Cannibal Elvis

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Cannibal Elvis, un nom qui en jette, vous ne trouvez pas ? On pense tout de suite à un truc dans la veine des Cramps et de tous ces groupes de rock'n'roll influencés par les films d'horreurs des années 50. L'idéologie du "Teenage Frankenstein" en quelque sorte...

cannibalEt bien pas vraiment ! Pour le coup, il s’agit plutôt d’un groupe de rock minimaliste, underground, avec un coté rythmique, sans réelle mélodie. Des influences plutôt américaines qui seraient plus à chercher du côté de New York et de Jon Spencer, l’énergie en moins.

Cannibal Elvis est un groupe français, donc. La nationalité n’a ici que peu d’importance puisque le chant se fait en anglais et que le groupe a pas mal bourlingué. Formé en Allemagne sous le nom de Kluk puis migration à Oxford. De retour en France en 2001, ils prennent leur nouveau nom en 2005 et enregistrent des démos.

Ce qui frappe ici, c’est la production plate. Un disque de rock avec un son sans relief. Un album qui, malgré ses 40 minutes, paraît incroyablement long. Quelques chansons intéressantes comme  » Give You All « ,  » Dancing Round  » et surtout  » Walking On Rainbows, » seules tentatives de mélodie, avec même un petit solo de guitare. Mais rien qui ne porte vraiment le disque. Pas de potentiel tubesque, l’auditeur s’ennuie ferme.

Isabelle Kluk, la chanteuse, parle de  » Sweet soul « , de  » Lick « , de  » Drink  » et de  » Dkin « . Des clichés, des textes en anglais écrits par des français. C’est triste à dire mais du coup, tout cela paraît un peu ridicule. Poésie bas de gamme. On n’oserait cependant douter des capacités anglophones d’ Isabelle .

Le genre de groupe malheureusement condamné ad vitam aeternam aux premières parties ou aux tremplins de festivals. Le genre de petites scènes placées dans un coin, en face de la queue du stand de bière.

Cela commençait pourtant bien avec un titre aguicheur, une pochette moite et un mastering au studio d’ Abbey Road . Cela finit pourtant très mal.

Myspace: http://www.myspace.com/cannibalelvis

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A propos de l'auteur

Image de : Fabien a 23 ans vit à Grenoble, il enchaîne différents boulots de merde dans le seul but de pouvoir se payer des CDs et des chaussures. Sa passion pour la chose rock, un genre qu'il considère avec sérieux et légèreté à la fois, frise l'autisme. Nan, c'est de l'autisme. Les mains calleuses et le dos vouté à force de fouiller dans les bacs à solde et les blogs internet.

3 commentaires

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  1. 1
    le Jeudi 21 février 2008
    Pascal a écrit :

    Je serais un peu plus modéré que Toi, sur ce coup là… Un petit côté blues crasseux pas désagréable.

  2. 2
    Stedim
    le Jeudi 21 février 2008
    Stedim a écrit :

    Rien à dire sur la musique en elle-même : je n’accroche simplement pas.

    Par contre, je ne peux pas croire que le mastering ait été fait dans un studio pro ! La compresseion pourrie de Myspace n’explique pas tout.

  3. 3
    Fabien
    le Mardi 26 février 2008
    fab a écrit :

    « un petit coté blues crasseux »
    mouais,
    plus crasseux que blues mais bon.
    Sinon je viens de réécouter l’album, et décidément ya un problème avec le son, je crois que je vais leur écrire un mail.

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