8217;underground en général ?</strong></p><p>Si l’underground est mis sous les projecteurs, ce n’est plus de l’underground… Après j’aime bien l’idée des sous-genres. La soirée Erotico-mix, organisée avec Panic!Cinema, met en valeur les pépites d’un vrai sous-genre : les films érotiques.</p><p><strong>Un parcours nocturne, c’est quoi au juste ? </strong></p><p>La nuit, on emmène un petit groupe de 20 personnes, accompagnés par une guide, Sylvanie de Lutèce, découvrir les rues de Pigalle, et s’arrêter dans des lieux pour des happenings artistiques.</p><p><strong>Ces parcours semblent nous rappeler le passé glorieux de Pigalle autant qu&#8217;ils nous plongent au cœur même de son actualité artistique et culturelle. Quel aspect préféreriez-vous laisser le plus présent dans le souvenir des futurs visiteurs ? </strong></p><p>Oui, c’est cette idée de rappeler le passé de Pigalle, à travers des artistes et des performances d’aujourd’hui.</p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2011/11/pigalle.png" alt="" title="pigalle" width="630" height="435" class="alignnone size-full wp-image-39610" /></p><p><strong>Comment s&#8217;est déterminé le choix des artistes musicaux qui participent au festival ? Font-ils partie de la conception artistique globale ?</strong></p><p>Charlotte Decroix, notre programmatrice, a sollicité les labels avec qui on aime travailler, et leur a dit : « Festival, Pigalle, à qui pensez vous ? ». On aime bien cette démarche de création, de collaboration.</p><p><strong>Le renouveau du Burlesque a-t-il facilité cette démarche de réhabilitation du quartier ?</strong></p><p>Non, le New burlesque n’est pas lié au quartier. Mais la démarche du burlesque (un mélange d’humour, de rock and roll, et d’érotisme) nous a inspirés.</p><p><strong>Croyez-vous qu&#8217;il soit possible d&#8217;en redorer le blason autrement que pour la cible jeunes adultes du New Burlesque ?</strong></p><p>La cible New Burlesque va plutôt au festival de Juliette Dragon. Même s’il y en a un peu, notre festival n’est pas dédié à ces performances.</p><p><strong>Pour vous, l&#8217;érotisme au 21e siècle c&#8217;est quoi ?</strong></p><p>Vaste question… Vous avez 5h devant vous ? Mais j’aime bien cette phrase d’André Breton : « <em>La pornographie, c&#8217;est l&#8217;érotisme des autres. </em>»</p><p><strong>Est-ce que les différentes animations vont perdurer au-delà du festival ? (l’expo « femmes d’intérieur » notamment) </strong></p><p>Oui, l’exposition va durer après le festival. Ainsi que « Radio Pigalle », sur le site <a
href="http://www.festival-pigalle.com/">Festival Pigalle</a>.</p><p><strong>Cette animation à visée patrimoniale semble assez différente de celles auxquelles sont associées la Lune rousse, de qui est venu cette initiative ?</strong></p><p>« Visée patrimoniale », peut être pas. Nous ne sommes pas un syndicat d’initiative. Mais on retrouve les centres d’intérêt de La Lune  Rousse: la musique, l’électro, les performances artistiques, et l’envie de faire vivre, comme pour la Nuit électro au Grand Palais, une expérience au public</p><p><strong>S&#8217;agit-il d&#8217;une nouvelle direction pour les projets de votre agence ?</strong></p><p>C’est une première édition, un événement auto-produit, on fera le bilan après le festival</p><p><strong>Avez-vous du retirer certains projets, ou censurer quoi que ce soit dans la programmation du festival à cause d&#8217;un refus de la ville de Paris ?</strong></p><p>Pas du tout. C’est une initiative privée. La mairie de Paris, la mairie du 9e et celle du 18e ne sont pas partenaires, mais sont bien sûr au courant du Festival. La mairie de Paris nous a apporté un soutien de communication.</p><p><strong>Avec le côté sexy, avez vous étendu votre promotion média à des plate formes réservées aux jeunes adultes </strong></p><p>Nous avons comme partenaire <a
href="http://www.letagparfait.com/">le Tag Parfait</a>, un très bon site, intelligent et fin, dédié à la Culture Porn.</p><p>Articles similaires<ol><li><a
href='http://www.discordance.fr/carte-blanche-a-fifi-chachnil-erotico-mix-festival-pigalle-40661' rel='bookmark' title='Carte blanche à Fifi Chachnil | Érotico mix | Festival Pigalle'>Carte blanche à Fifi Chachnil | Érotico mix | Festival Pigalle</a></li><li><a
