Blackbird Blackbird | Le Batofar | 20.02.2014

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Blackbird Blackbird était au Batofar, le 20 février dernier, histoire de défendre son dernier single, There Is Nowhere. Un single qui augure le déploiement prochain d'un nouvel album, début 2014, après le pourfendeur Summer Heart, sorti fin 2010.

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Mikey Maramag jouera, à la grande déception de l’assemblée, seul ce soir : on sait que le bonhomme s’est acoquiné avec de multiples compères pour récemment sortir basse, guitare et batterie sur scène, pour un rendu plus vivant, presque shoegaze par moments, et, surtout, plus intéressant visuellement que mater un mec tourner deux potards tout en se grattant l’aisselle. Quelques vidéos circule sur l’Internet, il faudra s’en contenter, mais tout espoir reste permis.

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Cela étant dit, respect et plaisir sont au rendez-vous tant il est bon de recroiser le natif d’Honolulu, lui qui est l’auteur de Summer Heart, au moins l’un des meilleurs albums de chillwave sorti jusqu’à aujourd’hui. Bien meilleur en studio que sur une scène, Blackbird Blackbird avait par de nombreuses fois embarrassé – sa première date en France, à l’Espace B, fantastiquement fade et molle – ou déçu – le Set It Off tour, au Social Club, où il s’était fait soufflé par un très bon XXYYXX et devait conclure la soirée à l’aube alors que la majorité du public commençait à peine à cuver. Son principal défaut résidait au niveau de son chant, avec d’hasardeuses et fluettes lignes de voix qui, si elles passent à la perfection en studio, frôlent la gêne et le frisson de honte en live. Il est donc excessivement plaisant, ce soir, de voir Maramag ne point se planter sur cet élément essentiel et, surtout, de monter le potard d’echo à fond pour couvrir les errements de sa voix. Ses transitions sont de plus en plus travaillées et, situation de club oblige, Blackbird Blackbird orientera son set vers des titres qui donnent carrément envie de travailler son jeu de jambe.

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Mais le principal est là : ses morceaux résonnent toujours comme d’immenses hymnes à la lumière. La musique de Blackbird Blackbird a cette aura éblouissante, cette façon de se rouler en boule dans le soleil et se prélasser comme un soupir, un sourire doucereux et langoureux, l’amplification et le prolongement infini d’ondes de rêve et de soulagement qui se propageraient à travers une affectueuse émanation de chaleur. Alors quand, vers la fin du set, celui-ci entame Pure, c’est tout un monde qui bascule, toute une vie qui se suspend dans l’oubli, un coin de nuage, le ciel, l’éternité. Beaucoup de nouveaux titres ce soir, dans la veine de son dernier EP, Boracay Planet, peu de morceaux de Summer Heart (Pure, Hawai et Sunspray en rappel) mais on tient là le premier véritable bon concert de Blackbird Blackbird, ce qui constitue donc une excellent satisfaction.

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Crédits photos: Jefferson Mac Crooner

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Blackbird Blackbird: http://blackbirdblackbird.com/

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