Blackbird Blackbird + Edimbourg | Espace B | 07.05.2012

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De jeunes gens décontractés se dirigent souplement vers l'Espace B: c'est normal, ce soir, l'enfant prodige Blackbird Blackbird pose ses valises à Paris, en compagnie des locaux d'Edimbourg. Après deux LPs de force majeure sorti en toute confidentialité, il était temps pour Mikey Maramag, originaire de Honolulu, de faire parler la poudre sur scène.

Une table de mix, un Mac, un micro: tout l’attirail du performer 2012 est respecté pour le bon Mikey, qui enchaine sans attendre les passes d’armes avec une fluidité bienvenue. Cependant, comme on pouvait s’y attendre, il ne se passe concrètement rien, pas grand-chose à voir sur scène à part un type qui tourne trois potards en rythme et qui chantonne dans un micro.

Slow Magic, quelques mois plus tôt, s’en était sorti honorablement par l’intermédiaire d’un tom basse sur lequel il basait l’intérêt visuel du show, ici, il n’y en a quasiment pas, et c’est bien le problème: Blackbird Blackbird aurait relativement plus de pertinence à jouer sous la forme d’un DJ set qu’en live, où l’intéressé ne fait qu’appuyer sur play, presser deux boutons et effectuer de petits pas de danse. Le public est concentré sur lui, l’ambiance s’en fait du coup ressentir puisque personne ne sait réellement comment prendre la chose, si l’on est plus là pour écouter que pour voir, et la plupart des gens sont sur la défensive.

Les morceaux en eux-mêmes sont bons, Maramag n’avait de toute façon rien à prouver par rapport à ça, ces deux albums étant excellents, on regrette simplement que l’atmosphère ne soit pas à son maximum de tension, que les gens n’enlèvent pas leurs vêtements et que l’air ne soit pas aussi moite qu’à l’arrière d’un kebab glauque et louche. Dommage donc, un concert qui tombe vite à l’eau, même si danser en fermant les yeux suffit aisément à compenser la relative déception liée à l’absence de vraie présence scénique.

En première partie, il y avait Edimbourg, duo parisien sur les traces d’une electro fine et racée, mais manquant encore un poil de rentre-dedans et de grosse mandales au menton pour se permettre de rivaliser avec les cadors du genre

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