href='http://www.discordance.fr/kitty-von-sometime-zoom-sur-the-1112-1155' rel='bookmark' title='Kitty Von-Sometime : Zoom sur The Weird Girls'>Kitty Von-Sometime : Zoom sur The Weird Girls</a></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/zoom-sur-le-festival-pigalle-39532/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Gaspard Proust tapine Salle Gaveau</title><link>http://www.discordance.fr/gaspard-proust-tapine-salle-gaveau-39525?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=gaspard-proust-tapine-salle-gaveau</link> <comments>http://www.discordance.fr/gaspard-proust-tapine-salle-gaveau-39525#comments</comments> <pubDate>Fri, 18 Nov 2011 10:54:26 +0000</pubDate> <dc:creator>Martin Jeanjean</dc:creator> <category><![CDATA[Théâtre]]></category> <category><![CDATA[gaspard proust]]></category> <category><![CDATA[one man show]]></category> <category><![CDATA[salle gaveau]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=39525</guid> <description><![CDATA[C'est le nom qui monte en ce moment. Après s'être attaqué au théâtre du Rond-Point, Gaspard Proust fusille tout ce qui bouge dans la prestigieuse Salle Gaveau.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img
class="alignleft size-full wp-image-39526" src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2011/11/gaspard-proust.jpg" alt="" width="183" height="275" />On le dit méchant, cynique, cruel. On le compare souvent à Guillon, à Desproges. Mais Gaspard Proust, avec sa plume incisive, assassine, est bien plus qu&#8217;une pâle copie de ces humoristes et se taille petit à petit un nom parmi les grands.</p><p>Son spectacle s&#8217;attaque aux religions, à la province, à la bourgeoisie, aux femmes ou encore à l&#8217;actualité&#8230; Des sujets somme toute classiques et récurrents dans l&#8217;univers du one-man-show. L&#8217;originalité de Proust vient de son humour bien sûr, noir, sombre et mordant, ainsi que de son texte. En effet, le jeune homme a le sens de la formule: « <em>Les socialistes veulent donner le travail aux plus pauvres. OK, d&#8217;accord. Mais vous les avez déjà vus applaudir une délocalisation ?</em> ».</p><p>Tout le monde en prend pour son grade durant une heure et demie, surtout le public, « <em>des bourgeois dans leurs loges </em>» aux « <em>pauvres du deuxième étage, là où l&#8217;on ne voit rien, forcé de faire face à sa propre misère&#8230; </em>». Gaspard Proust met chacun face à sa condition, ses convictions, et se donne un malin plaisir à tailler et balancer.</p><p>Alors oui, on peut le trouver méchant, cynique et cruel, bien sûr, mais le plus important, c&#8217;est qu&#8217;il soit drôle. Et qu&#8217;importe si le spectacle s&#8217;essouffle un peu vers la fin et finit sur une touche plutôt grasse et facile, car dans l&#8217;ensemble, Gaspard Proust propose un humour satyrique, intellectuel et mordant qu&#8217;on appréciera à condition d&#8217;avoir un minimum d&#8217;auto-dérision.<br
/> Du tapin de qualité, en somme.</p><p>Articles similaires<ol><li><a
href='http://www.discordance.fr/ma-femme-les-gueuribands-a-la-940-986' rel='bookmark' title='Ma femme – Les Gueuribands à la Folie Théâtre'>Ma femme – Les Gueuribands à la Folie Théâtre</a></li><li><a
href='http://www.discordance.fr/huis-clos-de-jean-paul-sartre-au-1135-1178' rel='bookmark' title='Huis Clos de Jean-Paul Sartre au théâtre Pixel'>Huis Clos de Jean-Paul Sartre au théâtre Pixel</a></li><li><a
href='http://www.discordance.fr/paul-sere-au-theatre-trevise-21815' rel='bookmark' title='Paul Séré au Théâtre Trévise'>Paul Séré au Théâtre Trévise</a></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/gaspard-proust-tapine-salle-gaveau-39525/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>2</slash:comments> </item> <item><title>Laissez-nous juste le temps de vous détruire &#8211; Myriam Marzouki</title><link>http://www.discordance.fr/laissez-nous-juste-le-temps-de-vous-detruire-myriam-mazourki-38713?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=laissez-nous-juste-le-temps-de-vous-detruire-myriam-mazourki</link> <comments>http://www.discordance.fr/laissez-nous-juste-le-temps-de-vous-detruire-myriam-mazourki-38713#comments</comments> <pubDate>Tue, 01 Nov 2011 16:15:33 +0000</pubDate> <dc:creator>Myriam</dc:creator> <category><![CDATA[Théâtre]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.discordance.fr/?p=38713</guid> <description><![CDATA[En 2009 Myriam Marzouki nous présentait <em>Europeana</em>, une brève histoire du XXe siècle, dont le texte de Patrik Ourednik, nous retraçait le siècle passé à travers des images et des mots aussi improbables que vrais.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Il semblait donc temps maintenant d’ouvrir les yeux sur ce qu’il est en train d’advenir de notre petit peuple sur cette grande planète. La commande du texte est alors passée à Emmanuelle Pireyre afin de continuer cette épopée de l’humain sur la première décennie de ce XXIe. Avec Laissez nous juste le temps de vous détruire M.Marzouki nous met face à l’absurdité de nos peurs, à l’illogisme de l’organisation mondiale et pose une question simple : comment habitons nous le monde aujourd’hui ?</p><p><img
src="http://www.discordance.fr/wp-content/IMG/2011/11/Laissez-nous-juste-le-temps-de-vous-détruire-Myriam-Marzouki-2011-DR-David-Schaffer-3.jpg" alt="" title="Laissez-nous juste le temps de vous détruire Myriam Marzouki 2011 DR David Schaffer 3" width="620" height="415" class="alignnone size-full wp-image-38725" /></p><p>Ce leitmotiv de l’habitation, « dans tous les sens du terme et à toutes les échelles possibles » comme le précise la metteuse en scène, s’illustre d’abord dans les décors, aussi simplistes qu’explicites. Trois maisons occupent l’espace, figurées par des bandes de tissu vert pomme tenues à la verticale par la pointe de leur toit triangulaire, comme on construirait des maisons dans un théâtre de marionnettes. Au pied de la maison évidemment le petit espace d’herbe et sa haie, lieu de prédilection pour Propriétaire et ses amis afin de savourer leur bonheur autour d’un barbecue. Car oui, la haie n’est pas qu’un simple ajustement végétal, elle est la protection du ménage, elle est la preuve irréfutable que Propriétaire à atteint la première étape du bonheur : avoir son chez soi.</p><p>Pourtant au fil de la pièce les différents personnages questionnent ce bonheur. Prise de conscience de l’urgence écologique, monde virtuel qui nous envahit, angoisse d’une note fixée par des autorités aux noms pompeux, bref après des siècles d’évolution de l’humain pour simplifier son ascension vers le bonheur nous revoilà pourtant devant la même problématique : comment faire pour être heureux ?</p><p>On pourrait croire que <em>Laissez-nous juste le temps de vous détruire</em> est le genre de pièce dont on ressort avec une envie folle de se pendre, mais ce serait mal connaître le travail de notre théâtreuse-philosophe. La dérision est au cœur même de la mise en scène de M.Marzouki. Le monde nous apparaît comme traduit par un clown blanc, porté par les voix de quatre acteurs qui vivent chacun des différents personnages qu’ils incarnent. Qu’il s’agisse du couple obsédé par l’écologie, des ces nouveaux adultes qui ne vivent que par le biais de chats et site de rencontre, ou de Propriétaire et de ses amis persuadés qu’il n’y a absolument rien de l’autre côté de la haie, les différentes fictions s’enchâssent et pointent subtilement l’illogisme de nos vies, les chimères qui nous font encore rêver.</p><p>Laissez nous juste le temps de vous détruire ne nous perd donc jamais. Qu’il s’agisse du texte ou de la qualité de jeu des acteurs on ne décroche pas de ce tableau qui prend vie sur scène. Ponctué de moments musicaux qui apparaissent de nulle part, de monologues qui vous laissent scotché à votre siège et d’un travail des corps et de l’espace léché et hyper précis, le pari est donc réussi, en une heure vingt Myriam Marzouki a juste eu le temps de détruire un bon nombre de croyances sur ce qu’on appelle « le bonheur ».</p><p><strong>Crédits photo :</strong> David Schaffer</p><p>Articles similaires<ol><li><a
href='http://www.discordance.fr/bonjour-l-avis-1090-1135' rel='bookmark' title='Bonjour l&#8217;avis'>Bonjour l&#8217;avis</a></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.discordance.fr/laissez-nous-juste-le-temps-de-vous-detruire-myriam-mazourki-38713/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> </channel> </rss>
